L’Homme de la sierra

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Par l'auteure de la trilogie Le Club des A

Amélie est une héritière du Sud, élevée pour être une véritable dame. Hélas, la guerre civile a tout détruit sur son passage : sa maison, sa fortune et surtout, sa famille. Tentant de rejoindre un oncle et une tante installés dans l’Ouest, elle se retrouve seule et sans argent au cœur de la Sierra Nevada. Un rancher taciturne lui offre alors sa protection, mais il y a un prix...

Dallas vit seul sur ses terres, tel un paria. Quand le hasard met sur son chemin la jolie Amélie, il saisit sa chance d’obtenir un peu de compagnie. Il est loin de réaliser qu’il a affaire à une demoiselle de la bonne société... Lui qui est plus habitué aux bêtes qu’aux humains, comment réussira-t-il à la séduire, pas seulement pour une nuit, mais pour la vie ?

46 000 mots (roman court)

« Pour moi, c’est une histoire qui va crescendo et se termine en apothéose. ... Je dis un énorme bravo à l’auteur et je la remercie pour cette histoire magnifique. » Fabiola Chenet (auteure de Passion et Conséquences)

« ... j’étais dans l’histoire et j’avais envie de continuer encore et encore. À la moitié du roman, j’avais déjà envie d’avoir le prochain de Pauline ! Je savais que j’allais aimer et je ne me suis pas trompée. Coup de cœur ! » Jo Ann von Haff (auteure de La Réelle Hauteur des hommes)


Publié le : jeudi 26 septembre 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9789242427738
Nombre de pages : non-communiqué
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Résumé
Amélie est une héritière du Sud, élevée pour être une véritable dame. Hélas, la guerre civile a tout détruit sur son passage : sa maison, sa fortune et surtout, sa famille. Tentant de rejoindre un oncle et une tante installés dans l’Ouest, elle se retrouve seule et sans argent au cœur de la Sierra Nevada. Un rancher taciturne lui offre alors sa protection, mais il y a un prix… Dallas vit seul sur ses terres, tel un paria. Quand le hasard met sur son chemin la jolie Amélie, il saisit sa chance d’obtenir un peu de compagnie. Il est loin de réaliser qu’il a affaire à une demoiselle de la bonne société… Lui qui est plus habitué aux bêtes qu’aux humains, comment réussira-t-il à la séduire, pas seulement pour une nuit, mais pour la vie ?
De la même auteure
aux Éditions Laska
Amelia la Scandaleuse
Dans la ligne de tir
Le Club des A - 1 : Julia
Le Club des A - 2 : Lena
Le Club des A - 3 : Samantha
L’HOMME DE LA SIERRA
Pauline Libersart
Éditions Laska Montréal, Québec Courriel : info@romancefr.com
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnages, lieux et incidents sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés de manière fictive.
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Design de la couverture : Jeanne Corvellec Photos de couverture © simonkr – iStockphoto
ISBN : 978-2-924242-77-3
Table des matières
Résumé Autres publications de l’auteure Page titre Droits d’auteur Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Chapitre 19 Chapitre 20 Chapitre 21 Chapitre 22 Chapitre 23 Chapitre 24 Chapitre 25 Chapitre 26 Chapitre 27 Chapitre 28 Chapitre 29 Chapitre 30 Chapitre 31 Merci ! Le Club des A : Julia (Chapitre 1) L’auteure
Chapitre 1
La nuit tombait déjà sur la sierra, et Amélie dut se résigner à camper. Elle hésita un moment, puis finit par se décider. Elle serait plus en sécurité si elle s’éloignait un peu de la piste principale. Personne ne devait remarquer sa présence. Si tant est que quelqu’un passe un jour sur cette route déserte… Elle guida son cheval entre les sapins, derrière une petite saillie rocheuse qui lui sembla présenter un bon abri. Il la dissimulerait de la route et la protégerait aussi du vent. Elle avait bien entrevu une grotte un peu plus loin dans la paroi, mais elle n’osait pas y entrer, de peur de tomber nez à nez avec un animal sauvage qui y aurait élu domicile. Elle descendit maladroitement de son poney et l’attacha à un arbre avant de saisir son sac et sa couverture, attachés sur la selle. Un frisson glacé remonta le long de son échine. Amélie serra les dents. Elle ne pouvait pas se permettre de se laisser aller… Elle se dirigeait vers l’ouest, essayant de suivre la piste qui menait de Reno, dans le Nevada, à Sacramento, en Californie. Elle avait espéré atteindre la ville de Truckee ou, au moins, l’ancien relais du Pony Express avant la nuit. Malheureusement, se diriger seule dans la Sierra Nevada s’était avéré encore plus compliqué qu’elle ne l’avait craint. La forêt de conifères était dense, sans aucun repère. La piste se divisait parfois en plusieurs sentiers, dont certains aboutissaient à des précipices, d’autres à des rivières en furie, infranchissables avec le début de la fonte des neiges. Elle avait dû rebrousser chemin à plusieurs reprises et avait perdu beaucoup de temps. Elle s’assit avec précaution au pied de la paroi, craignant de déranger un reptile. Amélie serra sa jupe autour de ses jambes, en arrivant presque à regretter de ne pas porter de corset. Une épaisseur de plus n’aurait pas été de trop. Elle se recroquevilla dans sa pelisse et sa couverture, car il faisait froid depuis que le soleil avait disparu à l’horizon. Cette nuit de printemps était même vraiment glaciale. Le cheval hennit et s’ébroua, la faisant sursauter. Le bruit de bêtes se déplaçant dans l’obscurité la décida à faire un feu. Et tant pis si celui-ci risquait de trahir sa présence. Elle devait se préserver des prédateurs. Éclairée par la pleine lune, elle n’eut aucun mal à réunir du bois mort et quelques pierres. Elle dénicha une boîte d’allumettes dans son sac. Le feu prit rapidement, mais elle ne voulut pas prendre le risque de faire un grand brasier ; elle se contenta de petites flammes, suffisantes pour la rassurer et la réchauffer légèrement. Elle mangea lentement ses maigres provisions, autant pour les faire durer que pour s’occuper, frottant régulièrement l’une contre l’autre ses mains gantées de fin chevreau. * * * Un craquement plus fort que les autres la fit sursauter, et elle se redressa brusquement. Elle avait dû s’assoupir : le feu était presque mort. Inquiète, elle saisit le scalpel qu’elle avait toujours au fond de sa poche. Une bien piètre arme… Une ombre inquiétante et silencieuse se détacha lentement de l’obscurité. Un ours ? Tremblante de peur, la jeune femme se rencogna contre la paroi. Un nouveau craquement la fit tressaillir. La bête approchait… Reste calme, tu sais te défendre, s’encouragea-t-elle silencieusement, même si elle avait pleinement conscience de la réalité de ses forces et de ses chances. L’ombre grandit et, à la faible lumière de la lune, elle identifia la forme d’un Stetson. Elle reconnut alors le cliquetis des éperons, avant de voir ses bottes éculées lorsque l’homme avança jusque dans le faible halo du feu. Il était revêtu d’un épais et probablement très chaud manteau de cuir et de fourrures, qui lui donnait cette allure large et étrange. Il tenait son cheval par la bride et, attachées au pommeau de la selle, elle entrevit des longes qui tiraient ce qui devaient être deux mules, encore en partie dissimulées par les arbres. Un homme, et pas un ours… Ce n’était pas beaucoup plus rassurant pour une femme seule.
Tétanisée, Amélie ne dit pas un mot — et lui non plus. Avec des gestes calmes, il alla attacher son appaloosa près du poney indien d’Amélie. Il le dessella tranquillement puis, sans rien demander, ôta également la selle du petit cheval pie. Le cowboy les bouchonna efficacement avant de s’éloigner pour s’occuper des mules de la même façon. La jeune femme n’osait pas dire un mot, retenant son souffle et serrant toujours son arme entre ses doigts gourds. Lorsque l’homme ramassa sa selle et s’approcha d’elle, elle se raidit. Elle avait beau se raisonner, s’exhorter au calme, ses dents se mirent à claquer, cette fois pas seulement de froid. Sans lui demander la permission, il posa sa selle juste à côté d’elle. Ensuite, il prit la couverture qui y était attachée et la lui tendit silencieusement. Étonnée, Amélie la prit gauchement, puis, se décidant brusquement, s’enroula dedans. « Merci », chuchota-t-elle. Elle eut l’impression que le cowboy haussait les épaules. Il se détourna, toujours silencieux, et s’agenouilla pour remettre une bonne quantité de bois dans le feu, lentement, méthodiquement. Les flammes s’élevèrent rapidement, vives, et la jeune femme sentit une vague de chaleur venir jusqu’à elle et réchauffer ses joues. L’homme se redressa et passa dans la lumière. C’est à ce moment qu’elle le reconnut. * * * La veille, pour sa première soirée de travail comme serveuse dans le seul saloon de la ville de Floriston, un client l’avait attrapée. Amélie avait appelé son patron à l’aide, mais celui-ci, derrière son comptoir, s’était contenté d’annoncer le prix qu’il voulait pour elle. La jeune femme s’était débattue, avait tenté de s’échapper sous les quolibets avinés des autres clients, criant qu’elle n’était pas une prostituée. L’homme, un prospecteur sale et puant, avait presque réussi à la traîner jusqu’à l’escalier menant aux chambres, quand ce cowboy avait poussé la porte à double battant du saloon. Avisant la situation, il avait réagi à la seconde, frappant l’autre d’un coup en pleine figure. Libérée, Amélie s’était enfuie sans demander son reste ni attendre la suite de la bagarre. Elle avait passé la nuit cachée dans la grange du maréchal-ferrant, à réfléchir. Elle ne pouvait pas rester dans cette ville où ne s’arrêtaient que des prospecteurs et des cowboys en manque de compagnie… Au matin, elle s’était faufilée dans sa chambre d’hôtel au-dessus du saloon pour réunir ses quelques affaires. Elle avait dépensé ses derniers dollars pour acheter un poney appelé Nopy, et elle avait pris la route, sachant que cette solution était au moins aussi dangereuse que de rester en ville. * * * Le cowboy s’installa près d’elle, appuyant son dos au rocher. Il sortit d’une de ses sacoches de la viande, une gourde d’eau et des biscuits. Toujours sans le moindre mot, il tendit un bout de bœuf séché à la jeune femme. Inquiète et sur ses gardes, elle tendit doucement la main, hésita et attrapa vivement le morceau. « Merci », dit-elle à nouveau en l’attaquant à pleines dents, affamée. Il hocha simplement la tête, mastiquant le morceau qu’il venait de couper, le regard perdu dans les flammes. La jeune femme retint un sourire désabusé. Le couteau qu’il venait de rengainer était bien plus effilé et meurtrier que la malheureuse petite lame qu’elle-même dissimulait. Après s’être désaltéré, il se tourna lentement vers elle et lui tendit la gourde. « J’ai la mienne », murmura-t-elle en songeant qu’elle aurait préféré qu’il lui offre une boisson chaude à la place d’une rasade d’eau glacée. Toujours sans un mot, il reboucha le récipient et le posa entre eux. « Où vas-tu ? demanda-t-il d’une voix grave et agréable. — Sacramento, répondit-elle en essayant d’avoir une voix aussi calme que la sienne. — Sacrée chevauchée… » Amélie serra les poings sous la couverture. Elle le savait. Elle était loin d’être naïve. Elle
allait devoir traverser presque la moitié de l’État, éviter les bandits, les Indiens, les bêtes sauvages… et même les hommes. Elle n’avait pas le choix. Et pourtant, elle était tellement fatiguée. Elle n’en pouvait plus. Elle n’était même pas sûre de trouver sa famille une fois là-bas. Un sanglot lui échappa. Surpris, son compagnon improvisé l’observa attentivement à la faible lueur des flammes. « Ça va ? — Pas vraiment, mais il faudra bien. — Pourquoi Sacramento ? — Je vais rejoindre ma tante et son mari. C’est la seule famille qu’il me reste. » Elle hésita un instant, mais le besoin de parler, de se confier, fut le plus fort. « Mon père a été tué par les Yankees pendant la guerre, il y a deux ans. Après, j’ai dû travailler à l’hôpital pour gagner de quoi vivre. Quand notre maison de Charleston a brûlé, ma mère s’est mise en tête d’aller en Californie rejoindre sa sœur. Nous avons pris le train, mais, à Reno, la ligne était interrompue. Il nous fallut prendre la diligence. » Sa voix se fêla et elle dut essuyer les larmes qui coulaient sur son visage. Patient, il attendit qu’elle se reprenne. « Nous étions dans la montagne quand un éboulement nous a fait basculer dans un torrent. Plusieurs passagers ont été tués… dont ma mère. » Cette fois, elle ne put retenir ses sanglots et cacha son visage dans l’épaisse couverture en laine rêche. Il fallut un moment avant qu’elle ne se calme. Lentement, elle s’apaisa. Les larmes avaient relâché la tension, la laissant simplement épuisée, sans force, à bout de courage.
Chapitre2
Attentif, il la regardait sans oser la toucher, de crainte qu’elle ne perde pied et ne fasse une crise d’hystérie. Elle avait déjà vécu un enfer, et elle n’était pas encore sortie d’affaire. Sacramento était à plus d’une semaine de trajet pour un homme armé avec un bon cheval et des provisions. Elle n’avait rien de tout cela. Son silence laissa le temps à Amélie de se reprendre. Elle renifla et reprit son récit : « J’ai été assommée pendant l’accident. Je me suis réveillée le lendemain à Floriston, où des cowboys avaient ramené les survivants. J’ai dû payer l’enterrement de ma mère, mon hébergement… Je n’avais presque plus d’argent et le patron de l’hôtel a dit que je pourrais payer ma chambre en travaillant pour lui au saloon. Une des filles a essayé de m’avertir, mais je ne l’ai pas écoutée. Vous avez vu le résultat ! Le pire est que je ne suis même pas sûre de retrouver ma famille. Je leur ai envoyé un télégramme, mais mon oncle est médecin, il a une clinique itinérante. Il est rarement à Sacramento. En attendant, il me faudra un travail. Vous ne connaîtriez pas quelqu’un qui cherche une infirmière, une garde-malade, voire une bonne à tout faire ? » Le cowboy prit un long moment pour réfléchir avant de prendre la parole. Dans la semi-obscurité, elle ne voyait de lui que son profil à la barbe fournie sous le rebord de son chapeau. « J’ai un ranch et j’ai besoin de quelqu’un… — D’accord, répondit-elle un peu trop vite. — Je vis seul », précisa-t-il en la fixant soudain. Amélie frissonna et n’eut pas besoin d’autres explications. L’offre était claire. Un instant, elle se reprocha d’avoir abordé le sujet, puis réalisa qu’il se serait imposé de lui-même à un moment ou à un autre. Cet homme était aussi seul que tous les autres dans cette région, avec les mêmes besoins, les mêmes désirs… * * * Elle ne voyait pas son regard noyé dans l’ombre, mais, visiblement, il n’était pas pressant, pas agressif. Il n’avait pas essayé de la toucher. Il admettrait peut-être un refus. Mais avait-elle les moyens de refuser ? Il lui restait, en tout et pour tout, 2,50 dollars, un poney indien et un sac de vêtements qui n’étaient même pas tous à elle. Si elle acceptait, elle aurait un refuge et un protecteur contre tous les autres. Un endroit où elle serait en sécurité jusqu’à ce qu’elle puisse contacter sa famille… Enfin, s’il ne lui mentait pas. Mais sachant qu’il l’avait défendue la veille, elle était prête à prendre le risque de lui faire confiance et à assumer les conséquences, le prix de la sécurité qu’il lui offrait. Ce qu’il proposait avait un nom… mais elle se refusa à y penser de cette façon. Elle devait être pragmatique, dure. Elle devait faire ce qu’il fallait pour survivre. C’était une des leçons qu’elle avait retenues de cette maudite guerre. Subir un seul homme respectueux serait moins pénible qu’être à la merci de tous les autres. Sa mère en aurait été morte de honte. Elle l’aurait reniée… La jeune femme déglutit difficilement et réussit à murmurer : « D’accord, j’accepte. » Il hocha la tête, mais ne répondit pas, et un silence étrange s’installa entre eux. Le cowboy sortit de sa poche un cigarillo qu’il alluma avec l’une des brindilles du feu. Il le fuma tranquillement. L’odeur aromatique du tabac et son attitude sereine eurent un effet apaisant sur les nerfs ébranlés de la jeune femme, qui se décontracta légèrement. Il finit par se lever et écrasa le mégot sous le talon de sa botte. Il attrapa doucement Amélie par un coude, l’obligeant à se mettre debout. Trop fatiguée pour discuter ou même poser une question, elle se laissa faire. L’homme étala l’une des couvertures par terre et la fit se rasseoir dessus. Il lui ôta celle qu’elle serrait encore étroitement autour d’elle et la poussa gentiment pour qu’elle s’allonge. Alors que la jeune femme craignait le pire, il étendit la couverture sur elle, puis retira son épais
Les commentaires (1)
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Fnacbookeur

Ce qui se veut être une romance se révèle finalement assez triste (sombre?) voire choquant. Une histoire intéressante mais dont le déroulé et la conclusion peuvent se révéler déplaisants pour bien des lecteurs et lectrices, même en tenant compte de l'époque abordée. Un tableau assez rude d'une certaine Amérique, en somme

samedi 30 janvier 2016 - 16:15