L’Ijiraq

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Premier tome de Créatures de l’Ouest

June conçoit une aversion pour Connor au premier regard. Comment cet aventurier ose-t-il s’inviter chez eux et les prendre en otage, elle et sa famille ? Lorsque sa petite sœur est enlevée, il est bien la dernière personne à laquelle elle a envie de demander de l’aide — d’autant que c’est plutôt lui qui semble pouvoir bénéficier de la sienne...

Sur la trace d’un trésor caché, Connor ne veut rien avoir à faire avec June. Mais ont-ils encore le choix ? Dans cette forêt sauvage et enneigée, mieux vaut voyager à deux. Surtout si ce qu’ils pistent n’est pas humain...

23 000 mots (nouvelle)

« Voilà une histoire palpitante qui m’a beaucoup plu. L’écriture est fluide et très agréable à la lecture. Le rythme du récit vif et enlevé. » Eve Terrellon

« ... on est pris par un double suspense... celui de savoir ce qu’est cette créature et ce qu’elle a fait de l’enfant et celui de savoir comment va évoluer la relation entre les protagonistes. » Manon Montauran (auteure de Un marquis pour l'an 2000)


Publié le : jeudi 25 juillet 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782924242513
Nombre de pages : non-communiqué
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Ijiraq

Résumé

June conçoit une aversion pour Connor au premier regard. Comment cet aventurier ose-t-il s’inviter chez eux et les prendre en otage, elle et sa famille ? Lorsque sa petite sœur est enlevée, il est bien la dernière personne à laquelle elle a envie de demander de l’aide — d’autant que c’est plutôt lui qui semble pouvoir bénéficier de la sienne…

Sur la trace d’un trésor caché, Connor ne veut rien avoir à faire avec June. Mais ont-ils encore le choix ? Dans cette forêt sauvage et enneigée, mieux vaut voyager à deux. Surtout si ce qu’ils pistent n’est pas humain…

De la même auteure
aux Éditions Laska

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Créatures de l’Ouest - Intégrale

Témoin sous protection



CRÉATURES DE L’OUEST - TOME 1 :
L’IJIRAQ

Emilie Milon

Éditions Laska
Montréal, Québec
Courriel : info@romancefr.com

Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnages, lieux et incidents sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés de manière fictive. Toute ressemblance avec des faits réels ou des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

Tous droits réservés
© Emilie Milon, 2013
Extrait de L’Oiseau-Tonnerre © Emilie Milon, 2014.

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Illustration et design de la couverture © Miesis - Sylvie Veyres
Photo de couverture 1 © vectorkingdom - Fotolia.com
Photo de couverture 2 © Poulsons Photography - Fotolia.com

ISBN : 978-2-924242-51-3

Table des matières

Résumé

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L’Ijiraq

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L’Oiseau-Tonnerre (Jour 1)

L’auteure

L’Ijiraq

« Merci pour votre hospitalité, déclara Connor tout en avalant goulûment une cuillérée de potage.

— En même temps, nous n’avions pas trop le choix », bougonna son hôte.

Les yeux rivés sur la carabine Winchester braquée sur lui, celui-ci était tendu à l’extrême.

« Vous aviez l’air d’hésiter, alors je vous ai simplement aidés à prendre une décision. »

Le sourire que l’invité indésirable lança aux propriétaires des lieux avait tout du loup. Un loup diablement charmant, mais un prédateur quand même. Le repas se poursuivit dans le silence, entrecoupé par les bruits de couverts et de mastication.

Tout en dégustant son repas frugal mais chaud, Connor détaillait ses otages. Pour commencer, un père de famille à la quarantaine passée, le visage buriné par le travail en extérieur, la barbe fournie, la musculature noueuse. Ensuite, son épouse, une pauvre créature effacée, à l’allure spectrale, qui avait l’air de devoir s’envoler au moindre coup de vent. Ses cheveux blonds s’effilaient, son regard était fuyant et son physique, banal. Au moins, sa cuisine était plutôt bonne. Puis venait la fille aînée, la vingtaine, de longs cheveux blonds, des yeux d’un bleu profond et un visage qui aurait pu être de toute beauté s’il n’était pas déformé par une expression de pure haine. Pour finir, la petite dernière, blonde également, un visage d’ange et de grands yeux d’un bleu plus clair qui le regardaient avec curiosité.

Tout ce beau monde avait les mains liées et, par mesure de précaution, les parents étaient ligotés à leur chaise. Assis les uns à côté des autres, ils faisaient face à leur ravisseur à deux mètres de la table, tels des accusés devant un juge. Ils étaient aux premières loges pour le voir manger à sa faim.

« C’est quoi ton nom, petite ? s’enquit Connor en désignant la cadette.

— Ne lui parlez pas ! s’emballa aussitôt sa grande sœur.

— T’inquiète, Calamity Jane, c’est ton tour ensuite. »

Ses paroles ironiques furent accompagnées d’un clin d’œil éloquent qui fit bouillir de rage la concernée.

« Je m’appelle Beth, et toi ? répondit innocemment la petite, qui ne devait pas excéder cinq ans.

— Connor, ma jolie. »

Instinctivement, la mère essaya de se rapprocher de sa fille dans une vaine tentative de protection. Le père, par contre, passa aux menaces :

« Si tu touches à un cheveu de mes filles, je…

— Garde ta salive, grand-père, je suis trop fatigué pour leur faire quoi que ce soit, coupa l’autre, non sans accentuer sa prise sur la carabine. Je ne fais que passer. Demain, je serai déjà reparti. En attendant, je voudrais bien un peu plus de potage, Calamity Jane. »

La jeune fille lança un regard interrogateur à son père, lequel hocha la tête, même si le geste lui coûtait son amour propre. Avec un soupir agacé, elle se leva, attrapa le bol de Connor et alla le remplir en se servant dans la marmite qui chauffait à l’intérieur de la cheminée. Les mains liées, l’opération n’était pas aisée et la jeune fille se brûla les doigts. Elle posa ensuite brutalement le récipient sur la table, sans se soucier d’en reverser une partie.

« Puissiez-vous vous étouffer avec les morceaux de bœuf, cingla-t-elle avant d’aller se rasseoir.

— Charmante », maugréa l’intéressé.

Alors qu’il s’empressait de terminer sa ration supplémentaire, la jeune Beth essayait de dissimuler son rire. Amusé par la seule personne amicale envers lui — et épargnée par les déboires de la vie — Connor l’apostropha :

« Qu’est-ce qui te fait rire, Beth ?

— Calamity Jane ! C’est pas Calamity Jane, mais Calamity June qu’elle s’appelle.

— Tais-toi, Beth », grinça sa sœur.

Un peu gênée, June apprécia d’autant moins le sourire moqueur de l’homme.

« Parfait. Maintenant que les présentations sont faites, dites-moi donc où sont vos fils. Et pas d’entourloupe : je sais que vous ne pouvez pas vivre ici sans de solides bras en plus. »

La famille résidait en effet au milieu de nulle part, au cœur d’un environnement hostile : à l’extrémité nord des montagnes Rocheuses, dans l’État du Montana. En octobre déjà, à cette altitude, la neige commençait à tomber ; le froid mortel également. Leur chalet était entouré d’une forêt de sapins qui les protégeait des avalanches, les dissimilait des curieux — sauf des plus coriaces, tel Connor — et leur prodiguait nourriture ainsi que bois de chauffage. Au cours d’une décennie où la conquête du grand Ouest américain s’essoufflait, cette famille s’était isolée sur un territoire inconnu, dangereux et peu accueillant. Vu leur peau blanche et leurs cheveux blonds, tout lien de parenté avec les Indiens était exclu.

« Si vous ne répondez pas, la petite Beth va s’en charger, ajouta Connor d’une voix menaçante.

— Mon fils est mort, martela le père. Nous avons recueilli deux orphelins qui s’occupent de nos bêtes dans les montagnes.

— Tiens donc. Mais qu’est-ce vous trafiquez ? Quelles bêtes peuvent survivre ici ?

— Des vaches qu’on redescend en septembre, crétin, intervint June avec morgue. Elles mourraient de froid, sinon. »

Pour toute réponse, Connor décala son arme pour la braquer sur l’insolente, laquelle perdit ses couleurs instantanément. À sa gauche, le père se crispa, prêt à bondir pour sauver son enfant.

« Puisque tu es si maligne, Calamity June (à côté, Beth pouffa), pourquoi vos bêtes ne sont-elles pas là alors que nous sommes en octobre ?

— Nous n’avons aucune nouvelle des garçons, expliqua le père pour empêcher sa fille impulsive de répondre. Nous étions prêts à monter une expédition pour les retrouver avant ton… arrivée.

— Si vous voulez vous suicider, grand bien vous fasse. Bon, assez bavardé. Si vous avez des animaux, vous avez une grange et probablement un cheval, au moins. »

Imaginant sans peine ce que leur convive imposé avait en tête, le chef de famille garda le silence. Dans l’ignorance totale du danger, Beth leva deux doigts en guise de réponse, accompagnés d’un sourire enjoué. Connor lui décocha un nouveau clin d’œil pour la remercier. Puis il se mit debout et s’approcha de la famille.

« Vous allez prendre des couvertures et une lampe. Tous les trois, vous dormirez dans la grange. Moi, je reste ici avec Beth. C’est ma garantie que vous ne tenterez rien pendant la nuit.

— Sale monstre ! Ne la touche pas ! » rugit le père, qui tenta de se lever en dépit de ses liens.

Un simple coup de crosse en pleine face suffit à calmer les ardeurs du quadragénaire.

« John ! » s’affola aussitôt son épouse, incapable de lui venir en aide.

Le nez en sang, l’homme bascula sa tête en arrière pour limiter les flux d’hémoglobine. Indifférent aux regards haineux braqués sur lui, Connor visa son adversaire principal.

« C’est bon ? C’est fini ? J’y toucherai pas, à ta gamine, sauf si tu m’y forces, c’est clair ?

— Papa », gémit Beth avant de fondre en larmes.

Connor soupira bruyamment tout en levant les yeux au ciel, exaspéré par la tournure des évènements. Il s’était attendu à une certaine résistance, mais il aurait préféré devoir se battre plutôt que se coltiner des gamines pleurnicheuses. Prudemment, il détacha June qui, sous bonne surveillance, délivra sa sœur et ses parents.

Quant au père, John, il réfléchissait aux divers choix qui s’offraient à lui ainsi qu’à leur avenir proche. Il avait déjà rencontré des crapules au cours de sa vie, d’où son choix de s’isoler loin des villes, des saloons, de la corruption et des banquiers. Mais, visiblement, la vie refusait de le laisser en paix.

Il avait connu des criminels sans foi ni loi, et ce qu’il lisait dans le regard de Connor ne l’inquiétait pas plus que ça. Bien sûr, il leur volerait leur cheval, des denrées et sans doute du matériel, mais si l’homme était réellement mauvais, il se serait déjà occupé de sa femme et de leurs deux filles sous ses yeux de père et de mari.

« Va prendre le nécessaire pour dormir, ordonna-t-il à sa femme.

— John, on ne va pas la laisser là, supplia-t-elle dans un sanglot.

— On fait ce qu’il dit, point barre. »

Impulsive, June allait s’enflammer, lorsqu’un regard autoritaire de son père la fit taire. La jeune fille bouillonnait devant cette injustice, mais l’intrus venait de prouver qu’il ne plaisantait pas et, surtout, qu’il n’était guère enclin à la patience. Moins avisée et expérimentée que son père, elle planifiait déjà de porter secours à sa sœur. Elle quitta la maison avec ses parents, dédiant un regard haineux à Connor, l’esprit empli d’idées vengeresses.

* * *

Confortablement allongé sur le lit parental, Connor goûtait à un repos bien mérité. Dans la chambre d’à côté, une simple alcôve séparée par un rideau, la petite Beth s’était endormie après avoir finalement épuisé ses pleurs. L’aube pointait à peine et, avec elle, la fraîcheur matinale.

Frigorifié, Connor se leva et s’emmitoufla dans sa veste. Doucement, il s’approcha de l’alcôve pour observer la petite fille qui dormait encore à poings fermés. Il se détourna, alla dans la cuisine attiser le feu et préparer un café aussi chaud que stimulant. En même temps, il fouilla un peu pour dégoter du tabac et rouler une cigarette. En tant qu’Américain et père de famille, John en avait forcément.

Connor venait tout juste d’allumer sa cigarette, quand un bruit suspect lui fit tendre l’oreille. Tandis que le bruit se répétait, l’homme se retira lentement vers le lit, à côté duquel reposaient sa carabine et son révolver.

Quelqu’un essayait d’entrer par la porte du cellier qui donnait sur l’extérieur — sans doute une tentative désespérée de John pour récupérer sa petite dernière. D’un geste vif, Connor prit son révolver, vérifia le chargeur, puis s’avança à pas de loup dans la pièce principale. Le cellier était à côté de la cuisine, dissimulé derrière un rideau. L’aventurier avait oublié de vérifier cette ouverture. Pas fou au point de négliger tout danger par excès d’orgueil, Connor s’approcha prudemment et se cacha derrière la table. Dans cette obscurité, l’intrus ne le verrait pas.

La porte s’ouvrit avec lenteur, dans un léger grincement. De sa position, Connor ne distinguait rien derrière l’épais rideau. Il entendit des pas furtifs, puis quelqu’un entra finalement, se glissant sans bruit.

« Mais qui voilà ? » s’exclama subitement Connor.

Il se redressa en reconnaissant le nouvel arrivant. D’abord surpris, il était maintenant amusé par l’audace de June. Prise sur le fait, celle-ci sursauta et manqua faire tomber son arme de fortune, une barre en fer qui devait peser la moitié de son poids.

« Rendez-moi Beth ! clama-t-elle après avoir repris contenance.

— J’admire ton courage, mais ce geste stupide aurait pu te coûter la vie ou celle de ta sœur. »

Soulagé, Connor se décontracta, gardant son arme prête en cas de besoin. Son expérience lui avait appris à ne jamais sous-estimer une femme désespérée. Ou bafouée.

« Où est-elle ? demanda June.

— Elle dort dans son lit, et tu vas la réveiller si tu n’arrêtes pas de beugler », cingla-t-il.

June ouvrit la bouche, puis se ravisa. Embarrassée, elle se mordit la lèvre tout en se demandant comment se sortir de ce mauvais pas. Comme d’habitude, elle n’avait pas pris le temps de penser à son plan avant de le mettre à exécution. Connor combla la distance entre eux, menaçant, et posa le canon de son arme sur la tempe droite de la jeune fille.

« Est-ce que tu réalises que je pourrais te tuer, là, dans l’instant ? Sans témoin ni obstacle ?

— Qu’est-ce qui vous arrête ? Vous avez peur de blesser une femme ? »

Élevée loin des codes sociaux d’une Amérique en plein développement, June avait dû se forger son propre caractère au sein d’une famille privée de garçon, vivant dans des conditions extrêmes. Elle était courageuse et volontaire, mais également bornée et irréfléchie.

La réponse de Connor ne se fit pas attendre. Du revers de la main gauche, il gifla l’imprudente, qui vacilla.

« T’as de la chance que je sois droitier et clément, déclara-t-il en désignant la main qui tenait le révolver. Ce n’est pas parce que j’ai été souple avec toi et tes parents qu’il faut me prendre pour un idiot, compris ? »

Abasourdie, June porta une main à sa joue rougie. Ses lèvres tremblèrent et, l’espace d’un instant, l’homme crut qu’elle allait se mettre à pleurer. Il la sentait tressaillir et lutter contre des réactions contradictoires de colère et de soumission. La haine avait toutefois déserté son joli visage. Alors qu’elle s’apprêtait à parler, elle s’arrêta, la bouche grande ouverte. Ses yeux s’écarquillèrent et sa figure se figea dans une expression terrifiée.

Connor ne sentit que trop tard une présence dans son dos.

À peine se fut-il retourné qu’un immense bras le percuta pour le propulser à l’autre bout de la pièce. Il atterrit brutalement sur la cheminée, son dos heurtant le rebord, avant de s’écrouler au sol, sur les cendres qui s’étaient échappées du foyer. Le souffle coupé, il se redressa avec peine, juste à temps pour assister à une scène surréaliste. Une créature indéfinissable se tenait courbée devant une June terrorisée. C’était une espèce de monstre aux membres anormalement longs et pourvu d’énormes bois, tel un caribou.

La créature se pencha davantage, plongeant son regard dans celui de la jeune fille. Connor crut que celle-ci allait se mettre à hurler, mais elle perdit simplement connaissance, s’effondrant sans aucune grâce sur le plancher. Le mystérieux arrivant enjamba son corps et se dirigea vers les chambres, entouré d’une brume qui n’avait rien de naturel. Le temps que Connor se remette debout et trouve son révolver, tombé sous un siège, le monstre avait réapparu, tenant Beth dans ses bras. Sans un regard, il quitta la maison en poussant des soupirs rauques.

Paralysé, Connor demeura pantois durant de longues minutes. Son cerveau n’arrivait pas à traiter cette scène avec logique. C’était impossible. Impensable.

Je n’ai pas rêvé, bon sang ! pensa-t-il alors que son dos meurtri l’élançait.

Le froid s’engouffrant par la porte d’entrée grande ouverte — qu’il était sûr d’avoir verrouillée ­— le raviva quelque peu. Il réagit enfin et s’approcha de June, dont le jupon était remonté après sa perte de connaissance. Perturbé par ces évènements, Connor ne jeta même pas un œil sur ses jolies jambes dénudées. Il redressa la jeune fille et la secoua sans ménagement pour la réveiller. Une technique sommaire mais efficace, puisqu’elle ouvrit les yeux avec un gémissement peu élégant.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? marmonna-t-elle tout en se massant la nuque.

— Tu as tourné de l’œil, ma jolie, et tu as dû salement te cogner au passage. »

Entendre la voix de Connor ramena June à la réalité, d’autant que l’homme avait posé ses mains sur ses épaules et qu’elle n’était pas très présentable. Elle le dévisagea, d’abord surprise, puis offensée et, finalement, inquiète.

« La créature…, commença-t-elle.

— Elle est partie avec Beth.

— Quoi ? » s’écria-t-elle aussitôt.

Avec une violence insoupçonnée, elle repoussa Connor et se mit debout. Elle chancela et...

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