L'inconnue de la plage - Le piège de la séduction (Harlequin Passions)

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L'inconnue de la plage, Marie Ferrarella

Alors qu'il se promène sur la plage, Trevor Marlowe sauve in extremis une jeune femme de la noyade. Touché par sa détresse et surtout inquiet de voir qu'elle ne se souvient de rien, il lui propose de l'héberger le temps qu'elle recouvre la mémoire. Une proposition généreuse qu'il ne va pourtant pas tarder à regretter. Car, très vite, il est séduit par cette belle et douce inconnue à la chevelure rousse et au charme si troublant. Mais n'est-il pas imprudent de s'attacher à une femme dont il ne sait rien ? A une femme qui, peut-être, est déjà mariée à un autre ?

Le piège de la séduction, Susan Crosby

Beau, généreux, attentionné, David Falcon est l'homme que Valérie attendait. Pourtant, même si elle en meurt d'envie, elle refuse de céder à l'irrésistible désir qu'elle éprouve pour lui et qu'elle sait réciproque. Car si David est l'homme de ses rêves, celui qui lui a redonné confiance en elle et dont un simple regard suffit à la bouleverser, il est aussi son patron, le propriétaire des célèbres usines Falcon. Et combien de temps un homme aussi riche et aussi puissant que lui s'intéressera-t-il à une simple petite employée comme elle ?

Publié le : vendredi 1 mai 2009
Lecture(s) : 31
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280274210
Nombre de pages : 480
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Comme il l’avait espéré, Trevor Marlowe était seul sur la plage par cette belle soirée d’automne. L’air était relativement doux malgré la saison avancée, ce qui faisait partie des avantages du sud de la Californie.

Laguna Beach, qui figurait parmi les plus belles plages de la côte, se prolongeait par un magnifique parc planté d’espèces méditerranéennes qui semblait s’étendre à l’infini.

Trevor poussa un petit soupir de satisfaction. Deux ans plus tôt, il avait choisi ce lieu de rêve après avoir décidé de se lancer dans la restauration. Et il ne le regrettait pas.

Se tournant vers le Kate’s Kitchen, dont les baies vitrées ouvraient sur la mer, il se mit à rire. Après tout, c’était peut-être plus la vue sur le Pacifique que ses talents de cuisinier qui attiraient les clients qui venaient de plus en plus nombreux. Un jour, il avait fait cette remarque à Kate, sa belle-mère, et cette dernière lui avait affirmé qu’elle ne connaissait pas un cuisinier aussi talentueux que lui à cent miles à la ronde. Considérant que c’était elle qui lui avait transmis son savoir et son amour pour ce métier, il fallait croire que c’était la vérité.

Evidemment, Kate ne prononçait jamais une parole négative ; ce n’était pas dans sa nature de blesser les autres. Kate Llewellyn Marlowe était la gentillesse incarnée, songea Trevor avec un sourire attendri. Pleine d’amour, elle avait assez de fantaisie et d’humour pour ne pas tomber dans la mièvrerie. Elle l’avait encouragé à réaliser son rêve, lui prêtant de l’argent pour qu’il puisse suivre les cours de cuisine les plus renommés, en Italie, et elle avait continué à le soutenir le temps qu’il perfectionne ses talents déjà très prometteurs.

Kate avait toujours représenté ce qu’il y avait de meilleur dans sa vie, mais aussi dans celle de ses trois frères et de son père. Il se demandait parfois où ils seraient, tous les cinq, si son père n’avait pas rencontré Kate, un jour où elle animait un anniversaire d’enfants avec un spectacle de marionnettes. Selon les propres paroles de Bryan Marlowe, seule Kate avait été capable de canaliser l’énergie débordante de ses quatre démons.

Trevor se laissa aller aux souvenirs. Ses frères et lui avaient été de véritables garnements, c’est vrai. Mais ils avaient une bonne raison de l’être : c’était une réaction de désarroi face à la disparition prématurée de leur mère alors qu’ils étaient encore enfants. Sans Kate, Mike, Trent, Travis et lui se seraient probablement retrouvés en maison de correction, leur père ne pouvant faire face à la fois à son immense chagrin, son travail et les mille et une bêtises de ses fils. Dieu merci, Kate était entrée dans leur vie, apportant avec elle un soleil radieux et indéfectible, ainsi qu’une douce autorité qui avait rapidement fait des merveilles.

Il poussa un léger soupir. Tout cela était-il réellement arrivé vingt ans plus tôt ? Le temps avait passé si vite.

Une vague plus forte vint lécher ses pieds nus, le ramenant au moment présent. Le sable s’effondra doucement sous lui, comme si l’océan voulait l’aspirer avec le reflux. Savourant la sensation de l’eau tiède sur sa peau, il ne bougea pas, profitant de la magie de l’instant.

La raison aurait exigé qu’il retourne au restaurant sans plus attendre, mais il voulait s’offrir encore quelques minutes de détente ; il avait vraiment besoin de décompresser. La semaine avait été longue et harassante, et le week-end qui arrivait ne serait pas de tout repos non plus.

Il fronça les sourcils. Il n’avait pas assez de personnel et, cerise sur le gâteau, Ava, la jeune fille spécialement affectée à la préparation des salades lui avait annoncé ce matin, sans préambule, qu’elle le quittait pour faire une randonnée de deux mois à bicyclette avec son petit copain. Elle ne supportait pas l’idée d’être si longtemps éloignée de lui. Aussi avait-elle rendu son tablier, non sans avoir affirmé qu’elle regrettait énormément.

Trevor poussa un profond soupir. Elle regrettait ? Et lui donc ! Comment allait-il affronter le week-end ? L’agence d’intérim à laquelle il avait aussitôt téléphoné n’avait pas été fichue de lui trouver une remplaçante. Qu’est-ce qu’elle attendait ? Que le week-end soit terminé ?

Il n’aurait plus qu’à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Après tout, il s’était toujours débrouillé quand il y avait des imprévus. Naturellement, ce n’était pas toujours facile, loin de là. Mais il voulait rester à la hauteur. Et pour rester à la hauteur, il avait tout intérêt à se détendre, ce qu’il était censé faire avec cette promenade nocturne au bord de la mer.

— Reste zen, mon vieux, c’est le meilleur moyen de t’en sortir, murmura-t-il, les yeux rivés sur l’écume étincelante.

La pleine lune projetait sur l’océan une longue bande argentée parallèle à la grève. Depuis quelques minutes, le vent s’était levé, accompagnant de ses mugissements le cri des goélands et des mouettes, qui s’envolaient à tire-d’aile. Sentant venir la tempête, les oiseaux désertaient la plage pour chercher un abri à l’intérieur des terres.

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