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L’ingénue se rebelle

De
180 pages
Dans ce second tome de la délicieuse série de Maya Rodale mettant en scène trois ingénues condamnées à faire tapisserie, la jeune fille la moins susceptible de Londres de provoquer un scandale décoiffe la bonne société… S’être conduite en bonne fille n’a guère servi la jeune Olivia Archer. Tout ce qu’elle a récolté au bout de quatre années à attendre le mari idéal, c’est le sobriquet de Petite Bégueule. Ses perspectives d’avenir sont si désespérantes que ses parents décident de la fiancer contre son gré à un inconnu dont la réputation laisse grandement à désirer. Mais comme Phinneas Cole — surnommé le Baron Fou — tient à épouser une femme docile, Olivia entreprend de le décourager en enfreignant toutes les règles auxquelles se plient d’ordinaire les dames. Lors d’un bal, Phinn avait été séduit par le calme et le raffinement d’Olivia… qualités qui semblent toutefois s’être envolées depuis qu’ils sont officiellement fiancés. La nouvelle Olivia flirte avec tout le monde, est provocante et néanmoins terriblement attirante. Ce n’est pas du tout la femme dont il rêvait, mais c’est la seule dont il rêve désormais. Il est résolu à la conquérir. Elle est résolue à lui résister. Mais Olivia découvrira qu’il n’y a rien de plus excitant qu’un fiancé maboul, intense et dangereusement séduisant…
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Lorsque Phinneas Cole — connu officiellement sous le nom de « Baron Radcliffe » et communément sous celui de « Baron fou », et préférant pour sa part être appelé « Phinn » — posa pour la première fois les yeux sur Lady Olivia Archer lors d’un bal, il saisit le sens du mot « magnétisme » comme jamais auparavant. Étant donné qu’il était en quelque sorte un expert en la matière, c’était remarquable. Il savait quels étaient les principes et les forces à l’œuvre, mais il n’avait jamais compris viscéralement ce pouvoir invisible jusqu’à ce qu’il n’arrive plus à détourner son attention d’Olivia. Il n’avait jamais ressenti cela. Dès qu’il la vit, s’arracher à sa contemplation tomba dans la catégorie des impossibilités physiques. Elle était debout, seule, sur le balcon ceinturant la salle de bal, comme si elle s’était sentie solitaire dans la foule. C’était là un sentiment qu’il ne connaissait que trop bien et qu’il ne s’attendait pas à partager avec une femme. Pendant un moment, Phinn resta là, indifférent à la cohue, à la regarder, à l’observer. Elle avait de beaux cheveux blonds et le teint clair. Chacun de ses mouvements — depuis la légère inclinaison de sa tête jusqu’à sa façon de caresser la balustrade de ses doigts — était posé et gracieux. Il comprit aussitôt qu’elle avait tout ce qu’il espérait d’une épouse.
Copyright © 2014 Maya Rodale Titre original anglais : Wallflower Gone Wild Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette puDlication est puDliée en accord avec HarperCollins PuDlishers, New York, NY. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François oucet Traduction : Janine Renaud Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy CoulomDe, Catherine Vallée-umas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Jon Paul Studios Mise en pages : Sylvie Valois ISBN papier 978-2-89752-524-8 ISBN PF numérique 978-2-89752-525-5 ISBN ePuD 978-2-89752-526-2 Première impression : 2015 épôt légal : 2015 BiDliothèque et Archives nationales du QuéDec BiDliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, Doul. Lionel-Boulet Varennes, QuéDec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : .G. iffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : .G. iffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SOEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du QuéDec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SOEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Rodale, Maya [Wallflower gone wild. Français] L’ingénue se reDelle
(Mauvais garçons et Delles ingénues ; 2) Traduction de : Wallflower gone wild. ISBN 978-2-89752-524-8 I. Renaud, Janine, 1953- . II. Titre. III. Titre : Wallflower gone wild. Français. PS3618.O322W3414 2015 813’.6 C2015-940091-0
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Je dédie ce livre à toutes les jeunes filles sages. Et à Penelope, qui se plie aux règles uniquement quand cela lui convient. Et à Tony. Parce que c’est ainsi.
Remerciements
ille mercis à Sara Jane Stone, Amanda Kimble-Evans et Tony Haile, qui ont lu les M premières versions du manuscrit. Je remercie également Caroline Linden, qui m’a autorisée à utiliser50 Ways to Sinfaçons de pécher], le livre coquin que lisent les [50 personnages de son romanLove and Other Scandals.
Prologue
Que la chasse au mari idéal commence !
— LADYPENELOPEÀSESDIPLÔMÉES
Première saison de Lady Olivia Archer Londres, 1821
n dépit de l’excellente éducation dispensée par l’Académie pour jeunes filles de bonne E famille de Lady Penelope, Lady Olivia Archer constituait un échec sur le marché nuptial. La saison venait à peine de commencer qu’il était d’ores et déjà évident que son éducation ne lui attirerait aucun prétendant. — Je suppose que les hommes ne s’intéressent guère à la broderie, déclara Olivia à Lady Emma Avery et à miss Prudence Merryweather Payton, ses amies — et comme elle, deux laissées-pour-compte —, en revenant de l’une des trois danses figurant sur son carnet de bal par ailleurs vierge. — Nous sommes censées les interroger sur eux-mêmes, répondit Emma. Mais que faire s’ils nous interrogent sur nous ? — Exactement ! « Une jeune dame doit être vue, mais elle ne doit pas être entendue », dit Olivia. C’était là l’une des Grandes Règles qu’elles avaient consciencieusement apprises. — Mais il serait impoli de ne pas répondre. — Je l’ai fait, et cela a été catastrophique, dit Prudence avec un frémissement. J’ai dû écouter Lord Gifford discourir sur les fossés d’écoulement de sa propriété pendant une demi-heure. Non loin de là, Lady Katherine Abernathy — une camarade de classe de l’Académie — éclata de rire, de concert avec l’essaim de jeunes et séduisants célibataires qui faisaient cercle autour d’elle. Il était clair qu’ils ne discutaient pas de fossés d’écoulement. Ni de broderie. Olivia lui jeta un regard quelque peu envieux, mais réprima aussitôt cette émotion barbare indigne d’une jeune dame. Non, les jeunes dames demeurent sereines et affables. Celles qui enfreignent les règles s’engagent sur la pente glissante du vice et courent à leur perte. En revanche, les jeunes filles sages font un bon mariage et sont heureuses à jamais. Mais Lady Katherine avait vraiment l’air de s’amuser follement. — Nous aurions peut-être dû passer moins de temps à apprendre à servir le thé et davantage à apprendre à flirter, murmura Olivia en regardant Lady Katherine battre des cils d’un air engageant à l’intention de la meute de jeunes hommes. D’ici la fin de sa première saison, il était à prévoir qu’Olivia n’aurait guère l’occasion d’apprendre à flirter étant donné que les messieurs n’osaient pas s’aventurer jusqu’à ce coin de la salle de bal accueillant celles qui faisaient tapisserie, c’est-à-dire là où Olivia passait le plus clair de ses soirées. Deuxième saison de Lady Olivia Dans diverses salles de bal
Vêtue d’une robe à la coupe banale, taillée dans une étoffe dont la teinte blanche n’était guère flatteuse, Olivia erra de soirées en bals,constammentaccompagnée de sa mère, qui faisait des pieds et des mains pour convaincre ces messieurs de bavarder avec elle, parce qu’au cours de la saison précédente, Olivia avait passé « beaucoup trop de temps à faire tapisserie avec ses amies » au lieu de se chercher un mari.