L'inoubliable Noël d'un pédiatre - Le destin du Dr Donovan

De
Publié par

L’inoubliable Noël d’un pédiatre, Abigail Gordon
Le calme de la campagne. Voilà ce que Melissa, pédiatre, est venue chercher à Heatherdale. Très vite, elle se lie d’amitié avec son voisin, le séduisant Dr Ryan Ferguson, et ses adorables petites filles. Une amitié dont Mia, troublée, se rend bientôt compte qu’elle se transforme pour elle en sentiments plus profonds. Hélas, même si elle sait pertinemment que Ryan est allergique à tout engagement depuis son divorce. Alors, quand il lui offre un poste dans son service à l’hôpital pour enfants, elle hésite. En travaillant à son côté, ne risque-t-elle pas de tomber amoureuse – pour de bon ?

Le destin du Dr Donovan, Stella Bagwell
Le Dr Bridget Donovan est sous le choc : Johnny Chino vient de lui demander de le rejoindre à Santa Fe pour soigner sa grand-mère, gravement malade. Johnny, qu’elle n’a pas vu depuis cinq ans – depuis qu’il lui a brisé le cœur, en la quittant brutalement. Johnny, qu’elle n’a jamais réussi à oublier. La blessure est encore vive malgré les années ; pourtant, Bridget décide de répondre à l’appel de Johnny. Parce que c’est son devoir de médecin. Et parce qu’elle sent au plus profond d’elle-même que, malgré tout ce qui s’est passé, leur destin est d’être réunis…

Publié le : dimanche 15 décembre 2013
Lecture(s) : 20
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280294911
Nombre de pages : 288
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
1.
Chef du servîce de neuroogîe à ’Hôpîta pour enfants maades de Heatherdae, e Dr Ryan Ferguson avaît ’habîtude des journées dîficîes, maîs cee qu’î venaît de vîvre dépassaît tout. Au terme d’une garde aussî ongue qu’éprouvante, î étaît content de rentrer chez uî, dans sa coquette maîson de Cornied Square. I prît son attaché-case sur e sîège arrîère de sa Rover et remonta ’aée. Vu ’heure tardîve, ses ies Rhîanna et Martha devaîent dormîr après avoîr été câînées et bordées par Moîe, eur idèe gouvernante. Cee-cî attendaît certaînement son retour pour uî servîr ’un des petîts pats dont ee avaît e secret. Lorsqu’î n’étaît pas à, c’étaît ee quî s’occupaît des ies. Autour de uî, personne ne comprenaît qu’î persîste à éever ses enfants seu aors que es candîdates au rôe de bee-mère ne manquaîent pas. Tout au ong de a journée, es probèmes s’étaîent succédé sans reâche, et a menace d’épîdémîe de ménîngîte înfantîe s’étaît conirmée avec ’admîssîon en urgence de pusîeurs cas d’înfectîons foudroyantes. Le recrutement d’un médecîn suppémentaîre devenaît pus que jamaîs nécessaîre. Juîan Tînda, son bras droît, et uî ne parvîendraîent pas à eux deux à enrayer a propagatîon de a maadîe. Maîs îs n’étaîent pas seus à être en sous-effectîfs, une gastroentérîte sévîssaît dans a régîon et une partîe des înirmîères se trouvaît en arrêt maadîe. I avaît donc dû mettre es bouchées doubes pour recevoîr et soîgner tous
7
es patîents de a sae d’attente. Au terme de cette journée marathon, î aspîraît à oubîer ses soucîs pour queques heures, et à proiter de a quîétude et du confort de sa demeure. Ee étaît sîtuée en peîn cœur de Heatherdae, petîte statîon thermae nîchée au creux d’un vaon verdoyant du Cheshîre, à une centaîne de kîomètres de Manchester. Rema rquant une voîture ga rée devant a maîson mîtoyenne, î raentît e pas. Cee-cî étaît vîde depuîs e décès de sa proprîétaîre î y avaît des années, maîs une umîère trembotante, comme cee d’une ampe torche ou d’une bougîe, se dîstînguaît au rez-de-chaussée. I n’y avaît rîen à y voer, î étaît peu probabe que des cambrîoeurs y soîent à ’œuvre, maîs î pouvaît s’agîr de squatteurs, ce quî ne e rassuraît guère. A peîne eut-î mîs e pîed dans son vestîbue que Moîe uî annonça « a grande nouvee » : quequ’un avaît ouvert es voets de a maîson voîsîne dans ’après-mîdî et un ît y avaît été îvré. — Eh bîen, dît-î en refermant a porte, j’espère que es nouveaux occupants ont faît e ménage, ça devaît être e royaume des toîes d’araîgnée. En tout cas, ’éectrîcîté n’est pas encore remîse, îs s’écaîrent à a bougîe ou à a ampe torche. Dès que je me seraî changé, j’îraî eur souhaîter a bîenvenue dans e quartîer et, en bon voîsîn, eur proposer mon aîde. Dîx mînutes pus tard, î aa frapper à a porte ; a sonnette ne fonctîonnaît pas, ce quî conirmaît ’absence d’éectrîcîté. Dans ce quartîer résîdentîe où s’aîgnaîent des maîsons vîctorîennes toutes pus bees es unes que es autres, a bâtîsse détonnaît avec sa façade défraïchîe et ses voets à a peînture écaîée. I attendît un moment et étaît sur e poînt de tourner es taons quand a porte s’ouvrît enin, révéant à sa grande surprîse une gracîe jeune femme aux ongs cheveux bruns et aux joues baîgnées de armes. — Is ne sont pas venus ! dît-ee d’une voîx désespérée en evant ses paumes noîres vers uî. L’entreprîse de nettoyage
8
n’est pas venue et a maîson croue sous a poussîère. Je vaîs être obîgée de passer a nuît à ’hôte. — Etes-vous seue ? Maîs permettez-moî de me présenter : Ryan Ferguson. Mes ies et moî habîtons à côté. I uî tendît a maîn et ee a serra moement, sans se présenter en retour. Ee sembaît dans tous ses états, ce quî se concevaît. Sans doute n’avaît-ee aucune envîe d’échanger des poîtesses avec es voîsîns. Mîeux vaaît écourter a vîsîte. Pourtant î ne pouvaît se résoudre à ’abandonner à son sort et à rentrer, uî, dans son foyer douîet. — Pourrîez-vous me conseîer un hôte ? demanda-t-ee. I est hors de questîon que je dorme dans un endroît înfesté d’araîgnées et peut-être de sourîs. Debout sur e seuî, î auraît bîen jeté un coup d’œî à ’întérîeur pour évauer e degré de saeté et d’abandon, maîs ee ne sembaît pas dîsposée à ’învîter. — Connaîssez-vous a vîe ? demanda-t-î. Comme ee secouaît a tête, î comprît que des îndîca-tîons ne servîraîent à rîen. — Voîà ce que je vous propose : prenez ce dont vous avez besoîn pour a nuît et suîvez-moî en voîture jusqu’à un hôte. — Mercî, dît-ee d’une voîx ma assurée. Et désoée de vous gâcher votre soîrée. Dès a premîère heure demaîn, je reanceraî ’entreprîse de nettoyage. — Je suîs content de pouvoîr vous aîder, répondît-î. Laîssez-moî juste deux mînutes pour aer chercher mes cés de voîture. I expîqua a sîtuatîon à sa gouvernante. — C’est notre nouvee voîsîne, dît-î en uî désîgnant a jeune femme quî attendaît dans ’aée. Je vaîs a conduîre à un hôte. Vu ’état des îeux, ee ne va pas pouvoîr emmé-nager tout de suîte. — La pauvre petîte. Et par ’une des nuîts es pus froîdes de ’année. J’aaîs vous servîr votre repas avant de partîr, Ryan, dît Moîe. I y a argement pour deux. Pourquoî ne pas ’învîter à votre tabe ?
9
— Exceente îdée, dît-î, oubîant un înstant sa fatîgue. La nouvee voîsîne refusa tout net. — Je vous dérange déjà sufisamment, pas questîon de vous împoser en pus ma présence à dïner. — Puîsque c’est moî quî vous e propose. A quand remonte votre dernîer repas ? — Je ne saîs pus… — Aors, î est temps que vous mangîez, et tout de suîte. I s’effaça pour uî faîre sîgne d’entrer et ee inît par céder. — Sî vous vouez vous aver es maîns, a sae de baîns est au fond du vestîbue. Pendant que eur voîsîne se rafraïchîssaît, Moîe ajouta une assîette et s’écîpsa. Le dïner se déroua dans un sîence guîndé, puîs Ryan învîta a jeune femme à passer dans e saon pour e café. — Mercî pour e repas, dît-ee, manîfestement toujours aussî embarrassée, en s’asseyant sur e canapé. C’étaît déîcîeux. Intrîgué, î resta queques înstants à ’observer. — Aez-vous enin me dîre quî vous êtes et ce que vous faîtes dans a maîson d’à côté ? Ee est restée înoccupée sî ongtemps que cea m’a surprîs d’y voîr de a umîère. Comptez-vous vous y înstaer déinîtîvement ? — Euh, ouî. Je m’appee Meîssa Redmond. Cette demeure m’a été éguée par ma grand-mère, maîs je n’avaîs aucune întentîon de venîr vîvre dans cette vaée, oîn de tout, jusqu’à ce que… des événements tragîques m’y contraîgnent. J’avaîs demandé à ce que e courant soît remîs, et contacté une entreprîse de nettoyage ain de rendre es îeux habîtabes, maîs rîen n’a été faît. A mon arrîvée cet après-mîdî, j’étaîs catastrophée. — J’îmagîne. A a chaude ueur des ampes du saon, ee ne sembaît pus aussî boueversée que orsqu’ee uî avaît ouvert a porte. Ee s’exprîmaît de manîère came, et ses joues avaîent reprîs des coueurs. Quand î revînt avec e café, ee s’étaît endormîe, manî-
10
festement vaîncue par a fatîgue et a douce chaeur de ’âtre. Ce ne seraît décîdément pas ce soîr qu’î en apprendraît pus à son sujet. Au bout d’une heure, n’ayant pas e cœur à a réveîer, î a recouvrît d’un paîd et monta se coucher. Vers mînuît, quand î descendît voîr sî ee dormaît toujours, î a trouva dans e vestîbue, sur e poînt de partîr. — Où aez-vous, Meîssa ? Vous aez geer dans une maîson sans chauffage. Ecoutez, j’aî une chambre d’amîs à ’étage et j’însîste pour que vous y passîez a nuît. J’aî eu une journée éprouvante et j’aî besoîn de recharger mes batterîes pour demaîn. Sî je ne vous saîs pas au chaud et en sécurîté, je seraî încapabe de dormîr. — Je n’aî pas mes affaîres pour a nuît, dît-ee d’une toute petîte voîx. — Qu’à cea ne tîenne, je vous prêteraî ce qu’î vous faut. Avaît-î perdu a raîson de aîsser une înconnue porter es affaîres de Beth ? — Sî vous vouez bîen me suîvre, it-î, geste à ’appuî vers ’escaîer, je vaîs vous montrer votre chambre. Pendant qu’ee s’înstaaît, î aa uî chercher ’une des chemîses de nuît en coton banc de Beth, évîtant de toucher aux parures en satîn et dentee quî avaîent a préférence de sa femme. Un tîmîde sourîre aux èvres, Meîssa prît e vêtement. — Je ne saîs comment vous exprîmer ma reconnaîs-sance, Ryan. — Ne vous tracassez pas pour cea. Dîtes-vous que demaîn est un autre jour et que tout inîra par s’arranger. Sur ces mots de réconfort, forcément vagues puîsqu’ee n’avaît pas daîgné ’écaîrer sur es « cîrconstances tragîques » quî ’avaîent amenée à Heatherdae, î traversa e paîer pour entrer dans a chambre de ses ies. Sur a poînte des pîeds, î s’approcha de eurs îts pour es regarder dormîr. Comment réagîraîent-ees en découvrant une învîtée à a tabe du petît déjeuner ?
11
* * * Aongée sous es couvertures, Meîssa ne parvenaît pas à fermer ’œî. Les pensées se bouscuaîent dans sa tête. Depuîs que son voîsîn uî avaît offert e gïte et e couvert, ’avenîr uî paraîssaît un peu moîns sombre. Au temps pour son întentîon de ne pas se faîre remarquer dans e quartîer. Après es épreuves qu’ee avaît traversées ces dernîers moîs, ee étaît venue se cacher à Heatherdae pour panser ses paîes, maîs voîà qu’un înconnu a récon-cîîaît avec a nature humaîne. Avec ses cheveux bonds de Vîkîng, ses yeux azur, et surtout son extrême gentîesse, Ryan Ferguson uî donnaît envîe de faîre sa connaîssance, ee quî avaît pourtant résou de ne se îer à personne. I avaît des enfants, dont î assumaît manîfestement seu a charge. Où donc étaît eur mère ? Cea ne a regardaît pas. Ee avaît assez de ses propres probèmes — reancer ’entreprîse de nettoyage, faîre remettre ’éectrîcîté, réceptîonner ses meubes, du moîns ceux quî avaîent échappé aux huîssîers… Egrenant es tâches qu’î uî restaît à accompîr, ee parvînt à sombrer dans un sommeî agîté.
Des voîx d’enfant auxquees se mêaîent es accents pus graves de son hôte réveîèrent Meîssa. Le réveî de a chambre d’amîs îndîquaît 7 heures, maîs c’étaît ’hîver et î faîsaît encore noîr. Ee enia rapîdement ses vêtements de a veîe et descendît. Guîdée par es bruîts, ee arrîva dans a cuîsîne et s’arrêta sur e seuî. Debout aux fourneaux, Ryan faîsaît frîre queque chose dans une poêe — du bacon à en juger par ’odeur. Les deux petîtes ies evèrent e nez de eur bo de céréaes pour a regarder avec de grands yeux. — Mercî beaucoup pour votre hospîtaîté, dît-ee avec un entraîn forcé. Rîen de tes qu’un repas et une bonne
12
nuît de sommeî pour reprendre des forces. Bon, je rentre appeer ’entreprîse de nettoyage. Ryan se retourna. — Pas avant d’avoîr prîs e petît déjeuner, uî dît-î, un sourîre aux èvres. Vous n’avez pas de quoî vous préparer à manger chez vous, aors asseyez-vous. Aéchée par ’odeur du bacon, ee obéît sans prendre a peîne de protester. — Quî est cette dame, papa ? demanda a pus grande des iettes. Ee n’étaît pas à orsque nous sommes aées nous coucher. — Ouî, quî c’est, papa ? it a petîte sœur en écho. — Ee s’appee Meîssa et ee va habîter à côté de chez nous, dît-î. Meîssa, je vous présente mes ies, Rhîanna, sept ans, et Martha, cînq. — Ee ne peut pas habîter dans a maîson à côté ! dît Rhîanna. — Et pourquoî pas ? — Parce qu’ee est hantée ! — Maîs non, dît son père en rîant. Je t’assure qu’î n’y a pas de fantômes à Heatherdae. Quî veut des œufs au bacon ? — Moî ! crîèrent es gamînes en chœur. Chassant momentanément de son esprît a îste des fastî-dîeuses démarches qu’ee avaît à accompîr, un souvenîr d’enfance surgît : sur e chemîn de a maternee, ee avaît coutume de passer en trembant avec ses amîes devant une vîeîe maîson déabrée, convaîncue qu’une maîn humaîne étaît posée sur e rebord întérîeur de a fenêtre. Après enquête du papa d’une de ses copînes, a maîn s’étaît révéée être un vugaîre gant de ménage en caoutchouc rose. Inutîe de précîser à que poînt ees avaîent été déçues. Ee sourît aux iettes assîses en face d’ee. Bondes comme eur père, ees avaîent par contre es yeux bruns. Et ees a ixaîent întensément. — Vous êtes maman, Meîssa ? demanda Martha. Nous, on n’a pus a nôtre. Ee a été tuée par un arbre.
13
Ryan, quî venaît de poser une assîette devant ee, semba se iger, a détresse caîrement vîsîbe dans son regard. — Mange avant que ça refroîdîsse, Martha. Et ne pose pus de questîons. — Cea ne me dérange pas, Ryan, dît-ee. Non, Martha, je n’aî pas d’enfants, maîs cea ne m’empêche pas de es aîmer. Mon travaî consîste d’aîeurs à m’occuper d’eux. Perdant soudaîn tout întérêt pour ee, es iettes repor-tèrent eur attentîon sur eur petît déjeuner, maîs Ryan, uî, sembaît întrîgué. Se demandaît-î que métîer ee exerçaît ? Le repas termîné, î eur demanda d’aer mettre eurs unîformes d’écoe puîs de redescendre avec eurs cartabes pour attendre ’arrîvée de Moîe quî es emmèneraît à ’écoe. — Meîssa sera à quand on revîendra ? — Non, Rhîanna, répondît-ee en devançant son hôte. Je vaîs passer a journée à nettoyer et à ranger ma maîson, maîs quand tout sera en ordre, tu pourras venîr me rendre vîsîte sî tu e souhaîtes. Apparemment satîsfaîte, Rhîanna s’éoîgna en sautîant vers ’escaîer avec sa sœur. — Quees adorabes petîtes ies ! — Ees sont mon rayon de soeî, répondît-î. Heureusement, Moîe veîe sur ees pendant que je suîs au travaî. Mon empoî me prend beaucoup de mon temps, maîs î me combe et j’essaîe de ’exercer au mîeux en m’organîsant pour que Rhîanna et Martha ne souffrent pas trop de mon absence. Le résutat n’est pas toujours à a hauteur de mes espérances… maîs î ne faut pas que je vous retarde. Nous avons tous deux des journées chargées en perspectîve. Comme sî ee avaît besoîn qu’on e uî rappee. Après avoîr jeté un dernîer coup d’œî à a ravîssante demeure, ee uî souhaîta une bonne journée et regagna ses pénates pour appeer ’entreprîse de nettoyage et a compagnîe d’éectrîcîté. En attendant ’équîpe de nettoyage, ee se aîssa envahîr par es souvenîrs. La veîe, e cœur serré, ee avaît franchî pour a dernîère foîs e seuî de sa bee maîson d’Odham,
14
aîssant un grand bouquet de leurs dans e vestîbue à ’înten-tîon des nouveaux proprîétaîres. La remîse des cés s’étaît effectuée e matîn même et ’argent de a vente avaît déjà été vîré sur son compte. Où î ne feraît, héas, que transîter. Queques moîs auparavant, Max, son père, étaît décédé des suîtes d’un accîdent. — Je suîs désoé, ma chérîe, uî avaît-î murmuré sur son ît de mort. Désoé de partîr sans avoîr mîs mes affaîres en ordre. — Tu n’as pas à t’excuser, uî avaît-ee répondu avec tendresse, persuadée qu’î déîraît. Tu as été e meîeur des pères, toujours à pour m’aîder, me protéger, me faîre rîre, me passer tous mes caprîces. Ne t’înquîète pas, Davîd veîera désormaîs sur moî. I avaît murmuré queques paroes înînteîgîbes en retour et, queques mînutes pus tard, ’înirmîère uî annonçaît que tout étaît inî. — Les bessures de votre père étaîent trop graves, Meîssa. Dîtes-vous qu’î ne souffrîra pus. Max Redmund avaît eu une bee vîe, passîonnante et rîche à pus d’un tître, avec du succès en affaîresetauprès des femmes. Quand Meîssa avaît onze ans, sa mère étaît morte d’une crîse cardîaque et, pour comber e manque, Max uî avaît donné tout ce dont une enfant pouvaît rêver. I ’emmenaît en vacances dans des endroîts fabueux, uî avaît offert une voîture de sport à sa majorîté et uî versaît une rente mensuee quî auraît permîs à pusîeurs famîes de se nourrîr et de se oger. Is habîtaîent une éégante vîa dans un quartîer huppé d’Odham et, quand ee s’étaît înscrîte à a facuté de médecîne pour réaîser son rêve de toujours, ee avaît choîsî cee de Manchester, à une heure de route d’Odham, pour pouvoîr rentrer tous es week-ends. Ee vouaît à tout prîx évîter que son père ne se sente pas abandonné, encore qu’î y eût peu de chances que cea uî arrîve avec toutes es admîratrîces quî gravîtaîent autour de uî. Le frîngant veuf avaît une vîe socîae très actîve, peîne
15
de dïners en vîe et autres rendez-vous gaants, maîs î annuaît toutes ses sortîes dès que Meîssa dîsposaît d’un peu de temps îbre, ain d’être compètement dîsponîbe pour ee. Jusqu’à ce qu’ee se iance à Davîd Lowson, e is d’une des « amîes » de Max. I s’étaît dès ors contenté de veîer sur ee à dîstance tandîs qu’entre deux gardes d’înternat, ee découvraît es joîes de ’amour. Après sa spécîaîsatîon en pédîatrîe, ee avaît été engagée par e Roya Hospîta de Manchester près duque ee avaît oué un be appartement, à deux pas de ceuî de Davîd. Tout aaît pour e mîeux jusqu’à ce qu’au sortîr d’un dïner un peu trop arrosé dans un hôte des envîrons, Max ne se fasse renverser par une voîture. I avaît été admîs aux urgences où, magré tous es efforts des médecîns, î avaît inî par succomber à ses bessures. Comme sî e chagrîn de perdre son père n’avaît pas sufi, s’y étaît ajoutée ’horreur de découvrîr que es paroes sur son ît de mort, qu’ee avaît împutées au déîre, faîsaîent en réaîté ausîon à une montagne de dettes de jeu dont ee hérîtaît. Puîs î y avaît eu a trahîson de Davîd. Comprenant que, oîn d’être a rîchîssîme hérîtîère que sa mère ’avaît encouragé à courtîser, ee aaît être pauvre comme Job une foîs qu’ee auraît remboursé es dettes de Max, î s’étaît empressé de rompre es iançaîes. Tout ce qu’ee possédaît avaît été vendu pour rembourser es créancîers ; et es troîs quarts de son saaîre avaîent été saîsîs, avec e coup de grâce : a vente de a maîson famîîae. Durant es moîs quî avaîent suîvî a mort de son père, ee avaît évîté es queques amîs idèes qu’î uî restaît, préférant rester seue avec sa peîne et sa détresse, te un anîma bessé. Jamaîs son père n’avaît rîen aîssé paraïtre de ses pro-bèmes. Habîtué des soîrées mondaînes où rîches et puîs-sants se côtoyaîent, hôte prodîgue dépensant sans compter pour ses amîs, î n’avaît pu se résoudre à uî parer de sa
16
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi