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Chef du servîce de neuroogîe à ’Hôpîta pour enfants maades de Heatherdae, e Dr Ryan Ferguson avaît ’habîtude des journées dîficîes, maîs cee qu’î venaît de vîvre dépassaît tout. Au terme d’une garde aussî ongue qu’éprouvante, î étaît content de rentrer chez uî, dans sa coquette maîson de Cornied Square. I prît son attaché-case sur e sîège arrîère de sa Rover et remonta ’aée. Vu ’heure tardîve, ses ies Rhîanna et Martha devaîent dormîr après avoîr été câînées et bordées par Moîe, eur idèe gouvernante. Cee-cî attendaît certaînement son retour pour uî servîr ’un des petîts pats dont ee avaît e secret. Lorsqu’î n’étaît pas à, c’étaît ee quî s’occupaît des ies. Autour de uî, personne ne comprenaît qu’î persîste à éever ses enfants seu aors que es candîdates au rôe de bee-mère ne manquaîent pas. Tout au ong de a journée, es probèmes s’étaîent succédé sans reâche, et a menace d’épîdémîe de ménîngîte înfantîe s’étaît conirmée avec ’admîssîon en urgence de pusîeurs cas d’înfectîons foudroyantes. Le recrutement d’un médecîn suppémentaîre devenaît pus que jamaîs nécessaîre. Juîan Tînda, son bras droît, et uî ne parvîendraîent pas à eux deux à enrayer a propagatîon de a maadîe. Maîs îs n’étaîent pas seus à être en sous-effectîfs, une gastroentérîte sévîssaît dans a régîon et une partîe des înirmîères se trouvaît en arrêt maadîe. I avaît donc dû mettre es bouchées doubes pour recevoîr et soîgner tous
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es patîents de a sae d’attente. Au terme de cette journée marathon, î aspîraît à oubîer ses soucîs pour queques heures, et à proiter de a quîétude et du confort de sa demeure. Ee étaît sîtuée en peîn cœur de Heatherdae, petîte statîon thermae nîchée au creux d’un vaon verdoyant du Cheshîre, à une centaîne de kîomètres de Manchester. Rema rquant une voîture ga rée devant a maîson mîtoyenne, î raentît e pas. Cee-cî étaît vîde depuîs e décès de sa proprîétaîre î y avaît des années, maîs une umîère trembotante, comme cee d’une ampe torche ou d’une bougîe, se dîstînguaît au rez-de-chaussée. I n’y avaît rîen à y voer, î étaît peu probabe que des cambrîoeurs y soîent à ’œuvre, maîs î pouvaît s’agîr de squatteurs, ce quî ne e rassuraît guère. A peîne eut-î mîs e pîed dans son vestîbue que Moîe uî annonça « a grande nouvee » : quequ’un avaît ouvert es voets de a maîson voîsîne dans ’après-mîdî et un ît y avaît été îvré. — Eh bîen, dît-î en refermant a porte, j’espère que es nouveaux occupants ont faît e ménage, ça devaît être e royaume des toîes d’araîgnée. En tout cas, ’éectrîcîté n’est pas encore remîse, îs s’écaîrent à a bougîe ou à a ampe torche. Dès que je me seraî changé, j’îraî eur souhaîter a bîenvenue dans e quartîer et, en bon voîsîn, eur proposer mon aîde. Dîx mînutes pus tard, î aa frapper à a porte ; a sonnette ne fonctîonnaît pas, ce quî conirmaît ’absence d’éectrîcîté. Dans ce quartîer résîdentîe où s’aîgnaîent des maîsons vîctorîennes toutes pus bees es unes que es autres, a bâtîsse détonnaît avec sa façade défraïchîe et ses voets à a peînture écaîée. I attendît un moment et étaît sur e poînt de tourner es taons quand a porte s’ouvrît enin, révéant à sa grande surprîse une gracîe jeune femme aux ongs cheveux bruns et aux joues baîgnées de armes. — Is ne sont pas venus ! dît-ee d’une voîx désespérée en evant ses paumes noîres vers uî. L’entreprîse de nettoyage
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n’est pas venue et a maîson croue sous a poussîère. Je vaîs être obîgée de passer a nuît à ’hôte. — Etes-vous seue ? Maîs permettez-moî de me présenter : Ryan Ferguson. Mes ies et moî habîtons à côté. I uî tendît a maîn et ee a serra moement, sans se présenter en retour. Ee sembaît dans tous ses états, ce quî se concevaît. Sans doute n’avaît-ee aucune envîe d’échanger des poîtesses avec es voîsîns. Mîeux vaaît écourter a vîsîte. Pourtant î ne pouvaît se résoudre à ’abandonner à son sort et à rentrer, uî, dans son foyer douîet. — Pourrîez-vous me conseîer un hôte ? demanda-t-ee. I est hors de questîon que je dorme dans un endroît înfesté d’araîgnées et peut-être de sourîs. Debout sur e seuî, î auraît bîen jeté un coup d’œî à ’întérîeur pour évauer e degré de saeté et d’abandon, maîs ee ne sembaît pas dîsposée à ’învîter. — Connaîssez-vous a vîe ? demanda-t-î. Comme ee secouaît a tête, î comprît que des îndîca-tîons ne servîraîent à rîen. — Voîà ce que je vous propose : prenez ce dont vous avez besoîn pour a nuît et suîvez-moî en voîture jusqu’à un hôte. — Mercî, dît-ee d’une voîx ma assurée. Et désoée de vous gâcher votre soîrée. Dès a premîère heure demaîn, je reanceraî ’entreprîse de nettoyage. — Je suîs content de pouvoîr vous aîder, répondît-î. Laîssez-moî juste deux mînutes pour aer chercher mes cés de voîture. I expîqua a sîtuatîon à sa gouvernante. — C’est notre nouvee voîsîne, dît-î en uî désîgnant a jeune femme quî attendaît dans ’aée. Je vaîs a conduîre à un hôte. Vu ’état des îeux, ee ne va pas pouvoîr emmé-nager tout de suîte. — La pauvre petîte. Et par ’une des nuîts es pus froîdes de ’année. J’aaîs vous servîr votre repas avant de partîr, Ryan, dît Moîe. I y a argement pour deux. Pourquoî ne pas ’învîter à votre tabe ?
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— Exceente îdée, dît-î, oubîant un înstant sa fatîgue. La nouvee voîsîne refusa tout net. — Je vous dérange déjà sufisamment, pas questîon de vous împoser en pus ma présence à dïner. — Puîsque c’est moî quî vous e propose. A quand remonte votre dernîer repas ? — Je ne saîs pus… — Aors, î est temps que vous mangîez, et tout de suîte. I s’effaça pour uî faîre sîgne d’entrer et ee inît par céder. — Sî vous vouez vous aver es maîns, a sae de baîns est au fond du vestîbue. Pendant que eur voîsîne se rafraïchîssaît, Moîe ajouta une assîette et s’écîpsa. Le dïner se déroua dans un sîence guîndé, puîs Ryan învîta a jeune femme à passer dans e saon pour e café. — Mercî pour e repas, dît-ee, manîfestement toujours aussî embarrassée, en s’asseyant sur e canapé. C’étaît déîcîeux. Intrîgué, î resta queques înstants à ’observer. — Aez-vous enin me dîre quî vous êtes et ce que vous faîtes dans a maîson d’à côté ? Ee est restée înoccupée sî ongtemps que cea m’a surprîs d’y voîr de a umîère. Comptez-vous vous y înstaer déinîtîvement ? — Euh, ouî. Je m’appee Meîssa Redmond. Cette demeure m’a été éguée par ma grand-mère, maîs je n’avaîs aucune întentîon de venîr vîvre dans cette vaée, oîn de tout, jusqu’à ce que… des événements tragîques m’y contraîgnent. J’avaîs demandé à ce que e courant soît remîs, et contacté une entreprîse de nettoyage ain de rendre es îeux habîtabes, maîs rîen n’a été faît. A mon arrîvée cet après-mîdî, j’étaîs catastrophée. — J’îmagîne. A a chaude ueur des ampes du saon, ee ne sembaît pus aussî boueversée que orsqu’ee uî avaît ouvert a porte. Ee s’exprîmaît de manîère came, et ses joues avaîent reprîs des coueurs. Quand î revînt avec e café, ee s’étaît endormîe, manî-
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festement vaîncue par a fatîgue et a douce chaeur de ’âtre. Ce ne seraît décîdément pas ce soîr qu’î en apprendraît pus à son sujet. Au bout d’une heure, n’ayant pas e cœur à a réveîer, î a recouvrît d’un paîd et monta se coucher. Vers mînuît, quand î descendît voîr sî ee dormaît toujours, î a trouva dans e vestîbue, sur e poînt de partîr. — Où aez-vous, Meîssa ? Vous aez geer dans une maîson sans chauffage. Ecoutez, j’aî une chambre d’amîs à ’étage et j’însîste pour que vous y passîez a nuît. J’aî eu une journée éprouvante et j’aî besoîn de recharger mes batterîes pour demaîn. Sî je ne vous saîs pas au chaud et en sécurîté, je seraî încapabe de dormîr. — Je n’aî pas mes affaîres pour a nuît, dît-ee d’une toute petîte voîx. — Qu’à cea ne tîenne, je vous prêteraî ce qu’î vous faut. Avaît-î perdu a raîson de aîsser une înconnue porter es affaîres de Beth ? — Sî vous vouez bîen me suîvre, it-î, geste à ’appuî vers ’escaîer, je vaîs vous montrer votre chambre. Pendant qu’ee s’înstaaît, î aa uî chercher ’une des chemîses de nuît en coton banc de Beth, évîtant de toucher aux parures en satîn et dentee quî avaîent a préférence de sa femme. Un tîmîde sourîre aux èvres, Meîssa prît e vêtement. — Je ne saîs comment vous exprîmer ma reconnaîs-sance, Ryan. — Ne vous tracassez pas pour cea. Dîtes-vous que demaîn est un autre jour et que tout inîra par s’arranger. Sur ces mots de réconfort, forcément vagues puîsqu’ee n’avaît pas daîgné ’écaîrer sur es « cîrconstances tragîques » quî ’avaîent amenée à Heatherdae, î traversa e paîer pour entrer dans a chambre de ses ies. Sur a poînte des pîeds, î s’approcha de eurs îts pour es regarder dormîr. Comment réagîraîent-ees en découvrant une învîtée à a tabe du petît déjeuner ?
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* * * Aongée sous es couvertures, Meîssa ne parvenaît pas à fermer ’œî. Les pensées se bouscuaîent dans sa tête. Depuîs que son voîsîn uî avaît offert e gïte et e couvert, ’avenîr uî paraîssaît un peu moîns sombre. Au temps pour son întentîon de ne pas se faîre remarquer dans e quartîer. Après es épreuves qu’ee avaît traversées ces dernîers moîs, ee étaît venue se cacher à Heatherdae pour panser ses paîes, maîs voîà qu’un înconnu a récon-cîîaît avec a nature humaîne. Avec ses cheveux bonds de Vîkîng, ses yeux azur, et surtout son extrême gentîesse, Ryan Ferguson uî donnaît envîe de faîre sa connaîssance, ee quî avaît pourtant résou de ne se îer à personne. I avaît des enfants, dont î assumaît manîfestement seu a charge. Où donc étaît eur mère ? Cea ne a regardaît pas. Ee avaît assez de ses propres probèmes — reancer ’entreprîse de nettoyage, faîre remettre ’éectrîcîté, réceptîonner ses meubes, du moîns ceux quî avaîent échappé aux huîssîers… Egrenant es tâches qu’î uî restaît à accompîr, ee parvînt à sombrer dans un sommeî agîté.
Des voîx d’enfant auxquees se mêaîent es accents pus graves de son hôte réveîèrent Meîssa. Le réveî de a chambre d’amîs îndîquaît 7 heures, maîs c’étaît ’hîver et î faîsaît encore noîr. Ee enia rapîdement ses vêtements de a veîe et descendît. Guîdée par es bruîts, ee arrîva dans a cuîsîne et s’arrêta sur e seuî. Debout aux fourneaux, Ryan faîsaît frîre queque chose dans une poêe — du bacon à en juger par ’odeur. Les deux petîtes ies evèrent e nez de eur bo de céréaes pour a regarder avec de grands yeux. — Mercî beaucoup pour votre hospîtaîté, dît-ee avec un entraîn forcé. Rîen de tes qu’un repas et une bonne
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nuît de sommeî pour reprendre des forces. Bon, je rentre appeer ’entreprîse de nettoyage. Ryan se retourna. — Pas avant d’avoîr prîs e petît déjeuner, uî dît-î, un sourîre aux èvres. Vous n’avez pas de quoî vous préparer à manger chez vous, aors asseyez-vous. Aéchée par ’odeur du bacon, ee obéît sans prendre a peîne de protester. — Quî est cette dame, papa ? demanda a pus grande des iettes. Ee n’étaît pas à orsque nous sommes aées nous coucher. — Ouî, quî c’est, papa ? it a petîte sœur en écho. — Ee s’appee Meîssa et ee va habîter à côté de chez nous, dît-î. Meîssa, je vous présente mes ies, Rhîanna, sept ans, et Martha, cînq. — Ee ne peut pas habîter dans a maîson à côté ! dît Rhîanna. — Et pourquoî pas ? — Parce qu’ee est hantée ! — Maîs non, dît son père en rîant. Je t’assure qu’î n’y a pas de fantômes à Heatherdae. Quî veut des œufs au bacon ? — Moî ! crîèrent es gamînes en chœur. Chassant momentanément de son esprît a îste des fastî-dîeuses démarches qu’ee avaît à accompîr, un souvenîr d’enfance surgît : sur e chemîn de a maternee, ee avaît coutume de passer en trembant avec ses amîes devant une vîeîe maîson déabrée, convaîncue qu’une maîn humaîne étaît posée sur e rebord întérîeur de a fenêtre. Après enquête du papa d’une de ses copînes, a maîn s’étaît révéée être un vugaîre gant de ménage en caoutchouc rose. Inutîe de précîser à que poînt ees avaîent été déçues. Ee sourît aux iettes assîses en face d’ee. Bondes comme eur père, ees avaîent par contre es yeux bruns. Et ees a ixaîent întensément. — Vous êtes maman, Meîssa ? demanda Martha. Nous, on n’a pus a nôtre. Ee a été tuée par un arbre.
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Ryan, quî venaît de poser une assîette devant ee, semba se iger, a détresse caîrement vîsîbe dans son regard. — Mange avant que ça refroîdîsse, Martha. Et ne pose pus de questîons. — Cea ne me dérange pas, Ryan, dît-ee. Non, Martha, je n’aî pas d’enfants, maîs cea ne m’empêche pas de es aîmer. Mon travaî consîste d’aîeurs à m’occuper d’eux. Perdant soudaîn tout întérêt pour ee, es iettes repor-tèrent eur attentîon sur eur petît déjeuner, maîs Ryan, uî, sembaît întrîgué. Se demandaît-î que métîer ee exerçaît ? Le repas termîné, î eur demanda d’aer mettre eurs unîformes d’écoe puîs de redescendre avec eurs cartabes pour attendre ’arrîvée de Moîe quî es emmèneraît à ’écoe. — Meîssa sera à quand on revîendra ? — Non, Rhîanna, répondît-ee en devançant son hôte. Je vaîs passer a journée à nettoyer et à ranger ma maîson, maîs quand tout sera en ordre, tu pourras venîr me rendre vîsîte sî tu e souhaîtes. Apparemment satîsfaîte, Rhîanna s’éoîgna en sautîant vers ’escaîer avec sa sœur. — Quees adorabes petîtes ies ! — Ees sont mon rayon de soeî, répondît-î. Heureusement, Moîe veîe sur ees pendant que je suîs au travaî. Mon empoî me prend beaucoup de mon temps, maîs î me combe et j’essaîe de ’exercer au mîeux en m’organîsant pour que Rhîanna et Martha ne souffrent pas trop de mon absence. Le résutat n’est pas toujours à a hauteur de mes espérances… maîs î ne faut pas que je vous retarde. Nous avons tous deux des journées chargées en perspectîve. Comme sî ee avaît besoîn qu’on e uî rappee. Après avoîr jeté un dernîer coup d’œî à a ravîssante demeure, ee uî souhaîta une bonne journée et regagna ses pénates pour appeer ’entreprîse de nettoyage et a compagnîe d’éectrîcîté. En attendant ’équîpe de nettoyage, ee se aîssa envahîr par es souvenîrs. La veîe, e cœur serré, ee avaît franchî pour a dernîère foîs e seuî de sa bee maîson d’Odham,
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aîssant un grand bouquet de leurs dans e vestîbue à ’înten-tîon des nouveaux proprîétaîres. La remîse des cés s’étaît effectuée e matîn même et ’argent de a vente avaît déjà été vîré sur son compte. Où î ne feraît, héas, que transîter. Queques moîs auparavant, Max, son père, étaît décédé des suîtes d’un accîdent. — Je suîs désoé, ma chérîe, uî avaît-î murmuré sur son ît de mort. Désoé de partîr sans avoîr mîs mes affaîres en ordre. — Tu n’as pas à t’excuser, uî avaît-ee répondu avec tendresse, persuadée qu’î déîraît. Tu as été e meîeur des pères, toujours à pour m’aîder, me protéger, me faîre rîre, me passer tous mes caprîces. Ne t’înquîète pas, Davîd veîera désormaîs sur moî. I avaît murmuré queques paroes înînteîgîbes en retour et, queques mînutes pus tard, ’înirmîère uî annonçaît que tout étaît inî. — Les bessures de votre père étaîent trop graves, Meîssa. Dîtes-vous qu’î ne souffrîra pus. Max Redmund avaît eu une bee vîe, passîonnante et rîche à pus d’un tître, avec du succès en affaîresetauprès des femmes. Quand Meîssa avaît onze ans, sa mère étaît morte d’une crîse cardîaque et, pour comber e manque, Max uî avaît donné tout ce dont une enfant pouvaît rêver. I ’emmenaît en vacances dans des endroîts fabueux, uî avaît offert une voîture de sport à sa majorîté et uî versaît une rente mensuee quî auraît permîs à pusîeurs famîes de se nourrîr et de se oger. Is habîtaîent une éégante vîa dans un quartîer huppé d’Odham et, quand ee s’étaît înscrîte à a facuté de médecîne pour réaîser son rêve de toujours, ee avaît choîsî cee de Manchester, à une heure de route d’Odham, pour pouvoîr rentrer tous es week-ends. Ee vouaît à tout prîx évîter que son père ne se sente pas abandonné, encore qu’î y eût peu de chances que cea uî arrîve avec toutes es admîratrîces quî gravîtaîent autour de uî. Le frîngant veuf avaît une vîe socîae très actîve, peîne
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de dïners en vîe et autres rendez-vous gaants, maîs î annuaît toutes ses sortîes dès que Meîssa dîsposaît d’un peu de temps îbre, ain d’être compètement dîsponîbe pour ee. Jusqu’à ce qu’ee se iance à Davîd Lowson, e is d’une des « amîes » de Max. I s’étaît dès ors contenté de veîer sur ee à dîstance tandîs qu’entre deux gardes d’înternat, ee découvraît es joîes de ’amour. Après sa spécîaîsatîon en pédîatrîe, ee avaît été engagée par e Roya Hospîta de Manchester près duque ee avaît oué un be appartement, à deux pas de ceuî de Davîd. Tout aaît pour e mîeux jusqu’à ce qu’au sortîr d’un dïner un peu trop arrosé dans un hôte des envîrons, Max ne se fasse renverser par une voîture. I avaît été admîs aux urgences où, magré tous es efforts des médecîns, î avaît inî par succomber à ses bessures. Comme sî e chagrîn de perdre son père n’avaît pas sufi, s’y étaît ajoutée ’horreur de découvrîr que es paroes sur son ît de mort, qu’ee avaît împutées au déîre, faîsaîent en réaîté ausîon à une montagne de dettes de jeu dont ee hérîtaît. Puîs î y avaît eu a trahîson de Davîd. Comprenant que, oîn d’être a rîchîssîme hérîtîère que sa mère ’avaît encouragé à courtîser, ee aaît être pauvre comme Job une foîs qu’ee auraît remboursé es dettes de Max, î s’étaît empressé de rompre es iançaîes. Tout ce qu’ee possédaît avaît été vendu pour rembourser es créancîers ; et es troîs quarts de son saaîre avaîent été saîsîs, avec e coup de grâce : a vente de a maîson famîîae. Durant es moîs quî avaîent suîvî a mort de son père, ee avaît évîté es queques amîs idèes qu’î uî restaît, préférant rester seue avec sa peîne et sa détresse, te un anîma bessé. Jamaîs son père n’avaît rîen aîssé paraïtre de ses pro-bèmes. Habîtué des soîrées mondaînes où rîches et puîs-sants se côtoyaîent, hôte prodîgue dépensant sans compter pour ses amîs, î n’avaît pu se résoudre à uî parer de sa
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