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L’oeuvre du cœur

De
142 pages
NINA BARRY EST UN PEINTRE ACCOMPLI qui voit le monde comme à travers un kaléidoscope. Quand le destin lui envoie un baiser sous la forme du DJ Danny de Zayas, dans une discothèque de Brooklyn, son coeur flanche. Danny est un homme aux talents multiples qui passe de l’état de DJ hip la nuit à celui d’entrepreneur virtuose, bâtisseur d’empires commerciaux, le jour. Bien qu’il semble avoir réussi partout, la chose qu’il désire le plus au monde lui manque encore: Nina. Du moins jusqu’à ce qu’ils finissent par partager plus qu’un feu de camp le 4 juillet, jour de la Fête nationale. Entre eux, c’est un véritable feu d’artifice qui les envoie à un degré d’intimitétrop intense pour jamais se briser… Vraiment ? Que se passera-t-il quand les voyages de Danny mettront plus qu’une distance physique entre eux ? Et quand l’existence d’artiste affamée de Nina se confrontera à l’indépendance fortunée de Danny, la poursuivra-t-il alors qu’elle le quitte et commence à fréquenter un autre homme? Que pourra faire Danny pour combler le fossé qu’il a lui-même créé et convaincre Nina qu’il est destiné à être son seul et unique amour, son partenaire pour la vie dans un monde qui sera leur terrain de jeu si seulement elle veut bien de nouveau lui faire confiance?
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Éloges pour Amours vraies
Quelle meilleure façon de s’assurer que les histoires d’amour des romans existent réellement qu’en lisant ces livres ? Carly Phillips, auteure de best-sellers duNew York Times
Des Mémoires à l’origine de romans d’amour ! J’écris des romans d’amour depuis 20 ans, et c’est l’idée la plus innovante et excitante que j’aie rencontrée dans le genre. De vraies amours! C’est génial ! Tara Janzen, auteure du best-seller duNew York Times, Loose and Easy
Une irrésistible combinaison entre la fantaisie romantique et la réalité qui commence là où nos romans d’amour bien-aimés prennent fin : AMOURS VRAIES. Quelles délicieuses tranches de vie ! Suzanne Forster, auteure de best-sellers duNew York Times
Unir des histoires vraies à celles, fictives, des romans d’amour classiques, voilà un concept étonnant ! — Peggy Webb, auteure primée de 60 romans d’amour
Copyright © 2011 Health Communications, Inc. Titre original anglais : Work of Heart Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Health Communications Inc., Deerfield Beach, Florida, USA. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Marie de Lafont et Sophie Beaume Révision linguistique : Daniel Picard Correction d’épreuves : Carine Paradis, Catherine Vallée-Dumas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89733-617-2 ISBN PDF numérique 978-2-89733-618-9 ISBN ePub 978-2-89733-619-6 Première impression : 2014 Dépôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Myers, Cindi
[Work of heart. Français] L’œuvre du cœur (Amours vraies ; 4) Traduction de : Work of heart. ISBN 978-2-89733-617-2 I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Work of heart. Français. IV. Collection : Amours vraies ; 4. PS3613.Y45W6714 2014 813’.6 C2013-942575-6
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Pour Jim, qui a donné vie à mes propres amours vrai es.
Un grand merci à Michele, Olivia, Julie, Barbara, M ica et, bien sûr, à Nina et Danny.
Cher lecteur * * *
Quand je rencontre de nouveaux couples, j’aime avant tout briser la glace ainsi : « Alors, comment vous êtes-vous retrouvés ensemble, tous les deux ? » Il y a toujours là une grande histoire. Je me sens privilégiée de partager l’histoire de Danny et Nina avec vous. Je crois que, lorsqu’on entend ou qu’on lit la véritable histoire d’amour de quelqu’un d’autre, soit on se rappelle la sienne, soit on est encouragé à croire en la possibilité d’un véritable amour dans sa vie. Ce n’est pas qu’un concept avancé dans les romans sentimentaux. L’amour existe. Je crois que la lutte de Danny et Nina pour trouver un terrain d’entente où ils puissent vivre ensemble parlera à beaucoup d’entre vous. Aussi beau que soit le rêve d’amour, il est bien souvent confronté à la vie réelle. J’ai adoré raconter l’histoire d’un couple qui a trouvé un moyen d’alimenter ce rêve au cœur de la réalité du quotidien que nous devons tous affronter — gagner sa vie, s’entendre avec la famille, quand ce n’est pas décider où vivre. J’espère que vous aimerez cette histoire. Vous pouvez trouver d’autres récits d’amour tirés de la vie réelle sur le site Web AMOURS VRAIES, www.vows.hcibooks.com, ou visiter mon site personnel sur www.CindiMyers.com. Cindi Myers
Dn * * *
d’où arrives-tu ? À courir le mone entier Et être tout près.
Ce n’est pas vraiment un renez-vous arrangé quan on a éjà iscuté avec le type en ligne, si ? Nina Barry se faufilait errière son amie Erin parmi la foule compacte qui peuplait la iscothèque e Brooklyn. Since Youve Been Gone retentissait par-essus le bouronnement e la foule ’étuiants universitaires et e jeunes ans la vingtaine qui se pressaient sur la piste e anse et emplissaient les isoloirs et les tables. — Ce n’est pas un renez-vous u tout. Erin attrapa Nina par le poignet pour l’entraîner vers le fon e la salle, vers la cabine où le dJ surveillait ce joyeux chaos. — Tu te contentes e ire bonsoir et e voir si le éclic s’opère, ajouta-t-elle. — d’accor. Nina écarta ses longues boucles e ses yeux en essayant e istinguer quelque chose à l’intérieur e la cabine obscure u dJ. Quan on mesure 1 mètre 75, ça vous facilite la vie pour voir par-essus la foule, mais la façae en verre fumé lui cachait l’homme à l’intérieur. — Ce n’était peut-être pas une très bonne iée, reprit-elle. Il travaille, je ne evrais pas l’interrompre. — Qu’est-ce qui te ren si nerveuse ? s’enquit Erin en se retournant vers elle. Petite et bien roulée, avec une cascae e cheveux acajou, Erin évoquait une maone e Titien. — Tu as pourtant bien aimé son profil sur Facebook, non ? Et les courriels qu’il a envoyés ? — Oui, soupira Nina. C’est juste qu’il n’est jamais facile e se lancer ans le processus ’une nouvelle relation. Elle était sortie plusieurs fois epuis qu’elle avait rompu avec son ernier petit ami régulier, eux mois auparavant, mais chaque nouvelle rencontre lui laissait une impression e vie. Elle n’avait que 23 ans — trop jeune pour se ranger, comme sa mère, qui s’était mariée pour la première fois à 18 ans, aimait à le lui rappeler. Mais, ernièrement, Nina s’était mise à évoquer l’avenir, rêvant e quelque chose e plus. Elles atteignirent la cabine alors qu’on commençait à entenre dancing With Tears in My Eyes. Erin avait raison. Il n’y avait aucune raison e s’inquiéter. Rany était un garçon sympathique. Elle pourrait passer e bons moments avec lui. Elle frappa fermement à la porte e la cabine. La porte s’ouvrit, et Nina retint son souffle. Les portraits flous sur sa page Facebook ne renaient pas vraiment justice à cet homme. Ses cheveux, qu’elle croyait noirs, étaient plutôt châtain foncé. des yeux noisette la regarèrent sous es sourcils parfaitement essinés ; et, quan il lui sourit, un peu timiement, elle repéra la fossette à son menton. — Bonjour, mesames, lança-t-il. Que puis-je faire pour vous ? — Je m’appelle Nina. Et voici mon amie, Erin. — Ravie e vous rencontrer. Je m’appelle… La musique se mit à rugir, couvrant le reste e sa phrase, même si Nina crut repérer le « y » e la fin. — Je ne voulais pas vous interrompre ans votre travail, it-elle.
derrière lui, on evinait eux platines, un lecteur e Cd et une pile e Cd éparpillés telles ’énormes pièces e monnaie sur le comptoir. — Quan tu feras une pause, on pourra peut-être prenre un café, ajouta-t-elle. Était-ce son imagination qui la travaillait ou l’avait-elle vu hésiter une emi-secone ? Avait-il éjà conclu que le « éclic » ne s’était pas prouit ? Pourtant, son sourire revint aussitôt, raieux. — Bien sûr. Là, je remplace juste un ami. Il evrait bientôt revenir. Si vous trouviez une table ? Je vous rejoinrai ans une minute. — Alors ? Qu’est-ce que tu en penses ? Erin avait attenu qu’elles se trouvent à quelques mètres e la cabine avant e se pencher pour poser la question. — Il est très beau, réponit Nina. Sans oute était-ce superficiel comme réponse, mais que ire ’autre ? Rany était beaucoup plus attrayant que ce qu’elle aurait cru. Il avait vraiment besoin e mettre son profil Facebook à jour. — Peut-être un peu trop beau, soupira Erin. — Qu’est-ce que tu racontes ? — Je n’ai jamais vu un type avec une si belle peau. Ses vêtements, ses cheveux sont parfaits. J’espère qu’il n’est pas gai. Nina s’était tellement concentrée sur son visage qu’elle n’avait pas remarqué ses vêtements. Elle garait le vague souvenir ’un jean sombre et ’un t-shirt noir. — Mais non, il n’est pas gai ! rétorqua-t-elle. Jamais aucun homosexuel ne lui ferait ainsi battre le cœur. — Et puis il a proposé e me retrouver, non ? — Eh bien, oui. On peut ire ça. Elles s’installèrent à une table proche e la piste, qu’un couple venait e quitter, et commanèrent es verres à une serveuse. Nina ne quittait pas la cabine es yeux, mais le verre fumé lui cachait Rany. Elle s’efforça e se concentrer sur les anseurs, sur les couples qui se trémoussaient ans leurs jeans moulants, leurs jupes courtes, leurs robes e cocktail, leurs hauts scintillants, leurs t-shirts orinaires. Si elle laissait sa vision se brouiller, cela formait un kaléioscope e couleurs et e mouvements. Elle aimerait bien les prenre en photo, peut-être une longue exposition pour mieux flouter les visages et les corps, ou alors une peinture à l’approche quasi impressionniste… — Allo Nina, ici la Terre ! Tu ois payer ton verre. La voix ’Erin la ramena au temps présent. Elle paya la serveuse et sursauta lorsque quelqu’un ’autre lui toucha le bras. — Je ne voulais pas te faire peur. Dn jeune homme aux longs cheveux noirs et aux épais sourcils lui tenait la main. — Je suis Rany. danny m’a it que tu étais là. Je suis très content que tu aies pu venir. — Rany ? Elle le évisagea et se remémora les cheveux échevelés et le teint mat ; il ressemblait effectivement à son profil sur Facebook. — Si tu es Rany, alors qui est le garçon ans la cabine u dJ ? emana Erin. — C’est danny. Il travaille ici, aussi. désolé, je n’étais pas là pour t’accueillir. J’étais sorti fumer. Nina hocha la tête, la mort ans l’âme. — Je vais chercher es chaises, it-il en allant se servir à la table ’à côté. danny arrive ans une minute. Il se tourna vers Nina. — C’est la première fois que tu viens au Castle ? — Oui, it-elle en inspectant e nouveau la piste e anse surpeuplée. J’aurais bien aimé
apporter mon appareil photo. — Je croyais que tu étais peintre. — Oui, je peins et je prens aussi es photos. — J’envie les gens qui possèent ce genre e talent, commenta danny en prenant place sur la chaise à côté ’elle. Il apportait un verre contenant une boisson claire où flottait une ronelle e citron vert. — J’apprécie l’art, reprit-il, le cinéma et la musique, et je me suis quelque peu aonné à l’écriture, mais pas à la peinture. — danny, le gran homme ’affaires, it Rany. Il possèe son propre magasin e musique en ligne et un site Web. — Alors comment peux-tu ire que tu ne possèes aucun vrai talent ? emana Nina. Il haussa les épaules ’un mouvement élégant. — Toutes mes peintures tienraient e l’art abstrait. — Il y a es gens qui aiment ça, observa-t-elle. — Nina vient e Russie, iniqua Rany. Voulait-il montrer qu’il la connaissait bien ou cherchait-il seulement à entretenir la conversation ? On ne savait jamais avec les hommes. — Je suis née à Moscou, acquiesça-t-elle. Mais je vis aux États-Dnis epuis que j’ai 10 ans. — Moi, je viens e Florie, it danny. Pourtant, si tu visitais Hialeah, où j’ai grani, tu te croirais à Cuba : la langue, la musique, la nourriture… On irait La Havane. — Tu es cubain ? emana Nina. Il n’avait pas l’air e l’être, avec sa peau et ses yeux clairs. — Mi-Cubain, mi-Suéois, iniqua-t-il en souriant. Je pourrais te préparer e laropa vieja et es boulettes suéoises. — Et moi, je pourrais te préparer u bortsch, mais tu ne le mangerais sans oute pas. La plupart es Américains se méfient e la cuisine russe. — Avoue, Nina, que la Russie n’est pas célèbre pour sa cuisine, it Rany. Elle sa hérissa. Les Américains ne connaissaient rien à la Russie ; pourtant ils n’hésitaient pas à lancer ce genre ’affirmation. — La Russie a une merveilleuse cuisine, corrigea-t-elle. Je parie que tu n’as jamais goûté un plat russe. — Non… mais je n’ai jamais entenu e compliments à son sujet, non plus, it-il en souriant. Cela it, ils font e la bonne voka. Nina le fusilla u regar. déciément, le courant ne passait pas entre eux. Ce Rany était un malotru. — Je n’ai jamais mangé e cuisine russe, éclara danny, mais j’aimerais y goûter, un jour. Nous pourrions peut-être aller ans un restaurant russe ici, à New York, et tu me montrerais ce qu’il y a e meilleur. Lui fixait-il un renez-vous ? — J’aimerais bien, it-elle. Quoique la cuisine ici ne soit pas aussi bonne qu’en Russie, car il y a es ingréients impossibles à trouver aux États-Dnis. — dans ce cas, nous irons peut-être en Russie, un jour. Cette façon paisible e ire « nous » envoya une écharge électrique en Nina. Il ne faisait ainsi preuve que ’une aimable politesse ; pourtant elle voyait se évelopper autre chose. À moins qu’elle ne prenne ses ésirs pour la réalité. Sa puissante imagination, qui lui servait tant en art, menait parfois à quelques éceptions ans la vie réelle. — J’aimerais voyager à travers le mone et en goûter toutes les spécialités, continua danny. J’aime l’aventure en matière e repas. Cette escription intrigua Nina. Elle avait toujours vu la vie comme une aventure où se lancer par le voyage, l’art et la musique… et la nourriture. — Pas e bortsch pour moi, it Rany. Je suis plutôt hamburger et steak. À la rigueur un peu