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La belle et le chasseur de primes

De
204 pages
Cathleen Chase n’a rien d’une tueuse — mais Cat O’Banyon est l’implacable chasseur de prime qui attrape toujours son homme. Tout en capturant un truand après l’autre, elle poursuit sa recherche du seul hors-la-loi qu’elle tient vraiment à localiser. Celui dont elle n’oubliera jamais la voix: l’assassin de son mari. Elle ne s’arrêtera devant rien pour le trouver. L’escroc Alexi Romanov a montré à Cat toutes les astuces de son répertoire. C’était un maître de l’escroquerie, du déguisement et de la séduction. Il est difficile de lui faire confiance, encore plus de lui résister, mais il sait une chose qu’elle ne peut ignorer. L’homme qu’elle pourchasse a mis sa tête à prix. Afin d’arriver la première, elle doit de nouveau faire équipe avec Alexi…et, comme auparavant, leur duo est la recette d’un cocktail explosif.
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Éloges pourLa belle et le cha99eur de prime9
« Les personnages Pien campés e Lori Austin et la tension palpaPle u roman vous captiveront ! Ses livres sont comme le meilleur whisky : toujours agréaPle au palais, mais prouisant un effet percutant. Vous serez séuits par la Prûlante Cat et le rusé Alexi. » — SaPrina Jeffries, auteure à succès e‘Twas the Night After Christmas, Pest-seller uNew York Times
« Fascinant, poignant et inouPliaPle,La belle et le chasseur de primes, e Lori Austin, est un roman palpitant qui m’a rappelé pourquoi j’aimais les westerns. J’ai aoré l’originalité es personnages et la profoneur e leur histoire. Lori Austin est une conteuse ouée et Prillante qui ne éçoit pas. » — Lorraine Heath, auteure eShe Tempts the Duke
« D’une originalité rafraîchissante,La belle et le chasseur de primeslittéralement es surgit pages. Vous tomPerez sous le charme e ses personnages et e l’Ouest américain. » — Susan Mallery, auteure eSummer days
« Lori Austin sait comment créer un climat e tension qui vous tient en haleine, page après page. Avec ce récit mouvementé e vengeance et e réemption, le lecteur est assuré ’une ranonnée eniaPlée. » — Kaki Warner, auteure eBride of the High Country
Copyright © 2012 Lori Handeland Titre original anglais : Once Upon A Time in the West: Beauty and the Bounty Hunter Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec New American Library, une division de Penguin Group (USA), New York, NY. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Patrice Nadeau Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Carine Paradis Montage de la couverture : Matthieu Fortin Design de la couverture : © Alan Ayers Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89752-770-9 ISBN PDF numérique 978-2-89752-771-6 ISBN ePub 978-2-89752-772-3 Première impression : 2015 Dépôt légal : 2015 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Austin, Lori, 1961-
[Beauty and the Bounty Hunter. Français] La belle et le chasseur de primes (Il était une fois dans l’Ouest ; 1) Traduction de : Beauty and the Bounty Hunter. ISBN 978-2-89752-770-9 I. Nadeau, Patrice, 1959 février 2- . II. Titre. III. Titre : Beauty and the Bounty Hunter. Français. PS3558.A47348B4314 2015 813’.54 C2015-941062-2
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« Dès la première page, l’histoire s’envole comme un pur-sang galopant ventre à terre dans les prairies. Accrochez-vous et appréciez la randonnée ! » — Claudia Drain, auteure desCourtesan Chronicles REMERCIEMENTS
Merci à ma merveilleuse agente, Robin Rue, qui aurait pu me demander : « Un western ? As-tu perdu la tête ? » Mais qui a dit plutôt : « Je m’en occupe. » Un grand bravo à l’assistante de Robin, Beth Miller, qui a pensé au titre parfait pour la série : Il était une fois dans l’Ouest. Dès qu’elle a lancé l’idée, rien d’autre ne pouvait convenir. Et un merci spécial à Claire Zion, qui s’ennuyait des romans westerns autant que moi, et qui m’a tant aidée à vous présenter l’histoire de Cat et Alexi.
Abilene, Kansas 1870
Chapitre 1
U n nouveau client entra d’un pas nonchalant par la porte principale du Salon de Letty. De petite taille, tanné, trapu — les trois « T » de la laideur —, il arborait une vilaine cicatrice autour du cou. Malgré tout, presque toutes les femmes présentes se redressèrent, se pavanant pour capter son attention. Cathleen Chase ne perdit pas un instant. Elle s’avança. C’était son homme. Une main agrippa son bras. — Sissy ! Cat dut faire un effort pour ne pas se hérisser au nom ridicule qu’elle avait adopté. Mais pourquoi celui-là ? — Nous ne les choisissons pas, dit la putain en resserrant sa prise, enfonçant ses ongles acérés dans la peau de Cat. Ce sont eux qui nous choisissent. Cat leva les yeux de la main posée sur son poignet jusqu’au visage qui avait jadis été joli. Comme il arrivait souvent quand Cat laissait voir ce qu’il y avait sous la surface, la fille fit un pas rapide en arrière, croisant ses bras nus sur sa poitrine drapée de satin comme si elle avait froid. Puisqu’elle révélait plus de chair qu’elle n’en couvrait — Cat aussi d’ailleurs —, cela pouvait être vrai. Haussant les épaules, la jeune femme détourna le regard : — Ils sont tous pareils pour moi. — Pas pour moi, murmura Cat. Sa jupe bruissa juste sous ses genoux alors qu’elle marchait lentement vers sa proie. Cat avait choisi une robe grenat pour mettre en valeur ses longs cheveux noirs et ses yeux verts. Son teint était pâle, comme celui de toute Irlandaise, mais elle n’avait pas hérité de la chevelure rousse et des taches de rousseur de tant de ses parentes. Cat ressemblait à sa mère — que Dieu ait son âme et toutes celles des êtres qu’elle avait déjà aimés. Son encolure plongeait dangereusement bas. Cat avait ajusté son corsage de sorte que ses seins s’en échappaient presque à chaque respiration. Tout en traversant la pièce, elle tira discrètement l’étoffe vers le bas afin d’attirer le regard de l’homme sur sa poitrine et le maintenir à cet endroit. — Combien ? demanda-t-il d’une voix rauque. — Cinq dollars, répondit-elle. C’était un prix élevé, même pour une femme blanche, mais pas déraisonnable. Pourtant, il hésita, et Cat leva un doigt, faisant un petit mouvement d’aller-retour sur sa peau. Les yeux de l’homme le suivirent comme le balancement du pendule d’une horloge, puis il s’empara de sa main et la tira dans l’escalier de chêne grinçant, sans même regarder une seule fois le visage de Cat. Elle montrait parfois tant d’adresse à ce jeu qu’elle s’en effrayait elle-même. — Quelle chambre ? demanda l’homme, d’une voix rauque et saccadée. Cat passa près de lui, s’assurant que sa poitrine effleure le bras de l’homme en ouvrant la porte de sa chambre, qui baignait dans la pénombre, car elle l’avait laissée ainsi. Pourquoi s’embarrasser d’allumer la lampe ? Moins il pourrait voir — moins elle en verrait —, mieux cela
vaudrait. Elle avait à peine fait deux pas à l’intérieur quand l’homme referma la porte d’un coup de pied et la fit brutalement se tourner vers lui. Il plongea la main dans son décolleté, écrasant de ses doigts la chair tendre alors qu’il y enfonçait son visage et la soulevait contre sa bouche. Cat contempla le papier peint floral en lambeaux et le laissa faire à sa guise un moment. Son tour viendrait. Quand il vint pour lever sa jupe d’une main, tout en portant l’autre à sa ceinture, Cat murmura : — Une minute, soldat, adoucissant ainsi son déni en caressant son érection avec la paume de sa main, pressant les doigts juste assez pour le faire gémir. Avec moi, on en a toujours pour son argent. — Quo… ? Il ne put former le mot, sans doute était-il incapable de penser, à en juger par son expression morne. — C’est quoi ton nom, chéri ? Avant d’aller plus loin, il valait mieux qu’elle soit sûre. — C-Clyde. Les lèvres de Cat s’incurvèrent et elle le pétrit à travers l’épaisse étoffe de son pantalon, faisant courir son pouce d’avant en arrière sur l’extrémité palpitante. En se penchant vers lui, elle accrut la pression et le rythme. — Tu veux sûrement plus qu’une passe à la va-vite… Elle le serra une autre fois, s’arrêtant juste au seuil de la douleur, et il hoqueta : — Et toi ? La tête de Clyde se balançait d’avant en arrière. — Alors, ce sera bien mieux qu’une petite passe, murmura Cat. Elle continua de le caresser, assez pour maintenir son intérêt, mais pas suffisamment pour l’achever. De sa main inoccupée, Cat retira un cordon de la poche de sa robe. Clyde était bien trop absorbé pour remarquer qu’elle lui enlaçait les poignets, jusqu’à ce qu’elle serre le nœud. — Mais qu’est-ce… ? — Chut, fit Cat en déboutonnant son pantalon. Il se tut. En s’agenouillant, elle laissa ses cheveux tomber en cascade sur son visage. La respiration de Clyde s’accéléra quand elle rabattit son pantalon ouvert. En s’approchant un peu plus, elle heurta « accidentellement » les mains de Clyde avec sa tête. Elle recula et fronça les sourcils. — Je crois que je devrais te les attacher dans le dos. — Non. — Non ? La moue dans la voix de Cat était presque aussi convaincante que la moiteur du souffle qu’elle laissait couler sur lui. Cat connaissait les hommes : la menace de son mécontentement était moitié moins persuasive que la crainte qu’elle ne donnerait pas suite à la promesse de ce souffle mouillé. — C’est d’accord. Le sourire caché par ses cheveux, Cat lui dénoua les poignets et il se retourna. Elle resta à genoux, pour lui donner l’illusion d’être le maître, tout en maintenant vivant dans son esprit l’espoir de sa bouche sur son sexe. En se levant, Cat rattacha la corde fermement, pressant son petit révolver sur ses vertèbres en se relevant.
— Maintenant, Clyde, répète après moi : toi ou elle ? — Mais qu’est-ce… Cat plaça le canon sur sa tempe. — Dis-le. Toi ou elle ? — T-toi… Elle ferma les yeux et, comme chaque fois qu’elle y retournait — et quelquefois quand elle ne le faisait pas —, le passé revenait.Elle ne pouvait voir à travers le bandeau, ne pouvait bouger à cause de ses liens. Mais elle entendait… Son oreille était toujours aussi fine. — Toi ou elle ? balbutia Clyde. Cat ouvrit les yeux. Ce n’était pas lui. Une vague de déception monta en elle, si forte, si intense, que ses jambes flageolèrent. Combien de temps pourrait-elle continuer à faire cela ? Combien de temps avant que quelqu’un ait le dessus sur elle ? Combien de temps avant qu’elle se laisse prendre ? Cat rejeta ces pensées-là. Elle avait fait un serment, et elle n’arrêterait pas avant d’y avoir été fidèle. Peu importe le temps que cela prendrait. Peu importe ce qu’il lui faudrait faire. Et jusqu’à présent, elle en avait fait beaucoup. Après avoir éprouvé le nœud qui retenait les poignets de Clyde — on ne pouvait être trop prudent —, Cat pressa le révolver un peu plus profondément contre lui. — Marchons. Des applaudissements retentirent dans l’ombre. Cat sursauta et fut bien proche de loger une balle dans le dos de son prisonnier. Un homme surgit des ténèbres. Son Colt était sanglé à la manière d’un tireur professionnel. Elle ne pouvait voir son visage dans l’ombre de son chapeau sombre à large bord. Ses mains, qui applaudissaient toujours — lentement, sarcastiquement —, étaient gantées de noir. Il y avait quelque chose de familier à propos de ces mains-là. — Je n’avais jamais rien vu de tel auparavant, dit-il. Il y avait aussi quelque chose à propos de la voix — un rythme inhabituel, un accent qu’elle ne pouvait replacer. Elle était douée pour reconnaître les voix — elle devait l’être —, même meilleure quand elles étaient teintées d’accents. De ne pouvoir reconnaître celle-là lui causait de l’agacement, qui avait débuté quand elle avait vu ses mains, et qui s’intensifiait. — Qui êtes-vous ? demanda-t-elle. Que voulez-vous ? Elle s’attendait plus ou moins qu’il lui dise qu’il l’attendait, qu’il était l’un des habitués chez Letty, et qu’on l’avait envoyé en haut pour avoir un avant-goût de la nouvelle fille. C’était quelque chose d’assez courant dans ce business ; elle n’aurait qu’à lui promettre qu’elle serait disponible bientôt, avant de disparaître. Le nouveau venu gardait la tête inclinée de sorte que l’ombre lui couvrait le visage, et cela l’ennuyait. Que cherchait-il à cacher, et pourquoi ? — Merdique chasseur de primes, cracha Clyde. — Tu l’as presque fait, mon triste petit ami. — Presque fait quoi ? demanda Clyde d’une voix médusée. — Baisé le chasseur de primes, répondit la voix dans l’ombre. Les yeux de Cat se rétrécirent. Comment savait-il ? 1 Clyde regarda par-dessus son épaule, et Cat poussa sonderringer plus fermement contre lui, de crainte qu’il tente quelque chose de désespéré. — Ce n’est qu’une pute, dit Clyde avec mépris.