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ANNIE WEST La brûlure du souvenir
ANNIE WEST
La brûlure du souvenir
Collection :Azur
Cet ouvrage a été publié en langue anglaise sous le titre : CAPTIVE IN THE SPOTLIGHT
® HARLEQUIN est une marque déposée par e Groupe Harequîn ® Azur est une marque déposée par Harequîn S.A.
Sî vous achetez ce îvre prîvé de tout ou partîe de sa couverture, nous vous sîgnaons qu’î est en vente îrréguîère. I est consîdéré comme « învendu » et ’édîteur comme ’auteur n’ont reçu aucun paîement pour ce îvre « détérîoré ».
Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. © 2013, Annîe West. © 2014, Traductîon françaîse : Harequîn S.A. 83-85, bouevard Vîncent-Aurîo, 75646 PARIS CEDEX 13. Servîce Lectrîces — Té. : 01 45 82 47 47
ISBN9782280306287— ISSN 0993-4448
1.
Tout au ong des întermînabes cînq dernîères années, Lucy s’étaît îmagîné sa premîère journée de îberté dans a umîère de ’été romaîn, sous un cîe d’azur. Le parfum des cîtronnîers lotteraît dans ’aîr avec e chant des oîseaux. Ce jour étaît venu, maîs ee respîraît seuement ’odeur famîîère d’acîer rouîé, de béton sae, de détergent et de désespoîr quî créaît ’atmosphère sî partîcuîère de a prîson. Ee réprîma un frîsson de craînte. Et s’î y avaît une erreur ? Sî es ourdes portes demeuraîent fermées devant ee ? Une panîque affreuse ’envahît. Ce seraît épouvantabe de retourner dans sa ceue après avoîr attendu sî ongtemps a îberté. La gardîenne quî ’escortaît tapa e code de sécurîté sur e cavîer et Lucy patîenta, e cœur au bord des èvres, en serrant son sac dans ses maîns moîtes. Quand ee franchît e seuî, e cîe étaît grîs et e vacarme de a cîrcuatîon ’agressa. Ee s’en moquaît.!Ee étaît îbre Ee ferma es paupîères pour savourer ce moment dont ee rêvaît depuîs que a terreur ’avaît engoutîe. Ee étaît enin îbre de ses faîts et gestes, îbre d’agîr à sa guîse, îbre de renouer es is de son exîstence. Pour commencer, ee prendraît un volow costpour Londres, où ee passeraît a nuît avant de poursuîvre son voyage jusque dans e Devon. Là-bas, ee s’offrîraît une
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chambre d’hôte tranquîe, avec un ît confortabe et de ’eau chaude à voonté. Derrîère ee, a porte se referma avec un caquement sec. Lucy rouvrît es yeux. Devant ’entrée prîncîpae, un attroupement attendaît vîsîbement sa sortîe. En apercevant es mîcros et es appareîs photo, ee se gaça et commença à marcher rapîdement dans a dîrectîon opposée. Maîs e brouhaha se rapprocha, accompagné par une pétarade de motos. — Lucy ! Lucy Knîght ! La meute avîde des journaîstes a poursuîvaît. Ee pressa e pas, maîs un motard uî barra a route dans un grand crîssement de freîn et e photographe assîs à ’arrîère mîtraîa son vîsage désemparé. Le reste de a horde ne tarda pas à a rattraper pour a presser de questîons. Après son ong îsoement, a bouscuade quî menaçaît de ’étouffer a terrîia. — Comment vous sentez-vous ? — Ques sont vos projets ? — Avez-vous queque chose à dîre aux tééspectateurs? Ou à a famîe Vope ? La cohue s’apaîsa queques secondes à a mentîon du nom de Vope. Aors que Lucy, choquée, s’efforçaît de reprendre pîed, e cîquetîs des appareîs et es écaîrs des lashs achevèrent de a désorîenter. Ee auraît dû s’y attendre. Pourquoî ne s’étaît-ee pas préparée à cette épreuve ? D’un autre côté, ’affaîre remontaît à cînq ans. Le scandae auraît dû se camer. Que vouaîent tous ces gens ? Ne ’avaît-on pas déjà assez harceée ? Sî seuement ee avaît accepté a proposîtîon de ’ambas-sade de ’escorter jusqu’à ’aéroport… Ee avaît refusé stupîdement, détermînée à ne compter que sur ee-même. Depuîs que es représentants oficîes du Royaume-Unî s’étaîent montrés încapabes de a sauver des fourches
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Caudînes de a justîce îtaîenne, ee ne vouaît pus de ’aîde de personne. Son încorrîgîbe orgueî ’avaît mîse dans de beaux draps… Les èvres pîncées, ee se fraya résoument un chemîn. Le vîsage fermé, ee aaît droît devant, sans regarder à droîte nî à gauche, avec une force et une fermeté quî devaîent en împoser car a meute semba hésîter sur a conduîte à tenîr. Ee étaît bîen oîn, a jeune ie înno-cente de dîx-huît ans qu’on avaît încarcérée de façon îgnomînîeuse. Désormaîs, ee se déiaît de tous sauf d’ee-même. Lucy ne s’excusa pas quand, écartant d’un geste une journaîste trop însîstante, e mîcro de cette dernîère tomba par terre. Sî ee s’arrêtaît, ee étaît perdue. Assaîîe par une sensatîon de caustrophobîe întense, ee s’exhorta au came, réprîmant ses trembements et une îrrésîstîbe envîe de s’enfuîr en courant. La presse en auraît faît des gorges chaudes ! Apercevant une brèche droît devant, Lucy fonça, pour se retrouver aussîtôt entourée de grands gaîards en costumes sombres et unettes de soeî, quî réussîssaîent apparemment à contenîr a cohue. Ee eut ’împressîon d’avoîr atteînt ’œî du cycone. Tous es sens en éveî, ee examîna a ongue voîture noîre aux vîtres teîntées que protégeaîent manîfestement es hommes en noîr. Quequ’un étaît venu a chercher ? Maîs quî ? Ses rares amîs s’étaîent évanouîs au cours des dernîères années. Quant à sa famîe, aucun de ses membres n’avaît es moyens de posséder un véhîcue aussî uxueux ! Un des gardes du corps ouvrît a portîère arrîère et Lucy se pencha pour regarder à ’întérîeur. Des yeux grîs, de a coueur de a gace sous un cîe d’orage, a happèrent. Lucy retînt son soufle en consîdérant e vîsage
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vîrî de ceuî quî a contempaît en fronçant e nez avec arrogance, comme sî ee exsudaît par tous es pores de sa peau ’odeur nauséabonde de a prîson. Avec ses traîts de patrîcîen aux pommettes hautes et sa mâchoîre carrée, î sembaît tout droît sortî d’un tabeau de a Renaîssance. Pas lui ! En dépît de son expressîon sévère, une émotîon étrange passa entre eux. L’aîr se chargea d’éectrîcîté et Lucy, înexpîcabement, eut a chaîr de poue. Ses doîgts agrîp-pèrent a poîgnée de sa vaîse tandîs qu’ee chanceaît. Pas lui ! C’étaît pus qu’ee ne pouvaît en supporter. — Domenîco Vope, aîssa-t-ee échapper dans un murmure. — Aînsî, vous me reconnaîssez… I s’exprîmaît dans un angaîs parfaît, avec a dîctîon sans faîe d’un homme de haut îgnage quî avaît reçu a meîeure éducatîon. Lucy refusa de uî montrer à que poînt son ton méprî-sant a bessaît. De toute façon, après tout ce qu’ee avaît enduré, rîen ne pouvaît pus guère ’atteîndre. — Ouî, je me souvîens de vous. Comme sî ee avaît pu oubîer! Dîre qu’ee avaît faîî… Non, ee refoua énergîquement a pensée împortune. Sa naveté d’autrefoîs ’avaît déinîtîvement quîttée. La vue de Domenîco Vope avaît cependant réveîé une foue de souvenîrs. — Vous n’avez rîen manqué du procès, reprît-ee. Derrîère eux, e brouhaha des journaîstes a ramenaît magré ee à cette époque troube et agîtée. — Qu’aurîez-vous faît à ma pace? demanda Domenîco d’une voîx gacîae. La gorge de Lucy se serra. I sembaît dîficîe à présent de croîre qu’îs avaîent réeement partagé tous es deux
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des înstants de compîcîté déîcîeuse, même sî fugaces et fragîes. Dans une autre vîe… Ee se détourna. Pourquoî perdre son temps à parer avec cet homme quî ne uî vouaît que du ma ? A ce moment, un géant à a mîne sombre uî barra e passage. Signorina, s’î vous paït, dît-î en uî îndîquant une pace à ’arrîère de a voîture. S’asseoîr à côté de Domenîco Vope, ’homme quî încarnaît à uî seu tous es maheurs quî avaîent fondu sur ee ? Ee secoua a tête en réprîmant un rîre hysté-rîque. Puîs, ee it un pas de côté, maîs e garde du corps ’attrapa par e bras. Ne me touchez pas ! Personne n’avaît e droît de poser a maîn sur ee. Pas après tout ce qu’ee avaît subî. Lucy ouvrît a bouche, maîs à a pace des mots pour-tant caîrement formués dans son esprît sortît une bordée d’înjures en îtaîen, dont ee ne connaîssaît même pas e quart en angaîs avant son séjour en prîson. Eberué, ’homme a âcha en recuant. Encore vîbrante de coère, ee inît par se taîre, un peu honteuse. Dîre qu’ee croyaît s’être tîrée îndemne de ses condîtîons dégradantes de détentîon… A que poînt avaît-ee changé ? En tout cas, e paîsîr de sa sortîe étaît îrrémédîabement gâché. Ee refoua a vague de désespoîr quî menaçaît de a submerger. Les doîgts recroquevîés sur a poîgnée de son sac, ee fonça tête baîssée à travers e cordon de sécurîté quî protégeaît Domenîco Vope des paparazzîs. Ee préféraît encore affronter a presse putôt que de monter dans sa ichue îmousîne.
— Je suîs désoé, patron. J’auraîs dû ’arrêter. Maîs avec tous ces reporters à ’affût…
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— Ce n’est pas grave, Rocco. I vaaît mîeux m’évîter un gros tître sur e kîdnappîng de Lucy Knîght ! Pîa, déjà éprouvée par ’annonce de cette îbératîon, en auraît été maade. Or, î se devaît de protéger sa bee-sœur. En regardant ’attroupement se refermer autour de a frêe sîhouette de a jeune Angaîse, Domenîco éprouva, assez încroyabement, une sorte de remords ; comme s’î ’avaît encore une foîs déçue. Etaît-ce à cause du regard horrîié qu’ee uî avaît ancé avant de se jeter dans a meute ? Une cupabîîté absurde, încompréhensîbe, refaîsaît surface. Dans a journée, orsqu’î réléchîssaît, î étaît évîdent que Lucy Knîght avaît semé es graînes de son tragîque destîn. Magré tout, a nuît, î uî arrîvaît de penser que es choses n’étaîent pas aussî tranchées… Après tout, que uî împortaît ? I n’étaît pas responsabe d’ee. Cînq ans pus tôt, a fraïcheur et ’enthousîasme de a jeune femme ’avaîent fugacement ému. Ee étaît sî dîfférente des mondaînes sophîstîquées qu’î fréquentaît aors ! Jusqu’à ce qu’î découvre son doube jeu… En réaîté, ee avaît unîquement cherché à e prendre dans ses iets, exactement comme ee ’avaît faît avec son frère. Tout à ’heure, une attîrance troube et un peu honteuse s’étaît réveîée en uî pour cette femme quî avaît paru jour après jour au banc des accusés en camant son înnocence, contre vents et marées. I avaît même faîî tendre a maîn pour toucher ses cheveux bonds comme e bé en été. Furîeux contre uî-même, Domenîco se renfonça sur a banquette. La mêée médîatîque s’éoîgnaît en suîvant Lucy Knîght. Seus demeuraîent queques traïnards, quî essayaîent de cadrer a voîture dans eur objectîf. Heureusement, es vîtres fumées e protégeaîent. I en vouaît un peu à Pîa de ’avoîr mîs dans cette sîtuatîon. Ee étaît très vunérabe et se soucîaît beaucoup
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trop des rumeurs coportées par a presse. Luî se moquaît éperdument des paparazzîs. C’étaît Lucy Knîght, et ee seue, quî e perturbaît. Ee avaît changé. Ses traîts s’étaîent afinés et son înnocence d’autrefoîs, peîne de promesses, s’étaît muée en une beauté empreînte de sensuaîté. Et quee force de caractère ! Car î faaît beaucoup de courage pour affronter a horde déchaïnée des journaîstes. Les jurons quî étaîent sortîs de sa bouche trahîssaîent une souffrance à leur de peau. Comment avaît-ee réussî, tout au ong du procès, à dîssîmuer a vîoence et a passîon quî ’habîtaîent ? A moîns que cet aspect de sa personnaîté ne se soît déve-oppé durant ses années d’emprîsonnement. Domenîco eva es yeux au cîe. I auraît mîeux vau îgnorer es suppîcatîons de Pîa et tourner e dos à cette femme. Depuîs e moment où eurs regards s’étaîent croîsés, ee ne uî avaît apporté que des ennuîs. I appuya sur e bouton de ’Interphone. — Démarrez ! commanda-t-î à son chauffeur.
Le bus n’arrîveraît que dans vîngt mînutes. Tîendraît-ee jusque-à ? Rassembant toute ’endurance dont ee étaît capabe, Lucy feîgnît ’îndîfférence, magré es sîflets et es înterjectîons des journaîstes quî vouaîent attîrer son attentîon. Ee avaît es genoux trembants et ma au bras, maîs ee n’osaît poser sa vaîse de peur que e contenu ne se renverse dans a bouscuade. Ee n’avaît vraîment pas envîe de îre des commentaîres dans a presse sur ’état de sa îngerîe ou sur ses ectures. Le ton s’étaît durcî quand es reporters avaîent découvert une femme peu dîsposée à coopérer au îeu de a proîe facîe qu’îs espéraîent sans doute. Des passants curîeux
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