La chronique des Anciens (Tome 4) - L'héritière de l'Oracle

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À la mort de sa sœur aînée, Grace hérite de l’Oracle de Louisville. Ce don très précieux, seules certaines femmes de la famille Andreas ont le privilège de le posséder, ainsi qu’une Force unique se transmettant de génération en génération. Mais en plus de cette lourde tâche qui lui incombe désormais, Grace a la responsabilité de Max et Chloé, ses petits neveux. Aussi, quand un certain Khalil débarque sans crier gare pour s’installer chez eux, Grace est sur ses gardes. Ce djinn à la puissance inégalable n’est-il pas des plus dangereux ? Pourtant, le mal peut prendre bien des formes, et Khalil semble être le seul à pouvoir les en protéger…
Publié le : mardi 8 juillet 2014
Lecture(s) : 4
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290082614
Nombre de pages : 449
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Thea Harrison
Classée en tête de liste des meilleures ventes duNew York Timeset deUSA Today, elle est lauteur dune dizaine de livres. Récompensée à plusieurs reprises pour ses écrits, elle a connu le succès avec sa sérieLa chronique des Anciens, qui la fait connaî-tre du grand public. Le premier tome,Le baiser du dragon, a été primé par le célèbre RITA Award 2012 de la meilleure romance paranormale. Elle a également publié sous le pseudonyme dAmanda Carpenter.
Lhéritière de lOracle
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
LA CHRONIQUE DES ANCIENS 1  Le baiser du dragon Nº 10145 2  Un cur de pierre Nº 10142
3  Létreinte du serpent Nº 10615
THEA HARRISON
L A C H R O N I Q U E D E S A N C I E N S  4 Lhéritière de lOracle
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Laurence Murphy
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Titre original ORACLE’S MOON Éditeur original Berkley Sensation Books, published by The Berkley Publishing Group, a division of Penguin Group (USA), Inc., New York Teddy Harrison, 2012 Pour la traduction française Èditions J’ai lu, 2014
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Attirer l’attention d’un djinn est rarement une bonne idée, Grace. Les mots prononcs sur un ton acide par Janice, la baby-sitter, rebondissaient dans la tte de Grace comme un ballon gar sur un terrain de rugby. Ce ballon tait Ā dix mtres de la zone d’en-but et deux quipes de rugbymen baraqus de plus de cent kilos chacun se bousculaient pour le rcuprer. Et ce bal-lon, s’il avait pu parler Ā ce moment prcis, vous l’auriez entendu gmir : « ouh, lĀ, lĀ, a va faire mal . Ce sentiment d’une catastrophe imminente et in-vitable, c’tait plus ou moins l’impression que la journe laissait Ā Grace. Le sermon de Janice n’allait rien y changer. Ce n’tait pas comme si Grace avait eu voix au chapitre. Le djinn avait dboul dans sa vie en compagnie de deux autres personnes en se prsentant devant sa porte Ā trois heures et demie du matin parce qu’ils ne pouvaient pas attendre une heure moins indue pour lui parler. Elle ferait probablement bien d’arrter de l’appe-ler « le djinn . Il avait un nom aprs tout : Khalil 7
quelque chose. D’aprs l’un de ses compagnons, il tait Khalil Quelqu’un d’Important. Grace avait surtout le sentiment qu’il s’appelait Khalil la Calamit Ambulante, mais elle ne tenait pas Ā lui dire… heu, disons en face, quand il dcidait d’avoir une face… parce qu’elle ne voulait pas le pro-voquer plus qu’elle ne l’avait djĀ fait et qu’elle esp-rait vraiment, mais vraiment, qu’il allait finir par s’ennuyer et s’en aller maintenant que toute la fivre, enfin le chaos, s’tait apaise. Parce que c’en tait fini de l’excitation et du chaos maintenant, n’est-ce pas ? La tuerie. Elle n’avait jamais vu personne se faire tuer avant ce matin-lĀ. Elle repoussa le souvenir. Pour l’heure, elle devait s’occuper de sa nice et de son neveu, bon sang. Elle n’avait pas le temps de ragir davantage Ā ce qu’il s’tait pass. Il faudrait que cela attende que Chlo et Max soient couchs. Peut-tre que le djinn serait parti quand elle rentre-rait des courses avec les enfants. L’espoir faisait vivre aprs tout. Et il la faisait vivre Ā plus d’un titre. D’ail-leurs, si le supermarch pouvait distribuer gratuite-ment des steaks aujourd’hui… Ben voyons, et les poules avaient des dents aussi ? En fait, elle souponnait mme le djinn de les avoir suivis jusqu’au supermarch. Elle ne le voyait pas, mais elle percevait sa prsence brumeuse depuis qu’elle avait install Max et Chlo dans la voiture pour s’y rendre. Son odeur psychique cre lui met-tait les nerfs Ā vif comme lorsque les voitures de pompiers dvalaient une rue en faisant hurler leurs sirnes. 8
Peu importait que l’on ne puisse pas voir l’incendie, on savait que quelque chose de grave se passait. Elle russit Ā trouver une place oÙ se garer Ā cÔt d’une station oÙ taient rangs des chariots. La moi-teur de l’aprs-midi de juin la frappa quand elle sor-tit de la voiture. Il devait bien faire trente-cinq. Son tee-shirt lui colla au dos en l’espace de quelques secondes et elle n’eut qu’une envie : dchirer son pantalon en pilou au-dessus des genoux, sauf qu’elle ne portait plus de shorts, pas mme dans la maison, car elle ne pouvait pas supporter la vue des cicatrices sur ses jambes abmes lors de l’accident de voiture. Grace prit un chariot et se retourna vers la voiture oÙ l’attendaient les enfants. Elle saisit son propre reflet dans la fentre du vhicule. Elle tait de gran-deur moyenne avec une taille et des jambes minces, et des seins et des hanches qui soulignaient sa fmi-nit. Si l’on pouvait se fier Ā la gntique, il faudrait qu’elle fasse attention en vieillissant car ses formes deviendraient trop gnreuses. Ses cheveux courts blond cendr se dressaient sur sa tte car elle n’arrtait pas de passer les doigts dedans. Le manque de sommeil avait terni ses yeux brun-vert et lui donnait un teint blme. Elle toucha son reflet en notant les cernes sous ses yeux. J’étais jolie avant, se dit-elle. Puis elle s’en voulut d’y accorder une quelconque importance. Au diable la beauté, je préfère être forte. La beauté s’estompe au fil du temps. La force te permet d’affron-ter les épreuves. Et c’est ce qui compte, vu que parfois, des épreuves, il y en a une montagne. Elle souleva Chlo et la mit dans le chariot. Puis elle transfra Max dans son porte-bb. La petite fille, ge de quatre ans, s’assit dans le chariot en ployant son petit corps dlicat. Elle chantait 9
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