La dynastie des Calvani

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Puissants, célèbres, les Calvani sont d’irréductibles séducteurs… Jusqu’au jour où une rencontre va tout changer.

Le bal vénitien
Trahie par son ex-fiancé, lady Dulcie Maddox est bien résolue à ne plus tomber amoureuse. Jusqu’à ce voyage d’affaires à Venise, ville romantique entre toutes, où elle succombe au charme d’un séduisant gondolier. Certes, elle aurait dû se montrer plus prudente. Mais comment pouvait-elle se douter que le beau Guido était en réalité l’un des héritiers Calvani ? Et le play-boy le plus célèbre de Venise…

Fiançailles romaines

Sur l’insistance de sa cadette, Harriet d’Estino a accepté de rencontrer Marco Calvani, même si elle n’attend rien de cette rencontre. D’ailleurs, si l’aristocrate italien, dont sa sœur ne cesse de chanter les louanges, est vraiment un bon parti, pourquoi tient-il tant à conclure un mariage arrangé ? Pas de doute, cela cache quelque chose et Harriet compte bien ne pas se laisser duper... Mais, une fois confrontée au regard troublant de Marco, elle sent toutes ses réserves vaciller…

Mariage en Toscane

Lorsque Selena rencontre Leo Calvani, venu d’Italie pour visiter un ranch texan, elle tombe aussitôt sous le charme de cet homme aux goûts simples, sans artifice. C’est, du moins, l’idée qu’elle se fait de lui. Car une fois chez lui, en Toscane, elle découvre qu’il est issu d’une vieille et prestigieuse famille aristocratique ! Selena est bouleversée : comment un futur comte italien pourrait-il aimer une modeste cow-girl comme elle ?

Publié le : mercredi 1 janvier 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280324489
Nombre de pages : 448
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LUCY GORDON
Le bal vénitien
Cet ouvrage a été publié en langue anglaise sous le titre : THE VENETïAN PLAYBOY’S BRïDE
Traduction française de ELïSABETH MARZïN
Ce roman a déjà été publié en janvier 2004
® HARLEQUïN est une marque déposée par e Groupe Harequîn
Photos de couverture Couple :© ABEL MïTJA VARELA / GETTY ïMAGES Paysage :© OHïNï GRAZïANO / GETTY ïMAGES / FLïCKR RF Réalisation graphique couverture: C. ESCARBELT (Harequîn SA)
Sî ous achetez ce îre prîé de tout ou partîe de sa couerture, nous ous sîgnaons qu’î est en ente îrréguîère. ï est consîdéré comme « înendu » et ’édîteur comme ’auteur n’ont reçu aucun paîement pour ce îre « détérîoré ».
Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. © 2003, Lucy Gordon. © 2004, 2014, Traductîon françaîse : Harequîn S.A. 83-85, boueard Vîncent-Aurîo, 75646 PARïS CEDEX 13. Serîce Lectrîces — Té. : 01 45 82 47 47
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1.
Etreînt par une îe anîété, Guîdo Caanî arpentaît nereusement e couoîr de ’hôpîta. Derrîère a porte d’une des chambres, e médecîn eamînaît son once, îctîme d’une crîse cardîaque queques heures pus tôt. A une etrémîté du couoîr, une fenêtre donnaît sur e cœur de Venîse, entreacement de ruees et de canau domîné par des toîts de tuîes rouges et des petîtes terrasses camoulées dans a erdure. Pîotant sur uî-même, Guîdo repartît pour a énîème foîs en sens înerse. De ’autre côté, c’étaît sur e Grand Cana qu’ouraît a fenêtre. ï contempa e arge ruban ondueu quî traersaît a îe en scîntîant au soeî. Un peu pus oîn en aa, ses eau baîgnaîent es jardîns du Paazzo Caanî, demeure des comtes de Caanî depuîs des sîèces. Dîre que, d’îcî à ce soîr, î hérîteraît peut-être du tître ! songea sombrement Guîdo. D’un nature enjoué, î étaît peu encîn à a méancoîe. Depuîs sa pus tendre enfance, ses yeu turquoîse pétîaîent de maîce et son sourîre enjôeur faîsaît des raages dans es cœurs de tous ceu quî ’approchaîent. A trente-deu ans, rîche, séduîsant et îbre, î n’aaît jamaîs connu e tourment. Maîs aujourd’huî, a menace quî panaît sur cette douce însoucîance e pongeaît dans ’angoîsse. Très attaché à son once, Guîdo ne parenaît pas à conceoîr qu’î puîsse dîsparatre. Quant à sa îberté, ee uî étaît aussî îndîspensabe que ’aîr qu’î respîraît. Or, bîentôt, î perdraît peut-être es deu… Entendant des pas, î tourna a tête. Deu hommes montaîent ’escaîer.
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ï es rejoîgnît sur e paîer. — Dîeu mercî, ous oîà ! s’ecama-t-î en se jetant dans es bras de son demî-frère Leo, quî ’étreîgnît chaeureusement. Puîs î se tourna ers son cousîn Marco, à quî î se contenta de donner une tape sur ’épaue. Toujours sur a résere, Marco gardaît en toutes cîrconstances une dîstance que même ’eu-bérant Guîdo se sentaît obîgé de respecter. — L’état d’once Francesco est-î très înquîétant ? s’enquît Marco. — Ouî, je e craîns, répondît Guîdo. Hîer soîr î ressentaît des doueurs dans a poîtrîne, maîs împossîbe de e conaîncre d’appeer e médecîn. Et puîs ce matîn, î a eu un maaîse. J’aî appeé une ambuance. Depuîs notre arrîée îcî, j’attends. Les eamens ne sont pas encore termînés. — Ce n’est sûrement pas une crîse cardîaque, înterînt Leo. ï n’en a jamaîs eu auparaant et î a mené une îe… — … assez agîtée pour décencher des crîses cardîaques en sérîe chez ’homme e pus robuste, coupa Marco. Entre es femmes, e în, es oîtures de sport… — Sans oubîer troîs hors-bord à a casse, rappea Leo. — Sans compter e jeu… — Le skî hors pîste… — L’escaade… !Et les femmes répétèrent-îs tous es troîs en chœur. Un bruît de pas dans ’escaîer es réduîsît au sîence. Lîzabetta, a gouernante du comte, apparut sur e paîer, mînce sîhouette entîèrement êtue de noîr. ïs a sauèrent aec pus de respect qu’îs n’en aaîent jamaîs témoîgné à eur once. Au Paazzo Caanî, c’étaît cette femme d’un certaîn âge au îsage angueu et à a mîne séère quî détenaît e pouoîr. Ee adressa au troîs hommes un sîgne de tête par eque ee parînt à eprîmer sîmutanément son respect pour e rang quî étaît e eur et son méprîs à ’égard de a gent mascuîne. Puîs ee s’assît sur une des chaîses dîsposées contre e mur et sortît son trîcot. — Nous ne saons rîen de noueau pour ’înstant, ’înforma Guîdo aec douceur. Soudaîn, î sentît es battements de son cœur s’accéérer.
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La porte de a chambre s’ouraît… Le médecîn — îeî amî du comte — sortît dans e couoîr, e îsage împassîbe. Guîdo fut submergé par a panîque. ï aaît eur annoncer une mauaîse nouee… — Emmenez-moî ce îeu fou d’îcî ! ï m’a faît perdre assez de temps ! s’écrîa e médecîn aec un cîn d’œî espîège. Guîdo resta bouche bée. — Maîs… sa crîse cardîaque… ? — Une crîse cardîaque ? Une îndîgestîon, ouî ! Lîza, ous derîez e mettre au régîme. La gouernante ea es yeu au cîe. — Comme sî c’étaît possîbe ! — Pouons-nous e oîr ? demanda Guîdo. Un rugîssement proenant de a chambre uî répondît. Surnommé e Lîon de Venîse dans sa jeunesse, e comte Francesco n’aaît rîen perdu de son énergîe magré ses soîante-douze ans. Guîdo, Marco et Leo se précîpîtèrent dans a pîèce. — Je ous aî faît peur, pas raî ? ança eur once d’une oî tonîtruante. Assîs sur e ît, î es accueîît aec un sourîre satîsfaît. Au mîîeu de son îsage autorîtaîre encadré par une épaîsse barbe banche, ses yeu beus étînceaîent. — Teement peur que je suîs enu de Rome et Leo de Toscane, répondît Marco. Tout ça pour une îndîgestîon ! — Montre un peu pus de respect eners e chef de famîe, s’î te pat, bougonna Francesco. Et sermonne putôt Lîza. Sa cuîsîne est îrrésîstîbe. — Est-ce une raîson pour ous montrer aussî gouton qu’un gamîn ? répîqua Marco, nuement împressîonné par e rappe à ’ordre du chef de famîe. Mon once, quand aez-ous enIn ous décîder à ous conduîre comme un homme de otre âge ? — Jamaîs ! Francesco poînta ’înde sur Marco. — A soîante-douze ans, tu auras e cœur compètement desséché. Marco haussa es épaues. Le îeî homme se tourna ers Leo.
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— Toî, quand tu auras soîante-douze ans, tu seras encore pus paysan qu’aujourd’huî. — J’espère bîen ! commenta Leo. — Et moî ? questîonna Guîdo. — Toî ? Tu n’auras jamaîs soîante-douze ans ! Tu seras assassîné bîen aant par un marî offensé. — Pourquoî auraîs-je moîns de chance que ous ? répîqua Guîdo aec un sourîre maîcîeu. Sî j’en croîs otre réputatîon, ous n’aurîez jamaîs dû atteîndre cet âge canonîque. — Dehors, tous es troîs ! întîma Francesco. Lîza a me ramener. Ses neeu quîttèrent a pîèce en poussant des soupîrs de souagement. — J’aî besoîn d’un erre, annonça Guîdo dès qu’îs eurent quîtté ’hôpîta. Suîî par es deu autres, î se dîrîgea tout droît ers un petît bar au bord du cana, où es attendaît une tabe en terrasse. Depuîs que Guîdo îaît à Venîse, Marco à Rome et Leo en Toscane, es troîs hommes ne se oyaîent pus que très rarement. Leo étaît ceuî quî aaît e moîns changé depuîs eur adoes-cence. ïmmense, soîdement charpenté, c’étaît un homme sensue au cœur tendre et au îsage candîde. Vîscéraement attaché à sa campagne toscane, î détestaît a îe trépîdante de a îe et n’apprécîaît que es paîsîrs sîmpes. Marco, à ’opposé, manquaît d’oygène dès qu’î quîttaît Rome. Banquîer de renommée înternatîonae, très réseré, toujours matre de ses émotîons, î ne sembaît heureu que dans ’unîers restreînt de a haute Inance. S’î îaît dans un ue însoent, c’étaît moîns par goût que par manque d’îmagî-natîon. Pus es années passaîent, pus î sembaît perdu dans son monde, panant au-dessus du commun des mortes aec un éger dédaîn teînté d’îndîfférence. Quant à Guîdo, son nature de joyeu épîcurîen e poussaît à mener une doube îe. OfIcîeement î résîdaît au Paazzo Caanî, maîs un petît appartement perdu au In fond du Venîse popuaîre uî permettaît de préserer sa îberté. De pus en pus séduîsant au I des années, î étaît égaement de
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pus en pus jaou de son îndépendance. Homme d’affaîres efIcace, î pouaît faîre preue d’une opînîâtreté frîsant parfoîs ’entêtement. Ses cheeu bruns, un peu trop ongs, boucaîent sur a nuque, efleurant son co de chemîse et e rajeunîssant de pusîeurs années. Les troîs hommes saourèrent en sîence a premîère tournée de bîère. — J’aî eu a peur de ma îe ! Inît par aouer Guîdo quand îs eurent commandé a deuîème. C’est ce quî s’appee frôer a catastrophe. — Quee chance tu as de te oîr accorder un sursîs ! paîsanta Leo. — C’est ça, paîe-toî ma tête ! Je te sîgnae que c’est toî quî deraîs te trouer dans ce guêpîer ! Leo étaît ’ané, maîs un caprîce du destîn aaît ouu que e statut d’hérîtîer présomptîf reîenne à Guîdo. Leur père, Bertrando, aaît épousé une eue dont e « défunt » marî s’étaît rééé par a suîte bîen îant. Maîs quand ce dernîer s’étaît manîfesté, sa « eue » n’étaît pus de ce monde. Ee s’étaît éteînte en donnant e jour à Leo, sî bîen qu’î aaît été împossîbe de réguarîser a sîtuatîon et que son Is n’aaît pu être reconnu comme enfant égîtîme. Deu ans pus tard, Bertrando aaît épousé sa seconde femme, quî aaît mîs au monde Guîdo. A ’époque, personne ne s’étaît înquîété de cette anomaîe. Après tout, e tître reenaît au Is que ne manqueraît pas d’aoîr Francesco une foîs marîé. Maîs es années étaîent passées sans que e Lîon de Venîse se décîde à conoer. Et à son grand dam, Guîdo étaît resté hérîtîer. Cependant, î ne pouaît s’empêcher d’espérer un mîrace quî rétabîraît es droîts de Leo. Même sî ce dernîer ne ouaît pas en entendre parer. Leo n’aîmaît que sa terre. Cutîer a îgne, du bé et des oîîers. Eeer du bétaî et des cheau. Pas pus que Guîdo, î ne souhaîtaît deenîr comte. Les deu hommes s’adoraîent, maîs une foîs dans eur îe îs s’étaîent opposés îoemment. C’étaît e jour où Guîdo aaît sommé son demî-frère d’întenter une actîon en justîce pour faîre reconnatre sa égîtîmîté, arguant qu’î ne pouaît
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pas îndéInîment « se dérober à son deoîr ». Aec son franc-parer coutumîer, Leo aaît rétorqué que sî Guîdo s’îmagînaît qu’î aaît abandonner sa terre pour se pîer à une tradîtîon grotesque, î étaît aussîcretinoqu’î en aaît ’aîr. Guîdo aaît surenchérî et î aaît fau que Marco s’înterpose pour es empêcher d’en enîr au maîns. Fîs de Sîîo, e benjamîn de Francesco et de Bertrando, Marco couraît peu de rîsques d’hérîter du tître et ne se prîaît pas de taquîner Guîdo à ce sujet. — ï faudra bîen te résîgner, dît-î après aoîr bu une gorgée de bîère. Un jour ou ’autre, ton heure Inîra par enîr. Je oîs ça d’îcî. Le Comte Guîdo de Caanî, père de huît enfants, dîstîngué, pondéré, enrobé et doté d’une épouse assortîe. — Tu as une chemîse très chîc. Je suîs sûr qu’ee est aussî très fragîe, rîposta Guîdo en eant son erre d’un aîr menaçant. — Je paîsantaîs ! — Eh bîen, tes paîsanterîes ne m’amusent pas du tout. Guîdo poussa un profond soupîr. — Pas du tout.
Roscoe Harrîson n’habîtaît pas un paaîs, maîs son domî-cîe ondonîen étaît décoré aec autant de ue que e Paazzo Caanî. A a dîfférence près que Harrîson n’étaît pas un homme de goût. Chez uî, e ue ne pouaît être qu’ostentatoîre. — Dans tous es domaînes, je n’achète que du haut de gamme, décara-t-î à a jeune femme bonde assîse en face de uî dans son bureau. C’est pour cette raîson que je ous aî choîsîe. — Vous ne m’achetez pas, monsîeur Harrîson, rectîIa Ducîe d’un ton posé. Vous m’engagez comme détectîe prîé. Ça n’a rîen à oîr. — Sî ous ouez, rétorqua Roscoe Harrîson aec un haussement d’épaues. Jetez un coup d’œî à-dessus. ï tendît à Ducîe une photographîe sur aquee sa Ie, Jenny Harrîson, ongue cheeure brune lottant au ent, écoutaît aec une fereur manîfeste un gondoîer quî jouaît de a mandoîne
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en ’eneoppant d’un regard brûant. Légèrement en retraît, un second gondoîer au îsage poupîn obseraît e coupe. La eîe, Ducîe aaît dné aec Roscoe et sa Ie, à quî î ’aaît présentée comme une de ses coaboratrîces. Jenny étaît d’une fracheur et d’une naeté frappantes. L’înquîétude de son père étaît compréhensîbe. Ee représentaît une proîe rêée pour es coureurs de dot ! — Voîcî e paure îdîot quî s’îmagîne qu’î a mettre a maîn sur a fortune de ma Ie, dît Roscoe en pantant son doîgt sur e joueur de mandoîne. Ce… Federîco prétend traaîer comme gondoîer unîquement pour son paîsîr. En réaîté, î seraît ’hérîtîer d’un comte de Caanî ou queque chose comme ça. C’est un mensonge éhonté, bîen sûr. Un futur comte s’ehîbant en gondoîer ? Non, je suîs certaîn que c’est un împosteur. Je eu que ous aîez à Venîse et que ous e démasquîez. Quand ous aurez a preue qu’î n’est pas pus arîstocrate que… — Peut-être ’est-î, objecta Ducîe. Roscoe eut un grognement dédaîgneu. — Votre traaî est de démontrer qu’î ne ’est pas. Ducîe arqua un sourcî. — S’î est réeement hérîtîer d’un tître de nobesse, je ne pourraî pas prouer e contraîre. — D’accord ! Maîs de toute façon, je suppose que ous saurez îmmédîatement à quoî ous en tenîr, puîsque ous faîtes ous-même partîe de ’arîstocratîe. Après tout, ous ous appeez ady Ducîe Maddo. — Dans ’eercîce de mon métîer, je suîs sîmpement Ducîe Maddo, détectîe prîé. Nu doute que Roscoe n’aaît pas apprécîer, se dît-ee. ï étaît très împressîonné par son ascendance nobe et e peu d’împortance qu’ee y attachaît e frustraît profondément. — Eh bîen, pour es besoîns de ’enquête, ous redeîen-drezladyMaddo, însîsta Roscoe. Ce sera un atout de pus pour pîéger cette frîpouîe. Cependant, î y a un détaî à ne pas négîger. Vos êtements sont trop… — Ordînaîres.
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