La Famille Huxtable - 4 : Le temps du désir

De
Publié par

Réduite à la misère depuis qu’elle est veuve, Cassandra Belmont décide de devenir demi-mondaine. Reste à trouver celui qui l’entretiendra en échange de ses faveurs. Présentée au comte de Merton lors d’une soirée, elle lui propose sans détours de devenir sa maîtresse, et celui-ci, séduit par son audace, tombe sous son charme. Toutefois leur relation va prendre un tour imprévu quand il exige plus qu’une simple liaison. Or, même si Cassandra n’est pas aussi cynique qu’elle le prétend, elle s’est juré de ne jamais retomber sous la coupe d’un homme…
Publié le : mardi 8 juillet 2014
Lecture(s) : 10
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290061619
Nombre de pages : 386
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Le temps du désir
Du même auteur aux Éditions J'ai lu
Les demoiselles de Bath ïNOUBLïABLE FRANCESCA  8599
ïNOUBLïABLE AMOUR W8755
UN ïNStANt DE PURE MAGïE w 985
AU MÉPRïS DES CONVENANCES  976
La famille Huxtable 1LE tEMPS DU MARïAGE n° 93 2LE EMPS DE LA SÉDUCtïON  9389 LE tEMPS DE L'AMOUR  93
MARY BALOGH
LA FAMIllE HUXTABlE 4 -le temps du désir
ROMAN
Traduit d e américain par Sophie Pertuŝ
TitrE original SEDUCING AN ANGEL
Éditeur oRiginaL A Delacorte Pess book pubïshed y BanTam Del, a dîvïsïon of Random Hoûse, inç., New York
©Mary Baogh2009
POur La traduction fançaisE ©ÉdïTïons J'aï lu011
1
- Ce que je vaIs faIre c'esT Trouver un homme a femme quI venaIT de prononcer ces paroles s'appelaIT Cassandra BelmonT < veuve lady PageT. Élle se TenaIT près de la fenêTre dans le salon de la maIson qu'elle louaIT à ondres dans PorT man STreeT Ûne maIson meublée donT le mobIlIer comme les rIdeauX eT les TapIs avaIenT connu des jours meIlleurs. ÉT quI s'accordaIT parfaITemenT à la sITuaTIon de lady PageT - a Ě\  s'enquIT AlIce HayTo� sa dame de compagnIe sans cacher sa surprIse. Ûne moue légèremenT méprIsanTe auX lèvres, Cassandra conTempla d'un œIl las l a femme quI passaIT dans la rue en TIranT par la maIn un peTIT garçon récalcITranT ouT, dans la posTure de ceTTe femme, TrahIssaIT l'IrrITaTIon eT l'ImpaTIence ÈTaIT ce la mère de l'enfanT u sa nurse  Peu ImporTaIT Comme peu luI ImporTaIT la rébellIon ou le cha­ grIn de ceT enfanT Élle avaIT bIen assez de soucIs comme cela  CerTaInemenT pas dITelle en réponse à la quesTIon d'AlIce SI Tel éTaIT le cas, Il me faudraIT dénIcher un ImbécIle.  PourquoI un ImbécIle 
7
Cassandra euT un sourire désabusé. a femme eT l'enfanT éTaienT sorTis de son champ de vision. Àqui marchaiT d'un pasprésenT, c'éTaiT un homme pressé, les sourcils oncés. ïl devaiT êTre en reTard à un rendezvous. ÉT il devaiT imaginer qu'arriver à l'heure éTaiT viTal PeuTêTre avaiTil raison. PeuT­ êTre se TrompaiTil - Qui d'auTre qu'un imbécile voudraiT m'épouser, voyons  on, Alice, ce n'esT pas un mari qu'il me fauT. - Cassandra, vous ne voulez TouT de même pas dire . . . commença la dame de compagnie d'un air Troublé Élle ne précisa pas sa pensée ; c'éTaiT inuTile - Mais si, confirma l'inTéressée en la considé­ ranT d'un regard ironique eT dur, presque moqueur es mains crispées sur les accoudoirs de son fauTeuil, Alice s'éTaiT légèremenT penchée en avanT comme pour se lever ouTefois, ellŽ resTa assise. - Vous êTes choquée - VoTre inTenTion, quand nous sommes venues à ondres, éTaiT de chercher un emploi. ous devions en chercher TouTes les deux ÉT Mary aussi.  Hélas, ce n'éTaiT pas un plan Très réalisTe, n'esT ce pas  T valoir Cassandra avec un rire amer. Per sonnene veuT d'une femme de chambre devenue cuisinière qui a une peTiTe fille alors qu'elle n'a jamais éTé mée. ÉT une leTTre de recommandaTion de ma p ne seraiT guère uTile à ceTTe pauvre Mary, si  Én ouTre  pardonnezmoi, Alice , mais bien peu de gens sonT prêTs à engager une précepTrice de plus de quaranTe ans alors que de nombreuses jeunes femmes proposenT leurs serices. Je suis navrée de devoir le dire assi bruTalemenT, mais, ce qui compTe aujourd'hui, c'esT la jeunesse. Vous avez éTé la meilleure des précepTrices quand j'éTais enfanT, eT vous êTes la meilleure des dames de co
8
pagnie manTenanT que je suis adulTe CependanT, voTre âge joue conTre vous, eT vous le savez. QuanT à moi, TouT ce que je pourrai enTreprendre sera voué à léchec en maTière de recherche demploi comme dans nimporTe quel auTre domaine, dailleurs Per­ sonne ne voudra dune meurTrière  eT dune meur­ Trière qui sesT serie dune hachepour commeTTre son forfaiT, qui plus esT.  Cassandra  sexclama son ancienne précep Trice, horrifiée, en porTanT les mains à ses joues. ïl nefaut pasvous décrire ainsi Même pour plai sanTerAh elle plaisanTaiT  Cassandra ne sen éTaiT pas rendu compTe. Élle riT TouT de même - es gens exagèrenT Toujours, nesTce pas  ÉT nhésiTenT pas à invenTer. CesT ainsi que le monde me juge, Alice, parce quil esTplaisantde crore une chose aussi groTesque. Sans douTe les gens senfUironTils en cranT chaque fois que je meTTrai le nez dehors. CesT un homme bien inTrépide quil va falloir que je déniche. - Cassandra, si vous pouviez ne pas . . . balbuTia Alice, les larmes aux yeux. - Jai TenTé ma chance au jeu, récapiTula Cas­ sandĤ en compTanT sur ses doigTs comme si dauTres argumenTs allaienT suivre. Jen serais sorTie plus pauvre encore que je ne le suis si je navais pas eu un TouT peTiT peu de chance au dernier coup. Jai ramassé mes gains eT je me suis enfUie, convaincue que je navis ni es nerfs ni le TalenT pour faire une bonne joueuse. ÉT puis, je commençais à avoir Très chaud sous mon voile de veuve, eT plusieurs per­ sonnes cherchaienT ouverTemenT à savoir qui jéTais. Élle déplia un deuxième doigT, mais il ny avaiT rien à ajouTer. Élle navaiT rien essayé dauTre, sim plemenT parce quil ny avaiT rien à essayer. Sauf une chose.
9
- Si je ne peuX pas payer e loyer la semaine prochaine, nous serons à la rue, Alice. Ét je nai merais vraiment pas cela. ÉlLe rit de nouveau. - Ét si vous tentiez encore une ois de faire appel à votre frère  suggéra Alice. Sûrement, il.  . - Jai déj à demandé de laide à Wesley, coupa Cassandra dune voiX dure. Je lui ai demandé un toit le temps de trouver ne solution. Ét quatil répondu  Quil était désolé Quil aimerait beau­ coup maidr, mais quiL était sur le point de faire un long voyage en Ècosse avec des amis et que ces derniers seraient très contrariés quil leur fasse auX bond. Où voulezvous que je lui écrive, Ā[ice  audraitil que je le supplie encore plus basse ment  Non seulement pour moimême, mais pour vous, Ma et Belinda  Oh, et pour toi aussi, oger ! u croyais que je tavais oublié  Ûn gros chien hirsute sétait levé de sa pLace devant La cheminée et était venu en boitant se faire gratter son unique oreille  lautre avait disparu Ét sil boitait, cétait parce quil avait aussi été amputé dune patte avant au niveau du genou ïl la fiXa de son bon œil en haLetant joyeusement Quoique propre et brossé quotidiennement, il avait toujours le poil broussailleuX Cassandra le Lui ébouria - Je nirais pas trouver Wesley même sil était toujours à ondres, conatelle à sa dme de com­ pagnie après que le chien se fut couché à ses pieds, le museau entre les pattes. ÉlLe se retourna vers la fenêtre et tambourina sur le rebord. - Non, décrétatelle, je vais trouver un homme Ûn homme riche. rès riche. Ét il nous entretiendra royalement. Ce ne sera pas par charité, Alice. ïl sagira dun emploi et, croyezmoi, je lui en donne rai pour son argent.
 0
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.