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Le temps du désir
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MARY BALOGH
LA FAMIllE HUXTABlE 4 -le temps du désir
ROMAN
Traduit d e américain par Sophie Pertuŝ
TitrE original SEDUCING AN ANGEL
Éditeur oRiginaL A Delacorte Pess book pubïshed y BanTam Del, a dîvïsïon of Random Hoûse, inç., New York
©Mary Baogh2009
POur La traduction fançaisE ©ÉdïTïons J'aï lu011
1
- Ce que je vaIs faIre c'esT Trouver un homme a femme quI venaIT de prononcer ces paroles s'appelaIT Cassandra BelmonT < veuve lady PageT. Élle se TenaIT près de la fenêTre dans le salon de la maIson qu'elle louaIT à ondres dans PorT man STreeT Ûne maIson meublée donT le mobIlIer comme les rIdeauX eT les TapIs avaIenT connu des jours meIlleurs. ÉT quI s'accordaIT parfaITemenT à la sITuaTIon de lady PageT - a Ě\  s'enquIT AlIce HayTo� sa dame de compagnIe sans cacher sa surprIse. Ûne moue légèremenT méprIsanTe auX lèvres, Cassandra conTempla d'un œIl las l a femme quI passaIT dans la rue en TIranT par la maIn un peTIT garçon récalcITranT ouT, dans la posTure de ceTTe femme, TrahIssaIT l'IrrITaTIon eT l'ImpaTIence ÈTaIT ce la mère de l'enfanT u sa nurse  Peu ImporTaIT Comme peu luI ImporTaIT la rébellIon ou le cha­ grIn de ceT enfanT Élle avaIT bIen assez de soucIs comme cela  CerTaInemenT pas dITelle en réponse à la quesTIon d'AlIce SI Tel éTaIT le cas, Il me faudraIT dénIcher un ImbécIle.  PourquoI un ImbécIle 
7
Cassandra euT un sourire désabusé. a femme eT l'enfanT éTaienT sorTis de son champ de vision. Àqui marchaiT d'un pasprésenT, c'éTaiT un homme pressé, les sourcils oncés. ïl devaiT êTre en reTard à un rendezvous. ÉT il devaiT imaginer qu'arriver à l'heure éTaiT viTal PeuTêTre avaiTil raison. PeuT­ êTre se TrompaiTil - Qui d'auTre qu'un imbécile voudraiT m'épouser, voyons  on, Alice, ce n'esT pas un mari qu'il me fauT. - Cassandra, vous ne voulez TouT de même pas dire . . . commença la dame de compagnie d'un air Troublé Élle ne précisa pas sa pensée ; c'éTaiT inuTile - Mais si, confirma l'inTéressée en la considé­ ranT d'un regard ironique eT dur, presque moqueur es mains crispées sur les accoudoirs de son fauTeuil, Alice s'éTaiT légèremenT penchée en avanT comme pour se lever ouTefois, ellŽ resTa assise. - Vous êTes choquée - VoTre inTenTion, quand nous sommes venues à ondres, éTaiT de chercher un emploi. ous devions en chercher TouTes les deux ÉT Mary aussi.  Hélas, ce n'éTaiT pas un plan Très réalisTe, n'esT ce pas  T valoir Cassandra avec un rire amer. Per sonnene veuT d'une femme de chambre devenue cuisinière qui a une peTiTe fille alors qu'elle n'a jamais éTé mée. ÉT une leTTre de recommandaTion de ma p ne seraiT guère uTile à ceTTe pauvre Mary, si  Én ouTre  pardonnezmoi, Alice , mais bien peu de gens sonT prêTs à engager une précepTrice de plus de quaranTe ans alors que de nombreuses jeunes femmes proposenT leurs serices. Je suis navrée de devoir le dire assi bruTalemenT, mais, ce qui compTe aujourd'hui, c'esT la jeunesse. Vous avez éTé la meilleure des précepTrices quand j'éTais enfanT, eT vous êTes la meilleure des dames de co
8
pagnie manTenanT que je suis adulTe CependanT, voTre âge joue conTre vous, eT vous le savez. QuanT à moi, TouT ce que je pourrai enTreprendre sera voué à léchec en maTière de recherche demploi comme dans nimporTe quel auTre domaine, dailleurs Per­ sonne ne voudra dune meurTrière  eT dune meur­ Trière qui sesT serie dune hachepour commeTTre son forfaiT, qui plus esT.  Cassandra  sexclama son ancienne précep Trice, horrifiée, en porTanT les mains à ses joues. ïl nefaut pasvous décrire ainsi Même pour plai sanTerAh elle plaisanTaiT  Cassandra ne sen éTaiT pas rendu compTe. Élle riT TouT de même - es gens exagèrenT Toujours, nesTce pas  ÉT nhésiTenT pas à invenTer. CesT ainsi que le monde me juge, Alice, parce quil esTplaisantde crore une chose aussi groTesque. Sans douTe les gens senfUironTils en cranT chaque fois que je meTTrai le nez dehors. CesT un homme bien inTrépide quil va falloir que je déniche. - Cassandra, si vous pouviez ne pas . . . balbuTia Alice, les larmes aux yeux. - Jai TenTé ma chance au jeu, récapiTula Cas­ sandĤ en compTanT sur ses doigTs comme si dauTres argumenTs allaienT suivre. Jen serais sorTie plus pauvre encore que je ne le suis si je navais pas eu un TouT peTiT peu de chance au dernier coup. Jai ramassé mes gains eT je me suis enfUie, convaincue que je navis ni es nerfs ni le TalenT pour faire une bonne joueuse. ÉT puis, je commençais à avoir Très chaud sous mon voile de veuve, eT plusieurs per­ sonnes cherchaienT ouverTemenT à savoir qui jéTais. Élle déplia un deuxième doigT, mais il ny avaiT rien à ajouTer. Élle navaiT rien essayé dauTre, sim plemenT parce quil ny avaiT rien à essayer. Sauf une chose.
9
- Si je ne peuX pas payer e loyer la semaine prochaine, nous serons à la rue, Alice. Ét je nai merais vraiment pas cela. ÉlLe rit de nouveau. - Ét si vous tentiez encore une ois de faire appel à votre frère  suggéra Alice. Sûrement, il.  . - Jai déj à demandé de laide à Wesley, coupa Cassandra dune voiX dure. Je lui ai demandé un toit le temps de trouver ne solution. Ét quatil répondu  Quil était désolé Quil aimerait beau­ coup maidr, mais quiL était sur le point de faire un long voyage en Ècosse avec des amis et que ces derniers seraient très contrariés quil leur fasse auX bond. Où voulezvous que je lui écrive, Ā[ice  audraitil que je le supplie encore plus basse ment  Non seulement pour moimême, mais pour vous, Ma et Belinda  Oh, et pour toi aussi, oger ! u croyais que je tavais oublié  Ûn gros chien hirsute sétait levé de sa pLace devant La cheminée et était venu en boitant se faire gratter son unique oreille  lautre avait disparu Ét sil boitait, cétait parce quil avait aussi été amputé dune patte avant au niveau du genou ïl la fiXa de son bon œil en haLetant joyeusement Quoique propre et brossé quotidiennement, il avait toujours le poil broussailleuX Cassandra le Lui ébouria - Je nirais pas trouver Wesley même sil était toujours à ondres, conatelle à sa dme de com­ pagnie après que le chien se fut couché à ses pieds, le museau entre les pattes. ÉlLe se retourna vers la fenêtre et tambourina sur le rebord. - Non, décrétatelle, je vais trouver un homme Ûn homme riche. rès riche. Ét il nous entretiendra royalement. Ce ne sera pas par charité, Alice. ïl sagira dun emploi et, croyezmoi, je lui en donne rai pour son argent.
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