La femme d'un Westmoreland - Un sentiment inoubliable

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La femme d’un Westmoreland, Brenda Jackson

C’est avec soulagement que Bella accepte l’aide que lui propose son voisin, Jason Westmoreland. Car depuis qu’elle a décidé de s’installer dans le Colorado afin de reprendre le haras de son oncle, c’est la seule personne à ne pas lui avoir manifesté de l’hostilité et du mépris. Mais c’est surtout l’homme le plus beau et le plus séduisant qu’elle ait jamais rencontré et, très vite, leur relation de bon voisinage se transforme en une liaison aussi torride que troublante. Mais alors qu’elle s’apprête à accepter la demande en mariage de Jason, Bella fait une terrible et humiliante découverte : Jason ne l’a séduite que pour mettre la main sur sa propriété…

Un sentiment inoubliable, Heidi Betts

Lorsqu’elle découvre que l’homme d’affaires censé sauver son entreprise de la faillite n’est autre que Marcus Keller, son ex- mari, Vanessa sent une immense panique l’envahir. Jamais, même dans ses pires cauchemars, elle n’aurait imaginé le revoir. Mais ce qu’elle craint le plus, en réalité, ce n’est pas tant de se retrouver face à cet homme qu’elle aimait plus que tout et qui n’a pas hésité à lui briser le cœur. Non, ce qu’elle redoute, c’est que Marcus ne découvre le secret qu’elle a emporté avec elle lorsqu’ils se sont séparés près de deux ans plus tôt…

9e tome de la Saga des Westmoreland

Publié le : dimanche 1 avril 2012
Lecture(s) : 49
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280270939
Nombre de pages : 432
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Un mois plus tard.
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— Vous savez que la petite-fille d’Herman Bostwick est revenue à Denver ? Il paraït même qu’elle s’installe déînitivement ! Jason Westmoreland tendit l’oreille. Pamela, sa belle-sœur, bavardait avec Chloe et Lucia, deux de leurs cousines par alliance. Il était chez son frère Dillon, assis sur le tapis du salon, et jouait avec Denver, son neveu de six mois. Les jeunes femmes se tenaient dans la salle à manger, mais il n’avait aucun mal à les entendre et aucune raison de ne pas les écouter. Surtout lorsqu’elles parlaient de celle qui avait si bien retenu son attention au bal de la fondation, le mois dernier, et qui depuis ne cessait d’envahir ses pensées. — Elle s’appelle Elizabeth, poursuivait Lucia, la femme de son cousin Derringer. Mais elle préfère qu’on l’appelle Bella. Elle est venue au magasin de peinture de mon père, l’autre jour, et je vous assure qu’elle est tout simplement sublime. Rien à voir avec le style de Denver. On dirait une belle du Sud perdue au milieu des barbares ! — Et j’ai entendu dire qu’elle veut relancer le ranch
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de son grand-père, renchérit Pam. Son grand-oncle Kenneth raconte partout qu’il ne lèvera pas le petit doigt pour l’aider. La méchanceté de cet homme et son égosme me sidèrent. Il espérait qu’elle vende la propriété à Myers Smith, et encaisser au passage la belle commission promise si l’affaire était conclue. Elle lui échappe, mais Bella reste tout de même sa petite-nièce ! Et il n’est pas le seul à être déçu. Beaucoup rêvaient de racheter le ranch et Hercule. Lui compris, songea-t-il en faisant rouler la balle vers son neveu sans perdre un mot de la conversation. Il ignorait que Bella Bostwick était revenue à Denver. Se souvenait-elle de ce qu’il lui avait dit à propos du ranch et de l’étalon ? Il l’espérait, car même si elle gardait le ranch, il continuait de vouloir le cheval. Et l’occasion était trop belle pour la laisser passer. Ses réexions glissèrent ensuite vers Kenneth Bostwick. Son agressivité et sa rancune ne l’étonnaient pas. Quant à son arrogance, elle ne datait pas d’hier. Elle expliquait pourquoi lui et Herman ne s’étaient jamais entendus. Et depuis la mort d’Herman, Kenneth ne cachait à personne ce qu’il avait toujours pensé de l’héritage de Bella : il aurait dû lui revenir. Le vieil Herman, de toute évidence, n’avait pas partagé cet avis. Il avait préféré tout léguer à sa petite-îlle, qu’il n’avait jamais rencontrée, plutôt qu’à son demi-frère. — En tout cas, reprit Chloe, j’espère qu’elle sera prudente quand elle va embaucher pour le ranch. Vu sa beauté, tous les gars de la région vont se précipiter pour travailler chez elle, et certains ne sont pas du
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genre à donner dans la dentelle. Il vaudrait mieux qu’elle le sache. Sans bien savoir pourquoi, l’idée qu’elle puisse susciter autant de convoitise le contraria. Mais Lucia avait raison, Bella était sublime. A l’instant où il avait posé les yeux sur elle, sa beauté l’avait fasciné. Mais presque aussitôt Kenneth Bostwick s’était empressé d’intervenir et de lui faire comprendre qu’il n’avait pas intérêt à s’approcher d’elle. Kenneth ne l’avait jamais apprécié, sans doute à cause des relations privilégiées qu’il avait toujours eues avec Herman. Dans le coin, la plupart des gens considéraient le vieil homme comme une espèce d’ermite, acariâtre et entêté. Mais pas lui. Il n’oublierait jamais la première fois qu’il avait vraiment parlé au vieil Herman. Il avait onze ans et, après une dispute ridicule avec son père dont il ne se souvenait même plus la cause, il avait fugué. Ce souvenir lui arracha un sourire. Sa colère ne l’avait pas mené bien loin. Il avait passé la nuit caché dans la grange de Bostwick. Le vieil homme l’avait trouvé au petit matin et l’avait renvoyé chez ses parents, non sans manquer de lui offrir, avant, un copieux petit déjeuner composé des œufs qu’ils avaient ramassés ensemble au poulailler et du lait d’une de ses vaches qu’ils étaient allés traire. A cette occasion, il avait découvert qu’Herman Bostwick n’était pas aussi méchant qu’on le prétendait. En fait, ce n’était qu’un vieil homme solitaire. A la suite de cette aventure, il était souvent revenu chez lui, et il était présent le jour de la naissance d’Hercule. Il avait tout de suite compris que le poulain
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n’était pas comme les autres. Et Herman lui avait dit qu’un jour, il lui appartiendrait. Malheureusement, deux mois plus tôt, Herman était mort dans son sommeil. Et aujourd’hui, son ranch et toutes ses possessions, dont Hercule, appartenaient à sa petite-îlle. Lorsqu’elle était arrivée en ville, tout le monde avait été persuadé qu’elle vendrait, lui comme les autres. Mais, manifestement, elle avait décidé de quitter Savannah pour s’installer à Denver. Il ne pouvait qu’espérer qu’elle avait mûrement pesé sa réexion, parce que au Colorado, les hivers étaient rudes, surtout à Denver, et diriger une exploi-tation de la taille de celle dont elle venait d’hériter n’était pas facile pour un débutant. Alors pour une parfaite novice… Il préférait ne même pas imaginer les difîcultés qu’elle allait rencontrer. Si elle gardait Marvin Allen comme contremaïtre, elle pourrait peut-être s’en sortir. Mais un ranch ne marchait pas sans de nombreux employés, et certains risquaient de ne pas apprécier d’être dirigés par une femme, sans expérience de surcroït. — Quoi qu’il en soit, reprit Pamela, nous sommes ses voisins. C’est donc à nous de l’accueillir et lui souhaiter la bienvenue. Pourquoi ne pas lui rendre une petite visite ? Nous pourrons lui dire qu’elle peut compter sur nous, si elle a besoin de quelque chose. — Bien sûr, renchérirent Lucia et Chloe. Il était naturellement d’accord. Accueillir un voisin était la moindre des politesses, et il avait bien l’intention de s’y plier. Il avait peut-être perdu l’occasion de racheter le ranch, mais il voulait toujours Hercule.
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Et surtout, Bella Bostwick l’intriguait. Il ne perdrait rien à mieux la connaïtre.
Bella sortit sur le porche et contempla les mon-tagnes qui l’environnaient. La vue était magniîque et tellement impressionnante que même si cela faisait plusieurs jours qu’elle l’avait sous les yeux, elle continuait à lui couper le soufe. Elle lui rappelait aussi à quel point sa décision de s’installer ici, deux semaines plus tôt, était un déî qu’elle lançait à la tête de ses parents. Ils avaient tout tenté pour la dissuader de com-mettre ce qu’ils jugeaient comme « un coup de tête ridicule et dangereux ». Ultra protecteurs, pour ne pas dire possessifs et écrasants, ils ne supportaient pas de ne pas l’avoir en permanence sous les yeux. Elle avait grandi dans une prison, peut-être dorée, mais une prison tout de même. Elle ne referait pas la liste de toutes les décisions arbitraires et de tous les interdits dont elle avait fait l’objet. Mais se faire accompagner à l’école, tous les jours de son enfance, dans les institutions privées qu’elle avait fréquen-tées, par un chauffeur personnel et avoir, ensuite, jusqu’à l’âge de vingt et un ans, subi la présence d’un garde du corps attitré – qui la suivaitpartoutoù elle allait – avait été assez pénible pour qu’elle veuille enîn voler de ses propres ailes. Le plus triste avait été d’apprendre l’existence de son grand-père le jour où elle avait été convoquée pour la lecture du testament. Ses parents lui avaient non seulement caché qu’il était vivant, ils ne lui avaient
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même pas annoncé sa mort et encore moins parlé des funérailles. Elle n’avait pas pu y assister et elle leur en voulait toujours de ne lui avoir rien dit. Si Herman Bostwick n’avait pas décidé de lui léguer tous ses biens, elle n’aurait jamais rien su de lui. Elle ignorait pourquoi son père et son grand-père s’étaient fâchés. Mais quelle que soit la cause de leur rupture, elle n’aurait jamais dû être concernée. Elle avait tous les droits de connaïtre son grand-père. Malheureusement, il était mort. Lorsqu’elle songeait aux étés formidables qu’elle aurait pu passer avec lui, au lieu d’être expédiée dans des camps de vacances hors de prix dont elle n’avait que faire, elle ne pouvait s’empêcher d’être en colère. Elle avait détesté ces camps et les enfants prétentieux qui, généralement, allaient avec. Avant de quitter Savannah, elle avait rappelé à ses parents qu’elle avait vingt-cinq ans et qu’elle était en âge de décider elle-même ce qu’elle voulait faire de sa vie. Le fonds que ses grands-parents maternels lui avaient légué, et qu’elle recevait sous forme de rente mensuelle, ainsi que le ranch dont elle venait d’hériter, rendaient cette vie beaucoup plus facile. C’était la première fois qu’elle possédait quelque chose de véritablementà elle. Convaincre David et Melissa Bostwick de voir les choses sous cet angle était impossible. Ils le lui avaient d’ailleurs clairement fait comprendre, ainsi que leur désaccord. Elle ne serait pas surprise d’apprendre qu’en ce moment même, ils discutaient avec leur avocat pour trouver le meilleur moyen de la contraindre de rentrer à la maison.
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Mais elle avait une bonne nouvelle : sa maison étaiticidésormais. Et elle avait bien l’intention d’y rester. Si elle les avait écoutés, elle serait encore à Savannah, sur le point d’épouser Hugh Pierce. Aux yeux de la plupart des jeunes îlles de son milieu, Hugh Pierce, grand, séduisant, et principal héritier d’une ancienne et considérable fortune, était un excellent parti. Si elle se donnait la peine d’y réé-chir, elle pouvait partager cet avis. Mais c’était tout le problème. Elle devaitvraimentrééchir pour lui trouver un avantage quelconque. Ils étaient sortis plusieurs fois ensemble et, malgré toute sa bonne volonté, elle n’avait jamais ressenti la plus petite afînité, la moindre étincelle, ni éprouvé une once d’enthousiasme à l’idée de passer plus de temps avec lui. Elle avait tenté, aussi délicatement que possible, d’expliquer la situation à ses parents, mais ils avaient continué à lui mettre Hugh dans les pattes. Leur détermination à ne pas l’écouter, leur volonté de conclure ce mariage en dépit de ses objections, n’était qu’une preuve de plus, s’il en fallait, de leur acharnement à contrôler sa vie. C’était aussi la goutte qui avait fait déborder le vase. En parlant de débordement… Son oncle Kenneth était devenu un autre problème. Elle avait appris son existence en arrivant à Denver et découvert qu’il était, avec cinquante ans d’écart, le demi-frère de son grand-père. Elle l’avait rencontré pour la première fois à la lecture du testament. Convaincu que le ranch allait lui revenir, il avait été sérieusement déçu de découvrir le contraire. Mais il s’était vite convaincu
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qu’elle allait vendre et il avait été furieux d’apprendre sa décision de le garder. D’un bloc, il avait décrété que sa gentillesse envers elle était terminée, qu’il ne lèverait pas le petit doigt pour l’aider et qu’il comptait bien qu’elle découvre, à ses dépens, toute l’étendue de l’erreur qu’elle commettait. Elle s’installa dans la balancelle. Franchement, elle ne voyait pas en quoi elle pouvait se tromper en choisissant de construire sa vie ici. Elle était tombée amoureuse de la région dès qu’elle y avait mis les pieds et elle n’avait pas été longue à se dire que, si on l’avait privée de son grand-père de son vivant, elle pouvait très bien se rapprocher de lui en acceptant le cadeau qu’il lui faisait. Elle ne l’avait jamais connu, mais elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’il avait eu vent de son enfance difîcile et qu’il avait voulu, en lui léguant son ranch, lui donner la possibilité de vivre libre et plus heureuse. Les hommes qu’elle avait embauchés semblaient pressés de travailler. Ils appréciaient aussi le salaire qu’elle leur versait. Il était, d’après ce qu’elle avait compris, plus que correct, mais elle avait toujours entendu dire que la meilleure façon d’avoir de bons employés – et de les garder – était de bien les payer. Elle s’étira et se leva. Ce n’était pas en rêvassant sur sa terrasse qu’elle înirait de trier les affaires de son grand-père. Elle allait entrer dans la maison, lorsqu’un cavalier attira son attention. Elle le regarda, surprise, puis se souvint qu’elle était à Denver et qu’en dehors de la ville, les gens circulaient très facilement à cheval. Elle sourit. Si elle regrettait beaucoup d’obligations que ses parents lui avaient
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imposées, les cours d’équitation n’en faisaient pas partie. Elle avait toujours rêvé d’avoir un cheval. Maintenant, elle en avait plusieurs, dont le magni-îque étalon de son grand-père. Voyant le cavalier approcher, elle plissa les yeux, intriguée. Sa silhouette lui rappelait vaguement quelqu’un… Mais oui ! se dit-elle en même temps qu’un drôle de picotement la chatouillait au creux de l’estomac, c’était Jason Westmoreland. Elle ne l’avait pas oublié. Et depuis le bal où elle l’avait rencontré, ce dont elle se souvenait le mieux, c’était la chaleur si communicative de son sourire, ou le son de sa voix, si agréablement caressant. Elle s’était souvent demandé s’il était aussi séduisant que l’image qu’elle en avait gardée. Elle avait sa réponse. Plus il approchait, plus elle pouvait constater qu’elle ne s’était pas trompée. Elle constatait aussi, après trois séjours à Denver, qu’il était la plus belle incarnation du cow-boy moderne qu’elle avait vu. Il dirigeait son cheval avec autorité et une aisance troublante. C’était bien simple, chaque pas de sa monture – qu’il accompa-gnait d’un déhanchement gracieux – lui faisait un peu plus battre le cœur. Il avançait aussi en la regardant droit dans les yeux, et elle se découvrait incapable de détourner le regard. Une onde de chaleur, en même temps qu’une vague de sensations pétillantes, lui parcourut la colonne vertébrale. Même sa peau frissonnait. Elle était attirée, c’était indéniable. Et aucun homme ne l’avait jamais attirée de cette façon. Mais pourquoi venait-il lui rendre visite ? Elle se souvint alors de ce qu’il lui avait dit
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lorsqu’ils s’étaient rencontrés. Il était prêt, si elle vendait, à lui racheter le ranch et Hercule. Venait-il lui aussi, après ses parents et son oncle, lui dire qu’elle commettait une regrettable erreur ? Allait-il tenter de la convaincre de lui vendre ses terres et son étalon et de rentrer chez elle ? Eh bien, si c’était le cas, elle lui dirait exactement ce qu’elle avait dit à tous les autres. Elle n’avait pas l’intention de partir, et Hercule resterait son cheval jusqu’à ce qu’elle décide du contraire. Il s’arrêta au pied de l’escalier. — Salut, Bella. — Jason. Elle croisa son regard, mais ignora la amme qu’elle aurait juré voir traverser ses prunelles sombres. Il lui sufîsait de sentir, comme la première fois, le timbre de sa voix glisser sur sa peau, aussi sensible qu’une caresse. — Que me vaut le plaisir de votre visite ? Un sourire se dessina sur ses lèvres. — J’ai entendu dire que vous vous installiez ici… et que vous relanciez l’exploitation. Sûre de ce qui allait suivre, elle redressa le menton. — C’est exact. Cela vous pose un problème ? — Absolument aucun, répondit-il aimablement. Cette décision vous appartient. Je suis même sûr que vous n’ignorez rien des innombrables difîcultés qui vous attendent. — En effet, j’en suis parfaitement consciente. Vous vouliez me dire autre chose ? — Oui, que nous sommes voisins. Alors si vous avez besoin de mon aide, n’hésitez pas.
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