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La fiancée offerte

De
379 pages
À la cour de Guillaume le Conquérant un tournoi s’annonce. Le roi a promis au vainqueur la main de la belle captive saxonne, lady Nicholaa. Alors qu’elle s’avance parmi la foule, la robe d’une petite fille s’enflamme. Faisant preuve d’une extrême bravoure, lady Nicholaa se précipite à son secours. Devant une assemblée pétrifiée, le roi, admiratif, décide de lui laisser le choix de son futur époux. Voilà l’occasion idéale pour se venger de Royce, de ses humiliations mais aussi de ses caresses un peu trop osées…
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JULIEGARWOOD
La fiancée offerte
la iancée ofete
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JULIE GARWOOD
La iancée oferte
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Titre original THE P R I Z E
Éiteur original A P ô éke! S  a  B ô ô k pûbl i s h e d by P ôéke B ô ô k s  a d i v i s i ô n ô f S i  ô n&I né.S é h û s  e 
©1 9 9 1g aw ô ô d  Jû l i e
Pour la trauçtion franaise ©É d i i ô n s 9 9 2Jai lû 1
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AngleteRe,066
Patiemment, elle attendit qu'il ait ôté son heaume, puis elle ît tournoyer la îne lanière de cuir très haut audessuŚ de sa tête. La petite pierre au centre de la onde prit bientôt assez de vitesse pour être invisi­ ble à l'œil nu, et le lacet fendit l'air avec le siement d'une bête venimeuse. Mais sa proie était trop loin pour l'entendre. Nicholaa se tenait sur le chemin de ronde, au sommet des remparts, dans l'ombre oide du petit matin, et lui, bien en dessous, une quinzaine de mètres en contrebas, devant le pontlevis de bois. Le géant normand ofait une cible facile. Qu'il soit le chef des tratres rêts à lui voler le château de ses ancêtres aiguisait aussi sa concentration Dans son esprit, le géant était devenu Goliath. Et elle, David. ais, contrairement au héros de l'Ancien esta­ ment, elle ne désirait pas tuer son adversaire . Elle l'aurait visé à la tempe si cela vait été le cas . Non, elle voulait seulement l'assommer. Aussi avait­ elle choisi son front. Plût au ciel qu'il en porte la marque pour le reste de s e s j ours ! U n rappe l , 7
Il lui iřtima l'ordre de se tenir tranquille. Une note d'irritation perçait dans sa voix qu'il atté­ nua d'une caresse. De toute façon rien n'aurait pu altérer la bonne humeur de Nicholaa. Maintenant tout était clair dans son esprit et un avenir radieux s'ouvrait devant elle. Oui tout était simple ! Royce était le meilleur des meneurs d'hommes. Guillaume avait reconnu son talent en lui octroyant cette charge des années aupa­ ravant. Nicholaa avait été vivement impressionnée quand Matilda lui avait conté ses hauts faits . Le mieux était de ne pas s ' i mmi s cer dans l es affaires de son mari. Elle resterait à l'écart pendant qu'il transformerait de simples mortels en invinci­ bles guerriers. · Une fois toutes ces bonnes résolutions prises elle ne sut pas très bien par où commencer. Elle était sûre d'ue chose cependant. Royce et elle vivraient en harmonie . . . quoi qu'il lui en coûte. Eh oui ! se persuadatelle. Royce formerait ses hommes . . . et elle elle formerait Royce !
Elle avait rêvé qu'ils vivraient touj ours heureux mais dès le matin suivant la foi de Nicholaa en un avenir radieux fÛt mise à rude épreuve. Ils chevauchaient depuis près d'une heure quand ils atteignirent un petit sentier qui menait au som­ met d'une colline escarpée. Royce avançait au milieu de s e s homme s  Nicholaa derrière l ui  l es rênes enroulées autour de son poignet. Il ordonna brusquement une halte et se porta en tête laissant Nicholaa au pied de la butte entourée de quelques soldats. Puis il mena les vingt premiers jusqu'à la crête.
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espéraiTelle, des aTrociTés commises en ce sombre jour de vicToire. Le baron Royce n'euT pas le Temps de comprendre ce qui lui arrivaiT : il s'essuyaiT le onT de son poing bardé de cuir, lorsqu'il se reTrouva éTendu de TouT son long sur le sol.
Les Normands éTaienT en Train de gagner la baTaille. Dans une heure ou deux, ils auraienT péné­ Tré à l'inTérieur du donjon. C'éTaiT inélucTable, elle le savaiT. Pour les soldaTs saxo n s , mainTenanT débordés par le nombre , l a reTraiTe éTaiT l a seule issue. O u i , c'éTaiT inélucTable, mais elle éTaiT en rage ! Ce géanT normand éTaiT le quaTrième assaillanT que lui envoyaiT, depuis Trois semaines , ce bâTard de Guillaume de Normandie ! Les Trois premiers avaienT donné l'assauT comme des peTiTs garçons jouanT à la guerre. Elle n'avaiT eu aucune difîculTé à les bouTer hors de ses Terres, avec les hommes de son ère. Mais celuici éTaiT différenT. rès viTe , elle avaiT compris qu'elle ne s'en débarrasseraiT pas aussi faci­ lemenT. Il éTaiT plus aguerri que ses prédécesseurs. ET plus rusé aussi ! Ses soldaTs n'éTaienT pas meilleurs que les auTres, mais ce nouveau chef faisaiT régner une discipline de fer dans leurs rangs eT exigeaiT d'eux une obéissance absolue. AvanT la în du jour, ces odieux Normands seraienT vicTorieux, eT leur chef auraiT la TêTe gonée de son succès. Au moins pouvaiTelle parer à cela en lançanT son projecTile . . . Le baron Royce éTaiT descendu de sa monTure pour Tirer un de ses hommes hors des douves du châTeau. L'imbécile avaiT Trébuché eT éTaiT Tombé TêTe la pre­ mière dans l'eau croupie. Son armure l'empêchaiT de 8
reprendre son équilibre et il allait se noyer lorsque Royce tendit le bras, attrapa un pied chaussé de fer et sorit le jeune soldat de la boue. Puis, d'un coup de poignet, il l'envoya bouler sur la berge. Une toux déchirante l'avertit bientôt que le garçon respirait encore et n'avait plus besoin de son aide . Royce s'était arrêté pour enlever son heaume et essuyer la sueur de son ont quand la pierre atteignit sa cible. Il fÛt projeté en arrière et atterrit à une bone dis­ tance de son destrier. Il ne perdit pas conscience longtemps et, immédiatemen ses soldats accouru­ rent pour lui porter secours . Il refÛsa leur aide et s'assit, secouant la tête dans l'espoir de chasser la douleur et la confÛsion de son esprit. Pendant une ou deux minutes, il n'arriva pas à se rappeler où il était. Le sang coulait sur son ont, juste audessus de l'œil droit. Il tâta les bords de la plaie et se rendit compte qu'un bon morceau de chair avait été arraché. Il ne comprenait toujours pas ce qui l'avait appé. Une èche n'aurait pu faire de tels ravages. Sacre­ bleu ! Sa tête était en feu ! Royce chassa la douleur de son espr¾t et banda ses forces pour se relever. La fÛreur vint à son aide. Par tous les saints, il trouverait le bâtard responsable de cette blessure et il lui rendrait la pareille ! Cette pensée le ragaillardit. Son écuyer tenait les rênes de sa monture. Il sauta en selle et scruta le sommet du mur d'enceite . Le projectile étaitil venu de là ? La distance lui semblait trop importante. Il remit son heaume. Dix ou quinze minutes s'étaient à peine écoulées depuis qu'il avait reçu ce coup , et déj à ses soldats accumulaient les erreurs .
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Ingelram, son second, avait regroupé tous s e s hommes au sud de l a forteresse. Les fèches pleu­ vaient sur eux du haut du mur et rendaient toute pro­ gression impossible. RáyÉe était consterné devant leur balourdise. Les soldats, en défense, tenaient leurs boucliers audessus de leurs têtes pour se protéger. Il les retrouvait exacte­ ment dans la même position que le matin, quand il était venu prendre leur tête. Il poussa un profond soupir et reprit le comman­ dement. Il changea immédiatement de tactique pour leur éviter de perdre le terrain péniblement gagné. Il prit dix de ses meilleurs gueriers et les conduisit sur une petite éminence qui surplombait le château . D'une èche il tua l'un des Saxons qui tenaient le sommet des remparts avant même que ses hommes aient eu le temps d'ajuster leur tir. En un rien de temps, les murs Ùrent de nouveau sans protection. Cinq des soldats de RáyÉe escaladèrent alors la muraille et coupèrent les cordes qui retenaient le pontlevis. La lourde passerele s'abattit avec acas. Le baron, l'épée à la main, s'engagea le premier sur les planches en bois et traversa la voûte. La cour était déserte. Ils fouillèrent systématiquement les fortifications et l es tours d'enceinte , sans trouver le moindre défenseur saxon. RáyÉe comprit immédiatement que l'ennemi s'était enfui par des passages secrets . Il ordonna alors à la moitié de ses hommes d'inspecter tous les murs et de boucher surlechamp la moindre ouverture. Quelques minutes plus tard, les Normands pre­ naient officiellement possession de la forteresse au nom de Guillaume en déployant la splendide bannière 1 0
du dc de Normandie en haut du mât. Le château était désormais leur propriété. Cependant, Royce n'avait accompli que la moitié de sa tâche . Il devait encore chercher le Prix et le ramener à Londres. Il était temps de capturer lady Nicholaa  Dans le donjon réseré à l'habitaion, on débusqua une poignée de seriteurs qui furent tranés dehors et rassemblés en cercle au milieu de la cour. Ingelram, qui était aussi grnd que Royce mais sans sa prestance ni ses glorieuses cicatrices, attrapa un serviteur par le dos de sa tuniqu e . C'était un vieil homme, avec des cheveux gris, clairsemés, et un visage ridé. Sans laisser le temps à Royce de mettre pied à terre, Ingelram lui annonça : - Voici l'intendant, baron. Il se nomme Hacon. C'est lui qui a donné à Gregory des informations sur la famille.  Je n'ai jamais rien dit à aucun Normand  pro­ testa Hacon. Je ne connais d'ailleurs personne du nom de Gregory. Que Dieu me foudroie à l'instant si je ne dis pas la vérité  affirmatil efontément. Le fidèle serviteur mentait et il se sentait très fier de manifester un tel courage dans des circonstances aussi dramatiues. Le vieil homme, il est vrai, n'avait pas encore levé l es yeux sur le chef normand et concentrait toute son attention sur l'impétueux che­ valier blond qui était en train de déchirer sa tunique. - Mais si, vous ave z parlé à Gregory  riposta ngelram. C'est le premier chevalier qui a tenté de prendre cette forteresse d'as saut et de capturer le Prix. Inutile de mentir, vieil homme  - Seraitce celui qui s'est enfui avec une flèche plantée dans le bas du dos ? demanda Hacon.
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