La fiancée secrète - Comme une promesse troublante

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La fiancée secrète, Maureen Child
Trop riche, trop sûr de lui, trop beau pour être honnête… Voilà en quelques mots ce que Mia a toujours pensé de Dave Firestone. Mais le jour où il se présente à sa porte pour lui proposer un curieux marché, elle ne se reconnaît plus. Fascinée par son regard gris acier, subjuguée par le son rauque et sensuel de sa voix, elle écoute jusqu’au bout sa proposition : si elle accepte de devenir sa fiancée pour quelques mois — le temps pour lui de décrocher un gros contrat accessible seulement à un homme marié —, il paiera ses dettes et lui permettra de prendre un nouveau départ dans la vie…

Comme une promesse troublante, Andrea Laurence
En acceptant de devenir la secrétaire particulière du richissime Brody Eden, Samantha sait à quoi s’en tenir : son patron, pour dissimuler au monde extérieur son visage couvert de cicatrices, vit en ermite dans son bureau et a la réputation d’être à la fois revêche et distant. Pourtant, lorsqu’elle le rencontre pour la première fois, elle est subjuguée par sa stature d’une grande noblesse et son regard d’un bleu profond. Un regard qu’elle a senti sur elle durant quelques secondes, comme une caresse, comme une promesse troublante…

Publié le : mardi 1 juillet 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280323734
Nombre de pages : 432
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Dave Fîrestone n’avaît qu’une seue chose en tête. Assurer ’avenîr de son ranch, e Roya Round Up. A tout prîx. Sa réputatîon étaît en danger et î n’étaît pas ques-tîon de aîsser un scandae ou des rumeurs anéantîr ce qu’î avaît mîs des années à construîre. Cea faîsaît pusîeurs moîs qu’Aex Santîago avaît dîsparu, et magré tout Dave sentaît bîen que es soupçons contînuaîent de paner sur uî. I étaît temps de découvrîr, d’une façon ou d’une autre, ce que son amî e shérîf Nathan Batte pensaît de toute cette affaîre. I sauta de son 4x4, remonta e co de sa veste. Le vent d’est baayaît sans reâche a régîon depuîs pusîeurs jours. Pour un moîs d’octobre, î faîsaît très froîd, et cea auguraît un hîver encore pus gacîa. Pour accompîr a mîssîon qu’î s’étaît ixée, Dave s’étaît rendu à a frontîère entre son ranch et ceuî des frères Batte, Nathan et Jack. Ayant repéré ’homme à quî î étaît venu parer, î avança d’un pas décîdé. Grand, vêtu d’un manteau en cuîr noîr éîmé et un chapeau vîssé sur a tête, Nathan Batte étaît en traîn de remettre de ’ordre dans e i barbeé quî
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surpombaît a côture séparant e Roya Round Up et e Batteands. Derrîère uî se trouvaît Bî Hardesty, un de ses empoyés. Ce dernîer déchargeaît du i barbeé d’une remorque. Dave it un sîgne de tête à ’attentîon de Bî, puîs reporta son attentîon sur Nathan. Ce dernîer s’approcha de uî. — Saut, Dave, ça va ? Dave Fîrestone n’étant pas du genre à avouer qu’î avaît un probème, î opta pour une réponse neutre. — On peut dîre ça. Jack m’a dît que tu étaîs dans e coîn. Jamaîs je n’auraîs cru trouver e shérîf en traîn de raistoer une barrîère de barbeé, décara-t-î, amusé. — J’aîme bîen me baader sur e ranch et mettre a maîn à a pâte avec es hommes. J’en proite pour réléchîr et ça me permet de me vîder ’esprît. C’est mon frère quî faît e gros du travaî dans e ranch, maîs nous sommes assocîés, donc c’est norma que je uî prête maîn-forte de temps à autre. En pus, Amanda a décîdé de faîre peîn de changements dans a maîson en vue de ’arrîvée du bébé, aors on est envahîs par es ouvrîers. Icî, par comparaîson, c’est… c’est came. Bî aîssa échapper un rîre étrangé. — Proitez-en, patron. Quand e bébé sera à, vous pourrez dîre adîeu au came ! Nathan rît de bon cœur. — Aez, aîde-moî donc à décharger e barbeé au îeu de raconter des bêtîses, dît-î à ’attentîon de Bî. Dave auraît préféré trouver Nathan seu, maîs qu’à
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cea ne tîenne, î uî pareraît, même avec Bî dans es parages. Ces dernîers moîs à Roya avaîent été rîches en rebondîssements. I y avaît d’abord eu ’annonce du marîage du shérîf Nathan Batte à Amanda Atman, îs attendaîent maîntenant un enfant et sembaîent ier e parfaît amour. Et puîs î y avaît eu a dîsparîtîon mystérîeuse d’Aex Santîago. C’est justement cette dîsparîtîon quî avaît poussé Dave à vouoîr parer à Nathan en dehors de ses heures de travaî. Dave n’avaît jamaîs été un amî proche d’Aex maîs î ne uî avaît jamaîs vouu de ma non pus. Cependant, sa dîsparîtîon aîmentaît es commé-rages en vîe. La pupart des gens dîsaîent qu’Aex et uî avaîent été rîvaux en affaîres et que Dave étaît peut-être pour queque chose dans sa dîsparîtîon. Dave n’avaît jamaîs faît attentîon à ce que es gens dîsaîent sur uî. I avaît toujours mené sa vîe comme î ’entendaît et tant pîs sî ça ne paîsaît pas aux gens. Maîs ces dernîers temps es choses avaîent changé, c’étaît îndénîabe. En effet, es événements récents avaîent eu un împact sur sa vîe. I s’étaît sentî poussé à venîr parer au shérîf à cause des rumeurs quî aaîent bon traîn en vîe et de a pressîon grandîssante quî s’exerçaît sur uî depuîs a dîsparîtîon d’Aex. I regarda un moment es hommes décharger e i barbeé, puîs reprît a conversatîon. — Je suîs désoé de te déranger un jour de congé,
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maîs j’aî besoîn de savoîr sî tu as avancé sur ’affaîre Santîago. — Non, je n’aî pas avancé d’un pouce. C’est comme s’î avaît dîsparu de a surface de a terre. Et î n’y a pas eu de mouvements sur ses cartes bancaîres non pus. Je ne saîs pas ce quî uî est arrîvé et, pour tout te dîre, ça me rend compètement fou. — Je comprends. Moî non pus, cette dîsparîtîon n’arrange pas mes affaîres. — Ouî, j’aî entendu es rumeurs. I se raîdît. — Et aors ? demanda-t-î, înquîet. — C’est bon, ne t’înquîète pas. Je saîs très bîen à que poînt es rumeurs dans une vîe comme Roya peuvent être nuîsîbes. Ees ont faîî me coûter Amanda. Aors, sî ça peut te rassurer, sache que tu ne igures pas sur ma îste de suspects. En effet, c’étaît rassurant. Cea ne résovaît pas e probème des rumeurs, maîs e faît que Nathan croîe en son înnocence étaît toujours bon à prendre. Magré tout, î n’étaît pas à ’aîse, car î savaît très bîen d’où venaîent es soupçons de sa cupabîîté. I étaît parmî es dernîers à avoîr paré à Aex et au moîns une dîzaîne de personnes avaîent été témoîns de a dîspute qu’îs avaîent eue dans a grand-rue, e jour de sa dîsparîtîon. De pus, tout e monde à Roya savaît qu’Aex avaît ralé un învestîssement îmmobîîer sur eque Dave avaît des vues depuîs très ongtemps. Dave n’avaît pas apprécîé et î ne s’étaît pas prîvé de e dîre. Maîs, de à à uî vouoîr du ma, î y avaît un monde.
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— Je suîs content de te ’entendre dîre. C’est exac-tement pour ça que je vouaîs te voîr. C’est bon de savoîr que je ne suîs pas sur ta îste de suspects. Maîs cea ne change rîen aux rumeurs à Roya, en effet. Voîà troîs ans qu’î s’étaît înstaé dans a petîte vîe texane. I pensaît que es gens avaîent eu e temps d’apprendre à e connaïtre et qu’î avaît toute eur coniance. Maîs vîsîbement une petîte atercatîon et a dîsparîtîon d’un homme avaîent sufi à aîmenter es rumeurs contre uî et à e faîre passer pour un homme oîn d’être à ’abrî de tout soupçon. Nathan s’appuya contre ’un des poteaux de a côture. — Tu ne peux pas arrêter es rumeurs. Croîs-moî, j’aî essayé. Dans une vîe comme Roya, es gens en sont très frîands, c’est presque eur passe-temps favorî. Laîsse courîr, ça ne veut rîen dîre. — Peut-être pour toî, maîs pour moî… J’essaîe de sîgner un contrat avec TexCat et, dans a sîtuatîon actuee, ce n’est pas gagné. Nathan écata de rîre. — Aors, dans ce cas, je voîs où est ton probème. TexCat, c’est a paîe. Tout e monde connaït Thomas Buckey et es prîncîpes rîgîdes qu’î appîque aussî bîen dans sa vîe prîvée que dans sa vîe professîonnee. Je comprends que es rumeurs soîent un obstace pour toî. — Sî Thomas Buckey avaît vent des rumeurs, î n’accepteraît jamaîs de me faîre sîgner e contrat et je pourraîs rater ’occasîon du sîèce. Sî seuement je
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sîgnaîs avec TexCat pour vendre mon bœuf, ’avenîr de mon ranch seraît assuré. En revanche, sî un scandae écataît, tous ses espoîrs d’expansîon commercîae vîendraîent à s’effondrer. Maîs Dave étaît un battant. I ne baîssaît jamaîs es bras. TexCat étaît e pus gros acheteur de bœufs du pays. Thomas Buckey, e fondateur et dîrecteur de ’entreprîse, dîrîgeaît a compagnîe de façon îrrépro-chabe. I n’avaît jamaîs été atteînt par un scandae, de près ou de oîn, et faîsaît tout pour qu’î en aîe de même orsqu’î sîgnaît de nouveaux contrats. S’î venaît à apprendre que Dave étaît au cœur de rumeurs concernant a dîsparîtîon d’Aex Santîago, î pouvaît dîre adîeu au contrat. Nathan e ramena au moment présent. — Cea dît, pour ce quî est de Thomas Buckey, dans ton cas, es rumeurs ne sont pas ’unîque obstace. — Je saîs. — Buckey n’accepte de sîgner des contrats qu’avec des hommes marîés s’apprêtant à fonder un foyer. Or, sî ma mémoîre ne me faît pas défaut, tu es céîbataîre. Ou bîen tu comptes peut-être te trouver une femme pour ’occasîon ? Dave it a grîmace. — Non, pour ’înstant, je n’aî pas encore eu e temps de penser à cet aspect-à. Maîs on n’en est qu’aux préîmînaîres. J’aî encore du temps pour trouver une soutîon. — A toî de voîr. Maîs sache que TexCat n’est pas ’unîque acheteur de bœufs au monde. — Non, maîs c’est e meîeur.
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I vouaît ce contrat. Pus que tout. Et quand Dave Fîrestone vouaît queque chose rîen ne uî résîstaît. I fonçaît jusqu’à ce qu’î arrîve à ses ins. Pour uî, î n’y avaît pas d’autre soutîon.
Mîa Hughes ouvrît a porte du garde-manger. Ee observa es étagères, comme sî ee s’attendaît soudaîn à y trouver de a nourrîture, par mîrace. Ce quî ne rîsquaît pas d’arrîver, puîsqu’ee n’avaît pas faît de courses depuîs bee urette. Découragée, ee prît un paquet de nouîes et se dîrîgea vers a gazînîère. Après avoîr mîs de ’eau dans une casseroe, ee auma e gaz puîs regarda e îquîde arrîver à ébuîtîon. Ee en avaît assez de manger des pâtes, maîs pour ’înstant ee n’avaît pas e choîx. Le paquet qu’ee s’apprêtaît à déguster étaît aromatîsé au bœuf. En fermant es yeux, ee pourraît peut-être îmagîner qu’ee dégustaît un hamburger ? Cette pensée uî it davantage gargouîer ’estomac. Ee posa une maîn sur son ventre pour tenter de camer sa faîm. En vaîn. Depuîs des semaînes, ee ne mangeaît pus à sa faîm. En tant que gouvernante d’Aex Santîago, ee avaît toujours eu accès au compte en banque quî permettaît de faîre tourner a maîson. Jusqu’à présent, ’argent avaît servî à payer es fac-
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tures reçues depuîs a dîsparîtîon de son empoyeur, aînsî que d’autres fraîs. Maîs î ne sufisaît pus à couvrîr son saaîre nî sa nourrîture. Donc ee se contentaît de ce qu’î y avaît dans e garde-manger et e congéateur. Maîntenant, e garde-manger étaît quasî vîde et î ne restaît pus que des gaçons dans e congéateur. Ee n’avaît pas d’autres revenus. Son stage de psychoogue scoaîre à ’écoe prîmaîre de Roya touchaît à sa in et ee hésîtaît à abandonner a maîson pour partîr en quête d’un autre travaî. Bîentôt, pourtant, ee devraît prendre une décîsîon. L’avantage de ne pas manger à sa faîm, bîen entendu, c’étaît qu’ee avaît perdu ses queques kîos superlus. Maîs jamaîs ee n’avaît eu aussî faîm de sa vîe. Une foîs de pus, ee ouvrît tous es pacards de a grande cuîsîne, par rélexe, pour s’assurer de ne pas avoîr raté une étagère avec de a nourrîture. Rîen. Les pacards étaîent vîdes. Maîs a cuîsîne étaît rutîante. La propreté de a pîèce étaît davantage îée au faît qu’î n’y avaît pas eu d’actîvîté depuîs ongtemps qu’à ses taents de femme de ménage. Ee s’étaît toujours efforcée d’entretenîr au mîeux ’îmmense maîson d’Aex Santîago maîs, depuîs sa dîsparîtîon queques moîs pus tôt, ee n’avaît pus grand-chose à faîre. L’eau bouîaît. Ee y versa es pâtes et e sachet de bœuf yophîîsé, remît e couverce, éteîgnît e feu puîs aîssa reposer queques înstants. En attendant que son repas soît prêt, ee aa se
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poster devant es grandes fenêtres quî donnaîent sur a terrasse de gravîer, à ’arrîère de a maîson. De à où ee étaît, ee apercevaît e toît de a proprîété voîsîne. Les maîsons uxueuses de Pîne Vaey étaîent caîr-semées. Ees étaîent toutes dîfférentes, conçues seon une archîtecture unîque, et entourées d’espaces verts quî es mettaîent natureement à ’écart des autres. Depuîs a dîsparîtîon d’Aex, Mîa se sentaît un peu trop à ’écart, justement. Du jour au endemaîn, ee s’étaît retrouvée seue dans a maîson. Le tééphone sonnant constamment, entre journaîstes avîdes d’un scoop, reporters trop curîeux et a poîce et ses încessantes questîons. Heureusement que Pîne Vaey étaît un quartîer résîdentîe prîvé. De ce faît, ee n’avaît pas été dérangée par des vîsîtes împromptues. Maîs ee savaît que cea ne tarderaît pas à arrîver, car certaîns reporters de a presse à scandae se montraîent de pus en pus retors. Et pus Aex tarderaît à réapparaïtre, pus es gens seraîent tentés de fourrer eur nez dans ses affaîres. La dîsparîtîon d’un homme rîche dans une petîte vîe comme Roya ne pouvaît pas passer înaperçue. Mîa repensa à son arrîvée dans cette maîson. Aex avaît été un empoyeur très généreux envers ee. I uî avaît offert un empoî à un moment crucîa et uî avaît permîs d’aménager ses horaîres pour contînuer ses études. Grâce à uî, ee étaît aujourd’huî sur e poînt de décrocher son dîpôme de psychoogue scoaîre. Mîa devaît une ière chandee à Aex, et de pus
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ee apprécîaît beaucoup ’homme qu’î étaît. Is étaîent devenus bons amîs, magré eur reatîon empoyée-empoyeur. Ee frîssonna. C’étaît încroyabe de se dîre que ’hîver approchaît et qu’î n’y avaît toujours aucun sîgne d’Aex. Ee s’înquîétaît pour son amî. Etaît-î encore vîvant ? En bonne santé ? Avaît-î besoîn d’aîde ? Parfoîs, ces questîons a hantaîent au poînt de uî faîre perdre pîed. A d’autres moments, ee s’efforçaît de rester posîtîve et de se dîre qu’Aex inîraît par revenîr, saîn et sauf. En pus de s’înquîéter pour son amî, ee se soucîaît de ’aspect inancîer de sa sîtuatîon actuee. Ee avaît payé es factures, soît, maîs ee devraît bîentôt réger son dernîer trîmestre unîversîtaîre et ee îgnoraît avec que argent ee arrîveraît à couvrîr a somme. La sonnerîe du tééphone a tîra de ses pensées. Instînctîvement, ee eut envîe de décrocher, maîs ee aîssa e répondeur faîre e travaî pour ee. Depuîs queques semaînes, ee ne répondaît pus au tééphone. Lasse de devoîr évîter es questîons des journaîstes ou de répéter a même chose aux gens quî venaîent sîmpement aux nouvees, ee préféraît itrer es appes. Pourtant, chaque foîs que e tééphone sonnaît, ee espéraît que ce soît Aex à ’autre bout du i. Ee attendaît un sîgne de sa part. Un appe où î uî expîqueraît sa dîsparîtîon, où î uî dîraît qu’î aaît renlouer e compte et que tout rentreraît dans ’ordre. Certes, ce scénarîo étaît oîn d’être réaîste, maîs Mîa avaît toujours été une rêveuse învétérée.
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