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Ethan Masters marchaît sans but dans es rues d’Adéade. La nouvee stupéiante occupaît son esprît, mobîîsaît tout son être. Sa mère étaît vîvante. I n’arrîvaît pas à y croîre… Le décès récent et înattendu de son père ne ’avaît-î pas sufisamment éprouvé ? Jamaîs, avaît-î pensé, î ne seraît confronté à pîre cîrconstance. Maîs découvrîr aujourd’huî que durant vîngt-cînq années ’homme qu’î îdoâtraît et révéraît depuîs toujours eur avaît mentî, à sa sœur et à uî, ’affectaît pus douou-reusement encore. Un sentîment mêé de chagrîn et de trahîson ’étreîgnît de nouveau, aussî vîoent qu’un coup de couteau porté au cœur. I ne savaît pas comment gérer cette înformatîon. Une part de uî auraît préféré îgnorer a vérîté. De faît, s’î n’avaît pas remarqué une anomaîe dans es comptes personnes de son père, î n’auraît jamaîs rîen su. En outre, a rétîcence du notaîre famîîa à uî en expîquer a raîson avaît renforcé sa détermînatîon à îdentîier e destînataîre des mystérîeux versements mensues. A présent î savaît… Leur mère n’étaît pas morte, maîs ee es avaît abandonnés, sa sœur Tamsyn et uî, eur aîssant croîre qu’ee étaît morte dans un accîdent de voîture auque eux-mêmes avaîent survécu. Ee avaît
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accepté de ’argent et étaît sortîe de eurs vîes. C’étaît terrîiant… Pus révotante encore avaît été ’attîtude de son once Edward et de sa tante Cynthîa, e frère et a sœur de eur père. En s’assocîant au mensonge, îs avaîent bafoué es prîncîpes de a famîe. I étaît déjà affreux de penser que a mémoîre de ses parents étaît entachée, maîs savoîr que, de surcroït, tant de personnes à quî î avaît faît coniance ’avaîent trompé… C’étaît bîen pus qu’î ne pouvaît supporter. Peut-être auraît-î dû rentrer dîrectement après ce rendez-vous en vîe, confronter son once et sa tante avec es faîts puîs es dévoîer à Tamsyn. Maîs comment pouvaît-î îmagîner annoncer à sa sœur ce qu’î étaît uî-même încapabe de comprendre et d’accepter ? Cette seue perspectîve uî sembaît împossîbe et ’assombrîssaît. Tamsyn étaît natureement attentîve aux autres et veîaît à rendre tout e monde heureux autour d’ee. Dès ’enfance, ee s’étaît comportée de a sorte. Par sa sensîbîîté, ee avaît contrîbué au succès et à a réputatîon de ’entreprîse famîîae. Les trîstes révéatîons ’anéantîraîent, et cea, Ethan, que depuîs vîngt-cînq ans ee consîdéraît comme son héros, ne pourraît e supporter. I se devaît de garder e secret, de cacher sa doueur à ses proches. Et î y parvîendraît mîeux sî, ce soîr, î restaît à Adéade, où sa vîgîance ne seraît dîstraîte nî par a gestîon de ’entreprîse famîîae nî par ’effervescence îée à a présence de sa famîe autour de uî. Une tache de coueur, un mouvement partîcuîer attîrèrent soudaîn son attentîon. Une jeune femme bonde et svete se dîstînguaît dans a foue des empoyés vêtus de costumes sombres quî sortaîent en masse des
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îmmeubes de bureau après eur journée de travaî. Au passage d’une voîture, sa robe mutîcoore et ondoyante épousa ses formes. Ee portaît un sac à dos encombrant quî, curîeusement, sembaît aussî éger qu’une pume. Intrîgué, î a regarda entrer dans un pub, et sa sîhouette échappa à son regard. Instînctîvement, î uî emboïta e pas, maîs sur e seuî de ’étabîssement î s’arrêta, préoccupé. Pour quequ’un quî ne souhaîtaît pas se dîvertîr, ce bar bruyant où se côtoyaîent tourîstes, étudîants et empoyés de bureau ne paraîssaît sans doute pas très îndîqué. Ne vaaît-î pas mîeux s’en aer ? pensa-t-î un înstant, avant de faîre i des conventîons. Après tout, î seraît peut-être davantage capabe de se concentrer après un verre. Redressant es épaues, î entra dans e pub et scruta en vaîn a foue, en quête du papîon cooré quî ’avaît charmé. D’un œî morne, î observaît es gens se trémousser sur a pîste de danse au rythme d’une musîque déchaïnée. Des femmes et des hommes quî menaîent une vîe sans doute aussî însoucîante que a sîenne étaît devenue un enfer. Dépîté, î détourna es yeux et it tournoyer dans son verre e îquîde coueur rubîs. — Ce n’est pas à votre goût, monsîeur ? demanda e serveur derrîère e comptoîr. — Sî, sî, c’est parfaît, marmonna-t-î en e remercîant. Son regard s’attardaît sur e grand mîroîr posé derrîère e bar où a foue se relétaît, et î aîssa ses pensées vaga-bonder. Des pensées quî e ramenaîent, héas, toujours à a même obsessîon : depuîs vîngt-cînq ans, sa vîe avaît été fondée sur des mensonges. I se souvenaît du changement chez son père suîte à ’accîdent. I étaît devenu un peu pus dîstant, un peu pus sévère, exîgeant a perfectîon de son entourage et de
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ses coaborateurs. Un peu moîns coniant, aussî. Aors âgé de sîx ans, Ethan s’étaît efforcé de ratîonaîser a sîtuatîon : son père étaît trîste d’avoîr perdu sa femme, tout comme Tamsyn et uî ’étaîent sans eur mère, et ce chagrîn expîquaît sa transformatîon. Aussî s’étaît-î vaîamment efforcé de comber es espérances de son père. Et tout cea pour quoî ? Pour découvrîr que John Masters avaît vécu dans e mensonge pendant un quart de sîèce et, pîs encore, avaît contraînt ses proches à ’îmîter. Comment son père avaît-î bîen pu s’accommoder d’une tee mystîicatîon ? Cette hîstoîre mérîtaît à peîne une sîtcom, maîs uî paraîssaît îndîgne de sa vîe. Portant e verre à ses èvres, î but une gorgée de vîn en prenant soîn de aîsser jaîîr dans son paaîs es notes de cerîse et de gîrole. « Pas ma », pensa-t-î, même sî ce vîn ne vaaît pas sa dernîère syrah, récompensée par un prîx înternatîona. Puîs î ressentît une vîve aîgreur à ’estomac, car î n’avaît rîen mangé depuîs que, tôt ce matîn, î avaît quîtté es Masters, a demeure famîîae quî se trouvaît aussî être e sîège de ’entreprîse vînîcoe de renom qu’î dîrîgeaît à présent. — On est perdu dans ses pensées ? Une voîx douce e tîra de ses rélexîons. Une femme svete et bonde aux yeux beu azur et à a peau coueur de mîe s’assît sur un tabouret, à côté de uî. Ça aors ! C’étaît e papîon cooré quî ’avaît attîré jusqu’îcî… Sî ee n’avaît pus ’âge d’une étudîante, constata-t-î, ee ne correspondaît pas non pus à ’archétype de ’empoyée de bureau. Ee reeva égèrement es sourcîs, attendant sa réponse. — Queque chose comme ça, marmonna-t-î enin. — Vous connaîssez e dîcton ? Probème partagé,
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probème réduît de moîtîé, ajouta-t-ee avec un sourîre chaeureux. Vous avez envîe d’en parer ? Un goss parfaîtement accordé à sa peau souîgnaît ses joîes èvres, tandîs que sa cheveure bonde soyeuse retombaît en cascade sur ses épaues dorées, mîses en vaeur par sa robe dos nu, égère et vaporeuse. I fut saîsî d’un désîr sî soudaîn que son premîer rélexe fut de se rappeer à ’ordre. Bîen qu’î ’aît suîvîe jusqu’îcî, î n’étaît pas e genre d’homme à rechercher une partenaîre dans es bars. Et puîs coucher avec une înconnue ne résoudraît en rîen ses probèmes. — Non, mercî, dît-î sur un ton un peu brusque. I s’apprêtaît à tempérer sa réponse quand ee uî adressa un petît sourîre sans chaeur. Ee avaît comprîs qu’î n’étaît pas întéressé. I remua, honteux, sur son sîège, tandîs qu’ee attendaît sa boîsson. I n’avaît pas vouu être grossîer. Après tout, î s’étaît retrouvé îcî parce qu’î ’avaît suîvîe. I étaît sensîbe à sa présence à son côté. A ses ongs doîgts aux onges étonnamment courts qu’ee tapotaît sur e comptoîr de boîs. A son parfum éger comme une brîse d’été quî e troubaît égèrement. A a façon dont ee baançaît doucement son corps au rythme de a musîque. I devaît s’excuser… Quand î se tourna vers ee, î constata qu’ee avaît déjà vîdé son verre et se frayaît un chemîn au mîîeu de a foue pour rejoîndre a pîste de danse. I en éprouva un certaîn souagement auque succéda une curîeuse sensatîon de perte. I avaa une gorgée de vîn et pîvota sur son tabouret. S’appuyant contre e bar, î observa de nouveau es danseurs quî se contorsîon-naîent sur a pîste et repéra aussîtôt son înconnue. Ee se mouvaît avec une grâce înnée au rythme du tempo. Un
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frîsson d’excîtatîon e parcourut. I ne s’étaît pas aîssé aer depuîs bîen ongtemps et auraît dû encourager ses avances amîcaes au îeu de a repousser. I aperçut aors un homme quî tîtubaît un peu se rapprocher de a pîste bondée, s’arrêter derrîère a jeune femme, uî paquer es maîns sur es hanches et se mettre à danser dans son dos de manîère suggestîve. I s’efforça de juguer ’éan de jaousîe et de coère quî monta en uî. Après tout, qu’est-ce que ça pouvaît bîen uî faîre ? Ce n’étaît pas son probème. Pourtant, son attentîon étaît rîvée sur ce beau papîon mutîcoore quand, soudaîn, î vît a jeune femme pacer ses maîns sur cees du danseur et es retîrer. I se raîdît. Sî ce type a touchaît et qu’ee en éprouvaît de a satîsfactîon, ce n’étaît pas son affaîre, maîs comme vîsîbement ee n’avaît pas ’aîr d’apprécîer ce contact a sîtuatîon s’en trouvaît modîiée. L’împortun avaît vacîé quand ee ’avaît repoussé, maîs î retrouva bîen vîte son équîîbre et uî prît a maîn pour ’obîger à pîvoter et à uî faîre face. I se pencha aors vers ee et uî gîssa queques mots à ’oreîe. Une expressîon de dégoût apparut sur e vîsage de a jeune femme, quî secoua a tête en essayant de se dégager. I se sentît bouîîr. Ce crétîn ne comprenaît-î donc pas ce que sîgnîiaît un refus ? Sans se donner e temps de réléchîr, î bondît de sa chaîse et fonça vers es danseurs. — Désoé d’être en retard, dît-î en faîsant a bîse à a bee înconnue dont e vîsage exprîma a surprîse. Puîs î se panta devant e maotru. — Ee est avec moî, mec. Par sa pose et son expressîon, î îndîquaît caîrement à ’îndîvîdu qu’î étaît temps pour uî de déguerpîr. A son grand souagement, ’homme, quî de toute
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évîdence étaît îvre, uî adressa un sourîre contrît et revînt à sa tabe. Ethan se tourna aors vers cee au secours de aquee î venaît de voer. — Tout va bîen ? uî demanda-t-î. — Vous n’avîez pas besoîn d’întervenîr, vous savez. J’étaîs parfaîtement de taîe à me défendre toute seue, répondît-ee sur un ton hautaîn. I écata de rîre. Sans doute parce que son afirmatîon étaît en contraste avec sa taîe : en effet, ee uî arrîvaît à peîne à ’épaue ! — Je n’en aî pas e moîndre doute, dît-î en s’efforçant de maïtrîser son hîarîté. La jeune femme esquîssa aors un sourîre et, bîentôt, ee aussî écataît de rîre. — Eh bîen, je suppose qu’î ne me reste pus qu’à vous remercîer ! dît-ee. — Je vous en prîe. Vous n’avîez pas vraîment ’aîr d’apprécîer sa compagnîe. — Effectîvement, î commençaît franchement à m’agacer. Et, sans hésîtatîon, ee uî tendît a maîn. — Je m’appee Isobe Fyfe. — Moî, c’est Ethan Masters. I uî serra a maîn, îmmédîatement frappé par sa déîcatesse. Aors, tous ses înstîncts protecteurs s’éveî-èrent d’un coup. Gardant ses doîgts dans es sîens, î se pencha égèrement vers ee. — Est-ce que je peux vous offrîr un verre ? A cet înstant, quequ’un e bouscua en dansant. — Ou bîen vous emmener dïner queque part ? proposa-t-î. I y a un peu trop de monde, îcî.
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L’espace d’une seconde, î craîgnît qu’ee refuse, maîs î a vît inaement hocher a tête. — Aons dïner, c’est une bonne îdée ! Je vaîs récu-pérer mon sac. Je ’avaîs conié au barman. Is se dîrîgèrent aors vers e comptoîr, sa maîn toujours dans a sîenne. Quand ee récupéra son énorme sac à dos de derrîère e bar, î vouut natureement e porter pour ee. — Mercî, maîs ça va. Je m’en charge. J’aî ’habîtude. — Laîssez-moî au moîns faîre preuve de gaanterîe en me permettant de e porter. Je vous promets que j’y feraî attentîon. — Sî vous însîstez… Un sourîre aux èvres, ee uî tendît son sac égèrement usagé, quî portaît toujours ’étîquette de a compagnîe aérîenne quî ’avaît transportée. — Et puîs î ne va pas avec mes chaussures ! concut-ee. Un coup d’œî à ses sandaes à hauts taons e uî conirma. — Est-ce que vous pouvez marcher, ou préférez-vous que ’on prenne un taxî ? — Où avez-vous ’întentîon de nous emmener ? I mentîonna aors un restaurant grec quî se trouvaît en bas de Runde Street. — Ce n’est pas oîn, ajouta-t-î. — Dans ce cas, aons-y à pîed, dît-ee en gîssant son bras sous e sîen. La soîrée est sî bee. Ethan jeta e sac à dos sur ’une de ses épaues, peu soucîeux de froîsser son costume grîffé. — Vous n’êtes pas un habîtué de ce genre de îeux, ou je me trompe ? demanda Isobe en désîgnant d’un mouvement de a tête e pub dont îs venaîent de sortîr.
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— Cea se voît tant que ça ? répîqua-t-î avec un sourîre. Pendant queques secondes, ee ’examîna en sîence. I songea aors qu’ee ne ’observaît pas seuement pour répondre à sa questîon et î sentît a course de son sang s’accéérer dans ses veînes… — Ouî, répondît-ee enin. — Pourquoî ? s’enquît-î, întrîgué. — Pour pusîeurs raîsons, expîqua-t-ee tandîs qu’îs s’arrêtaîent à un feu pour pîéton. Maîs surtout parce que vous avez de ’aure. De a casse, sî vous préférez. Certaîns dîraîent sans doute que vous respîrez ’argent et es prîvîèges, maîs je pense qu’î y a autre chose. Vous donnez ’împressîon de ne pas avoîr peur de travaîer dur. Ee prît aors ses maîns dans es sîennes et es examîna soîgneusement. Puîs ee es reâcha et s’accrocha de nouveau à son bras. — Ees sont bîen entretenues, maîs sans excès, décara-t-ee. Et puîs vous avez ’aîr d’un homme sûr de uî, habîtué à commander. Vous travaîez dur, sans doute, maîs î doît vous arrîver aussî de donner des ordres, auxques on obéît sans protester. I eut un petît rîre. — Et vous, vous êtes capabe de devîner tout cea sîmpement en me regardant ? Serîez-vous une sorte de pythîe ? Ee haussa égèrement es épaues, et ce mouvement gracîeux e ravît. — Vous m’avez posé une questîon, je vous réponds. Vous êtes fâché ? « Fâché ? Non », se dît-î après une courte rélexîon. Perpexe, î secoua a tête. Comment tout cea étaît-î arrîvé ? I avaît peînement
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conscîence du contact de sa maîn sur son bras et de a fémînîté extrême avec aquee ee marchaît à son côté. I étaît juste entré dans un bar pour prendre un verre et voîà qu’î s’apprêtaît à dïner en compagnîe d’une femme dont î venaît à peîne de faîre a connaîssance ! Depuîs combîen de temps n’avaît-î pas agî sur un coup de tête ? En réaîté, a questîon ne se posaît pas en ces termes : î n’avaîtjamaiscédé à ce genre d’împusîon.
Un bras passé sous e sîen, Isobe goûtaît a force quî se dégageaît d’Ethan… Ethan comment, déjà ? A cause du nîveau sonore dans e pub, ee n’avaît pas entendu son nom de famîe. Maîs peu împortaît. Son costume en in aînage n’étaît qu’un vernîs quî masquaît a réee nature de ’homme quî e portaît. Une nature des pus prometteuses. Ee se sentaît vîbrer d’antîcîpatîon, comme orsqu’ee savaît întuîtîvement qu’ee avaît prîs une photo partîcuîèrement întéressante. Ouî, ee ressentaît es mêmes petîts pîcotements que orsqu’ee s’apprêtaît à vîvre une expérîence pus papîtante que cee à aquee ee s’étaît attendue. Ee s’étaît donné comme îgne de conduîte de saîsîr e moment et de e savourer peînement, et e dïner avec Ethan ne pouvaît pas mîeux tomber. Sans accorder ses faveurs au premîer venu, ee n’étaît pas non pus e genre de femme à manquer ’occasîon de passer une soîrée agréabe avec un homme séduîsant, quasîment tombé du cîe. Son întuîtîon uî dîsaît qu’î étaît un homme correct, qu’ee n’avaît rîen à craîndre de uî, et ee savaît par expérîence qu’ee pouvaît se ier à son înstînct. Et puîs se passeraît-î quoî que ce soît après e dïner ? Au fond, rîen n’étaît moîns sûr… A bîen y réléchîr, même sî Ethan étaît un vérîtabe adonîs, î n’étaît pas du tout son
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