La maison sur la colline - La revanche au coeur (Harlequin Passions)

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La maison sur la colline, Karen Templeton

Perchée sur une colline verdoyante, avec sa vue imprenable sur la vallée, la maison a vraiment de l'allure, songe Violet en contemplant la demeure dont elle doit hériter bientôt, et où elle rêve d'ouvrir sa propre auberge. Aussi est-elle bouleversée lorsqu'elle apprend quelques jours plus tard que, faute de testament, la demeure est mise en vente. D'abord désespérée par cette nouvelle, Violet décide finalement de se battre pour récupérer son bien. Même si, pour cela, elle doit affronter le nouveau propriétaire des lieux : l'imposant Rudy Vaccaro.

La revanche au cœur, Allison Leigh

Ce n'est pas par hasard que le chemin d'Amelia croise celui de Greyson Hunt. Depuis longtemps déjà, elle brûle de dire ses quatre vérités et de faire payer sa trahison à cet arrogant milliardaire. N'est-il pas celui qui a brisé sa famille, celui dont elle a juré de se venger ? Mais alors qu'elle réussit enfin à l'approcher, elle découvre à sa grande surprise que celui qu'elle prenait pour un homme froid et impitoyable est en réalité attentionné, plein de charme et surtout terriblement sexy...

Publié le : lundi 1 décembre 2008
Lecture(s) : 20
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280267977
Nombre de pages : 480
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- 1 -
Au premier regard qu’il posa sur elle, Rudy Vaccaro tomba instantanément amoureux.
Désespérément, totalement, éperdument amoureux.
Pourtant, elle n’était pas parfaite, loin de là. Elle n’était même pas, à proprement parler, jolie. Pas dans son état actuel, tout au moins. Et il y avait fort à parier que son entretien allait coûter une petite fortune. Il fallait bien le reconnaître, il avait vraiment pris de gros risques.
Mais c’était peut-être cela qui l’excitait le plus : elle avait besoin de lui.
— Oh, papa ! gémit Stacey, sa fille de douze ans. C’est pour cette horreur que tu as ruiné ma vie ?
— Es-tu certain d’avoir fait suffisamment attention à ce que tu achetais ? renchérit Kevin, son jeune frère.
Ignorant leurs remarques, Rudy sourit au plafond délabré du salon. Cela faisait douze ans qu’il attendait cet instant, économisant sou à sou sur son salaire de policier. Douze ans pour transformer son rêve en réalité.
Cent cinquante ans d’existence, six chambres tapissées de papier qui se décollait, une horrible moquette de couleur verdâtre et des toiles d’araignée qui auraient pu sans peine arrêter des avions de ligne.
Debout au centre de la grande pièce non chauffée, Rudy se frotta les mains avec satisfaction. Il était impatient d’affronter la nouvelle année et sa nouvelle vie.
« A moi, exulta-t-il en foulant la moquette usée jusqu’à la corde, faisant craquer le vieux parquet qu’elle recouvrait sous la semelle de ses bottes de travail pointure 48. Tu es tout à moi. »
Inoccupée depuis six mois, la vieille bâtisse avait absorbé l’humidité glaciale de l’hiver de la Nouvelle-Angleterre. Rudy tapota le thermostat du chauffage central sans résultat visible. La cuve à fuel était probablement vide.
Si la chance était de son côté…
Mais n’était-il pas l’homme le plus chanceux de la terre ? N’avait-il pas enfin un foyer et une vie bien à lui ?
— Beurk ! fit sa fille, considérant un fauteuil avachi et tout crasseux qui avait dû être jaune dans une autre vie, ou vert pâle.
A l’évidence, Stacey était furieuse d’avoir été arrachée à ses amis, sans mentionner une famille élargie avec des liens de parenté avec la moitié du Massachusetts. L’idée de passer son adolescence dans ce décor de film d’horreur ne lui souriait guère, ce qu’il comprenait fort bien d’ailleurs.
— Il y a des gens qui se sont vraiment assis dans ce truc ? demanda-t-elle d’un ton incrédule.
— Visiblement des milliers de gens, observa Kevin en plissant le nez.
Stacey recula d’un air horrifié.
Sans se laisser démonter, Rudy ôta son bonnet de laine et passa sa main sur ses cheveux noirs coupés très court.
— Ce n’est pas pour rien que j’ai acquis cette auberge pour une bouchée de pain, déclara-t-il fièrement en se tournant vers son jeune frère, son cadet de huit ans.
Kevin, un peu moins grand que Rudy, et de trente bons kilos plus léger malgré les cinq couches de denim et de jersey de coton, était encore en train de se demander ce qu’il pourrait bien faire de sa vie. Les hasards de l’existence lui ayant fait acquérir quelques talents dans le domaine du bâtiment, il avait décidé que, pour réfléchir à son avenir, il serait aussi bien à aider son frère, en tout cas durant quelques mois.
— N’est-ce pas une fuite d’eau que je vois là ? fit-il remarquer, pointant son doigt vers une traînée sombre qui serpentait du plafond jusqu’au sol sur le papier mural jaunâtre peuplé de canards défraîchis. Si tu as de la chance, ce sera peut-être seulement un radiateur défectueux.
— Je dois aller à la salle de bains, marmonna Stacey en le fusillant toujours du regard. Enfin, s’il y en a une…
Le sourire de Rudy ne vacilla pas. Avec le temps, sa fille comprendrait. Elle reconnaîtrait qu’il avait agi pour le mieux. Pour leur bien à tous les deux.
— Il y en a six, l’informa-t-il. Quatre à l’étage et deux autres ici, au rez-de-chaussée. Tu n’as qu’à choisir.
Stacey parut enfin impressionnée.
— Six salles de bains ? s’étonna-t-elle.
— Parfaitement, assura-t-il fièrement. Six.
Kevin, lui, ne semblait guère impressionné. Rudy aurait voulu lui faire partager sa joie, lui démontrer qu’il avait fait une excellente affaire. Ces salles de bains toutes prêtes leur feraient économiser beaucoup d’argent plus tard.
A condition, bien sûr, que la plomberie soit en état…
Mais il réfléchirait à tout cela demain.
— La plus proche est par là, précisa-t-il, indiquant le couloir.
Alors que Stacey s’éloignait en traînant les pieds, Rudy croisa le regard toujours dubitatif de son jeune frère.
— L’agent immobilier m’a fourni un plan, expliqua-t-il. Je connais la maison.
— Un plan de la maison.
— Oui.
— Es-tu en train de me dire que tu as investi toutes tes économies dans cette propriété sans même voir ce que tu achetais ?
Pour la première fois depuis le début de leur visite, le sourire de Rudy pâlit un peu. Mais seulement le temps d’une seconde.
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