La nuit des amants (Saga Les Héritières de la Nouvelle-Orléans vol. 4)

De
Publié par

La nuit des amants, Kristi Gold
Cette voix ! En entendant, dans le hall de l'hôtel, les intonations qu'elle reconnaîtrait entre mille, Renée Marchand s'immobilise. Que fait ici Pete Traynor, le célèbre réalisateur ? Bouleversée, Renée se laisse d'abord bercer par le timbre grave de l'homme qu'elle a tant aimé autrefois. Puis les souvenirs la submergent. Hollywood. Sa rencontre avec Pete. Les baisers échangés. Leur désir, grandissant de jour en jour. Et cette nuit enfin, inoubliable, tendre et passionnée, au cours de laquelle ils ont juré de s'aimer toujours. Avant que Pete ne disparaisse, sans un mot d'explication, la laissant seule, désespérée, avec au cœur une seule envie : partir, oublier, ne jamais chercher à revoir celui qui l'a trahie... Pourtant, tandis que Renée s'avance, le cœur battant, vers celui qui reste son seul amour, elle sent grandir en elle un espoir fou.


4e tome de la saga Les Héritières de la Nouvelle-Orléans

Publié le : dimanche 15 avril 2007
Lecture(s) : 49
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280266888
Nombre de pages : 288
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
KRISTI GOLD

Après sept années de tentatives infructueuses, Kristi Gold a été publiée pour la première fois en 2000, et elle a depuis signé des contrats d’édition pour plus de vingt-cinq autres ouvrages. Auteur instinctif, elle attribue sa capacité d’écrire vite à son impatience de connaître la fin de l’histoire. Elle estime que son succès est dû à un mélange de persévérance, de chance, d’humour et de passion pour l’écriture.

Lauréate du National Reader’s Choice et du Romantic Times BOOKclub, finaliste des Romance Writers of America RITA®Awards, elle apprécie les honneurs, mais tire ses plus grandes satisfactions de sa correspondance avec ses lecteurs et de ses contacts avec d’autres écrivains — qu’ils soient déjà publiés ou en attente de l’être.

1.

Juste au moment où Renée Marchand pensait en avoir définitivement terminé avec Hollywood, voilà que Hollywood la rattrapait : sorti de sa vie depuis trois ans, Pete Traynor se tenait maintenant devant la fenêtre de son bureau, le regard tourné vers la cour, pendant que sa sœur Charlotte lui chantait les louanges de l’hôtel Marchand.

Renée s’arrêta sur le seuil et attendit une pause dans la conversation pour entrer, contrôlant son envie de se ruer dans la pièce et d’exiger de Pete une réponse à plusieurs questions. Parmi tous les hôtels quatre étoiles de La Nouvelle-Orléans, pourquoi avait-il choisi celui des Marchand ? Pourquoi, après avoir accepté avec enthousiasme de réaliser le film qu’elle devait produire, s’était-il dédit ? Et pourquoi n’avait-il eu la décence de prendre contact avec elle ni avant ni après son brusque départ ?

Espérant que tout ce qui l’attirait autrefois en lui avait disparu avec le temps, la jeune femme l’observa attentivement.

Elle avait d’abord été fascinée par un savoir-faire et un talent qui permettaient à Pete de créer un enchantement visuel à partir d’un simple script. Et ces qualités hors du commun s’accompagnaient d’une beauté à laquelle il était difficile de rester longtemps insensible…

Une beauté que les trois années écoulées n’avaient malheureusement en rien altérée : bien que parsemés de quelques fils argentés, ses cheveux étaient toujours aussi épais et brillants ; ils étaient un peu longs et indisciplinés, mais cela ne faisait qu’ajouter à son charme. Sa tenue, composée d’un pantalon de toile beige et d’un polo blanc, mettait en valeur un corps athlétique — preuve de l’attention qu’il portait à sa condition physique —, et le soleil californien avait donné à sa peau une belle teinte dorée.

A quarante-deux ans, il avait donc conservé toute sa séduction, et le magnétisme qui se dégageait de lui n’avait rien perdu de sa force, Renée en était sûre.

Trois ans plus tôt, cette conjonction redoutable l’avait menée à sa perte, sur le plan à la fois personnel et professionnel. Plus jamais elle ne se laisserait subjuguer par Pete — ni par aucun autre homme, d’ailleurs et, pour s’en empêcher si nécessaire, il lui suffirait de se rappeler que celui-ci avait brisé sa carrière.

Renée lissa son tailleur de lin marron d’une main un peu tremblante, inspira à fond et s’exhorta à ne voir en Pete qu’un client comme un autre.

Son éducation lui avait heureusement appris à rester digne en toutes circonstances, et son expérience de femme d’affaires, à maîtriser ses émotions : même en proie à la pire détresse, elle était capable de sourire et de se montrer enjouée, et elle ne voulait surtout pas révéler à Pete, non seulement qu’il l’avait profondément blessée en la quittant sans un mot d’explication, autrefois, mais aussi qu’il avait encore le pouvoir de la troubler.

Ce fut donc la tête haute qu’elle entra dans le bureau, et d’un ton posé qu’elle demanda à sa sœur :

— Tu as besoin de moi, Charlotte ?

Ce calme de façade s’évanouit cependant à l’instant même où Pete se détourna de la fenêtre et planta ses yeux noirs dans les siens. Si sa brusque apparition l’avait surpris, il n’en laissa rien paraître, mais il avait toujours très bien su dominer ses émotions, lui aussi… sauf une fois, l’espace d’une nuit mémorable…

La voix de Charlotte ramena Renée au présent.

— Je t’ai fait venir parce que nous avons un client important… Monsieur Traynor, je vous présente ma sœur Ren…

— Nous nous connaissons déjà, coupa Pete. Je suis content de te revoir, Renée.

Il s’approcha d’elle et lui tendit une main que, craignant de toucher, elle se contenta d’abord de regarder, mais se décida finalement à serrer : si elle l’ignorait, Charlotte comprendrait qu’il y avait un problème entre eux.

— Moi aussi, je suis contente de te revoir, Pete, déclara-t-elle.

— Je ne savais pas que vous vous connaissiez ! s’écria Charlotte. Mais ça n’a rien d’étonnant, au fond, puisque vous étiez tous les deux à Hollywood au même moment…

Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.