La promesse d'un inconnu - Passion coupable (Harlequin Passions)

De
Publié par

La promesse d’un inconnu, Kate Hardy

Lorsque le brun ténébreux qu’elle a osé aborder dans la rue pose ses lèvres sur les siennes, Jane a soudain le sentiment que la Terre s’arrête de tourner. C’est comme si cet inconnu, à travers ces baisers aussi brûlants que passionnés, avait décidé d’exaucer ses rêves les plus secrets. Aussi accepte-t-elle de le suivre… pour une nuit seulement. Mais lorsqu’elle découvre, quelques semaines plus tard, qu’elle attend un enfant de lui, elle sent son cœur se figer. Car cet homme dont elle ne sait rien a été très clair : ils ne doivent en aucun cas se revoir…

Passion coupable, Metsy Hingle

Si elle veut sauver le Contessa, le vieil hôtel qu’elle a hérité de son grand-père à La Nouvelle-Orléans, Laura Spencer n’a pas le choix : malgré la colère qu’elle éprouve à l’encontre de Jack Hawke, ce milliardaire sans scrupules qui menace de l’exproprier si elle ne solde pas ses dettes, elle doit trouver un moyen de le convaincre de lui accorder un délai. Mais lorsqu’il lui annonce ses conditions, elle est consternée : il lui laissera un mois de plus, mais si elle ne l’a pas remboursé d’ici là, elle perdra l’hôtel, et devra passer une nuit avec lui…

Publié le : mercredi 1 octobre 2008
Lecture(s) : 12
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280267878
Nombre de pages : 480
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
- 1 -
Jane ravala sa salive.
Parfait. Absolument parfait.
L’inconnu était appuyé contre un pilier, un pied à plat contre le béton, la tête légèrement rejetée en arrière, l’air sombre, le regard rivé sur la Tamise. Ses cheveux bruns légèrement bouclés étaient ébouriffés, comme s’il venait d’y passer la main. Et dans son pantalon noir et sa chemise blanche — avec le premier bouton ouvert, sans cravate ni veste —, il était l’archétype même du beau brun ténébreux et dangereux.
Exactement ce qu’elle recherchait.
Alors, pourquoi hésitait-elle ? Pourquoi n’était-elle pas déjà en train de s’approcher et de lui…?
Parce qu’elle n’était qu’une poule mouillée, se dit-elle avec regret.
C’était une idée stupide, de toute façon. Qui donc marcherait vers un parfait étranger pour lui voler un baiser ?
Tout de même, il était vraiment magnifique.
Soudain, elle eut une idée. D’accord, elle n’était pas assez courageuse pour l’embrasser, mais au moins, elle allait le prendre en photo. Et elle pourrait montrer à ses colocataires l’homme qui correspondait à ses rêves.
Elle sortit subrepticement son téléphone portable de son sac. Puis, le zoom de l’appareil n’étant pas suffisamment puissant, elle approcha d’un pas qui se voulait nonchalant, assez près pour l’avoir en plein cadre.
Juste au moment où elle appuyait sur la touche pour prendre son cliché, l’homme regarda dans sa direction.
— Hé !
Oh, non ! Non ! Non ! Il l’avait prise en flagrant délit.
Elle recula, mais pas assez vite, car l’Adonis la saisit par le poignet avec une main d’acier et l’immobilisa.
— Qu’est-ce que vous faites ? tonna-t-il.
Si seulement la terre pouvait s’ouvrir sous ses pieds et l’engloutir !
— Rien.
— Mais si, vous venez de me prendre en photo !
Ils se dévisagèrent. Il avait les plus beaux yeux gris-vert qu’elle ait jamais vus, mais à cet instant, il n’y avait pas une once de douceur ou de bienveillance dedans.
— Eh bien ? insista-t-il.
Elle secoua la tête, dépitée. Ce n’était vraiment pas ainsi que cela aurait dû se dérouler.
— Ecoutez, je suis désolée. Vous voulez bien me laisser partir, maintenant ? implora-t-elle, agitant son poignet dans sa main.
— Vous laisser partir ? s’exclama-t-il. Pas avant que vous ne m’ayez expliqué ce que vous fabriquiez.
— Je suis désolée. J’ai agi sur un stupide coup de tête.
Elle éteignit son téléphone et le rangea dans son sac.
— Là tout de suite, ajouta-t-elle entre ses dents serrées, j’aimerais beaucoup aller me cacher dans un coin, tellement j’ai honte.
A sa grande surprise, l’inconnu afficha un sourire.
Et cela le transforma complètement. Il sembla tout à coup beaucoup plus accessible. Finalement, elle était contente qu’il la retienne par le poignet, car elle doutait que ses jambes l’eussent soutenue. L’inconnu ténébreux et maussade s’était mué en un homme charmant, beau à tomber.
Et loin, très loin de sa catégorie.
— J’ai une meilleure idée, décréta-t-il. Un café.
— Un café ?
Est-ce qu’elle venait de manquer un épisode ?
— J’ai le sentiment que ça va être une longue histoire, expliqua-t-il. Et ce serait bien plus civilisé que vous me racontiez ça autour d’un café.
— Mais, n’étiez-vous pas en train de faire une pause dans une réunion de travail ? Du moins, c’est à ça que ça ressemblait.
Il haussa une épaule, le geste le plus élégant qu’elle ait jamais vu.
— C’était une réunion ennuyeuse à mourir, dit-il. Mon agent peut s’en occuper pour moi.
Un agent ? Alors, il était célèbre ? Ou important ?
— Euh… N’avez-vous pas besoin de votre veste ?
— Je n’en portais pas aujourd’hui. Mais si vous préférez que j’en mette une, j’appelle Harry.
— Harry ?
— Mon agent. En fait, vous avez raison. Ce serait la moindre des politesses de leur faire savoir que je ne reviens pas tout de suite. Excusez-moi un instant.
Il se mit à marcher, ne lui laissant pas d’autre choix que d’adapter son pas au sien. Puis, avec sa main libre, il sortit un téléphone mobile dernier cri de sa poche et appela un numéro à la mémoire.
— Harry ? Oui. Non, désolé.
Au moins, il semblait sincèrement contrit.
— Je t’appelle plus tard, d’accord ? Oui. Merci.
Et lorsqu’il rangea son téléphone dans sa poche, ils étaient déjà dans un café, au comptoir, prêts à passer commande.
— Un expresso ? Un cappuccino ? lui demanda-t-il.
— Un expresso avec du lait écrémé, s’il vous plaît.
— Mettez-nous-en deux, dit-il au serveur avec un sourire.
Elle toussota, penchant légèrement la tête et regarda ostensiblement sa main toujours serrée autour de son poignet.
Son compagnon la libéra enfin, paya les consommations puis la conduisit à une table avec vue sur le fleuve.
— Bon. Commençons par le commencement. Comment vous appelez-vous ? demanda-t-il.
— Jane Redmond.
Il hocha la tête, mais ne lui tendit pas la main.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.