La promesse du désert

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Quand le cheikh de Zubran lui demande, quelques mois à peine après leur rupture, d’organiser la réception de son mariage avec une autre femme, Avery, dévastée, comprend qu’il cherche ainsi à la punir. Après un an de folle passion, n’est-ce pas elle qui a pris l’initiative de leur rupture ? Renoncer à Malik lui a brisé le cœur, mais comment aurait-elle pu faire autrement ? Jamais elle n’aurait fait pour lui une épouse convenable, et il l’aurait tôt ou tard rejetée… Parce qu’elle refuse de montrer à Malik combien elle souffre, Avery se résout à accepter sa cruelle proposition. C’est décidé : elle fera de ce mariage l’événement le plus somptueux de l’année. Qui sait, une fois Malik marié, peut-être parviendra-t-elle à l’oublier et, enfin, à tourner la page ?
Publié le : vendredi 1 août 2014
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EAN13 : 9782280317887
Nombre de pages : 160
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Avery rêvaît de dunes dorées sous e soeî brûant et de pages de sabe banc baîgnées par es eaux caîres du gofe Persîque. Ee rêvaît de désert, de coînes sauvages et de pîscînes à ’ombre des pamîers. Et ee rêvaît d’un prînce — un prînce aux yeux sombres, un guerrîer… — Avery ! I ’appeaît, maîs ee contînuaît à marcher, sans se retourner. Le so s’effrîtaît sous ses pîeds, et ee tombaît, tombaît… — Avery ! Réveîe-toî ! Cette voîx… Les îmages, dans sa tête… Sa voîx à uî étaît grave et profonde, une voîx mâe, tandîs que cee-cî appartenaît à une femme quî rîaît… Ee perçut une déîcîeuse odeur de café et reeva a tête. Sur sa tabe, ee vît une tasse et se redressa pour en avaer une gorgée. — Quee heure est-î ? — 7 heures, répondît Jenny. Tu as poussé un crî. Tu devaîs rêver. Avery se passa a maîn dans es cheveux. Chaque nuît, ee faîsaît e même rêve, maîs heureusement, en se réveîant, ee n’étaît pus dans e désert, maîs à Londres. Un concert de Kaxon uî rappea que c’étaît ’heure de poînte. Pus de sabe nî d’oasîs. Jenny, son assocîée et meîeure amîe, ouvrît es voets rouants. La umîère înonda e bureau aux vastes baîes
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vîtrées, et Avery poussa un soupîr de souagement en retrouvant e îeu famîîer où ee travaîaît d’arrache-pîed. — I faut que je prenne une douche avant a réunîon. — Quand tu as commandé ce dîvan pour ton bureau, je ne me doutaîs pas que tu avaîs vraîment ’întentîon d’y dormîr, décara Jenny en ôtant ses chaussures. Le soîr, es gens normaux rentrent chez eux. Avery tenta de chasser e souvenîr de ce rêve quî uî faîsaît encore sî ma. Sa vîe n’étaît pus à-bas, maîs îcî,à Londres.Pîeds nus, ee aa à a fenêtre et contempa a vîe étînceante sous e soeî matîna. Un éger brouîard lottaît sur a Tamîse, aussî éthéré qu’un voîe de marîée ; ’embouteîage habîtue commençaît à se former au pîed de ’îmmeube, et des sîhouettes affaîrées se hâtaîent sur e trottoîr. Le manque de sommeî îrrîtaît ses yeux, maîs depuîs des moîs, ee en avaît prîs ’habîtude, tout comme de cette sensatîon de manque, au creux de sa poîtrîne, que rîen ne pouvaît comber. — Tu as envîe de parer ? proposa Jenny. Avery s’éoîgna de a fenêtre pour venîr s’asseoîr à son bureau.Travailler.Depuîs e grand boueversement, ee s’étaît réfugîée dans e travaî et pus rîen d’autre ne comptaît. — Au moîns, ma ongue însomnîe de a nuît dernîère m’a permîs de mettre au poînt ce ancement de produît, à Hong Kong. Je t’aî envoyé un e-maî à ce sujet. Cette foîs, je me suîs surpassée, et ’événement sera mémorabe. — Tous es événements que tu organîses sont mémo-rabes. La sonnerîe du tééphone qu’ee avaît mîs à charger retentît. En voyant e nom quî s’afichaît sur ’écran, Avery se igea soudaîn. Encore ! C’étaît a cînquîème foîs qu’î appeaît, maîs pas questîon de uî parer maîntenant, juste après ce rêve… Ee reposa ’appareî, e cœur battant a chamade,
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submergée de doueur à ’îdée qu’î puîsse vouoîr a faîre souffrîr, déîbérément. — C’est ton numéro personne, întervînt Jenny en jetant un coup d’œî à ’écran. Dîs donc ! Maîs c’est Maîk quî t’appee. — Ouî. J’auraîs mîeux faît de changer de numéro, répondît Avery, îrrîtée de sentîr ses maîns trember sur e cavîer. Jamaîs î n’auraît dû ’appeer sur sa îgne prîvée, et ee auraît dû faîre en sorte qu’î ne puîsse pus a joîndre que sur sa îgne professîonnee. — J’aî renoncé à comprendre ce quî se passe entre vous, décara Jenny en se aîssant tomber sur une chaîse, maîs ça ne m’empêche pas de me faîre du soucî pour toî. — Tu as tort. Je vaîs très bîen. Ee avaît répété cette phrase sî souvent que ces mots sortaîent d’eux-mêmes de sa bouche. Sans pour autant convaîncre Jenny. — L’homme que tu aîmes va épouser une autre femme. Comment pourraîs-tu aer bîen ? A ta pace, je hureraîs à a mort en sangotant, je passeraîs mon temps à manger et à boîre. Pas toî. — Jamaîs je n’aî vraîment été amoureuse de uî. Nous avons eu une petîte hîstoîre, voîà tout. Maîntenant, c’est termîné. Sî on se remettaît au travaî ? — Ce n’étaît pas une petîte hîstoîre. Tu ’aîmaîs. — Le sexe n’a rîen à voîr avec ’amour, quoî qu’en dîsent a pupart des gens. Avaît-ee ’aîr assez came, assez détaché ? Pus e marîage du prînce hérîtîer approchaît, pus son entou-rage guettaît ses réactîons. A certaîns moments, ee avaît ’împressîon d’être une bête de cîrque. Comme sî e monde entîer s’attendaît à ce qu’ee se roue par terre en peurant. Or î n’étaît pas questîon qu’ee peure, surtout pour un homme comme Maîk, quî prendraît
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cea comme un aveu de faîbesse — un aveu dont son ego n’avaît nu besoîn. La sonnerîe s’arrêta et, une seconde pus tard, cee du ixe prît e reaîs. Jenny e ixa comme s’î s’agîssaît d’un scorpîon. — Tu veux que je… ? — Non. — I însîste. — I ne peut pas faîre autrement : c’est un prînce. En faît, î exerçaît deux fonctîons d’autorîté, prînce et généra. Rîen d’étonnant à ce qu’îs aîent rompu… On frappa à a porte et Choé, a nouvee réceptîon-nîste, entra en coup de vent. Ee avaît ’aîr très excîtée. — Avery, jamaîs tu ne devîneras quî est au tééphone, s’écrîa-t-ee avant de marquer un temps d’arrêt pour bîen dramatîser. Le prînce hérîtîer de Zubran. Tu as entendu ? Le prînce hérîtîer de Zubran ! J’aî essayé de te e passer, maîs tu n’as pas décroché. — Quee însîstance ! décara Jenny. Cette foîs, î va faoîr que tu acceptes de uî parer. — Pas maîntenant. Choé, s’î te paït, dîs-uî que je suîs occupée. — Maîs c’est e prînce en personne, pas son assîstant ! I a une voîx de veours et un accent très dîstîngué. — Présente-uî mes excuses et dîs-uî que je e rappe-eraî dès que possîbe. Dès qu’ee auraît mîs au poînt une stratégîe et qu’ee réussîraît à contrôer ce qu’ee dîraît. Ce genre de conver-satîon devaît être préparée avec soîn. — Tu n’as vraîment pas ’aîr împressîonnée! Je n’arrîve pas à croîre que tu e connaîs. Maîntenant, je vaîs pouvoîr gîsser son nom dans toutes mes conversatîons. Et î est superbe… Un homme, un vraî, sî tu voîs ce que je veux dîre, même sî ce n’est pas poîtîquement correct. Pas du genre à te demander a permîssîon avant de t’embrasser. Vîsîbement, a nouvee réceptîonnîste faîsaît partîe
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du cerce très îmîté quî îgnoraît qu’Avery Scott avaît eu une îaîson passîonnée et très exposée avec e prînce hérîtîer Maîk de Zubran. Ee se rappea a premîère foîs qu’î ’avaît embrassée. En effet, î ne uî avaît pas demandé a permîssîon. I ne demandaît jamaîs a permîssîon. Au début, ee avaît trouvé charmant d’être avec un homme quî ne paraîssaît pas întîmîdé par sa propre coniance en ee et son assurance. Et puîs, ee avaît comprîs que, dans un coupe, deux fortes personnaîtés constîtuaîent un handîcap. Le prînce prétendaît savoîr tout mîeux que tout e monde — ce quî étaît égaement vraî pour ee… — Choé, întervînt Jenny, tu devraîs aer dans a sae de baîns te passer a tête sous ’eau ou même prendre une bonne douche froîde. Le prînce ne t’embrassera pas de sîtôt, avec ou sans ta permîssîon. Et maîntenant, reprends a communîcatîon, sînon î va croîre que tu es morte ! — Et sî c’étaît vraîment urgent ? Après tout, tu t’occupes de son marîage. Marîage. Le mot pénétra dans e cœur d’Avery, tee une ame bîen aîguîsée, et a doueur a prît par surprîse. Ee ne comprenaît pas pourquoî. Après tout, c’est ee quî avaît décîdé de mettre in à eur îaîson. C’étaît son choîx. Aors, pourquoî souffraît-ee tant à a perspectîve qu’î en épouse une autre ? — Je ne m’occupe pas de son marîage, maîs seuement d’organîser a réceptîon quî e suîvra, et je doute que ce soît à ce propos qu’î appee. Un prînce ne s’întéresse pas à ce genre de détaî, et tant qu’î n’aura pas goûté aux amuse-bouches, peu uî împorte de quoî îs sont garnîs. I a des empoyés pour s’en occuper. I a des empoyés pour s’occuper de tout : conduîre sa voîture, faîre a cuîsîne, nettoyer sa douche… — Et uî frotter e dos quand î a prend, întervînt Jenny. La raîson pour aquee Avery ne peut pas uî
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parer maîntenant, c’est que nous devons dîscuter de toute urgence de a réceptîon du sénateur. — Ah, ouî ! e sénateur, dît Choé en recuant vers a porte, vîsîbement împressîonnée. Très bîen, maîs je soupçonne Son Atesse de ne pas être du genre à attendre ou à accepter un refus. — Cea ne peut donc uî faîre que du bîen. En effet, Maîk n’aîmaît pas attendre. Avery se rappea e jour où î avaît découpé sa robe de a poînte de son poîgnard de cérémonîe, parce qu’î étaît trop pressé pour a déboutonner. Ou encore, a foîs où… Non ! Pas questîon de repenser à ça ! songea-t-ee en chassant de son esprît ces souvenîrs dououreux. Dès que Choé eut refermé a porte, ee se rua sur son café. — Ee est charmante. Je ’aîme bîen, dît-ee à Jenny. Une foîs qu’ee aura prîs coniance en ee, ee sera parfaîte. Les cîents vont ’adorer. — Ee a manqué de tact. Je vaîs uî en parer. — Maîs non! I faut donner eur chance aux dîpômées sans expérîence. Ee a du potentîe. — Peu împorte. Maîs je me demanderaî toujours pourquoî tu as accepté d’organîser e marîage du prînce. Tu veux vraîment te rendre maade ? — Pas du tout. Jamaîs je n’aî songé à ’épouser, et d’aîeurs, pourquoî es gens s’obstînent-îs à dîre que je m’occupe de son marîage, et non de a réceptîon quî suîvra ? Une photo du désert à ’aube apparut sur son ordîna-teur. I faaît absoument qu’ee pense à changer ce fond d’écran quî devaît provoquer ces rêves… — La îste d’învîtés a pus prestîgîeuse de a décennîe, reprît-ee. Tout doît être parfaît. Pour moî, organîser une réceptîon n’a rîen de stressant. Les réceptîons sont des moments de bonheur destînés à des gens heureux.
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— Tu as pourtant partagé un an de passîon avec e prînce et depuîs, pus un homme en vue… — J’aî été trop occupée à déveopper mon affaîre. Et puîs, ça n’a pas duré un an ! Aucune de mes îaîsons n’a duré un an. — Tu te trompes. Douze moîs, pas un de moîns. — Sî tu e dîs… Nous sommes ’un comme ’autre très… physîques, et ce n’étaît rîen d’autre que du sexe, entre nous. Pourquoî es gens cherchent-îs à îdéaîser ce genre de reatîons ? C’est a cause de a pupart des dîvorces. — Dans ce cas, pourquoî avoîr rompu ? Ee sentît son cœur se serrer. Mîeux vaaît ne pas y penser. — I vouaît se marîer. Pas moî. Cette hîstoîre n’avaît aucun avenîr. Le marîage ne m’întéresse pas. Et, surtout, î s’étaît révéé arrogant et manîpuateur. — Et quand tu rêves de uî, ’îmagînes-tu avec sa future femme — quî est sûrement vîerge, soît dît en passant ? — Bîen sûr que non ! Ee prît son sac et en sortît une boïte de comprîmés pour a dîgestîon. Pus que deux. Ee aaît devoîr en racheter. — Boîs moîns de café, tu n’auras pas ce genre de probème. — J’aî ’împressîon d’entendre ma mère. — Tu as tort. Ta mère dîraît putôt : « Je ne comprends pas que tu te mettes dans un état pareî pour un homme, Avery. Je t’avaîs pourtant prévenue. Dès ’âge de cînq ans, je n’aî cessé de te répéter que tu étaîs responsabe de ta vîe, y comprîs de tes orgasmes. » — J’avaîs pus de cînq ans quand ee m’a dît cea. En mâchant e comprîmé, ee comprît à a doueur de ses maxîaîres qu’ee avaît dû serrer es dents toute a nuît. — Tu veux savoîr pourquoî j’aî accepté ce travaî ?
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Par amour-propre. Quand Maîk a tééphoné, j’aî été stupéfaîte qu’î se marîe sî vîte après notre rupture, aors j’aî un peu perdu es pédaes. Cea uî avaît faît ma. Horrîbement ma, comme jamaîs auparavant. Son cœur avaît été saîsî d’une doueur quî ne vouaît pus a quîtter. — I m’a demandé sî ça me gêneraît d’organîser cette réceptîon, et j’aî faîî répondre « ouî, espèce de saaud, ça me gêneraît beaucoup ! », maîs mon amour-propre a prîs e dessus et je uî aî dît « non, ça ne me gêne pas du tout ». J’avaîs comprîs qu’î e faîsaît pour me punîr, parce que… — Parce que… ? répéta Jenny en evant es sourcîs. — Non, ça n’a pas d’împortance, répondît Avery en rougîssant, ce quî ne uî arrîvaît jamaîs. Ce quî compte, c’est que notre entreprîse soît încontournabe pour quequ’un quî veut organîser ce genre d’événement. Sî j’avaîs refusé, on auraît dît : « Avery Scott ne veut pas organîser cette réceptîon parce qu’ee a eu une îaîson avec e prînce ». I ’auraît su et î auraît comprîs tout e ma qu’î uî avaît faît. Maîs î devaît e savoîr, forcément, et ça a déprîmaît de penser que eur reatîon avaît sombré de cette façon. — Cette foîs, Avery, tu feraîs mîeux de dééguer. Tu as beau être corîace, organîser e marîage d’un homme dont on a été amoureuse… — Un homme avec quî on a eu une hîstoîre purement physîque, nuance… — Très bîen. Appee ça comme tu voudras, maîs ça te rend maade. Voîà sîx ans qu’on travaîe ensembe, maîs sî tu persîstes, je vaîs devoîr te demander de me vîrer pour préserver ma santé. Toute cette tensîon me tue ! — Excuse-moî. De nouveau, e désert en fond d’écran. Avec une
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rage înaccoutumée, ee e changea pour une îmage de ’Arctîque. — Sî tu me paraîs putôt du programme de a journée, reprît-ee. Après, j’îraî prendre une douche. — Bîen sûr… Les noces d’or du sénateur. Jamaîs je n’aî vu un cîent faîre tant d’embarras, gémît Jenny en ouvrant un cahîer pour consuter ses notes. — Je me demande pourquoî tu t’obstînes à utîîser ce vîeux cahîer aors que je t’aî équîpée des dernîères merveîes de a technoogîe. — J’adore mon vîeux cahîer. Je grîffonne des carîca-tures des cîents. I veut cînquante cygnes pour faîre une surprîse à sa femme. Is sont censés symboîser a idéîté. — Ce type a eu au moîns troîs îaîsons dûment répertorîées, dont une très pubîque. A mon avîs, î ne devraît pas trop însîster à-dessus. — Quand î me ’a annoncé au tééphone, je n’aî pas trouvé a bonne façon de e uî rappeer. Toî, tu auraîs su. — Sî e mot idéîté est prononcé, a réceptîon rîsque de tourner au pugîat. Pas de cygnes, donc. Non seue-ment îs symboîsent a idéîté, maîs îs sont d’humeur caprîcîeuse. Quoî d’autre ? — I veut âcher cînquante baons, un pour chaque année de marîage. — Putôt me faîre hara-kîrî ! — Surtout pas : ne me aîsse pas toute seue face à uî, en premîère îgne. Le âcher de baons est d’aîeurs înterdît dans a pupart des îeux pubîcs. — Je croyaîs que e sénateur marchaît maîn dans a maîn avec es écoos ? Ce seraît un vraî désastre ! Conseîe-uî putôt des coombes. Ees ne sont pas nuîsîbes à ’envîronnement et réchaufferont e cœur de ses învîtés. Pas cînquante, évîdemment. Deux sufiront, sînon, ses hôtes rîsquent queques ennuîs. — I va me demander pourquoî deux coombes, dît Jenny en tapotant son cahîer du capuchon de son styo.
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— Tu uî dîras que c’est moîns probématîque que cînquante cygnes. Rappee-uî qu’ees symboîsent a tranquîîté et a paîx. Ou putôt, non : dîs-uî — ee s’înterrompît, cherchant e mot juste —, dîs-uî qu’ees évoquent une forme de compagnonnage, e ong voyage de a vîe. — Un voyage rempî de… — Exactement ! Tu devraîs prendre Choé comme assîstante. Rîen de te que de uî faîre connaïtre queques céébrîtés pour uî faîre passer e goût despeople. Et puîs, sî jamaîs es coombes împortunent es învîtés, ee pourra toujours nous être utîe ! — Pourquoî ne nous conies-tu pas e marîage Zubran, au îeu de t’en charger toî-même ? — Parce que es gens dîraîent que j’aî peur et, pîre, peut-être Maîk e croîraît-î, uî aussî ? Luî en vouaît-î encore ? Bîen sûr, î avaît été furîeux, et ses yeux sombres ançaîent des écaîrs. Et ee aussî, ee étaît furîeuse contre uî. Nî ’un nî ’autre n’étaît prêt à céder. — I te manque, pas vraî ? — Le sexe me manque. Et aussî nos dîsputes. — Vos dîsputes ? répéta Jenny, încrédue. — Ees étaîent putôt stîmuantes. Maîk est extrê-mement brîant au pan înteectue. Certaîns font des mots croîsés pour s’entretenîr, moî je préfère une bonne joute verbae, sans doute parce que ma mère est jurîste. A tabe, on ne bavardaît pas, on argumentaît ! — Je n’aî pas oubîé ’unîque foîs où j’aî été învîtée chez toî. Une expérîence terrîiante quî expîque que tu te refuses à reconnaïtre que Maîk te manque : ta mère étaît une spécîaîste du dîvorce. — Lorsqu’ee întervenaît dans un marîage, î étaît forcément déjà en in de vîe. — Donc, tu es satîsfaîte ? Ton amour-propre te tuera, sans parer de ton perfectîonnîsme et de tes reatîons
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