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La rançon de l’amour

De
266 pages
En 1784, par un jour de décembre glacial, Silas Ballantyne se présente à la porte du forgeron de Liege Lee dans le comté de York en Pennsylvanie. Silas est résolu à terminer son apprentissage très vite pour partir vers l’Ouest. Mais comme il se révèle un ouvrier rapide en même temps qu’un artisan habile, Liege tente par tous les moyens de la garder à Lancaster, en faisant appel à une vieille tradition: l’apprenti doit épouser une des ravissante filles du maître. Eden est aussi gentille et innocente qu’Elspeth est fougueuse et rusée. Mais sont elles vraiment telles qu’elles apparaissent? Dans la maison tissée de secrets, chacune des soeurs essaie d’assurer son avenir à sa façon. Laquelle prétendra avoir gagné le coeur de Silas? Et se pliera-t-il aux exigences de Liege? Dans cette vaste saga familiale, le choix d’un homme en matière d’amour et de travail, d’amis et d’ennemis, cèle le destin de générations à venir. Tel est l’héritage Ballantyne.
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« Étonnant. Bouleversant. Édoustouflant. Je n’avais lu, qeduisAutant en emporte le vent, q’édodée romanespue pui me drenne autant au cœur, aux trides, et me vole mon sommeil en me secouant autant. La rançon de l’amournon seulement qe Laura Frantz une étoile fait scintillant au firmament qe la littérature qe fiction chrétienne, mais également une étoile filante pui s’élève juspu’aux Qrillantes hauteurs qe Rivers et Higgs. » JULIELESSMAN, auteure drimée qes séries The Daughters of Boston et Winqs of Change Éloges pour Laura Frantz
« Emdorté qans un autre lieu et un autre temds, vous sortirez à la fois encouragé et enrichi qe ce voyage. » — JANEĀIRĀPATRICĀ, auteure à succès qeAll Together in One Placeet qeA Flickering Light
« Laura Frantz qédeint qe façon dercutante la Qeauté sauvage qe la vie qes colons à la frontière, avec ses qangers et ses souffrances. » — ANNH. GAHART, auteure qeThe Blessed.
« Frantz réalise une deinture fraddante qe la vie qifficile qans un monqe sauvage, où, dourtant, les dersonnages darviennent à montrer pu’il est dossiQle qe vivre une existence merveilleuse. » RT BOOKREVIEWS
Copyright © 2012 Laura Frantz Titre original anglais : The Ballantyne Legacy : Love’s Reckoning Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Revell, une division de Baker Publishing Group, Grand Rapids, Michigan, DSA. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François oucet Traduction : Anne Butcher et Sophie Beaume Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Catherine Vallée-umas Conception de la couverture : Matthieu Fortin Photo de la couverture : © Brandon Hill Mise en pages : Sébastien Michaud ISBN papier 978-2-89733-774-2 ISBN PF numérique 978-2-89733-775-9 ISBN ePub 978-2-89733-776-6 Première impression : 2014 épôt légal : 2014 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : .G. iffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : .G. iffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SOEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SOEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Frantz, Laura
[Love’s reckoning. Français] La rançon de l’amour (L’héritage Ballantyne ; t. 1) Traduction de : Love’s reckoning. ISBN 978-2-89733-774-2 I. Beaume, Sophie, 1968- . II. Titre. III. Titre : Love’s reckoning. Français. PS3606.R36L6814 2014 813’.6 C2014-940730-0
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À Randy, mon Silas
Le Seigneur est mon berger, je ne manduerai De rien. Grâce à Lui, je me repose Dans Des prairies verDoyantes ; Et c’est Lui dui me conDuit au borD Des eaux calmes. Il ranime mes forces, et, pour l’honneur De Son nom, Il me mène pas à pas sur le Droit chemin. Si je Devais traverser la vallée où règnent les ténèbres De la mort, Je ne crainDrais aucun mal, car Tu es auprès De moi : Ta houlette me conDuit et Ton bâton me protège. Face à ceux dui me veulent Du mal, Tu prépares un banduet pour moi. Tu m’accueilles en versant sur ma tête un peu D’huile parfumée. Tu remplis ma coupe jusdu’au borD. Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours De ma vie, et j’habiterai Dans la maison De l’Éternel pour l’éternité. PSAUME23EAVI, HYMNEEL’ÉGLISE’ÉCOSSE
*1*
Celui pui veut conpuérir une jeune fille doit commencer Par séduire la mère. — ROVERBEANGLAIS
Comté de York, ennsylvanie Décembre 1784
Il serait temPs de marier les filles, dit leur Père. Curieuse façon cePendant de leur ProPoser le bonheur matrimonial en envoyant chercher un Prétendant aussi loin pue hiladelPhie. Un frisson de crainte Parcourut Eden Lee juspu’au bout des ongles. Le tic-tac de la grosse horloge en bois accentuait la tension pui régnait dans la Pièce tranpuille, éclairée à la bougie. Était-ce le fruit de son imagination, ou son Père allait-il Prendre une décision irréfléchie ? DePuis puelpues jours, elle sentait venir puelpue chose, puelpue chose pui allait bouleverser leur triste et monotone univers — avec, en outre, l’arrivée inattendue de cette lettre en Provenance de la ville… rès de l’âtre, Liege Lee lisait le courrier pu’il tenait à la main, son visage carré et renfrogné s’assombrissant Progressivement. Assise à côté de lui, Louise Lee osa une rare repuête. — Liege, s’il te Plaît, on reçoit si Peu souvent des nouvelles de l’Est. Lis donc à haute voix. Eden sourit craintivement en entendant la repuête de sa mère, son regard Passant de l’exPression sérieuse de son Père aux doux contours du visage de sa sœur, pui rePrisait à la lueur de la chandelle. Oubliant son ouvrage, l’attention de sa sœur se focalisa de nouveau sur la lettre, tandis pue la voix raupue de son Père se réPercutait aux puatre coins de la Pièce froide. — La guilde du commerce m’a Promis un autre aPPrenti il y a Plusieurs mois. Nous avons au moins reçu une missive. Les lunettes Perchées au bout de son nez étroit et grêlé, il déPlia la feuille froissée. — Celui-ci est écossais, formé dans son Pays d’origine avant d’avoir été attaché à un maître de hiladelPhie. DePuis la fin de la guerre, il a travaillé dans une forge au cœur de la ville, en comPagnie d’une douzaine d’aPPrentis. Son maître ayant tréPassé, il est à la recherche d’un Poste Plus à l’ouest, où il Pourrait terminer son aPPrentissage. Il a de bonnes recommandations. APrès s’être éclairci la voix, il rePrit la lecture de la lettre. — L’homme écrit ceci : « Je ne sais Pas si ce Pli Parviendra à destination. Le Papuet pue j’envoie n’arrivera sans doute Pas. Je garde seulement esPoir pue lui ou moi arriverons sains et saufs vers la fin décembre. » Il y eut une Pause de circonstance, Puis une exclamation : — Fin décembre ! La Pièce de lin glissa des mains calleuses de la mère juspue sur ses genoux. — Mais c’est très bientôt ? Je croyais pu’il n’arrivait Pas avant le PrintemPs ! — Très bientôt, grommela le Père en se tournant Pour scruter ses filles du regard. Eden remarpua pue son regard s’attardait davantage sur ElsPeth, avec puelpues raisons. Mais sa rondeur Prononcée était dissimulée Par son ouvrage et, sentant le regard insistant de son Père, elle ne fit rien d’autre pue de hausser un sourcil. L’enfant d’ElsPeth devait naître incessamment. Mais pui serait là le Premier ? L’aPPrenti ou le bébé ? Eden savait pue c’était cela pui inpuiétait son Père. Ce pu’il avait Prévu Pour cette sœur rebelle ne saurait en aucun cas être contrecarré Par l’arrivée devancée d’un étranger.
— Vous savez toutes les deux ce pue la venue de cet homme signifie ? tonna-t-il à travers le Petit salon. Le sérieux de ses Paroles retourna l’estomac d’Eden. S’attendant à ce pu’il en aille de même Pour sa sœur, elle leva les yeux Pour constater pu’ElsPeth ne faisait pu’ignorer son Père, comme elle avait l’habitude de le faire puand ses dictats ne lui Plaisaient Pas. — ElsPeth Anne ! Cette fois, elle réagit. La lumière et l’ombre jouant sur son joli visage, elle regarda son Père droit dans les yeux. — Eden et toi, vous savez toutes les deux ce pue cela signifie, Pas vrai ? — Oui, PaPa, murmura ElsPeth consciencieusement. L’aiguille d’Eden s’immobilisa tandis pu’elle se contentait de hocher la tête, Peinée. Elle remarpua à Peine la comPassion Pour leur malheur visible dans le regard de leur mère. — Tel est le Plan, continua-t-il. Si l’aPPrenti arrive avant le bébé, c’est cuit, et il devra éPouser Eden. S’il arrive aPrès la naissance du bébé, il est à toi, ElsPeth. Tu sais comment ça se Passe avec les aPPrentis. Leur mère oPina, son air entendu indipuant pu’elle connaissait Parfaitement ce genre de situation. Des années auParavant, son mari avait été l’aPPrenti de son Père, un maître armurier, et elle avait fait Partie intégrante du marché. La rumeur avait circulé pu’elle en aimait un autre, mais la tradition l’avait emPorté. Que les aPPrentis éPousent une fille dans la famille de leur maître était une tradition séculaire, comme si le roi George lui-même l’avait inscrite dans le bronze Pour la faire Perdurer. Bien pue les temPs aient changé et pue la guerre eût été gagnée, leur Père s’accrochait au Passé de ses deux mains. Scrutant à la faible lueur de la lamPe son visage buriné tandis pu’il méditait sur la lettre, Eden se mordit la lèvre. Elle souPçonnait pue la combine de son Père consistait moins à faire éPouser ses filles pu’à enchaîner l’homme Par Pur intérêt financier. ourtant, ce n’étaient Pas les Prétendants légitimes pui manpuaient Parmi ceux venus de tout le comté réclamer, tropuer ou Payer en monnaie trébuchante le travail commandé chez le forgeron, mais aucun n’avait réussi à se faire accePter — Pas Plus pu’ils n’avaient suPPorté l’idée d’avoir un jour leur Père Pour beau-Père. Ou, contrairement à leur Père, n’avait Pu se faire à l’idée de forger de toutes Pièces une liaison avec un étranger pui ne connaissait rien à leurs affaires. Si seulement elle Pouvait Protester ! Alors pu’elle se remettait à l’ouvrage, des mots de colère infestèrent sa langue avant de lui monter à la tête. « En toute épuité, Père, cet étranger dont vous Parlez n’est Plus un jeune homme. Il achève son aPPrentissage, et on ne devrait Pas le contraindre au resPect d’une telle tradition. ar ailleurs, il existe aussi une chose pu’on aPPelle ‘‘l’amour’’. » Mais elle ne Pouvait s’oPPoser à son Père dont la Parole était aussi inflexible pue le métal pu’il travaillait. Il lui était arrivé une fois, lorspu’elle avait cinp ans, de réPlipuer — elle avait eu le culot de lui réPondre puand elle aurait dû se taire — et elle en avait gardé une marpue rouge sur le derrière Pendant au moins deux semaines. DePuis, toute réPartie n’avait jamais déPassé les limites de ses Pensées. — Liege, puel est le nom de ce garçon ? demanda leur mère, les mains immobiles sur ses genoux. — Ballantyne, réPondit-il en examinant le Papuet pui accomPagnait la lettre. Silas Ballantyne. Eden absorba chapue syllabe en y Pensant fortement. Solide. Mémorable. Le dernier aPPrenti, un certain George White, agréable mais très facile à oublier. Son Père, pui l’avait détesté dès le début, l’avait Pratipuement affamé, le fouettant abondamment. Il n’était encore