La revanche du désir - A la merci d'un séducteur - Fiévreux tête-à-tête

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La revanche du désir, Lynne Graham
A la minute où elle apprend que son ex-mari ne l’a pas trompée, comme elle l’en a accusé trois ans plus tôt, Vivien court le trouver pour implorer son pardon. Mais, face au mépris glacial que lui oppose Lucca — tout en lui proposant avec cynisme de partager son lit —, Vivien sent son cœur se serrer. Peut-elle prendre le risque de lui céder, alors qu’il ne cherche à la soumettre que pour se venger d’elle ?

A la merci d’un séducteur, Julia James
Si elle veut échapper à l’ignominie d’une accusation pour vol, un méfait qu’elle n’a pourtant pas commis, mais dont Leo Makarios semble la croire coupable, Anna sait qu’elle n’a pas le choix. Elle va devoir suivre le séduisant milliardaire sur son île privée des Caraïbes, comme il l’exige, et se résoudre à lui obéir…

Fiévreux tête-à-tête, Abby Green
Travailler pour Romain de Valois ? Jamais ! Socha est furieuse. Comment peut-on exiger cela d’elle, alors qu’il a presque ruiné sa carrière de mannequin, huit ans plus tôt ? Hélas, malgré ses protestations, Socha n’a guère les moyens de refuser ce contrat en or. Mais aura-t-elle la force de passer deux semaines auprès de celui qu’elle déteste, sans laisser paraître le désir qu’il lui inspire, en dépit de tout ?

Publié le : dimanche 1 décembre 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280316736
Nombre de pages : 416
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— Je ne sais pas si tu as envie de voir ça. D’un air contrit, Alfredo déposa un tabloïd sur l’élégant bureau de verre. En apercevant la photo d’une souriante jeune femme blonde aux formes généreuses, surmontée d’un gros titre agressif, Lucca Saracino se îgea. Il s’agissait de Jasmine Bailey, celle qui avait contribué par ses mensonges à l’échec de son mariage. Dans l’article, cet ancien mannequin avouait avoir inventé de toutes pièces sa nuit passionnée avec lui. — Tu devrais lui intenter un procès! lui conseilla vivement Alfredo avec l’ardeur d’un jeune diplômé en droit désireux de faire ses preuves. Une telle action serait vaine, se dit Lucca. Traner en justice cette petite allumeuse ne changerait rien. Son divorce n’allait plus tarder à être prononcé. Vivien, sa future ex-femme, l’avait jugé coupable avec une rapidité qui aurait dégoûté n’importe quel homme. Encouragée par sa sœur, vénale et revêche, Vivien l’avait quitté en dépit du fait qu’elle portait alors leur enfant. Elle n’avait pas daigné écouter ses protestations d’innocence. La femme qui pleurait à chaudes larmes en regardant les îlms de Lassie s’était montrée de marbre avec lui… — Lucca? ît Alfredo. Il se retint avec difîculté de réprimander le jeune homme. Tous les autres membres de son équipe auraient respecté son silence soucieux. En engageant son cousin, il avait voulu
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faire une bonne action, aîn qu’Alfredo puisse ajouter cette expérience à son CV. Il s’était révélé intelligent, conscien-cieux et plein de bonne volonté, mais il manquait d’esprit pratique, d’originalité et de tact. — Je te dois des excuses, poursuivit Alfredo d’un air embarrassé. A l’époque, je n’avais pas pensé que cette Jasmine Bailey avait pu inventer toute cette histoire. Mes parents non plus… On s’était tous dit que c’était vrai! S’il en était besoin, les doutes de Lucca quant à la conîance que lui accordaient certains membres de sa famille se trouvaient conîrmés. — Mais on ne t’a jamais condamné, s’empressa d’ajouter Alfredo. Vivien n’était tout simplement pas à la hauteur. — Vivien est la mère de mon îls. Ne parle pas d’elle sans le respect qui lui est dû, murmura Lucca d’un ton glacial. Alfredo s’empourpra et se confondit aussitôt en excuses, mais Lucca le congédia avant de se lever de son fauteuil. Une fois seul, il s’approcha des imposantes fenêtres qui offraient une vue spectaculaire de Londres. Son îls Marco grandissait loin de lui dans une petite maison où l’on ne parlait pas l’italien. Lucca avait dû se battre pour pouvoir passer un peu de temps avec lui : les mensonges de Jasmine Bailey lui avaient valu d’être considéré comme un mari inîdèle et ses avocats lui avaient afîrmé qu’il n’avait pas la moindre chance d’obtenir la garde de son enfant face à sa femme, dont la réputation était irréprochable. Au mieux, il était un visiteur occasionnel dans la vie de Marco, et il craignait que son îls l’oublie entre deux visites. Comment un enfant si jeune pourrait-il se souvenir d’un père qu’il ne voyait qu’une fois par mois? D’autant plus que Vivien avait tout fait pour le garder loin de lui… Mais à présent, son honneur était rétabli! Pour Lucca, ce fut comme une décharge d’adrénaline, et ses réexions maussades îrent place à une énergie nouvelle. Quelle probabilité y avait-il pour que Vivien lise la confession de Jasmine Bailey? C’était un professeur d’université qui
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s’intéressait peu au monde dans lequel elle vivait, et qui regardait rarement ce genre de journal… Lucca appela sa secrétaire et lui demanda de se procurer un exemplaire du tabloïd pour le faire livrer au domicile de sa future ex-femme, accompagné d’une carte lui souhaitant une bonne lecture. Etait-ce mesquin? Non. Son honneur avait été bafoué et il avait besoin que Vivien découvre cette preuve de son innocence. Il savait qu’il allait perturber la jeune femme. Vivien avait vécu une vie protégée et il en fallait peu pour la blesser. Elle faisait partie de ces personnes que leur conscience pouvait garder éveillées toute la nuit. Pas de doute, elle allait vivre un calvaire en découvrant qu’elle avait injustement condamné son mari. Justice lui serait enîn rendue, pensa Lucca, mais rien ne pourrait jamais lui faire oublier les torts qu’il avait subis…
— S’il te plat, sors de là, Jock! supplia Vivien. Le scotch-terrier à trois pattes qui devait son nom à un sympathique personnage de dessin animé ne ît pas mine de quitter sa cachette. Il s’était réfugié sous le buffet lorsque Vivien l’avait empêché d’enfoncer ses crocs dans la jambe du réparateur de machines à laver… Au même instant, Marco gazouilla de joie et se mit à ramper vers le meuble pour rejoindre son camarade de jeu préféré. Vivien le rattrapa et le prit dans ses bras. Aussitôt, de grands yeux bruns aux longs cils noirs la regardèrent d’un air désapprobateur. L’enfant se tortilla avec détermi-nation pour essayer de lui échapper, avant de manifester son mécontentement par un cri strident. Vivien s’arma de courage. — Non, dit-elle avec fermeté. Tout à l’heure, elle avait déjà vécu un épisode humiliant au supermarché… Il fallait absolument qu’elle apprenne à gérer les accès de colère de son îls.
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Elle déposa Marco dans son parc. Quand son petit garçon faisait une colère, elle avait beaucoup de mal à le matriser. Un jour, il était même tombé de ses genoux et s’était cogné la tête. Depuis, elle préférait le mettre par terre, pour sa propre sécurité. Elle s’agenouilla à côté du parc. Si elle s’y prenait à temps, détourner l’attention de son îls marchait à merveille. Marco s’interrompit entre deux hurlements pour reprendre son soufe et gloussa de plaisir en voyant sa mère faire le poirier. Vivien se remit sur ses pieds et prit Marco dans ses bras en le serrant très fort. Elle avait reporté sur lui l’amour qu’elle avait éprouvé autrefois pour Lucca. Sans Marco, elle n’aurait jamais supporté l’échec de son mariage. C’était pour lui qu’elle s’était forcée à affronter la dure réalité et qu’elle leur avait construit une nouvelle vie. Cependant, la trahison de son mari lui avait causé une douleur profonde avec laquelle elle devait vivre tous les jours. Le bruit d’une voiture s’engouffrant à vive allure sur l’allée de gravier lui annonça le retour de Bernice. Aussitôt, Jock sortit de sa cachette, lança un unique aboiement en regardant nerveusement vers la porte du salon avant de retourner sous le buffet. Un instant plus tard, la porte s’ouvrit brusquement et une grande femme brune aux yeux bleus apparut. Sa sœur aurait été d’une beauté époustouante, songea Vivien, si son visage n’avait pas eu une expression si dure. Marco laissa échapper un long bâillement et s’appuya de tout son poids sur le bras de Vivien. — Il ne devrait pas être couché ? demanda Bernice d’un ton irrité. — J’allais justement le monter, répondit Vivien. Sa sœur avait-elle encore échoué dans sa recherche d’em-ploi? Tout en s’engageant dans l’escalier, Vivien essaya de ne pas penser à l’état de ses propres înances. Après tout, ce serait vraiment cruel de recommander encore une fois à Bernice de faire attention à ses dépenses : c’était déjà sufîsamment difîcile pour elle d’essayer de vivre
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sans petits-déjeuners au champagne… Vivien s’en voulait aussi pour sa répugnance à accepter plus qu’une pension alimentaire de base de la part de Lucca. Car son amour-propre lui avait coûté un découvert à la banque. Au moins, la maison dans laquelle elle vivait était modeste et, maintenant que toutes les réparations avaient été faites, elle n’induisait pas trop de frais. Bien sûr, Bernice disait qu’il s’agissait d’une maison de poupées, mais, au cours des derniers mois de sa grossesse, lorsque Vivien était seule et se battait pour vivre loin de Lucca, cette petite demeure avec son jardin avait été un refuge. De plus, elle n’était pas très loin de l’université d’Oxford où elle travaillait à présent trois jours par semaine en tant que directrice d’études au département de botanique. Vivien se glissa entre son propre lit et celui de Marco pour border son îls. Pourvue de deux petites chambres, cette maison aurait été parfaite pour une mère seule avec un enfant. Mais Vivien était ravie d’avoir sa sœur auprès d’elle, même si elles étaient un peu à l’étroit. Comment imaginer que la boutique de haute couture de Bernice allait faire faillite? Sa pauvre sœur avait tout perdu : son appartement londonien dans les docks, sa belle voiture de sport, sans compter la plupart de ses amis branchés… — Ne me demande surtout pas comment s’est passé mon entretien! s’exclama Bernice avec véhémence lorsque Vivien la rejoignit. Cette vieille sorcière m’a pratiquement accusée d’avoir menti sur mon CV et je lui ai dit d’aller se faire voir avec son hôtel minable! Vivien fut interloquée. — Cette femme ne t’a quand même pas accusée… — Elle n’en a pas eu besoin! Elle a commencé à me poser des questions en français et je n’ai rien compris à ce qu’elle racontait ! déclara Bernice, indignée. J’ai indiqué que je matrisais le français des affaires sur mon CV, je n’ai jamais prétendu être bilingue! Vivien retint un mouvement de surprise. Jusqu’à cet
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instant, elle ignorait que sa sœur avait des connaissances en français. Bernice pinça les lèvres. — C’est ta faute si je me suis fait humilier! — Ma faute? répéta Vivien avec incrédulité. — Tu es mariée à un homme incroyablement riche et c’est tout juste si nous ne mourons pas de faim! déclara Bernice d’une voix pleine d’amertume. Tu n’arrêtes pas de te plaindre de manquer d’argent, comme si j’étais responsable… J’en suis réduite à me présenter à des entretiens pour des boulots minables pendant que toi, tu passes presque toute la semaine à la maison à gâter Marco comme si c’était un prince de la famille royale! Vivien fut consternée devant l’ampleur du ressentiment éprouvé par sa sœur, tout en se sentant terriblement coupable. — Bernice, je… — Tu as toujours été bizarre, Vivien. Regarde à quoi ressemble ta vie! s’écria sa sœur avec mépris. Tu vis en pleine cambrousse avec ton drôle de chien et ton îls chéri, et tu ne mets jamais les pieds dehors. Tu as untravailennuyeux, tu mènes unevieennuyeuse et tu as toujours été la personne la plus ennuyeuse que je connaisse. Je n’ai pas été étonnée lorsque Lucca t’a trompée sur son yacht luxueux avec une blonde sexy! Ce qui est surprenant, c’est qu’il ait pu épouser une femme aussi insigniîante que toi! Sur ces derniers mots, Bernice tourna les talons et referma la porte du salon derrière elle avec une violence telle que toute la maison en fut ébranlée. Tout en caressant Jock, que cet éclat avait perturbé, Vivien se dit que sa sœur traversait en ce moment une période particulièrement difîcile. Elle était bien placée pour savoir à quel point c’était dur de se construire une nouvelle vie à partir de rien… Et elle savait aussi que c’était d’autant plus dur pour Bernice, qui n’avait jamais eu à faire de concession et qui avait toujours vécu dans un univers privilégié. Vivien, elle, avait grandi avec la conviction qu’elle avait
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beaucoup de chance. Ses parents biologiques avaient trouvé la mort dans un accident de voiture alors qu’elle n’avait que quelques mois, mais elle avait été rapidement adoptée par une famille aisée. Les Dillon avaient souhaité que Bernice, leur îlle unique qui avait alors trois ans, ne souffre pas de la solitude. Malheureusement, les deux îllettes s’étaient avérées très différentes l’une de l’autre. Très sensible, Vivien avait vécu avec le sentiment culpabilisant de ne pas être à la hauteur des attentes de ses parents adoptifs. Les Dillon avaient espéré qu’elle serait une petite îlle coquette comme Bernice et qu’elle se passionnerait pour la mode, les poneys et la danse classique avant de s’intéresser à la mode, aux garçons et à la vie mondaine. Mais Vivien s’était révélée timide et solitaire. Elle avait été la petite îlle la plus empotée des cours de danse, les chevaux l’avaient à peine moins effrayée que les garçons et elle avait fui les soirées comme la peste. Véritable rat de bibliothèque dès l’instant où elle avait su lire, elle ne s’était épanouie que dans ses études où son intelligence lui avait valu les meilleures notes. Néanmoins, sa réussite scolaire n’avait fait qu’embarrasser ses parents, qui ne trouvaient pas normal pour une jeune îlle de rester enfermée à étudier. Vivien n’avait que dix-sept ans lorsque sa mère était morte d’une crise cardiaque. Et elle faisait ses études à l’université le jour où le stress avait eu raison de son père. Les derniers temps, le pauvre homme avait en effet connu de graves revers înanciers. Par la suite, Bernice n’avait pas supporté que la maison familiale soit vendue avec ses magniîques objets d’art, qui — elle avait grandi en le pensant — auraient dû lui revenir un jour. L’appel strident de la sonnette tira brusquement Vivien de ses pensées. Elle alla ouvrir et un coursier lui tendit un colis avant de repartir sur sa moto. — Qu’est-ce que c’est? demanda Bernice qui était venue voir de quoi il s’agissait.
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— Je ne sais pas, murmura Vivien en regardant l’élégante carte dorée portant la signature de son mari. Il devait s’agir d’un cadeau pour Marco. Mais le somp-tueux paquet ne contenait qu’un journal… En voyant sur la couverture la blonde voluptueuse qui promettait de révéler tous ses secrets en page cinq, Vivien se îgea. Qu’est-ce qui avait bien pu pousser Lucca à se montrer cruel au point de lui envoyer un article sur Jasmine Bailey? Elle tourna les pages du journal d’une main tremblante et s’arrêta à la double page intitulée « Mes mensonges m’ont rapporté beaucoup d’argent ». Vivien lut trois fois les premiers paragraphes. Sans la moindre honte, Jasmine avouait avoir inventé sa nuit avec le milliardaire italien Lucca Saracino pour faire parler d’elle et être invitée à des soirées mondaines. Jasmine Bailey avait inventé cette histoire? Il ne s’agissait que d’un misérable mensonge? Soudain, Vivien fut prise de vertiges. Lucca ne l’avait pas trompée… Lucca avait été honnête avec elle tandis qu’elle… Elle n’avait pas hésité à le croire coupable et n’avait pas tenu compte de ses dénégations. Elle avait tourné le dos à son mari et à leur mariage. Cette terrible vérité la terrassa. Elle avait la sensation de tomber dans un gouffre et de se noyer. — Je me suis trompée… J’ai condamné Lucca à tort… — Tu as fait quoi? lui demanda sa sœur en s’emparant du journal. Vivien porta une main tremblante à son front. Elle se sentait incapable d’affronter les révélations de Jasmine Bailey. La vie qu’elle s’était construite venait d’être brisée en l’espace d’un instant. Elle pensait avoir eu raison de quitter son mari inîdèle alors qu’elle avait en fait commis une énorme et épouvantable erreur… Elle avait fait du mal à l’homme qu’elle aimait et à leur enfant! — Tu ne crois quand même pas à cette histoire ? ît Bernice sur un ton incrédule. Maintenant que tout le monde
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l’a oubliée, Jasmine Bailey serait prête à tout pour faire de nouveau la une des journaux! — Son récit correspond exactement à ce que disait Lucca, seulement… je n’ai rien voulu entendre! s’écria Vivien en s’efforçant de refouler ses larmes. — Evidemment que tu ne l’as pas écouté! répliqua sa sœur. Tu étais bien trop sensée pour croire à ses mensonges. Tu savais que c’était un coureur de jupons avant même de l’épouser. Ne t’avais-je pas prévenue? De nombreuses personnes avaient en effet tenté de dissuader Vivien d’épouser Lucca Saracino. Leur union n’avait plu à personne, pas même à leurs familles respectives. De soi-disant amis avaient dit à Vivien qu’elle était trop calme, trop réservée, trop intellectuelle ou bien pas assez sexy pour un homme comme lui. Mais rien n’y avait fait : si Lucca le lui avait demandé, elle aurait bravé les ammes pour le rejoindre. Elle l’avait aimé plus que sa propre vie… — De toute façon, tu es pratiquement divorcée mainte-nant, rappela Bernice avec brusquerie. Tu n’aurais jamais dû l’épouser. Vous n’étiez pas faits pour être ensemble. Vivien ne répondit pas. Elle regardait dans le vague, perdue dans ses pensées. En în de compte, Lucca ne l’avait pas trompée avec Jasmine Bailey… Cette îlle s’était intro-duite par ruse sur le yacht de son mari, elle le comprenait à présent. L’un des invités de Lucca, croyant que Jasmine était étudiante, avait embauché celle-ci pour qu’elle tienne compagnie à sa îlle durant la croisière et qu’elle l’aide à améliorer son anglais. Lorsque Jasmine avait raconté sa folle nuit passionnée, personne ne l’avait contredite. Personne à part Lucca… Vivien crut qu’elle allait s’évanouir. Elle avait puni son mari pour une faute qu’il n’avait pas commise. Lucca était innocent… La tristesse déchirante qu’elle ressentait depuis leur séparation… elle se l’était inigée à elle-même! Et qu’en était-il du tort qu’elle avait causé à l’homme qu’elle aimait? — Il faut que je voie Lucca…, murmura Vivien.
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— Tu n’as pas entendu ce que j’ai dit ? s’écria Bernice. Quel besoin as-tu de le voir? Vivien était en état de choc. Néanmoins, la nécessité impérieuse de voir Lucca lui apparaissait comme une évidence. Cela faisait près de deux ans qu’elle n’avait pas posé les yeux sur lui. Les avocats s’étaient occupés de toutes les formalités et c’était une nounou, payée par Lucca, qui venait chercher Marco pour le conduire auprès de son père. — Ilfautque je le voie, répéta Vivien. Pouvait-elle se rendre à Londres? Elle travaillait aujour-d’hui, et Rosa n’allait pas tarder à arriver pour s’occuper de Marco. La jeune femme ne repartirait pas avant 18 heures… — Tu fais quelque chose ce soir? demanda-t-elle brus-quement. Etonnée, Bernice fronça les sourcils. — Je n’ai rien de prévu… — Dieu sait à quelle heure je pourrai voir Lucca… Il ne me recevra certainement pas en priorité, alors je risque de rentrer tard, expliqua Vivien sur un ton anxieux. Je peux m’arranger pour que Rosa reste plus longtemps et mette Marco au lit… Tu pourrais le garder jusqu’à mon retour? — En allant voir Lucca, tu fais la plus grosse bêtise de ta vie! pesta Bernice. — Il faut que je lui dise à quel point je suis désolée… Je lui dois bien ça! ît remarquer Vivien d’une voix tendue. — Ce n’est peut-être pas une si mauvaise idée après tout, observa sa sœur après un silence. Tu pourrais en proîter pour lui parler de tes difîcultés înancières. Vivien tressaillit. — Pas question! — Dans ce cas, je ne pourrai pas m’occuper de Marco, répliqua aussitôt sa sœur. Vivien se sentit envahie par la gêne et la contrariété. — Très bien… J’aborderai le sujet, déclara-t-elle enîn. Un sourire triomphant illumina le visage de Bernice.
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