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La révélation

De
123 pages
Certains secrets peuvent vous briser le coeur…
Même après avoir survécu à un enlèvement et à un séjour forcé avec un inconnu sur une île déserte, Bianca London est toujours en quête de réponses. Quelles étaient les véritables motivations de Jakob, l’irrésistible inconnu qui était son compagnon de survie? Est-il un allié ou un ennemi, malgré le courant passionnel qui passe entre eux deux? Jakob l’aime-t-il vraiment, ou tout cela n’a-t-il été qu’un jeu de séduction aussi inexorablement primitif que les vagues qui se fracassaient sur les rives de leur île? Qui a semé les mystérieuses notes qu’elle a reçues, et que lui veut-on? Pour Bianca, démêler les illusions de cette relation périlleuse et passionnée consiste à trouver qui a créé la trame dans laquelle elle s’est engagée. Car plus rien n’est conforme aux apparences. Une fois les mensonges dévoilés et les secrets révélés, le monde de Bianca s’effondre, et alors que les mystères et les trahisons deviennent clairs, Bianca ne veut savoir qu’une chose: peut-elle faire suffisamment confiance à Jakob pour croire qu’il va enfin la sauver? Le seul homme qui l’attire vraiment est-il encore obsédé par sa quête de vengeance?
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Copyright©2015JaimieMancham-Case Titre original anglais : Resolution opyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée avec l’accord de avec Gallery Books, une division de Simon & Schuster, Inc., New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de celivre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Michel Saint-Germain Révision linguistique : Féminin pluriel rrection d’épreuves : Nancy Coulombe, Féminin pluriel Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Photo de la couverture : © iStockPhoto Mise en pages : Sébastien Michaud papier 978-2-89767-515-8 PDF numérique 978-2-89767-516-5 ISBNePub 978-2-89767-517-2 Première impression : 2016 Dépô légal : 2016 nationales du Québec Bibliothèque et ArchivesCanada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada phone : 450 929-0296 Télécopieur : 450 929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres— Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Cooper, J. S. (Jaimie Suzi) [Resolution. Français] Révélation (À la dérive ; 3) Traduction de : Resolution. ISBN 978-2-89767-515-8 I. Saint-Germain, Michel, 1951- . II. Titre. III. Titre : Resolution. Français. IV. Collection : Cooper, J. S. (Jaimie Suzi). À la dérive ; 3. PS3603.O657R4714 2016 813’.6 C2016-941712-3
Conversion au format ePub par:
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À mamie Flo et papi Fred, je voudrais tant que vous soyez encore avec moi !
Remerciements
a série À la dérive est remplie de mystère, d’intrigue, de sexe et de passion, et en un sens, L tout cela se tient. Elle n’aurait pas été possible sans les conseils et l’aide de ma merveilleuse éditrice, Abby Zidle, de ma consciencieuse agente, Rebecca Friedman, et de mes grandes amies et premières lectrices, Katrina Jaekley, Tanya Kay Skaggs, Stacy Hahn, Cilicia Ann Sturgill-White, Kathy Shreve, Tianna Croy, Kanae Eddings et Carla Short. De plus, un immense remerciement à toutes les blogueuses, lectrices et démarcheuses qui ont soutenu cette série. Pour moi, cela fait toute la différence.
Prologue
ais-toi, petit bébé, ne dis pas un putain de mot ! chantonna-t-il d’une voix menaçante en Tdéformant les paroles de la vieille comptine. On n’entendait que sa voix dans ce petit espace humide, à part un léger cliquetis dans le coin, et je ne voulais pas savoir ce que c’était ni qui produisait ce bruit. Assise dans une pose inconfortable, je gardai le visage inflexible et les yeux baissés. La pièce froide et sombre sentait le renfermé. Ligotée à une vieille chaise branlante, je me mis à tousser, les poumons remplis de moisissure et le corps frissonnant. Je ne me donnai même pas la peine de crier, car je savais que personne ne m’entendrait. À présent, plus personne ne viendrait à ma rescousse. Il n’y avait que lui et moi. Après tout ça, voilà où on en était. Je piquai du nez, vaincue par la fatigue. Je voulais juste dormir, mais je ne voulais pas fermer les yeux. Je ne voulais pas lui donner l’occasion de faire quelque chose à mon insu. La situation me donnait mal au cœur. J’avais la tête qui tombait de fatigue. Et j’étais vraiment terrifiée. Absolument terrifiée, peut-être plus que jamais. Ce n’était pas la peur de l’inconnu que j’avais ressentie dans l’île  là-bas, tout était étincelant et ensoleillé, tandis que cette pièce était sombre et morne. Elle présageait le danger, et chaque nerf de mon corps était à cran, attendant de voir la suite. — Je ne voulais pas en arriver là. Il tenait le revolver contre ma tête. — Tu comprends ça, non ? Je ne veux pas te faire de mal. Je ne voulais pas qu’on en arrive là. D’un hochement de tête, je fis signe que je comprenais, la gorge trop nouée pour parler. Mon corps était figé par la peur, et une image d’un étalon noir courant sur une plage de sable blanc apparut dans mon esprit. Un bel étalon fort aux fascinants yeux bleus. La plage me rappelait notre île, et l’étalon me rappelait Jakob : fort, puissant et déchaîné. En quelque sorte, l’image me fit sourire et me calma pendant quelques secondes. — Une vie pour une vie, hein ? demanda-t-il d’une voix âpre et cassée. C’est ce qu’on dit, non ? Sa voix faisait écho à mon chagrin. Il ne voulait pas le faire, mais je savais qu’il ne voyait pas d’autre choix. Je ne pouvais me laisser aller à lever les yeux vers lui. Je n’avais qu’une pensée en tête :Est-ce ainsi que tout finira pour moi ? Est-ce la fin de mon histoire ? — Il n’aurait pas dû faire ça à mes parents, Bianca, dit-il avec tristesse. Il a gâché ma vie. — Je comprends, dis-je doucement, d’une voix fêlée. C’était vrai. Je ne savais pas si je pouvais le blâmer. — Ce n’est pas ta faute, dis-je encore. — Tu me donnes du fil à retordre, Bianca. En soupirant, il éloigna le revolver de ma tête et s’agenouilla à côté de ma chaise. Il me prit le menton et m’obligea à lever les yeux vers lui. Son regard plongea dans le mien et j’y vis luire le regret. Le regret, et une autre émotion que je reconnaissais. Lorsque je le regardai dans les yeux, mon cœur produisit un cognement sourd. J’avais encore une chance de changer de trajectoire. L’émotion dans ses yeux, je la connaissais bien. C’était un regard d’adoration. Il avait encore des sentiments amoureux envers moi. C’était l’ouverture qu’il me fallait pour l’amener à changer d’idée. — Tu n’as pas à faire ça, dis-je à voix basse. Tu n’as pas à passer à l’acte.
— Oui, dit-il d’une voix mal assurée tout en examinant minutieusement mon visage. — Non. Si tu fais ça, nous ne pourrons pas être ensemble. Je faillis m’étrangler en parlant, mais il fallait que je le dise. C’était ma seule chance. — Tu voudrais sortir avec moi ? dit-il, cloué sur place. Après tout cela ? — Oui, dis-je en hochant la tête et en m’efforçant de sourire. Nous sommes destinés à être ensemble, tu ne vois pas ? — J’ai toujours pensé à toi, tu sais, dit-il en me touchant la jambe. Dès la première fois que je t’ai vue, j’ai su. — Alors, ne fais pas ça ! le suppliai-je. Ce n’est pas fini entre nous. C’est peut-être le commencement. — Un nouveau commencement ? dit-il à voix basse, le regard absent alors qu’il réfléchissait à ce que j’avais dit. — C’est peut-être pour ça que tout est arrivé, dis-je d’une voix presque étranglée. Nous étions peut-être censés être ensemble. Le destin nous a peut-être joué un mauvais tour. C’était peut-être pour nous la seule façon de nous trouver. — Peut-être, dit-il en hochant la tête et en reculant d’un pas. J’attendis en tremblant qu’il décide de ce qu’il allait faire. — Tu crois vraiment que nous sommes des âmes sœurs ? dit-il en fixant mes lèvres. Je fis un effort démesuré pour ne pas frémir. Puis, soudain, il y eut une forte détonation. Je hurlai. Il tomba vers l’avant, la tête fracassant mes genoux, et je hurlai à nouveau. — Non ! Je sentis les larmes tomber de mes yeux alors que du sang, rouge et collant, s’amassait sur mes cuisses. — Non ! hurlai-je en regardant son visage. Qu’est-ce qui venait de se passer ? Je ne le savais pas trop. Il me regarda longuement avec une ombre de sourire, le visage livide. — C’est ton père qui nous a fait ça, marmonna-t-il. Il m’a fait ça… — Non, murmurai-je, le cœur chaviré, en proie à une vague de froid arctique. Je suis désolée. J’étais sincère. Ce n’était pas censé finir ainsi. — Tais-toi, petit bébé, ne dis pas un putain de mot. Cette fois, sa voix n’était plus qu’un chuchotement dans le froid. — C’était censé se passer de cette façon, poursuivit-il. — Non ! hurlai-je, la voix débarrassée des entraves de la peur. Je regardai fixement son corps et l’arme au sol, à seulement quelques centimètres de mes pieds, et le rouge de son sang qui dégoulinait en formant une mare à côté. — S’il te plaît, ne meurs pas ! gémis-je en respirant profondément, la tête dans les vapes. Tu n’avais pas à faire ça. Puis, je figeai. Dans le coin de la pièce, le cliquetis était de retour. Le fait d’avoir encore de la compagnie ne me rassurait pas.
Partie 1
Chapitre 1
Nicholas London Quelques décennies auparavant
eremiah, Larry, je vous présente Oliver. JD’un signe de la tête, j’invitai mon nouvel ami à entrer. Oliver paraissait mal à l’aise en arrivant à l’appartement de Jeremiah. Ce jour-là, son corps frêle paraissait particulièrement maigre et son expression timide montrait qu’il se sentait dépassé. Pour moi, c’était sans grande importance. Je considérais Oliver comme une âme sœur. À Harvard, nous étions tous deux des étrangers, ayant grandi dans des familles et des quartiers modestes. Ni l’un ni l’autre n’étions habitués à l’opulence de Jeremiah Bradley. J’avais été abasourdi lorsque Jeremiah, en première année, m’avait invité à faire partie de son groupe d’étude française. Je savais bien ce que ça voulait dire, être un Bradley, mais à sa chemise Oxford d’un blanc immaculé, à son pantalon beige et à ses mocassinsDocksiders, je voyais qu’il était d’un rang au-dessus de mes pompesBushwick. Formant un sourire plein d’assurance, ses dents blanches, luisantes et parfaitement égales m’éblouirent alors qu’il attendait la réponse qui, il le savait, allait venir. Il laissait négligemment retomber sur son visage ses cheveux d’un blond doré, et ses yeux d’un bleu vif étincelaient lorsqu’il me dit qu’il habitait seul dans son appartement, ce qui me permettrait d’étudier plus facilement. Je n’avais pas su quoi répondre. J’avais été si impressionné d’apprendre qu’il pouvait se permettre un appartement à Boston. — Salut, Oliver. D’un regard impérieux, Jeremiah examina Oliver de la tête aux pieds. Je remarquai qu’il avait perdu son expression ouverte et engageante de la première année. Je me rappelais encore le jour où il m’avait accueilli avec un large sourire. Le voir changer en si peu de temps m’avait attristé — et quelque part au fond de moi, je me demandais s’il avait changé ou s’il se révélait tout simplement sous son vrai jour. — Salut. Enchanté de te revoir. Oliver tendit la main droite à Jeremiah, et ce dernier se mit à rire. — Ce n’est pas une rencontre d’affaires. On n’a pas à se serrer la main. — Désolé. Oliver baissa les yeux et je sourcillai. Avait-il vraiment à être aussi timide et soumis ? — Ma sœur m’a toujours dit de serrer la main des gens qu’on me présentait. — Comment t’appelles-tu ? Larry bondit du sofa et se dirigea vers Oliver. Il scruta le visage de ce dernier, me regarda et souleva un sourcil, comme pour dire :C’est qui ? Larry Maxwell était le meilleur ami de Jeremiah. Ils étaient allés au même pensionnat, et même s’il venait lui aussi d’un milieu plus modeste, Larry affichait également une allure privilégiée. — Oliver. — Oliver quoi ? dit Larry en roulant des yeux. Tout ce qui comptait pour lui, c’était le statut social. Je me demandais parfois s’il fréquentait Jeremiah parce qu’il l’appréciait, ou à cause de la fortune de ses parents. — Oliver Case. Oliver parut dérouté, et je me sentais un peu mal pour lui. Je n’aurais peut-être pas dû