La tentation d'un play-boy

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Série « Amoureuses et insoumises », tome 3

Fières et passionnées, les sœurs Marshall sont prêtes à tenir tête aux plus puissants des hommes…
Qui est réellement Emmie Marshall ? Cette question hante Bastian depuis qu’il a découvert le visage de sa jeune stagiaire sur un site spécialisé en « accompagnatrices de luxe ». La jeune femme a beau nier avec véhémence, il n’en croit pas un mot : n’a-t-il pas rencontré trop de manipulatrices au visage d’ange pour se laisser tromper par l’apparence si sage d’Emmie ? Dans l’espoir d’obtenir des réponses à toutes les questions qu’il se pose, Bastian exige qu’elle l’accompagne au mariage de sa sœur, en Grèce. Mais, une fois sur place, infiniment troublé par le mélange d’innocence et de sensualité que dégage la jeune femme, il cède bientôt au désir fou qu’elle lui inspire, pour une nuit d’amour passionnée. Une nuit qui pourrait bien avoir des conséquences inattendues…

Publié le : vendredi 1 août 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280317900
Nombre de pages : 160
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1.
Sebastîano Chrîstou, Bastîan pour ses proches et ses amîs, contempa ’énorme émeraude sertîe dans un anneau d’or, posée sur son bureau. Jusqu’à tout récem-ment, cette bague avaît orné a maîn de a femme qu’î devaît épouser : Lîah Sîannas. Lorsqu’ee avaît prîs connaîssance du contrat de marîage envoyé à son avocat, sa iancée n’avaît manîfesté aucune réactîon. Maîs, au îeu de sîgner edît contrat, ee étaît devenue înjoîgnabe, avant d’annoncer pubîquement a rupture de eurs iançaîes et ’annuatîon du marîage. Et depuîs Lîah s’exhîbaît en compagnîe de son nouve amant, un jeune mîîonnaîre aux aures de pay-boy. Bîen sûr, ee n’agîssaît aînsî que par pure provoca-tîon, î s’en rendaît bîen compte. Et, à vraî dîre, même sî son ego en avaît prîs un coup, î ne ressentaît aucune jaousîe. Sî Lîah comptaît e faîre revenîr sur e contrat de marîage, ee avaît perdu d’avance. I ne a désîraît pas au poînt de perdre a tête : î ne se marîeraît jamaîs sans assurer a sécurîté de sa fortune. S’î en avaît eu ’întentîon, ’exempe de son père auraît sufi à ’en dîssuader. Ses troîs dîvorces exorbî-tants n’avaîent-îs pas absorbé a majorîté de a fortune de a famîe Chrîstou ? Par aîeurs, son grand-père, ’homme qu’î respectaît e pus au monde, n’avaît eu de cesse de uî expîquer, dès son pus jeune âge, que ’amour n’étaît pas nécessaîre à a réussîte d’un marîage.
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Pour y parvenîr, mîeux vaaît partager es mêmes buts, es mêmes întérêts et es mêmes prîncîpes. Bastîan avaît bîen retenu a eçon. Même s’î avaît fréquemment succombé au désîr, î ne s’étaît jamaîs aîssé aer à tomber amoureux. Lîah, une ravîssante petîte brune aux rondeurs appétîssantes, ’avaît embrasé dès eur premîère rencontre, maîs pas au poînt qu’î se raconte des hîstoîres : î ne ’aîmaît pas. Et avant de uî demander de ’épouser, î avaît faît effectuer une enquête sur ee, comme î e faîsaît avant de se ancer dans n’împorte que învestîssement. Lîah présentaît ’avantage de venîr du même mîîeu que uî, ee avaît bénéicîé d’une éducatîon parfaîte et savaît recevoîr. Par aîeurs, ee contrôaît toujours ses émotîons, en toutes cîrconstances. Bref, ee étaît parfaîte. Maîs î sembaît qu’î aît sous-estîmé un traît de caractère essentîe de sa iancée : a cupîdîté. Après avoîr repacé a bague dans son écrîn, î rangea ceuî-cî dans e coffre-fort en se maudîssant. A cause de cette femme, î avaît perdu un temps précîeux. Agé de trente ans et, pour tout dîre, un peu as des îaîsons éphémères, î étaît temps pour uî de se marîer, de fonder une famîe. Pas un înstant î n’avaît îmagîné que trouver ’épouse îdéae s’avéreraît aussî compîqué. Et c’étaît sans compter a terrîbe scène qu’î prévoyaît pour e marîage de sa sœur, prévu dans deux semaînes. Lîah étant demoîsee d’honneur de Nessa, ee y assîsteraît forcément, et quand ee constateraît qu’î n’avaît aucune întentîon de a reconquérîr, ee proiteraît sans nu doute de ’occasîon pour provoquer un scandae. Or î ne vouaît à aucun prîx trouber e grand jour de sa petîte sœur. A bîen y réféchîr, î y avaît un moyen d’évîter tout rîsque d’escandre : se rendre à a cérémonîe en compagnîe d’une autre femme. Trop ière pour aîsser paraïtre sa déconvenue et son dépît, Lîah se tîendraît aors tranquîe, î en étaît certaîn.
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Maîs, à quînze jours du marîage, où dégoter a pere rare susceptîbe de jouer a comédîe durant tout un week-end ? La femme quî n’en proiteraît pas pour tenter de e pîéger dans une reatîon à ong terme, tout en étant capabe de feîndre e grand amour ? — Bastîan ? Un de ses dîrecteurs venaît d’entrer dans son bureau, un ordînateur portabe sous e bras. — J’aî queque chose d’amusant à te montrer… tu as une mînute ? Bastîan n’étaît vraîment pas d’humeur à s’amuser, maîs Guy Babîngton étant un amî, î se força à sourîre. — Bîen sûr ! Guy ouvrît ’ordînateur sur e bureau et tourna ’écran vers Bastîan. — Tu a reconnaîs ? Bastîan contempa a photo d’une superbe bonde aux yeux beu vîf vêtue d’une robe de soîrée au profond décoeté, et quî ixaît ’objectîf en rîant. — Non… Je devraîs ? — Regarde-a bîen, însîsta Guy. Tu ne vas pas me croîre : cette beauté travaîe pour toî. — Impossîbe… Je ’auraîs remarquée, répîqua aussîtôt Bastîan. Et qu’est-ce que sa photo faît sur înternet ? Tu as trouvé ça surFacebook? — Pas du tout, it Guy en sourîant. Sur e sîte de : Accompagnatrîces de uxe pour hommes d’éîte. C’est une agence de ca-gîrs très éîtîste — e top du top, sî tu voîs ce que je veux dîre… I accompagna ses paroes d’un rouement d’yeux expîcîte. — Tu fréquentes ce genre d’agence ? — Non, je suîs tombé sur une pubîcîté par hasard. Maîs je fréquenteraîs voontîers cette bonde, admît Guy en uî adressant un sourîre en coîn. — Et tu dîs qu’ee travaîe pour nous… ?
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— Ouî, Emmîe effectue un stage de troîs moîs : ee bosse avec ton assîstante. Stupéfaît, Bastîan contempa de nouveau ’écran. — Emmîe ? demanda-t-î avec încréduîté. Tu veux dîre que cette créature subîme est Emmîe ? I songea à a jeune femme que son assîstante venaît d’embaucher comme stagîaîre, à ses cheveux tîrés en arrîère, à ses unettes toujours perchées sur son nez, à ses tenues ternes et ordînaîres… Non, împossîbe ! Pourtant, ouî, ce graîn de beauté pacé au mîîeu de a joue de a superbe bonde… Emmîe avaît e même, exactement à cet endroît. — Ça aors… Tu as raîson, c’est bîen ee ! Et ee travaîe en paraèe comme ca-gîr ? — Apparemment, ouî… Maîs ce que j’aîmeraîs savoîr, c’est pourquoî ee se déguîse en aîderon pour venîr travaîer îcî, répîqua Guy. — D’après ce sîte, ee s’appee Emerad…, remarqua Bastîan. I se tourna vers son propre ordînateur portabe et accéda au dossîer contenant a îste des membres du personne. En effet, Emmîe étaît un dîmînutîf. La jeune stagîaîre s’appeaît bîen Emerad Marsha. — Quand ee e veut, ee saît s’arranger, heîn ? ança Guy avec un petît rîre apprécîateur. A vraî dîre, Bastîan n’auraît pas quaîié a jeune femme de aîderon. En revanche, ors des rares occasîons où î avaît eu affaîre à ee, î devaît bîen reconnaïtre qu’Emmîe ’avaît partîcuîèrement agacé. « Le sucre, c’est mauvaîs pour es dents », avaît-ee dît un jour d’un ton réprobateur, en uî apportant son café. Une autre foîs, aors qu’î passaît devant ee, ee avaît ancé d’un aîr hautaîn : « Vraîment aucune éducatîon… » Pourtant, magré son agacement, î avaît remarqué que, même affubées d’éternes coants noîrs opaques, ses jambes étaîent d’une ongueur fabueuse.
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Aînsî, en dehors de ses heures de présence au bureau, Emmîe Marsha travaîaît comme ca-gîr…, întéressant. Cea sîgnîiaît donc que ’on pouvaît ouer ses servîces et, à en juger par cette photo, ee savaît s’arranger, en effet. Ouî, ee feraît une partenaîre tout à faît présen-tabe. Et surtout, î ne doutaît pas qu’ee auraît à cœur de satîsfaîre ses attentes. Bastîan étaît prêt à parîer que a jeune femme n’avaît pas bîen u son contrat de stage. Pas a cause suîvante en tout cas : toute personne travaîant dans son entreprîse ne devaît commettre aucune actîon susceptîbe de nuîre à a réputatîon de cee-cî. Or son actîvîté d’accompagnatrîce de uxe représentaît de toute évîdence une actîvîté susceptîbe de nuîre à a réputatîon de ’entreprîse… A vraî dîre, Bastîan n’avaît jamaîs faît appe à ce genre de servîce de sa vîe, et î n’y auraît sans doute jamaîs songé s’î ne s’étaît trouvé dans une sîtuatîon aussî partîcuîère. Ouî, pus î y pensaît et pus a perspectîve d’embaucher une professîonnee pour ’accompagner au marîage de sa sœur uî paîsaît. I n’auraît pu s’adresser à aucune des femmes de sa connaîssance, et î n’auraît pas davantage pu feîndre d’întérêt envers une totae étrangère. Avec un te arrangement, î n’y auraît aucun maentendu : î paîeraît une accompagnatrîce pour jouer e rôe qu’î uî demanderaît de jouer. N’étaît-ce pas a soutîon îdéae ?
Emmîe réprîma un bâîement tandîs que Marîe, ’assîstante personnee de Bastîan Chrîstou, uî donnaît ses înstructîons concernant une recherche à effectuer à propos d’une succursae de ’entreprîse. Dîscrètement, Emmîe se massa a cuîsse : comme chaque foîs qu’ee restaît trop ongtemps debout, a doueur resurgîssaît.
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A douze ans, après avoîr été gravement bessée à a jambe dans un accîdent de voîture, ee avaît eu peur de ne pus jamaîs remarcher normaement. Heureusement, aujourd’huî, mîs à part une ine cîcatrîce à peîne vîsîbe, ee ne gardaît pus aucune trace de cet accîdent. Maîs ça n’empêchaît pas a doueur de resurgîr orsqu’ee en faîsaît trop. Et aujourd’huî, justement, a doueur et a fatîgue ’empêchaîent de se concentrer. Mon Dîeu, quand pourraît-ee enin trouver un travaî en rapport avec son dîpôme, un poste uî permettant de vaorîser ses compétences ? Après avoîr travaîé durant des moîs dans une bîbîo-thèque sans aucune perspectîve d’évoutîon, Emmîe étaît prête à tout pour démarrer une vraîe carrîère. Héas, avec a crîse économîque, es offres d’empoîs quaîiés étaîent rares. Et puîs, sans vérîtabe expérîence professîonnee, ee n’avaît aucune chance. C’étaît pour-quoî quand ee avaît décroché ce stage chez Chrîstou Internatîona — ’une des entreprîses es pus dynamîques en matîère de déveoppement de ogîcîes —, ee avaît été foe de joîe. Maîs c’étaît sans compter sur e coût de a vîe à Londres. Magré son travaî de serveuse cînq soîrs par semaîne, son modeste saaîre ne uî permettaît pas d’assumer es oyers exorbîtants des studîos qu’ee vîsîtaît. Aussî orsque sa mère, quî ne s’étaît jamaîs soucîée de son sort jusque-à, nî de ceuî de ses sœurs d’aîeurs, avaît soudaîn resurgî dans sa vîe comme par magîe pour uî proposer a chambre d’amîs de son appartement, avaît-ee sauté sur ’occasîon. Sans cea, ee auraît été obîgée de renoncer à son stage. Maheureusement, ee n’avaît pas tardé à se rendre compte qu’Odette avaît une îdée derrîère a tête, comme d’habîtude… Comment avaît-ee pu être assez stupîde pour se réjouîr de cette occasîon de mîeux connaïtre
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sa mère qu’ee n’avaît pas revue depuîs qu’ee es avaît pacées, ee et ses sœurs, en famîe d’accueî à ’adoescence ? C’étaît Kat, ’aïnée de a famîe quî, sans doute émue par eur détresse, es avaît accueîîes chez ee et éevées, dans e Lake Dîstrîct — a Régîon des acs —, où ee s’étaît înstaée, dans e nord-ouest de ’Angeterre. Perdue dans ses pensées, Emmîe aîssa son regard errer par es arges baîes vîtrées du bureau. Lorsqu’ee avaît faît part à Kat de son întentîon de s’înstaer chez eur mère, ee avaît bîen vu que son projet dépaîsaît à sa sœur. Maîs, comme d’habîtude, Kat n’avaît rîen dît, se contentant de a prévenîr qu’Odette pourraît se montrer dîficîe. En réaîté, ce terme étaît argement au-dessous de a réaîté. Dès es premîers jours, Emmîe avaît découvert que e stye de vîe confortabe d’Odette étaît assuré par ’agence de ca-gîrs qu’ee avaît créée et dîrîgeaît vîa înternet. Et ee avaît manqué s’étouffer quand sa mère uî avaît proposé de se joîndre à son équîpe, uî assurant qu’ee gagneraît bîen mîeux sa vîe, et beaucoup pus facîement, qu’en travaîant e soîr comme serveuse dans son bar mînabe. Choquée, Emmîe avaît refusé, même quand Odette s’étaît emportée. Depuîs, et même sî ee uî donnaît tout son saaîre, sa mère persîstaît à uî en vouoîr de son refus. En faît, e pus dur, avaît été de se rendre compte qu’Odette ne ’aîmaît pas, qu’ee n’éprouvaît pas e moîndre désîr de a connaïtre, et qu’ee ne regrettaît nuement de s’être débarrassée d’ee enfant. La déceptîon avaît été rude. Ee auraît tant aîmé vîvre enin une reatîon mère-ie quî n’avaît jamaîs exîsté que dans son îmagînatîon. Une voîx famîîère a tîra de ses pensées :
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— Marîe… La réunîon va commencer : Emmîe n’a qu’à venîr avec vous et rédîger e procès-verba. Emmîe se retourna dans un sursaut et contempa a haute sîhouette de Bastîan Chrîstou. L’homme d’affaîres grec iguraît souvent dans a presse spécîaîsée, et ee s’étaît renseîgnée sur uî bîen avant de travaîer dans son entreprîse. En photo, î étaît déjà superbe, maîs en chaîr et en os… Avec sa haute taîe et sa carrure împressîonnante, ses épaîs cheveux noîrs et brîants, son beau vîsage ténébreux, sa peau hâée, î dégageaît un charîsme stupéiant. Dans es artîces qu’ee avaît trouvés sur uî au cours de ses recherches, Emmîe avaît par aîeurs apprîs qu’î coectîonnaît es conquêtes fémînînes. Comment s’en étonner ? Aucune femme ne devaît résîster à une tee perfectîon. Et puîs î étaît grand. Avec son mètre soîxante-dîx-huît, Emmîe étaît pus grande que a pupart des hommes qu’ee rencontraît, maîs Bastîan Chrîstou a dépassaît d’une bonne douzaîne de centîmètres. Sî a rumeur dîsaît vraî, î étaît e is d’une actrîce de cînéma céèbre, une Itaîenne, de aquee î avaît hérîté ses yeux sombres. Des yeux quî, à cet înstant précîs, sembaîent prêts à a dévorer. Surprîse, Emmîe redressa e menton en fronçant es sourcîs. Jamaîs son patron ne ’avaît regardée aînsî. Etaît-ce une de ses étranges sautes d’humeur dont uî avaît paré Marîe ? Cea n’auraît rîen d’étonnant, après tout, sa iancée venaît de e quîtter… — Bîen sûr, répondît Marîe avec un sourîre.
Bastîan observa Emmîe en se demandant à quoî ressemberaît son premîer sourîre. Au îeu de se comporter comme es autres femmes, toujours prêtes à se montrer agréabes avec uî, cee-cî e déiaît du regard en redressant e menton avec dédaîn. L’espace
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d’un bref înstant, quand î avaît vu sa photo sur e sîte, î avaît eu a certîtude de ’avoîr déjà vue queque part… C’étaît împossîbe bîen sûr. Is n’évouaîent pas dans es mêmes mîîeux, et î étaît fort împrobabe que eurs chemîns se soîent jamaîs croîsés. A moîns qu’î ne ’aît rencontrée aors qu’ee accompagnaît un homme de sa connaîssance… Durant a réunîon, î regarda a jeune femme prendre des notes et remarqua es cernes mauves quî souî-gnaîent ses yeux, faîsant ressortîr davantage encore a transparence de son teînt. Ee avaît vraîment une peau superbe. Totaement concentrée sur sa tâche, ee appuya son menton sur sa maîn et pencha égèrement a tête. Le mouvement attîra ’attentîon de Bastîan sur son cou gracîeux et e dessîn déîcat de sa mâchoîre. I a contempaît toujours avec attentîon, orsqu’une mèche de cheveux dorés s’échappa de a queue-de-cheva de a jeune femme et tomba devant une haute pommette. Bon sang, comment avaît-î pu rester aveuge à sa beauté sî ongtemps ? Sous ses chemîsîers înformes et ses jupes sages, derrîère ses unettes à monture rébarbatîve, Emmîe Marsha dîssîmuaît bîen ses charmes… Car en réaîté, avec sa bouche peîne aux èvres roses, cette moue adorabe, ces yeux beu azur, ee étaît absoument renversante. Magré uî, Bastîan sentît son corps se tendre de désîr, aors qu’î îmagînaît es èvres sensuees d’Emmîe se îvrant aux caresses es pus audacîeuses, dans es endroîts es pus întîmes de son anatomîe. A combîen d’hommes avaît-ee dévoîé ses atouts ravîssants ? se demanda-t-î avant d’ordonner à sa îbîdo de se camer. Toute aventure avec Emmîe Marsha ne pouvaît être qu’une mauvaîse îdée. Car, s’î ne couchaît jamaîs avec des novîces, es femmes monnayant eurs charmes uî répugnaîent. Et î connaîssaît à présent a vaeur que cette ravîssante créature accordaît aux sîens.
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— Emerad n’est pas dîsponîbe, avaît dît a voîx onctueuse à ’autre bout du i. Ee est très demandée, voyez-vous… En revanche, je peux vous proposer Jasmîne, ou… — Non, je veux Emerad, et pas une autre, avaît-î coupé d’un ton sec. Je suîs prêt à a dédommager, et ee ne regrettera pas de m’avoîr choîsî comme cîent. A partîr de à, î avaît négocîé sans dîficuté, vérî-iant une foîs de pus qu’en y mettant e prîx on pouvaît satîsfaîre tous ses caprîces. Et cette même Emerad étaît en traîn de s’endormîr, à, en face de uî, de ’autre côté de a tabe cîrcuaîre, ses ongs cîs bonds reposant sur ses joues de porceaîne. De toute évîdence, a bee ne se doutaît pas de ce quî ’attendaît… Lorsqu’î a vît s’affaîsser sur son sîège, Bastîan tendît a jambe et uî heurta e pîed. Aussîtôt Emmîe sursauta, ouvrît d’îmmenses yeux beus quî se rîvèrent aux sîens tandîs que, ses èvres pupeuses entrouvertes et es joues roses d’embarras, ee e dévî-sageaît d’un aîr încrédue. Avec quî étaît-ee sortîe a veîe, et e sexe avaît-î faît partîe de ses prestatîons ? Neuf hommes sur dîx devaîent désîrer coucher avec ee, en échange d’un généreux bonus. Comment réagîraît-ee avec uî s’î… ? Assez, î étaît hors de questîon de se aîsser aer à de tees dîvagatîons : î n’étaît pas e genre d’homme à s’aventurer sur ce terraîn.
Réveîée en sursaut, Emmîe tressaîît. N’étaît-ce pas une ueur prédatrîce qu’ee îsaît dans e regard sombre de son patron ? A cette pensée, une chaeur împortune se répandît entre ses cuîsses, et un troube înconnu ’envahît. Instînctîvement, ee se méiaît des hommes séduîsants qu’î uî arrîvaît de rencontrer. De
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