La trilogie Fitzhugh (Tome 1) - Beauté fatale

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Le jeune duc de Lexington est foudroyé par la beauté de Venetia Easterbrook. Mais il ne tarde pas à apprendre que sa splendeur vaut la noirceur de son cœur : elle a causé la mort de ses deux premiers maris. On la dit égoïste, vaniteuse et superficielle. Tout ce qu’il déteste ! Pourtant, en dépit des années qui passent, il demeure obnubilé par la noblesse de ses traits. Jusqu’au jour où, lors d’une traversée transatlantique, il tombe éperdument amoureux d’une mystérieuse baronne qui refuse de lui dévoiler son visage. Christian se croit sauvé de son obsédante passion. Il ignore que ces deux femmes ne sont qu’une seule et même personne...
Publié le : mardi 8 juillet 2014
Lecture(s) : 12
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290068090
Nombre de pages : 321
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Sherry Thomas
Arrivée sur le territoire américain à l’âge de treize ans, elle engloutissait déjà des romans d’amour historiques de six cents pages grâce aux rudiments d’anglais acquis. Le vocabulaire glané au gré de ces histoires passionnées lui a permis d’obte-nir des scores élevés aux tests de langue. Il se révéla également très utile lorsqu’elle commença elle-même à écrire des romans d’amour. Elle est titulaire d’un diplôme en économie de l’université de Louisiane, ainsi que d’un master en comptabilité de l’université d’Austin. Elle vit aujourd’hui dans le centre du Texas.
Beauté fatale
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Arrangements privés Nº 9080 Délicieuse Nº 9331
Nous resterons ensemble Nº 9403 Celle que j’attendais Nº 9733
SHERRY THOMAS
Beauté fatale
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Busnel
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Titre original BEGUILING THE BEAUTY Éditeur original Berkley Publishing Group, published by the Penguin Group (USA) Inc., New York
Sherry Thomas, 2012 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2013
Prologue
Cela eut lieu par une belle journée de l’été 1886. Jusqu’alors, Christian de Montfort, le jeune duc de Lexington, avait mené une existence facile. Il se passionnait pour la faune. Enfant, il n’était jamais plus heureux que lorsqu’il regardait des oisil-lons percer la fine coquille des œufs. Il passait des heures à observer les tortues et les araignées d’eau près du ruisseau à truites qui bordait la propriété familiale. Il élevait des chenilles dans des terrariums et assistait à leur métamorphose – et, qu’elles se transforment en papillons aux couleurs chatoyantes ou en humble phalène, il était tout aussi émerveillé. L’été venu, quand on l’emmenait en villégiature au bord de la mer, il se penchait sur les flaques laissées par la marée et comprenait d’instinct qu’il assistait là à une lutte féroce pour survivre, sans pour autant ces-ser d’être fasciné par la beauté et la complexité de la vie qui grouillait à ses pieds. Dès qu’il avait su monter à cheval, il s’était réguliè-rement échappé dans la campagne aux environs d’Algernon House, le fief des Lexington, qui occupait tout un pan de Peak District. Sur les escarpements rocheux de quartz et de calcaire, son valet sur les talons, il partait à la chasse aux fossiles. 7
Il lui arrivait néanmoins de se heurter de temps à autre à une certaine forme d’opposition. Son père, pour commencer, n’appréciait guère cette soif de savoir. Mais Christian possédait de manière innée cet aplomb qu’un homme du commun met plusieurs décennies à acquérir. Lorsque le vieux duc tempêtait et lui reprochait ses passe-temps parfaitement vul-gaires, Christian lui demandait sans sourciller s’il préférait le voir pourchasser les femmes de chambre dans les couloirs du château. Cette activité était, en effet, de notoriété publique, l’occupation favorite du vieux duc durant sa jeunesse. Allié à cette impudence tranquille, le physique avantageux de Christian lui permettait de tracer son chemin dans la vie sans dévier de son cap, tel un vais-seau majestueux indifférent aux écueils et aux tempêtes. Le premier regard qu’il posa sur Venetia Fitzhugh Townsend ne fit que renforcer sa confiance en lui. C’était à l’occasion du match de cricket qui oppo-sait chaque année les collèges d’Eton et de Harrow. L’événement constituait l’un des moments phares de la saison londonienne. La partie venait de s’interrom-pre pour le thé rituel offert aux joueurs, et Christian avait quitté le pavillon de Harrow pour aller dire quel-ques mots à sa belle-mère – ex-belle-mère, en fait, puisque celle-ci rentrait à peine de sa lune de miel en compagnie de son nouveau mari. En dépit de son arrogance et de sa nature volage, le père de Christian avait eu beaucoup de chance avec ses épouses successives. La mère de Christian, dont ce dernier ne gardait aucun souvenir, était dépeinte comme une sainte par ceux qui avaient eu le bonheur de la connaître. Quant à sa belle-mère, qui était entrée dans sa vie alors qu’il était encore très jeune, elle était devenue une véritable amie et une alliée fidèle. 8
Christian, qui avait déjà discuté avec la duchesse douairière au milieu du match, découvrit qu’elle ne se trouvait plus là où il pensait la trouver. Alors qu’il scrutait la foule alentour, son regard fut attiré par une jeune femme assise à l’arrière d’un phaéton à la capote baissée. Elle bâillait derrière son éventail, et se tenait légère-ment avachie, comme si elle s’était débarrassée de ce corset baleiné qui obligeait les autres femmes à se tenir raides comme la justice. Mais ce qui la distin-guait par-dessus tout de la foule, c’était son chapeau extraordinaire : une énorme chose couleur abricot, couronnée de plumes ondoyantes qui évoquaient à Christian les tentacules gracieux des anémones de mer. Elle referma son éventail d’un mouvement sec du poignet, et il oublia complètement les anémones. Son visage… Il en perdit le souffle. Il n’avait jamais vu une telle beauté, éblouissante, hypnotique. La grâce à l’état pur. Cette vision provoqua chez lui un véritable choc, une émotion violente, comme pour-rait l’éprouver un naufragé à la vue de la terre ferme. Tout à coup il eut l’impression d’avoir passé sa vie entière à dériver sur l’immensité de l’océan. Quelqu’un lui adressa la parole et il ne comprit pas un traître mot. Cette beauté avait quelque chose d’élémentaire, comme certains phénomènes naturels à la fois dange-reux et magnifiques : l’immensité menaçante d’un cumulonimbus, une avalanche sur le point de se pro-duire, ou encore un tigre du Bengale en maraude dans les profondeurs de la jungle. Une douleur à la fois aiguë et douce fleurit dans la poitrine de Christian. Sa vie ne serait jamais pleine et entière sans cette femme, il le savait. Mais il n’éprouvait nulle inquiétude ; seulement une sorte d’émerveillement.
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