Le baiser de la nuit

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Ivre de rage, la princesse Alisa de Treslinko fusille du regard l’homme à l’allure hautaine et au sourire de prédateur que son père vient de lui présenter. Ainsi, après avoir dû éconduire pendant des mois une série de prétendants insignifiants, elle va devoir supporter la présence de ce Braden Strib, spécialiste des maladies du cerveau qui prétend étudier ses pouvoirs exceptionnels. Et qu’importe qu’il soit l’homme le plus sexy qu’elle ait jamais rencontré, au diable ce trouble inconnu qu’elle ressent en sa présence : jamais elle ne laissera quiconque la traiter comme un vulgaire cobaye, elle, l’héritière d’une prestigieuse meute de loups-garous…Ivre de rage, la princesse Alisa de Treslinko fusille du regard l’homme à l’allure hautaine et au sourire de prédateur que son père vient de lui présenter. Ainsi, après avoir dû éconduire pendant des mois une série de prétendants insignifiants, elle va devoir supporter la présence de ce Braden Strib, spécialiste des maladies du cerveau qui prétend étudier ses pouvoirs exceptionnels. Et qu’importe qu’il soit l’homme le plus sexy qu’elle ait jamais rencontré, au diable ce trouble inconnu qu’elle ressent en sa présence : jamais elle ne laissera quiconque la traiter comme un vulgaire cobaye, elle, l’héritière d’une prestigieuse meute de loups-garous…
Publié le : vendredi 1 novembre 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280296922
Nombre de pages : 288
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Lorsque a prîncesse Aîsa de Tesînko entra dans a sae à manger prîvée de a famîe royae, ee comprît aussîtôt que ’homme assîs à a tabe famîîae n’étaît pas comme es autres. Pîs même : peut‑être aaît‑î uî attîrer des ennuîs. Ce furent d’abord ses unettes noîres quî a sur‑ prîrent : î es avaît conservées à ’întérîeur du paaîs, aors que es chandeîers ne projetaîent qu’une umîère dîffuse dans a sae. Ensuîte, î ne sembaît pas e moîns du monde gêné par son apparence pour e moîns… négîgée. Cheveux en bataîe, vêtements froîssés et tout à faît înapproprîés à a sîtuatîon. En généra, orsque des prétendants se présentaîent au paaîs, îs s’arrangeaîent pour se mettre sur eur trente et un. Le faît que cet homme n’aît pas prîs a peîne de faîre cet effort en dîsaît ong sur uî. En s’approchant, ee ne put pourtant s’empêcher d’admîrer son cuot, pour oser aînsî assumer sa dîfférence. Force étaît d’admettre que cea éveîaît sa curîosîté. N’étaît‑ee pas dîfférente, ee aussî ? Cea a changeraît des habîtues èche‑bottes quî venaîent demander sa maîn à son père. Ee ne parvenaît pas encore à accepter que tous ceux quî s’étaîent présentés jusque‑à au paaîs étaîent pus întéressés par sa dot que par sa personne.
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Pourtant î faudraît bîen se résoudre un jour. Autant savoîr tout de suîte ce que ce nouveau venu avaît dans e ventre. Sans doute encore un de ces membres de a petîte nobesse de a Meute… La tête droîte, es yeux cachés par ses unettes noîres, î ne sembaît pas avoîr remarqué son arrîvée. Cea a it hésîter. I ne se tourna pas vers ee pour uî adresser ’habîtue sourîre écatant de bancheur et d’hypocrîsîe, nî pour a sauer d’un hochement de son menton à a fossette parfaîte. En dehors d’un éger frémîssement de ses narînes, rîen ne trahîssaît qu’î s’étaît rendu compte de sa présence. Réprîmant une moue agacée, ee s’approcha de a tabe avec un sourîre charmant censé dîssîmuer sa mauvaîse humeur. Depuîs queque temps, ses parents étaîent obsédés par e désîr de a marîer. Ee ne eur facîîtaît pas a tâche, à vraî dîre : non seuement ee n’étaît pas aussî joîe que ses deux sœurs aïnées, maîs en pus ee avaît a réputatîon à Tesînko d’être un peu une înteo. I y eut queques secondes d’embarras extrême orsqu’ee es rejoîgnît. Son père, toujours gaant, se eva pour ’accueîîr, tandîs que sa mère et ’înconnu demeuraîent assîs. Aîsa n’en crut pas ses yeux. Jamaîs ee n’avaît vu de vîsîteur se comporter de façon aussî déîbérément grossîère. Enin, comme prîs de remords, î repoussa sa chaîse et se eva, hochant sèchement a tête orsque son père entreprît de faîre es présentatîons. Ee enregîstra à peîne son nom et son tître — Dr Machîn —, tant ee étaît occupée à ’observer. I uî sembaît aussî
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vaguement famîîer, aors qu’ee savaît pertînemment qu’îs ne s’étaîent jamaîs rencontrés. — Prîncesse Aîsa, c’est un honneur de faîre votre connaîssance. Sur e poînt de âcher une répîque acerbe, Aîsa se igea, încapabe de formuer a moîndre paroe. La profondeur de sa voîx sensuee se déversaît en ee comme du carame îquîde. Cette réactîon a aîssa stupéfaîte et, magré ee, ee frîssonna. Par tous es chîens de ’enfer ! Se reprenant tant bîen que ma, ee încîna e buste en avant. Ça, ee savaît e faîre. Après tout, ee étaît une prîncesse. Ee avaît été éduquée pour être gracîeuse et paîsante en toute cîrconstance. Ce n’étaît pas un înconnu grossîer à a voîx aussî suave que e péché e pus morte quî aaît a faîre vacîer ! Avec une nonchaance tout arîstocratîque, ee tendît une maîn, se demandant vaguement s’î aaît uî faîre un baîsemaîn ou se contenter de a serrer moement. I ne it nî ’un nî ’autre. Aîsa sentît son pous s’accéérer et e rouge uî monter aux joues. Vexée magré ee par ce manque de courtoîsîe, ee fut bîen obîgée de aîsser retomber son bras. Ee jeta un regard à son père pour savoîr comment ceuî‑cî réagîssaît. Un te comportement ne sauraît être toéré à sa cour ! Au bas mot, cet homme aaît se faîre tancer verte‑ ment par e roî. Au mîeux, î seraît renvoyé chez uî sans autre forme de procès. Cependant, au îeu d’arborer une mîne orageuse, e roî Léo se contenta de tîrer une chaîse pour sa ie. Vraîment ? Ravaant une remarque, ee obéît. Queques secondes pus tard, Dr Grossîer s’assît égaement, ses unettes de soeî toujours sur e nez.
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Fantastîque. Ee n’aaît donc pas s’en sortîr aussî facîement. Ee n’avaît d’autre choîx que de sourîre et de supporter bon gré ma gré ce quî aaît sans doute être e déjeuner e pus pénîbe depuîs des semaînes. Des moîs, peut‑être. Ses parents devaîent vraîment désespérer de trouver un marî à eur ie au physîque queconque et au cerveau trop bîen garnî. Son avîs à ee ne comptaît guère, vîsîbement… Avec un soupîr, ee coua un regard vers ’homme aux unettes de soeî, se demandant sî ee ne pouvaît pas sîmpement couper court à a corvée en mame‑ nant un peu e protocoe. Ee se pencha vers uî avec son pus beau sourîre, quî ne faîsaît que camouler son manque de beauté pastîque. Ee étaît e aîderon de a famîe, ee e savaît. Et s’en ichaît. Cea faîsaît ongtemps qu’ee ne souhaîtaît pus avoîr a beauté gamour de ses sœurs. — Docteur… je craîns ne pas avoîr saîsî votre nom maîs, puîsque vous êtes îcî, pourquoî ne pas m’expîquer tout de suîte pourquoî je devraîs vous épouser, vous, putôt qu’un autre ? Nous pourrîons aînsî tous gagner un temps précîeux. A son grand étonnement, e docteur faîît s’étouffer avec son vîn. Reposant e verre avec précautîon, î se tamponna a bouche avec sa servîette. — Je craîns qu’î ne s’agîsse d’un maentendu, expîqua‑t‑î. De toute évîdence, vous vous fourvoyez compètement sur e but de ma vîsîte. Une foîs encore, ee eut cette réactîon étrange en entendant sa voîx. Cea a mît hors d’ee, tout en uî procurant une énergîe înexpîcabe. Comment osaît‑î uî parer aînsî ? — Me fourvoyer ? Maîs comment ?
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Ee avaît paré un peu pus sèchement qu’ee ne ’auraît vouu. Lorsque son père posa une maîn apaîsante sur a sîenne, ee poursuîvît d’une voîx pus douce : — N’êtes‑vous pas îcî parce que vous espérez pouvoîr un jour demander ma maîn à mon père ? Le roî Léo s’écaîrcît a gorge maîs, à a grande stupeur d’Aîsa, ’homme eva une maîn pour ’empê‑ cher de parer. I avaît osé faîre taîre e roî. C’étaît stupéiant. Cachant avec peîne sa joîe, Aîsa attendît. D’une seconde à ’autre, ça aaît être ’enfer. Rîen ne se produîsît. Le tempérament vocanîque de son père sembaît avoîr été dompté. Au îeu de aîsser îbre cours à sa royae et égîtîme coère, son père sembaît trouver cet homme amusant. Que se passaît‑î donc ? Ses parents avaîent‑îs vraîment abandonné tout espoîr pour ee ? Tout à faît îgnorant du drame quî se jouaît, e vîsî‑ teur se pencha en avant. — Sî je comprends bîen, vous supposez que je suîs îcî en tant que… votre prétendant ? Non. Pas du tout. — Vraîment ? Maîs… — C’est un peu présomptueux de votre part, non ? poursuîvît‑î sans ’écouter. Pensez‑vous donc que tous es hommes en vîsîte au paaîs sont anîmés d’une sorte de désîr ravageur pour vous ? Présomptueuse, ee ? Comment osaît‑î ? I ne a connaîssaît même pas ! La moîndre des choses auraît été de se renseî‑ gner un mînîmum sur son compte. Ee s’apprêtaît à répîquer, maîs un regard de son père et un éger hochement de tête de sa mère a retînrent. — Soyez rassurée sur ce poînt, reprît ’homme de
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sa voîx încroyabement profonde et vîbrante d’assu‑ rance. Le marîage, roya ou non, ne m’întéresse pas du tout. J’aî d’autres prîorîtés. Aîsa en resta sîdérée. Sa mère uî prît doucement a maîn. — Ma chérîe, e Dr Streîb est îcî parce que nous uî avons demandé de venîr, pour des raîsons médîcaes. Tu saîs comme ton père et moî nous înquîétons de ta santé. Le Dr Streîb a eu vent de ton cas, jusqu’en Amérîque. Mortîiée, Aîsa comprît enin ce que ce Dr Machîn faîsaît au paaîs. — Is vous ont appeé, parce qu’îs pensent que je suîs maade, dît‑ee, un peu écœurée. — Je suîs médecîn, en effet. Maîs… Cette foîs‑cî, ce fut Aîsa quî ’înterrompît : — Je suîs sîncèrement désoée qu’îs vous aîent aînsî faît perdre votre temps. Puîs, se tournant vers son père, son aîé e pus sûr, ee s’efforça de parer d’une voîx posée. — Père. Je vaîs bîen. Ce n’est pas parce que je ne me suîs pas transformée en ouve récemment… — Sîx moîs, ce n’est pas rîen, répîqua son père. Tu saîs aussî bîen que moî que tu as besoîn de te transformer pus souvent. Comme tout e monde. — Pas moî. Je t’aî déjà expîqué… — Ouî, je saîs. Et ton hîstoîre est devenue céèbre dans e monde entîer. Au poînt que e Dr Streîb a prîs contact avec nous depuîs es Etats‑Unîs en exprîmant e désîr de t’auscuter. Ta mère… et moî‑même sommes très înquîets de ton bîen‑être menta. — Je vaîs bîen, mercî. Cette dîscussîon a fatîguaît déjà. Jamaîs ee n’avaît ressentî e besoîn pressant de
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se transformer de façon réguîère, et cea mettaît ses parents dans tous eurs états. Durant toute son enfance, es transformatîons avaîent été une sorte de réunîon de famîe, un rîtue cher à sa mère qu’îs répétaîent tous es week‑ends. Puîs es enfants avaîent grandî, ses sœurs s’étaîent iancées et sa mère avaît eu des marîages à organîser et des petîts‑enfants à gâter. Les petîtes réunîons de famîe s’étaîent espacées, puîs avaîent cessé, et Aîsa s’étaît transformée de moîns en moîns souvent. Contraîrement à tous es autres membres de a Meute, ee ne ressentaît pas e besoîn împérîeux de prendre sa forme anîmae. A vraî dîre, rester humaîne pour toujours ne ’auraît pas gênée outre mesure. Ee ne s’étaît même pas rendu compte que sîx moîs s’étaîent écoués depuîs sa dernîère transformatîon. Nî que ses parents, eux, avaîent compté es jours, d’aîeurs… Is étaîent sî înquîets de sa santé mentae qu’îs avaîent învîté ce médecîn au paaîs. Etaît‑ce un psychîatre ? Seon a sagesse popuaîre, conserver sa forme humaîne pendant une sî ongue pérîode provoquaît souvent a foîe chez es membres de a Meute. Le faît qu’ee restaît saîne d’esprît contînuaît à surprendre tout e monde. — Vous êtes donc à pour me psychanayser ? demanda‑t‑ee. Vous vouez vous assurer que je ne suîs pas démente, c’est ça ? — Non. Je ne suîs pas ce genre de médecîn. — Le Dr Streîb est un très grand neurochîrurgîen, expîqua sa mère. Un spécîaîste du cerveau. I est venu, car î croît que ta… capacîté pourraît être très utîe pour es nôtres, sî ’on parvenaît à a reproduîre. Ses parents, jusqu’aors, s’étaîent montrés d’une
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îndugence remarquabe envers ses nombreuses împerfectîons. Toutefoîs, Aîsa commençaît à se demander s’îs n’étaîent pas sîmpement en traîn d’înventer toutes ces sottîses pour ne pas a besser dans son orgueî en uî avouant de but en banc qu’ee avaît besoîn de consuter un psy de toute urgence. — Tu croîs que je suîs devenue foe ? demanda‑t‑ee en regardant son père bîen en face. Le roî Léo avaît es yeux d’un beu très caîr, dont tous es enfants avaîent hérîté, à ’exceptîon d’Aîsa, quî es avaît d’un grîs marîn. Son père it sîgne que non en sîence, maîs î étaît vîsîbement ma à ’aîse. — Bon. Et toî, maman ? — Bîen sûr que non, se hâta de répondre a reîne Ionna. — Non ? Aors, pourquoî avoîr envoyé chercher cet homme ? Aî‑je déjà montré e moîndre sîgne d’înstabîîté mentae ? — Non, bîen sûr que non, répondît son père, dont a bouche étaît agîtée de spasmes nerveux. Sa mère hocha vîgoureusement a tête, tandîs que ce rustaud de médecîn contînuaît à regarder droît devant uî. Ses unettes noîres renvoyaîent à Aîsa son relet déformé. — Aors, pourquoî ? répéta‑t‑ee. Ee attendaît que ’un d’entre eux se rende enin à ’évîdence : tout cea n’étaît qu’une erreur monu‑ mentae. Voyant que nî son père nî sa mère ne se décîdaîent, ee se tourna vers e médecîn. — Je vaîs bîen, docteur Streîb. Je peux vous assurer que je n’aî absoument aucun probème. I n’y a aucune raîson pour que vous restîez pus ongtemps au paaîs. Vous perdez votre temps. — Ce n’est pas votre santé mentae quî m’întéresse.
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La troîsîème foîs qu’î para, sa voîx fut comme une caresse soyeuse à ses oreîes. Douce et enîvrante à a foîs. Dangereuse. Aîsa dut se concentrer sur ses paroes pour ne pas fondre sur pace. — Vraîment ? parvînt‑ee à répondre, en regardant de nouveau ses parents. Aors, pourquoî êtes‑vous… ? — Comme votre mère ’a évoqué, je suîs… j’étaîs neurochîrurgîen. Je ne croîs pas qu’î y aît e moîndre probème avec votre cerveau. En revanche, je suîs persuadé qu’î exîste queque chose de dîfférent en vous, queque chose quî vous permet d’accompîr ce qu’aucun autre membre de a Meute ne parvîent à faîre. — Vousétiezneurochîrurgîen, c’est bîen ça ? Vous avez arrêté ? — Non. Pas bavard, e médecîn… — Le Dr Streîb ne pratîque pus d’opératîons, reprît son père. Ce quî ne ’empêche pas d’être ’un des pus grands spécîaîstes de a Meute sur ce quî permettra peut‑être un jour à tous es métamorphes de faîre comme toî : tenîr pus ongtemps sous eur forme humaîne sans sombrer dans a foîe. — Un chercheur… Intéressant. Ee n’étaît pas sûre d’apprécîer e tour que cette conversatîon prenaît. — Tout cea est fort bîen, maîs… que rapport avec moî ? Ne me dîtes pas qu’î veut étudîer mon cerveau. Ee avaît ancé a dernîère partîe comme une paî‑ santerîe, maîs cea ne it rîre personne. Au contraîre, ses parents contînuèrent à a regarder ixement. — C’est exactement ce qu’î veut faîre, répondît enin e roî Léo. Et pus encore. — Pus ?
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— M. Streîb a reçu des copîes d’examens sanguîns t’appartenant. I a égaement demandé ’autorîsatîon d’effectuer de nouveaux préèvements de sang et de tîssus. Les yeux brîants d’excîtatîon, e roî Léo sembaît presque se frotter es maîns. — Nous avons échangé pusîeurs foîs par tééphone. Dans toute ’hîstoîre de a Meute, î n’y a que queques cas de membres capabes de faîre ce que tu faîs. Merveîeux. Ee ferma es yeux un înstant. Encore une façon très déîcate de uî rappeer qu’ee étaît dîfférente. — Le Dr Streîb pense que a cé se trouve peut‑être dans ton cerveau. Toî, ma chère ie, tu détîens peut‑être a soutîon quî aîderaît des mîîons des nôtres. De pus en pus horrîiée, Aîsa contempaît son père. — Maîs… Avec une expressîon égae, î eva une maîn pour empêcher toute înterruptîon. — Je n’aî pas termîné. C’est un honneur, à a foîs pour notre pays et pour notre famîe. Sî, en étudîant ton cas, M. Streîb parvîent à détermîner comment tu t’y prends, aors ton nom entrera dans ’hîstoîre. — En étudîant mon cas ? — Ouî. I a demandé ’autorîsatîon d’effectuer queques examens, en m’assurant qu’aucun ne seraît dangereux de queque façon que ce soît. — Des examens ? répéta‑t‑ee en bondîssant sur ses pîeds, à a foîs sîdérée et honteuse. Je n’en croîs pas mes oreîes. Comment as‑tu pu envîsager une chose pareîe ? — Sans cea, î ne pourra jamaîs détermîner sî sa théorîe est exacte.
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