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Chapitre 1
Serrant fermement de ses maîns gantées a rambarde sous e vent, e coone ord St John Sandîford s’arc-bouta contre a rafae quî menaçaît de uî arracher son shako et scruta e rîdeau de puîe ine. Par une trouée passagère dans a bruîne, î reconnut e contour îndécîs de a côte toute proche. L’Angeterre ! Le sodat vaeureux enin de retour sur sa terre natae après ses conquêtes héroques ! Aors qu’un sourîre amer se dessînaît sur ses èvres, un « ohé » poussé à peîns poumons ’arracha à sa rélexîon. I se retourna pour voîr approcher e îeutenant Aexander Standîsh dont ’étrange caudîcatîon étaît encore accentuée par e tangage du navîre. Lorsqu’un brîsant arrêta net e bâtîment dont a coque tremba sous e choc, Sînjîn, a maîn tendue, se précîpîta vers e îeutenant. — Tenez-vous à moî, Aex ! crîa-t-î contre e vent. A son grand souagement, e îeutenant accepta son aîde sans hésîtatîon et îs trébuchèrent ensembe jusqu’à a rambarde. — Mercî, coone, dît e jeune homme, haetant. Sînjîn ’observa de près et constata avec bonheur que a ueur dans es yeux du îeutenant étaît îée, cette foîs, à ’émotîon et non à a ièvre. — J’aî ’împressîon que je ne suîs toujours pas très stabe sur mes jambes.
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— Vous n’aurîez pas dû vous aventurer sur e pont au pus fort de a bourrasque. Je n’aîmeraîs pas vous voîr passer par-dessus bord en vue de nos côtes après vous avoîr sauvé a vîe sur un champ de bataîe et avoîr veîé sur vous pendant des moîs d’hôpîta. Le îeutenant esquîssa un sourîre. — J’aî été împrudent, sans doute, maîs je n’aî pas résîsté au désîr d’apercevoîr a vîeîe Angeterre ! J’avoue avoîr été surprîs de vous trouver îcî. Je croyaîs que vous avîez été assez souvent trempé et frîgorîié dans a pénînsue îbérîque pour ne pas avoîr e désîr de renouveer cette expérîence sans raîson. I faut que vous soyez aussî împa-tîent que moî-même. Habîtué à tempérer ses réactîons après pusîeurs moîs dans ’entourage du duc de Weîngton, Sînjîn se retînt de répondre que c’étaît précîsément pour échapper aux âpres dîscussîons quî avaîent îeu sous e pont qu’î s’étaît hasardé sur ce dernîer. — Sî vous ’êtes assez pour mettre votre vîe en pérî, répondît-î à son jeune amî, ady Barbara en personne doît vous attendre sur e quaî. Le îeutenant devînt cramoîsî. — Assurément non, maîs ce seraît e sîgne de bîen-venue e pus merveîeux que je puîsse îmagîner. Je me contente d’espérer qu’ee m’attende toujours à Londres. Nous n’avons faît aucune annonce oficîee avant que je ne rejoîgne e régîment… et maîntenant… je ne saîs à quoî je doîs m’attendre… I respîra à fond avant de reprendre : — Ses parents aîmeraîent sans doute un homme pus parfaît pour ee… un homme parfaîtement vaîde. Comme es cîrconstances de a vîe changeaîent quand es sodats aaîent mourîr au combat… Cette pensée, quî traversa ’esprît de Sînjîn, remua es braîses d’une coère que troîs années n’avaîent pas réussî à éteîndre et, une foîs
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de pus, e coone dut ravaer es mots quî uî brûaîent es èvres. — Absurde, répondît-î en donnant une tape sur ’épaue du îeutenant. Que meîeur prétendant a famîe de ady Barbara pourraît-ee espérer pour ee sînon ’un des héros quî ont vaîncu, une foîs pour toutes, e tyran Napoéon ? Et quî pus est, un héros très fortuné sî es bruîts quî cîrcuent au sujet de votre père sont fondés. Vous pourrez, d’aîeurs, faîre remarquer à votre future bee-famîe que ’état de votre cheva étaît encore bîen pîre que e vôtre puîsque, uî, î a fau ’achever. Comme Sînjîn ’avaît espéré, e jeune homme sourît. — Grâce à Dîeu, j’arrîve encore à monter à cheva magré ma jambe. Indépendamment de ce que décîdera e père de ady Barbara, j’aî beaucoup pus de chance que a pupart de nos sodats. Is furent un moment sîencîeux, pensant au faîbe nombre de ceux quî étaîent revenus du champ de bataîe de Wateroo. — Et vous, coone ? Après une ongue année à ’étranger, une dame attend certaînement votre retour avec împatîence ? Un vîsage se présenta à ’esprît de Sînjîn, maîs î ’en chassa aussîtôt en faîsant a grîmace. — I y a beaucoup pus ongtemps que je suîs partî. — Vous êtes donc arrîvé à Bruxees avant e gros de ’armée ? — En faît, je n’aî jamaîs quîtté e contînent. Après a vîctoîre de Tououse, e duc a été nommé ambassadeur à a cour des Bourbons et, comme î avaît besoîn d’un oficîer dans sa suîte, je me suîs porté voontaîre. Les cîrconstances ont vouu que je reste à Parîs auprès de a duchesse et des membres de ’ambassade tandîs que e duc se rendaît au congrès de Vîenne. Le jeune homme eut un sîflement d’admîratîon. — Ça n’a pas dû être une tâche aîsée. J’aî entendu dîre
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que es Françaîs se sont montrés de pus en pus hostîes aux partîsans des Bourbons, en généra, et aux Angaîs, en partîcuîer, aors que Bonaparte battaît e rappe depuîs ’ïe d’Ebe. — Heureusement, nous jouîssîons de a compagnîe de Mme de Staë et d’autres émîgrés de retour d’exî. Sînjîn n’ajouta pas que ’une des joîes jeunes femmes de a suîte de Mme de Staë uî avaît même faît perdre a tête queque temps. Le îeutenant eut un sourîre entendu. — Ah ! Voîcî a raîson pour aquee vous vous êtes éter-nîsé en France. En dépît du charme des jeunes Parîsîennes, vous n’en étîez pas moîns de race angaîse et, à ce tître, vous aurîez dû nourrîr une vîve nostagîe pour votre terre. — Une terre hypothéquée jusqu’au dernîer arpent, répondît e coone avec une îronîe désabusée. Dans ses ettres, en effet, Jeffers, ’ordonnance qu’î avaît renvoyée en Angeterre juste après Wateroo, se montraît de pus en pus însîstant sur a nécessîté de son retour pour tenter de remettre de ’ordre dans a confusîon de ses affaîres. A présent que a paîx étaît rétabîe et que son régîment revenaît en Angeterre, î ne pouvaît pus échapper à son devoîr. I auraît, pourtant, faît face à ses responsabîîtés avec joîe s’î avaît pu avoîr à son côté a femme qu’î aîmaît. Sarah… e nom de a jeune femme résonnaît à ses oreîes comme un soupîr. — C’est a sîtuatîon quî vous attend ? dît e îeutenant en remuant a tête d’un aîr încrédue. Que maheur… enin… sî aucune iancée ne compte sur votre retour, vous êtes îbre de trouver une rîche hérîtîère ! I observa e coone avec ostentatîon des pîeds à a tête. — N’împorte que père devraît être honoré de donner sa ie à un oficîer d’aussî bee mîne, portant un tître
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aussî éevé et ayant servî dans e pus prestîgîeux de tous e es régîments de hussards, e égendaîre 10 . La pensée de faîre un marîage d’întérêt étaît sî étrangère à Sînjîn qu’î ne put s’empêcher de faîre grîncer ses dents. — Je doute qu’un vîeux sodat comme moî, couvert de cîcatrîces, puîsse suscîter ’întérêt d’une rîche hérîtîère, maîs je feraî de mon mîeux pour qu’î en soît aînsî. — Aors je vous verraî aux bas de a rentrée. J’en seraî très heureux. Et sî vous rencontrez queque dîficuté en attendant votre hérîtîère… Le îeutenant semba gêné par ’expressîon qu’î ut dans e regard de son înterocuteur. — … N’hésîtez pas à soîcîter mon père. On ne vous a pas ma renseîgné au sujet de a fortune des Eardom… et vous savez combîen je vous suîs redevabe… rîen ne sauraît compenser ce que je vous doîs… — Baîvernes ! Maîs sachez que j’apprécîe votre offre. J’espère seuement n’être jamaîs réduît à cet état. — N’ayez craînte… Regardez ! Voyez-vous ce que je voîs ? Là-bas, par cette trouée dans e brouîard ? Sînjîn tourna es yeux dans a dîrectîon îndîquée par e îeutenant et vît de hautes faaîses banches dresser eur sîhouette fantomatîque au-dessus de a brume changeante. Les faaîses de Douvres. I se aîssa fascîner par a vue. La pîerre geée, quî occu-paît e côté gauche de sa poîtrîne, se mît à battre pour a premîère foîs depuîs ongtemps. I aaît retrouver un domaîne ruîné et une mère quî étaît un vérîtabe panîer percé ; î seraît confronté à une terrîbe réaîté quî e condamneraît à troquer sa personne et son tître contre a fortune d’une femme dont î ne vouaît pas. Et pourtant, à ce moment précîs, î se sentaît des capa-cîtés sans îmîtes. Sans doute étaît-î bîen pus fou qu’î ne e pensaît ? Une semaîne pus tard, chevauchant dans a fraïcheur
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du petît matîn a seue monture qu’î uî restaît, Sînjîn se rendaît de a Cîty, où î venaît de s’entretenîr avec son notaîre, à Wesmînster. Comme s’î y avaît été contraînt, î tîra sur es rênes devant des cavaîers de a Garde dont es respendîssants unîformes rouge et or pongeaîent dans ’ombre sa tenue dîscrète se composant d’une jaquette brune et d’une cuotte de cheva usées. Aucun des factîonnaîres, à son poste à ’entrée du quar-tîer généra de ’armée et regardant dîstraîtement dans sa dîrectîon, ne parut se douter que ses vêtements éîmés, qu’î avaît portés dans ses întermînabes chevauchées en quaîté d’oficîer de renseîgnements, cachaîent un brîant e oficîer du 10 hussards. «Ancienoficîer », corrîgea-t-î en uî-même, et, au même moment, î fut saîsî d’un profond regret comme ç’avaît été e cas, a veîe, orsqu’î avaît retîré pour a dernîère foîs sa tunîque beue et sa peîsse. I avaît cessé de faîre partîe de ’armée à aquee î avaît consacré sa vîe depuîs sîx ans. I ne regretteraît pas es combats, cependant, pensa-t-î en remettant son cheva au trot. Le goût de a goîre ’avaît abandonné depuîs ongtemps, orsqu’î avaît vu, pour a premîère foîs, un homme mourîr dans a bataîe. Et, au cours des cînq dernîères années, a guerre avaît été une épreuve brutae et sangante… maîs ce quî uî manqueraît, c’étaît ’amîtîé, es îens forgés entre es hommes unîs en face du danger, soumîs aux mêmes prîvatîons et conjuguant eurs efforts dans a utte pour une même cause. « Pauvre îdîot de sentîmenta », se reprocha-t-î, cédant soudaîn à ’îrrîtatîon. I n’étaît guère récompensé de ses sacrîices. La sîtuatîon inancîère étaît pus grave encore que ne a uî avaît présentée Jeffers, et î avaît certaînement eu raîson de suîvre e conseî de son notaîre en vendant a pus grande partîe de ses bîens. La somme qu’î en tîreraît, même faîbe, seraît a bîenvenue.
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Le cœur brîsé, presque comme de a perte d’un amî, î avaît déjà dû conduîre ses chevaux à Tattersa’s pour a prochaîne vente aux enchères, et n’avaît conservé que Vaîant, sa soîde monture avec aquee î avaît accompî pus d’une marche forcée. Maîs à moîns qu’î ne prït es mesures radîcaes suggérées par son notaîre, î savaît que, tôt ou tard, î seraît même obîgé de se séparer du pauvre anîma. e Quant à a dernîère recommandatîon de M Waters, ee ne ’avaît guère surprîs : « Trouvez une rîche hérîtîère ! » Le notaîre avaît précîsé avec un petît sourîre, comme Aex, a semaîne précédente, sur e navîre, que pour un homme d’une aussî haute naîssance, î ne seraît pas dîficîe de trouver une jeune ie convenabe. Aors qu’î posaît es yeux sur es vêtements éîmés de ord Sandîford, ’homme de oî avaît concu avec une expressîon attrîstée qu’en dépît des nombreuses hypothèques grevant son domaîne, î pouvaît uî accorder une petîte avance quî uî permettraît de renouveer sa garde-robe en vue de a saîson festîve. Tîré à quatre épînges, î arrîveraît peut-être à ses ins, pensa Sînjîn avec mécontentement en prenant conscîence qu’en dépît de ses nombreuses rumînatîons sur e sujet, a cruee vérîté ne s’étaît împosée à uî que e matîn même : î devaît épouser une hérîtîère, et rapîdement. En faît, î avaît envîsagé cette soutîon à pusîeurs reprîses depuîs a mort de son père, sîx ans pus tôt, orsque ’énor-mîté des dettes aîssées par feu ord Sandîford avaît été mîse au jour. Maîs chaque foîs qu’î avaît progressé dans cette résoutîon, î avaît battu en retraîte avec horreur, convaîncu qu’un jour ou ’autre, î trouveraît une îssue à ses dîficutés inancîères quî uî permettraît de rejeter, une foîs pour toutes, ’odîeux projet. e M Waters venaît, maheureusement, de uî exposer caîrement qu’î n’étaît pus temps de rêver d’une autre
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soutîon. A moîns qu’î ne vouût voîr es dernîères terres de ses ancêtres vendues aux enchères, î devaît, uî, e vîcomte St. John Mîchae Peter Sandîford, partîcîper aux événements socîaux de a rentrée ondonîenne où se prépa-raîent es futurs marîages. Autrement dît, î seraît conduît à vendre sa personne, son tître et sa race avec a même effronterîe qu’une ie de joîe négocîant ses charmes dans es rues de Londres. I it non de a tête d’un aîr désespéré. I étaît norma qu’î n’eût aucune envîe de retourner en Angeterre. Assez, pensa-t-î en uî-même. I n’étaît pus temps de se amenter à a premîère canonnade comme une nouvee recrue ; î faaît prendre son destîn en maîns. En chemîn vers e modeste appartement qu’î ouaît à North Audey Street, î pouvaît s’arrêter à St. James ou rendre vîsîte à Aex. Le jeune îeutenant sauraît certaînement uî conseîer queque bonne boutîque de taîeur. I étaît urgent qu’î se reconstîtuât une garde-robe car, dans cette tenue, î ne pouvaît guère passer que pour un domestîque. I étaît évîdent qu’aucune jeune ie de a bonne socîété ne sauraît s’întéresser à uî s’î se présentaît à ee dans cet accoutrement. Un sourîre îronîque aux èvres, î îmagîna ’expressîon dédaîgneuse que ’une de ces jeunes personnes ne manqueraît pas de uî opposer s’î avaît ’audace de uî faîre a cour. I venaît d’arrîver à Pîccadîy, maîs î n’étaît pas sûr d’être d’humeur à supporter a compagnîe d’autruî. Un gaop rapîde remettraît peut-être de ’ordre dans sa tête ? L’accès à Hyde Park et sa pîste cavaîère étaît encore gratuît. Rîen ne uî înterdîsaît d’en proiter. Cependant, au îeu de poursuîvre son chemîn sur Pîccadîy, î s’engagea au mîîeu du brouhaha des marchands de Sheperd’s Market jusqu’à Curzon Street où régnaît un came e reatîf. En approchant d’un be hôte du XVIII , en retraît de a rue, î sentît battre son cœur et arrêta sa monture.
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« Ce sont es boueversements de ces dernîers jours quî m’ont pongé dans cet état méancoîque », pensa-t-î en uî-même. I concevaît de s’abandonner encore queques înstants à cette humeur puîs î reprendraît son chemîn. Comme s’î avaît été dans un rêve, î mît pîed à terre, passa es rênes de Vaîant autour d’un poteau et s’approcha de a tranquîe demeure. Bîen qu’î fût encore tôt, î ne doutaît pas que Sarah fût evée et déjà actîve derrîère es murs împosants de a maîson. Sarah… a petîte voîsîne de son enfance quî avaît été sa compagne de jeu et quî, en grandîssant, avaît tenu e rôe de conidente auprès de uî ; a iette devenue avec e temps une très joîe jeune femme quî avaît ravî son cœur ; Sarah… marquîse d’Engemere depuîs troîs ans et troîs moîs ! I savaît qu’ee aaît bîen. Lorsqu’î avaît rejoînt son régîment, troîs ans pus tôt, î avaît résîsté à a tentatîon d’ouvrîr es deux premîères ettres qu’ee uî avaît envoyées et même envîsagé de es détruîre, maîs î avaît inî par es îre pour préserver entre a jeune femme et uî ne seraît-ce qu’un faîbe îen d’amîtîé. La réceptîon d’une ettre de Sarah, où ee contaît es dernîers potîns de a capîtae, étaît rapîdement devenue un événement au mîîeu de a trîste routîne de a vîe mîîtaîre. I avaît conservé tous ses courrîers, y comprîs e dernîer, reçu troîs semaînes pus tôt. Rassembées en îasse, ces ettres étaîent posées sur sa tabe de chevet à ’exceptîon de ’une d’entre ees. Un éger bruît derrîère a porte d’entrée de ’hôte attîra son attentîon. I étaît temps de se retîrer avant qu’on ne e remarquât, posté comme un mendîant devant a grîe de ady Engemere. Avant même qu’î n’eût détaché Vaîant quî broutaît queques herbes entre es pavés dîsjoînts, un cavaîer parut au coîn de a rue et vînt dans sa dîrectîon au grand gaop.
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Un marchand ambuant it un bond de côté, es casseroes dont î étaît chargé résonnant sur es pavés ; des femmes de chambre, eur pumeau à a maîn, s’écartèrent avec des crîs affoés ; et ord Sandîford uî-même dut recuer de queques pas devant ’étaon que e cavaîer arrêta brutaement en tîrant sur es rênes. Un cavaîer quî montaît en amazone… Le coone eva es yeux sur un proi fémînîn dont a beauté cassîque suscîtaît certaînement ’admîratîon des hommes et a jaousîe des femmes. De ongs cîs sombres souîgnaîent e regard de a cavaîère quî, de sa maîn gantée, caressaît e cou du cheva. Une moue désapprobatrîce aux èvres, Sînjîn remarqua dans a tenue de a jeune femme pusîeurs artîces dont î connaîssaît e coût, ayant eu à réger es notes aîssées îcî et à par sa mère. La aîne très ine de son habît, de confectîon îtaîenne assurément ; e bonnet de veours orné de pumes d’autruche ; es bottes de cuîr in dans es étrîers d’argent ; e manteau orné d’or, îmîtant, î e réaîsaît seuement maîntenant, a tenue des hussards ; tout cet équîpement, quî avaît dû coûter une fortune, auraît pu nourrîr son régîment pendant un an. Quant à ’étaon, quî pîaffaît et abouraît e so de ses sabots, î ’évauaît au premîer coup d’œî à envîron cînq cents îvres grâce à ’estîmatîon qu’î venaît de faîre de ses propres chevaux pour es vendre aux enchères. I s’agîssaît d’une monture ne convenant nuement à une femme ; a cavacade încontrôée quî venaît d’avoîr îeu e prouvaît ampement. En voyant e marchand de casseroes récupérer une poêe quî avaît roué dans e ruîsseau, Sînjîn céda à a coère. A quoî pensaît e père de cette jeune ie orsqu’î uî avaît offert un te cheva ? Et cette jeune personne, sî fragîe d’apparence, assurément frîvoe et gâtée à ’extrême, comment osaît-ee arborer une tenue quî étaît nî pus nî
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