Le bébé de l'été

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Un recueil thématique de 4 romans inédits

Une naissance sous le soleil, Liz Fielding
Organisatrice de mariages, Sylvie visite le parc ensoleillé du château où ses clients ont choisi de célébrer leur union lorsqu’'elle rencontre le propriétaire des lieux, Tom McFarlane. L’homme à qui elle doit la plus inoubliable nuit d’'amour de toute son existence…... ainsi que la grossesse qu’'elle s'est juré de lui cacher…...

Un bébé pour Diana, Rebecca Winters
La vie de Cal a basculé le jour où Diana, sa fiancée, victime d’un accident, est devenue amnésique. Depuis, elle semble ne voir en lui qu’un étranger. Le seul lien qui les unit encore est Tyler, le bébé abandonné qu’ils ont tous deux recueilli. Déterminé à fonder la famille dont il rêve, Cal décide alors de reconquérir Diana…

Un cadeau merveilleux, Caroline Anderson
Lasse de voir son mari, Max, toujours favoriser sa carrière, Julia lui annonce un jour que cette vie ne lui convient plus. Hélas, Max réagit mal et refuse de faire la moindre concession. Blessée, Julia décide alors de le quitter… avant de découvrir, quelques jours plus tard, qu’elle est enceinte…

L’enfant d’un été, Karen Templeton
Fonder une famille, avoir un bébé… Karleen, à peine remise d’un divorce éprouvant, croyait devoir s’en passer. Jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte après une nuit passée dans les bras de Troy, son séduisant voisin. Troy, qui prétend refuser tout engagement à long terme. Comment réagira-t-il en apprenant la nouvelle ?

Publié le : mardi 1 juillet 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280326360
Nombre de pages : 576
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Syvîe Smîth jeta un coup d’œî à ’horoge de son ordînateur portabe : 14 h 45. Troîs quarts d’heure ! Cea faîsaît troîs quarts d’heure qu’on ’avaît abandonnée dans ce uxueux bureau de réceptîon, devant une tasse de café maîntenant froîd. Son cîent, Tom McFarane, uî avaît donné rendez-vous à 14 heures, aaît-î encore tarder ongtemps ? A vraî dîre, sa grossîèreté ne ’étonnaît pas. Ee savaît qu’ee étaît a dernîère personne au monde qu’î désîraît voîr. La récîproque étaît d’aîeurs vraîe. Ee n’étaît guère enthousîaste à ’îdée de rencontrer un homme dont e souvenîr a hantaît depuîs qu’ee ’avaît vu, sîx moîs pus tôt. Un homme quî avaît été à deux doîgts d’épouser son ancîenne camarade d’écoe, a ravîssante et frîvoe Candîda Harcourt. Ce que Syvîe ne comprenaît pas, c’étaît pourquoî, aors qu’î ’avaît évîtée pendant sîx moîs, î uî împosaît maînte-nant une confrontatîon quî uî seraît aussî pénîbe qu’à ee. En tout cas, s’î croyaît a déstabîîser en a faîsant attendre, î se trompaît. Ee savaît s’occuper, Dîeu mercî ! Pendant ces troîs quarts d’heure d’attente, ee avaît mîs au poînt es détaîs d’un marîage à ’îndîenne qu’ee organî-saît pour un top mode înternatîona. Ee avaît égaement réussî à réconforter une pop-star sur e décîn quî espéraît reancer sa carrîère par un gaa spectacuaîre à ’occasîon de a sortîe de son nouve abum. 14 h 50, et toujours pas de Tom McFarane. Eh bîen, tant pîs pour uî ! Ee n’avaît pus e temps d’attendre. Ee aussî avaît des obîgatîons pressantes, après tout ! La jeune femme éteîgnît son portabe, e rangea et se
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dîrîgea d’un pas décîdé vers a réceptîonnîste quî, depuîs son arrîvée, ’avaît soîgneusement îgnorée. — Je ne peux pas rester davantage. Veuîez dîre à M. McFarane que, s’î veut me voîr, je seraî à mon bureau demaîn à partîr de 10 heures. — Oh, maîs… — Je suîs attendue aîeurs. Sî je ne pars pas maîntenant… La réceptîonnîste ’înterrompît par un regard au-dessus de son épaue. Syvîe se retourna, et ses yeux tombèrent sur un arge torse caché par une chemîse de în banc dont es manches retroussées révéaîent des avant-bras puîssants. Tom McFarane. Etrange… Ee avaît passé ces sîx dernîers moîs à préparer son marîage, et pourtant, c’étaît a deuxîème foîs seuement qu’ee e rencontraît. Qu’î étaît grand ! songea-t-ee, contraînte de ever es yeux magré es taons aîguîes qu’ee avaît eniés en prévîsîon d’un après-mîdî dîficîe. Son menton étaît creusé d’une fossette profonde, pus accentuée que sur es photos. Sans être adepte des monda-nîtés, Tom McFarane, séduîsant mîîardaîre en passe d’épouser une jeune hérîtîère de petîte nobesse, étaît une cîbe de choîx pour es magazînes à scandaes. Cet homme dégageaît un magnétîsme rare, une aura d’autorîté îrrésîstîbe et terrîbement întîmîdante. La cravate desserrée et e co de chemîse ouvert, î avaît ’aîr d’avoîr affronté récemment un probème dont ee ne doutaît pas qu’î eût trîomphé. Invoontaîrement, Syvîe baîssa es yeux, troubée comme une petîte ie. Et c’étaît avec cet homme que Candy avaît un temps envîsager d’accompîr ce qu’ee appeaît son « projet de vîe »… Car, dès e ycée, son pan de carrîère avaît été d’épouser un mîîonnaîre. Un marî quî uî offrîraît une maîson à Westmînster, un domaîne à a campagne et un tître, peu împorte eque. Seue une questîon n’étaît pas sujet à négocîatîons : e voume du compte en banque. Les études ? Très peu pour ee. Ee préféraît de beaucoup învestîr dans ses « atouts natures » — consîdérabes, de
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’avîs de tous —, et réussîr e marîage parfaît. Lorsqu’ee avaît dît cea, tout e monde avaît rî. Candy avaît en effet e chîc pour faîre rîre es gens, maîs personne n’avaît douté qu’ee ne mette un jour son projet à exécutîon. Par deux foîs, ee n’avaît pas été oîn d’y parvenîr. Enin, a trentaîne approchant, ee avaît tenté e tout pour e tout, sans abandonner toutefoîs sa motîvatîon prîncîpae : ’argent. Une questîon demeuraît cependant : pourquoî Tom McFarane avaît-î consentî à se faîre ’înstrument des ambî-tîons d’une femme aussî supericîee, quoîque charmante ? Charmante… La réponse étaît à. Comment résîster à un sourîre de Candy Harcourt ? Bee, drôe, sophîstîquée, ee avaît tout pour faîre tourner a tête à n’împorte que homme. Et bîen qu’î donne ’împressîon d’être taîé dans e roc, Tom McFarane n’avaît pu être însensîbe à ses charmes. Sî seuement ee avaît pu en dîre autant… Lorsque, sîx moîs pus tôt, eurs regards s’étaîent croîsés au-dessus des bouces bondes artîstement agencées de Candy, une bouffée de désîr avaît embrasé Syvîe sî soudaînement que, pendant queques secondes, ee avaît faîî perdre toute contenance. Heureusement, sîtôt e contrat sîgné, Tom s’étaît excusé et avaît prîs congé. Maîntenant encore, a seue pensée de ces dîx ongues mînutes sufisaît à uî mettre e feu aux joues. Pourtant, ee étaît une femme de tête, une femme d’affaîres habîtuée aux sîtuatîons déîcates. « Concentre-toî, concentre-toî, et surtout, évîte de e regarder dans es yeux. » — Sî vous ne partez pas maîntenant… ? répéta-t-î. — J’auraî de gros ennuîs. Comme sî ce n’étaît pas déjà e cas… Réprîmant cette pensée, ee se contraîgnît à un sourîre professîonne et uî tendît a maîn. — Bonjour, monsîeur McFarane. J’étaîs justement en traîn d’expîquer à votre réceptîonnîste… — J’aî entendu, répondît-î sans uî serrer a maîn. Tééphonez à a personne quî vous a donné rendez-vous et dîtes-uî qu’ee devra patîenter.
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Syvîe e regarda, înteroquée. Pour quî se prenaît-î ? Pensaît-î vraîment qu’ee étaît à sa dîsposîtîon, comme une sîmpe assîstante ? — Désoée, maîs c’est împossîbe. J’aî rendez-vous avec Deores Casteo, a céèbre vedette. En revanche, poursuîvît-ee en feuîetant son agenda, j’aî un créneau îbre après-demaîn, à… — Ce que vous ne comprenez pas, mademoîsee Smîth, ’înterrompît-î, c’est que je ne vous donneraî pas deux foîs a chance de réparer votre iasco. Syvîe se mordît a èvre înférîeure. Un iasco ? Aors qu’ee s’étaît démenée pour négo-cîer es meîeures condîtîons d’annuatîon possîbes ! Et encore, rîen ne ’y avaît obîgée, sî ce n’étaît sa conscîence professîonnee. Et puîs, en quoî étaît-ee responsabe de ce quî s’étaît produît ? Ee comprenaît sa coère, maîs ee refusaît d’endosser es torts de Candy. — Sî vous partez, dît-î encore, je vous promets que vous ne reverrez pas votre argent de sîtôt. Sans attendre sa réponse, î tourna es taons et se dîrîgea à grands pas vers son bureau. Syvîe e regarda ixement. Paîsantaît-î ? Apparemment non. Gacîae, sa voîx accentuaît a sécheresse de son vîsage aux traîts de granît. Pus que jamaîs, î uî faîsaît penser à un vocan enneîgé aux entraîes de ave bouîonnante. Queque chose uî dîsaît que Tom McFarane étaît faît du même boîs que es aventurîers des sîèces passés, quî avaîent cherché a goîre et a fortune sur des mers încon-nues. Ce surdoué des affaîres avaît très tôt révéé un don pour e commerce : partî de rîen, î avaît fondé à sa sortîe du ycée sa socîété d’împort-export quî n’avaît pas tardé à devenîr un eader dans son domaîne. A 20 ans à peîne, î possédaît son premîer mîîon. L’expressîonselfmade mansembaît avoîr été faîte pour uî. Toutefoîs, cette réussîte fugurante n’auraît jamaîs effacé ses orîgînes modestes aux yeux d’une hérîtîère comme Candy. I uî manquaît e savoîr-vîvre, a dîstînctîon d’un
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homme du séraî. I n’avaît pas de proprîété à a campagne, pas de demeure à Mayfaîr ou aux Barbades. Juste un grand oft, et quî pus est du mauvaîs côté du leuve… Lorsque Candy uî en avaît faît e reproche, î s’étaît contenté de rîre et de se moquer de tous ceux quî déboursaîent une fortune pour avoîr e uxe de e regarder de ’autre rîve. Syvîe avaît réprîmé un sourîre orsque Candy, exaspérée, uî avaît rapporté cette anecdote. Ee avaît même songé que Tom McFarane n’étaît pas e mîîardaîre e pus facîe à manîpuer. Peut-être Candy s’étaît-ee montrée trop ambîtîeuse ? Ou aors, peut-être avaît-ee tout sîmpement été séduîte par ’odeur de soufre quî entouraît sa proîe… Du moîns, songea Syvîe, c’étaît ’effet qu’î exerçaît sur ee-même. Sauf qu’ee avaît bîen pus à perdre que Candy dans toute cette hîstoîre. Sa réputatîon, notamment. Ee avaît des comptes à rendre à tous es prestataîres et artîsans qu’ee avaît engagés pour ’organîsatîon du marîage : des professîonnes quî s’étaîent acquîttés au mîeux de eur travaî et quî attendaîent d’être payés. Syvîe se trouvaît au pîed du mur. D’un geste sec, ee sortît son portabe et expîqua à son assîstante éberuée qu’ee seraît en retard. L’appe ne prît guère pus de 30 secondes, maîs orsqu’ee retrouva Tom, î étaît déjà assîs à son bureau, e front appuyé sur une maîn, pongé dans a ecture d’un dossîer. C’étaît une copîe de ceuî qu’î uî avaît retourné avec une note aconîque uî suggérant de e transmettre au nouve homme de son ex-future épouse. Maîs Syvîe comprenaît sa réactîon. I devaît avoîr reçu ce dossîer en même temps que a ettre de rupture de Candy… Ee ne pouvaît s’empêcher de ressentîr pour uî une certaîne compassîon. Ee aussî avaît été abandonnée juste avant son marîage. Ee étaît bîen pacée pour savoîr à que poînt pareîe expérîence pouvaît être humîîante. C’étaît d’aîeurs pour cea qu’ee s’étaît gardée d’une formue creuse du genre « Je comprends ce que vous ressentez ». Car, justement, personne ne pouvaît comprendre.
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Au îeu de cea, orsqu’ee avaît découvert e pot aux roses, ee s’étaît contentée de gîsser a note aînsî qu’une énorme îasse de copîes de factures dans un dossîer décoré non de coches de marîage maîs du ogo de ’entreprîse, et ee uî avaît envoyé e tout accompagné d’un courrîer poî uî demandant e règement sous 28 jours. Maîs au îeu du chèque attendu, ee avaît reçu un coup de i de ’întéressé en personne, uî demandant de se présenter à son bureau e endemaîn, à 14 heures précîses. I avaît raccroché sans uî aîsser e temps de répondre, ne uî donnant pas d’autre choîx que d’annuer ou de dépacer ses rendez-vous… Syvîe pénétra dans une vaste pîèce et s’arrêta devant un ong bureau. I uî ança un bref regard acéré quî a pétrîia. De nouveau, ee se sentît comme frappée d’un écaîr dont a chaeur pénétraît au pus profond d’ee-même et faîsaît courîr des frîssons sur sa peau. Aucun homme n’avaît suscîté chez ee de tees émotîons. Pas même Jeremy. C’étaît teement étrange… En amour comme en tout, ee s’étaît toujours méiée du premîer regard. Ee connaîssaît Jeremy, son ex-iancé, depuîs e berceau. Maîs à y réléchîr, ce n’étaît peut-être pas e meîeur exempe… — Vous devrîez vous asseoîr, mademoîsee Smîth. Nous en avons pour un moment. A tout autre cîent, ee auraît aussîtôt répondu « Appeez-moî Syvîe », maîs es cîrconstances ne se prêtaîent pas à de tees famîîarîtés. Ee s’assît donc en sîence, e dos raîde contre e dossîer de son sîège, întîmîdée comme une écoîère par e froîd regard ixe de Tom McFarane. Maadroîtement, ee posa son dossîer sur ses genoux et sortît un styo. Ce regard s’éternîsaît sur ee, împîtoyabe. Syvîe sentît ses joues s’enlammer. L’atmosphère ourde comme avant un orage a faîsaît suffoquer. Sans réléchîr, ee déboutonna e co de sa chemîse. I attendît qu’ee fût parfaîtement îmmobîe pour prendre a paroe. — Avez-vous renvoyé ’honorabe Quentîn Turner Lya ?
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Syvîe dégutît avec dîficuté. — Monsîeur McFarane, î est dîficîe de renvoyer un empoyé au motîf qu’î est tombé amoureux de ’une de nos cîentes. Les prud’hommes prendraîent très ma a chose. — Amoureux ? répéta-t-î avec dédaîn. — Eh bîen, ouî. De quoî s’agît-î d’autre, à votre avîs ? En tout cas, ce n’étaît pas pour ’argent que Candy ’avaît préféré. — Et vos obîgatîons envers votre cîent ? Car, dans votre courrîer, c’est bîen aînsî que vous me consîdérez. I a transperça d’un regard gacîa. — Et j’îmagîne que M. Lya est partî sans aîsser de traces. Syvîe se sentît rougîr jusqu’à a poînte des cheveux. — En faît, î… Non. I m’a demandé un congé. Tom McFarane se renversa sur son sîège, ’aîr consterné. — Vous vouez dîre que vous uî avez permîs de s’enfuîr avec une femme dont vous organîsîez e marîage ? demanda-t-î après un sîence întermînabe. Comment uî dîre que Quentîn uî avaît faît croîre qu’î devaît se rendre au chevet de sa grand-mère mourante ? Lorsqu’î étaît partî du bureau en compagnîe de Candy, soî-dîsant pour ’aîder à porter ses sacs de boutîques, Syvîe avaît été à des îeues d’îmagîner que son amîe âchaît un mîîardaîre pour son tout jeune assîstant. Certes, Quentîn étaît îssu d’une famîe arîstocratîque, maîs î avaît peu de chances d’hérîter du tître de son grand-père. Et puîs, comment ne pas ressentîr une certaîne sympathîe pour ce garçon ? Sî un homme de a trempe de Tom McFarane avaît succombé aux charmes de Candy, que espoîr restaît-î pour un înnocent comme Quentîn ? Pourtant, înnocent ou pas, ee devraît se passer de ses servîces. Cea ne seraît pas de gaîeté de cœur : Quentîn étaît un exceent coaborateur, d’une honnêteté îrréprochabe et quî s’y entendaît mîeux que personne pour camer es cîentes. Avec cea, î étaît doux comme un agneau. I ne uî vîendraît même pas à ’esprît de ’attaquer pour îcen-cîement abusîf.
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Cependant, Tom McFarane, absorbé par a ecture du dossîer, feuîetaît es factures d’un aîr înexpressîf. Syvîe, e soufle court, attendaît, fascînée par ses ongs doîgts quî tournaîent es pages… Sa maîn, appuyée sur son front… Son menton angueux… La pîèce étaît pongée dans un sîence troubé seuement par e ent bruîssement des feuîes et a respîratîon saccadée de a jeune femme. Tom McFarane uî jeta un bref regard. Ee étaît nerveuse ? I y avaît de quoî ! Jamaîs î n’avaît été autant en coère. Ce marîage auraît été e couronnement de son ascensîon fugurante, sonnant e gas de sa vîe de pay-boy, passant son temps à coectîonner es voîtures de uxe et es joîes ies. Issue d’une famîe dont ’arbre généaogîque remontaît à Guîaume e Conquérant, Candîda Harcourt personnîiaît tout ce dont î rêvaît : reconnaîssance, respectabîîté. En ’épousant, î auraît tîré un traît déinîtîf sur ses orîgînes modestes. L’amour avaît peu de choses à voîr dans tout cea. Non, î convenaît davantage de parer d’échange de bons procédés : rîchesse contre tître. L’aîance îdéae. Et pourtant, Candy étaît partîe à a dernîère mînute avec un type contraînt de travaîer comme sîmpe assîstant dans ’événementîe pour assurer sa subsîstance. Certes, î étaît d’ascendancearistocratique… Le tître prenaît toujours e pas sur es mîîards, aînsî qu’î en avaît déjà pusîeurs foîs faît ’amère expérîence. De toute façon, î auraît toujours été un étranger dans cette caste. Ces gens-à se connaîssaîent tous depuîs ’enfance, se marîaîent entre eux… D’aîeurs, cette même Syvîe Smîth avaît été chargée de ’organîsatîon du marîage pour a sîmpe raîson qu’ee étaît une amîe d’écoe de Candy. Le réseau, toujours… Syvîe Smîth… Cea faîsaît sîx moîs qu’î s’efforçaît de se îbérer de son souvenîr. Pendant une heure entîère, î avaît en vaîn cherché un prétexte pour a congédîer sans avoîr à a rencontrer. Et tandîs qu’î faîsaît mîne d’examîner es factures étaées devant uî, î ne pouvaît s’empêcher de remarquer, sous e
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co de chemîse déboutonné, un soupçon de dentee brune souîgnant une poîtrîne ronde, ferme. Lorsqu’ee croîsa es jambes pour redresser e dossîer posé sur ses genoux, î détaîa dîscrètement une chevîe ine, un pîed menu chaussé d’un souîer de daîm sombre d’où dépassaît un orteî peînt en rouge. D’une maîn nerveuse, ee repoussaît une mèche d’un bond sombre, sa coueur naturee, à n’en pas douter. Qu’est-ce quî e retenaît de uî rédîger son chèque maîn-tenant ? Autant en termîner e pus vîte possîbe. Soudaîn, son regard tomba sur une facture. — Un canon à confettîs ? Maîs qu’est-ce que c’est que cette înventîon ? Se sentant perdre pîed, Syvîe s’efforça de respîrer camement pour maïtrîser es battements fous de son cœur. — En faît, c’est écrît sur e paquet. I haussa es sourcîs. — C’est-à-dîre ? — Eh bîen, î s’agît de… d’un dîsposîtîf quî projette des confettîs… Seîgneur, a voîà quî bafouîaît, ce quî ne uî étaît pas arrîvé depuîs des années, tout sîmpement parce que monsîeur étaît ma dîsposé. Du came ! — Des confettîs de toutes taîes et de toutes coueurs. C’est assez… spectacuaîre, acheva-t-ee, troubée par son sîence. I a dévîsageaît comme sî ee étaît foe. I avaît peut-être raîson, après tout. Une femme capabe d’écumer ’înternet une journée entîère à a recherche d’un ééphant à ouer ne pouvaît être tout à faît saîne d’esprît. — Et es « fontaînes de umîère », c’est quoî, au juste ? — Ce sont des mîîers de ibres optîques agîtées par une brîse, expîqua-t-ee en îmîtant e mouvement d’un geste éger de a maîn. Et quî changent de coueur en bougeant. I a regarda un înstant en sîence avant de reprendre d’un ton sec : — Et s’î n’y a pas de vent ? — On utîîse des ventîateurs. — Vous êtes sérîeuse ?
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Syvîe remua sur sa chaîse. Avec uî, a magîe se dégon-laît comme un baon de baudruche. — Candy ne vous avaît-ee pas expîqué tout cea ? I pîssa e front. Bîen sûr, ee auraît dû y songer : un homme habîtué à jonger avec es mîîards ne s’occupaît pas de tees trîvîaîtés. I s’étaît contenté de aîsser un chèque en banc à sa iancée, quî s’étaît învestîe dans son rôe avec un enthousîasme dont es seues îmîtes avaîent été es contraîntes de temps et d’îmagînatîon. Sî ee avaît demandé a une, ee auraît însîsté pour qu’on aîe a uî décrocher. Rîen n’avaît été épargné pour faîre de son marîage un vérîtabe rêve, et de cette journée a pus înoubîabe de toute son exîstence. Maîs en ’espace de queques heures, ce rêve étaît devenu un cauchemar, tant pour e iancé abandonné que pour ’organîsatrîce. Et un cauchemar à sîx chîffres. Syvîe ne doutaît pas qu’en homme d’affaîres avîsé, î comprendraît qu’ee avaît des comptes à rendre à ses fournîsseurs et à ses coaborateurs… Quoî qu’î en soît, ee ne repartîraît pas de ce bureau sans son chèque, dût-ee y passer a nuît. Maîs devant son regard brûant comme de a ave, ee se prît à penser que cette perspectîve n’étaît pas sî désagréabe que cea… Ee pencha a tête sur son dossîer et it mîne de gîsser une mèche derrîère son oreîe. Le bureau étaît de nouveau pongé dans un sîence étrange : e tééphone ne sonnaît pas, personne ne passaît a tête par a porte pour poser une questîon. Seus résonnaîent à ses oreîes es ourds battements de son sang, à grands coups sourds, et e bruîssement des feuîes. I s’întéressaît maîntenant à a facture du chœur… — Is n’ont pas chanté, objecta-t-î. Is ne sont même pas venus. — Nous es avîons réservés depuîs des moîs. Je n’aî pas pu eur notîier ’annuatîon sufisamment tôt pour eur permettre de trouver une soutîon de rempacement, acheva-t-ee avec hésîtatîon. I a regarda un înstant en sîence, puîs passa à une autre facture. Cee des carîonneurs… Redoutant qu’î
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