Le bébé du patron - Un mariage inespéré

De
Publié par

Le bébé du patron, Rebecca Winters

Reese est ravie. Elle vient de décrocher un poste de nounou auprès de Nicolas Wainwright, papa d’un petit Jamie et, accessoirement, P.-D.G. d’une grosse société new-yorkaise. Ce travail s’annonce d’autant plus plaisant que le bébé est adorable, et Nicolas… incroyablement séduisant. Séduisant au point qu’elle se sent tomber follement amoureuse. Pourtant, Reese craint de déchanter bien vite, car elle n’est pas la bienvenue dans la famille austère et conventionnelle de son patron…

Un mariage inespéré, Melissa James

Jasmine retient son souffle. Devant elle se tient l’homme le plus viril, le plus impétueux qu’elle ait jamais rencontré. Sous peu, ce soldat du feu — qui vient d’apprendre qu’il est en fait l’héritier de la couronne d’Hellénie —, va monter sur le trône… et devenir son époux. A condition qu’elle réussisse à le garder près d’elle. Car, alors qu’elle ne songe déjà plus qu’à voir leur union arrangée évoluer en passion véritable, Jasmine sait que son fiancé dit ne vouloir ni d’une vie royale ni de ce mariage…
Publié le : mercredi 15 février 2012
Lecture(s) : 42
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280249898
Nombre de pages : 288
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
1.
— Mademoisee Chamberain ? Pour votre rendez-vous, c’est a deuxième porte à gauche. — Merci. Se evant, Reese passa devant ’empoyée assise à son bureau et se dirigea vers e ha. e A 10 heures du matin, ’agence de a 59 Rue, dans ’East Side de New York, était déjà noire de monde. Reese s’était renseignée et avait appris qu’ee était considérée comme ’une des agences de pacement es pus sérieuses de a vie. Cea n’empêchait pas cet endroit de ui rappeer fâcheusement a sae d’attente d’un dentiste, toujours rempie de patients, de sa petite vie du Nebraska. Quee était a tenue adéquate pour un entretien, orsque ’on postuait à un empoi de nourrice ? N’en ayant pas a moindre idée, ee avait essayé pusieurs tenues avant d’opter pour un taieur jaune, ressembant à ceui qu’ee avait porté mercredi, ors de ’entretien préiminaire. Cette convocation, voià trois jours qu’ee ’attendait et ee savait que, si ee n’était pas prise, ee n’aurait pas d’autre chance. Dès e endemain, ee devrait reprendre ’avion pour rentrer chez ee. Or, c’était bien a dernière chose qu’ee souhaitait. Bien sûr, son père, qui dirigeait une expoitation forestière, pouvait ’empoyer mais e saaire serait,
7
à coup sûr, bien maigre et i ui faait beaucoup pus d’argent. Le pire serait de revoir Jeremy ! I ui serait impossibe de ’éviter puisqu’i était empoyé dans a banque qui détenait e compte de son père, ainsi que ceux de son entreprise. Ee e rencontrerait inévitabement et toute a vie saurait vite qu’ee était de retour ! — Entrez, mademoisee Chamberain. — Bonjour, monsieur Loyd. C’était ui qui avait étudié son premier formuaire. — Je vous présente Mme Tribe, a secrétaire parti-cuière de M. Nicoas Wainwright, ceui-ci réside depuis peu à New York et cherche une bonne d’enfants. Je vais vous aisser discuter queques minutes. La petite femme brune en face d’ee, habiée d’un taieur très strict, devait approcher a cinquantaine. — Asseyez-vous, s’i vous paît. Vous vous appeez Reese, c’est bien cea ? — Oui. — Vous avez d’exceentes références. D’après votre formuaire de candidature, vous avez entamé de bonnes études universitaires. Cependant, vous êtes céibataire et n’avez aucune expérience des soins aux enfants, pourquoi désirez-vous cet empoi ? Reese aurait pu mentir, mais ressentit ’impression étrange, que cette femme pouvait ire en ee comme dans un ivre. — J’ai besoin de gagner autant d’argent que possibe cet été, aïn de pouvoir continuer mes études jusqu’à mon examen ïna. Ma bourse ne couvre ni e ogement ni a nourriture et, même dans un comté recué comme e mien, on sait qu’être bonne d’enfant à New York est très bien payé.
8
— S’occuper d’enfants est un travai très difïcie. Je e sais, j’en ai éevé deux. Reese sourit. — Je n’ai jamais été mariée, mais je suis ’aînée de six enfants et j’ai fait beaucoup de garderies pendant mon adoescence. J’avais quatorze ans orsque a dernière de mes sœurs est née et ma mère a dû rester aitée, aors je me suis souvent occupée du bébé. Ma sœur était adorabe et j’aimais a materner. Cea remonte à douze ans mais s’occuper des bébés, c’est comme faire de a bicycette, ça ne s’oubie pas. Mme Tribe ’observa un instant. — Certainement. — Combien d’enfants ont-is ? Au fond de son esprit ee éeva une prière pour qu’i n’y en ait pas pus de trois. Quoique, si a rémunération était assez éevée… — M. Wainwright est veuf et père d’un petit garçon de dix semaines nommé Jamie. Ce fut un choc pour Reese ! Dans e cas où ee obtiendrait un poste, ee s’était imaginé travaier pour un coupe avec pusieurs enfants. — Donc, i peure encore son épouse… Que maheur pour ui et ce petit garçon qui ne connaîtra jamais sa mère. — Oui, c’est une perte tragique pour tous deux. M. Wainwright a engagé une bonne d’enfant qui était déjà au service d’une autre famie, mais ee ne peut pas prendre son poste avant septembre. Vous ne désirez un empoi que pour ’été, c’est ’une des raisons qui m’ont amenée à étudier votre candidature. — Et quees sont es autres raisons ? — Vous n’avez pas demandé un saaire compètement irréaiste. De pus, ’un de vos professeurs à Wharton
9
m’a conïé que vos études sont entièrement ïnancées par une bourse, obtenue grâce à vos briants résutats, ce qui signiïe que vous avez toutes es chances d’ac-compir une bee carrière. — C’est mon rêve… Le grand projet de Reese était de diriger un jour sa propre société de courtage, ce qui avait été a cause de sa rupture avec Jeremy. Lorsqu’ee avait obtenu sa bourse, ee était partie en Pennsyvanie et son ïancé avait estimé que cea dénotait une ambition trop dévorante. A ’évidence, i n’avait aucune envie de prendre pour épouse une femme d’affaires briante et Reese avait compris, à ce moment, qu’ee venait d’échapper à une union dans aquee a pace de a femme se conïnait dans a cuisine. C’est donc sans e moindre regret qu’ee était partie. — C’était égaement mon rêve, reprit Mme Tribe, mais j’étais oin d’être aussi briante que vous. L’un de vos professeurs m’a afïrmé avoir déceé en vous des capacités exceptionnees. En son for intérieur, Reese se demanda eque de ses professeurs avait d’ee une opinion aussi latteuse. — C’est un compiment dont je vais devoir me montrer digne. — Effectivement… Mon impression personnee est que vous convenez pour ce poste, mais vous devez encore passer un entretien avec M. Wainwright. C’est à ui, bien sûr, qu’appartient a décision ïnae. — Je ne sais pas comment vous remercier. Auriez-vous une photo du bébé ? — Non, mais vous e rencontrerez cet après-midi, avec son père. Où séjournez-vous depuis que vous êtes partie de Phiadephie ? e — Au Chesea Star Hote, sur a 30 Rue.
10
— Vous avez dit être disponibe immédiatement ? — Bien sûr ! Avec un it à cinquante doars a nuit, ee ne pouvait se permettre de rester à New York vingt-quatre heures de pus… — Bien. S’i suit mes recommandations et si e saaire vous convient, vous pourrez commencer dès aujourd’hui. — Que stye de tenue dois-je porter pour cet entretien ? Cette situation est compètement nouvee pour moi. — Franchement, ee ’est pour moi aussi. Votre tenue actuee conviendra très bien, s’i a des exigences particuières dans ce domaine, i vous es détaiera. — A-t-i des animaux domestiques ? — I ne m’en a jamais paré, pourquoi, souffrez-vous d’aergies ? — Non, en fait, je me disais que je pourrais acheter une gâterie à son chien ou son chat, aïn de me faire adopter dès e premier instant. — J’aime bien votre façon d’aborder es choses, mademoisee Chamberain. — Bien sûr, e bébé risque de poser queques probèmes. Après avoir été habitué à recueiir toute ’attention de son père… — En fait, depuis sa naissance, ce sont ses grands-parents qui se sont occupés de ui. — Vivent-is avec M. Wainwright ? — Non, es Hirst habitent à White Pains, à une heure de route. Cea signiïait donc que son père ne ’avait pas vu depuis deux mois ? Non, ce n’était pas possibe, es grands-parents venaient sans doute tout juste de rentrer chez eux, après avoir gardé eur petit-ïs.
11
— Jamie a-t-i des grands-parents paternes ? — Oui, is sont actueement en voyage. Mme Tribe ne sembait guère avoir envie d’en dire pus. Reese resta songeuse. Quant à ee, ee était issue d’une famie nombreuse : ses quatre grands-parents, toujours vivants, étaient très présents, ee avait sept onces et tantes et, à ce jour, vingt-sept cousins et cousines. Avec es enfants de ses frères et sœurs, y compris ceux de Carrie, qui avait deux bambins de moins de trois ans, cea ui en faisait trente-quatre. Son empoyeur avait-i des frères et sœurs ou, tout au moins, simpement de a famie ? — Vous connaissez M. Wainwright depuis ongtemps. Y a-t-i autre chose que je doive savoir ? — I est ponctue. — Je ne ’oubierai pas. Je ne vais pas davantage abuser de votre temps. Je vous remercie, madame Tribe. — Tout e paisir est pour moi. Une voiture passera vous prendre à 13 heures. — J’attendrai devant ’hôte. Oh ! J’ai encore une question. Que fait M. Wainwright dans a vie ? — Comme vous étudiez à Wharton, je me serais attendue à ce que vous soyez au courant, i est Président Directeur Généra de Sherborne-Wainwright & Co, dans Broadway. Je vous souhaite bonne chance. — Merci, murmura Reese, stupéfaite. Cette nouvee a aissa ébahie, pas une minute, ee n’avait pensé qu’i s’agissait de ce M. Wainwright ! La société de courtage qu’i dirigeait était reconnue comme ’une des pus prestigieuses et des pus anciennes de New York. A a tête de cette société, ee aurait imaginé un homme d’au moins quarante ou cinquante ans.
12
Après tout, peut-être était-ce sa deuxième épouse qu’i avait perdue ?
Nick Wainwright regarda ’inscription sur a pierre tombae : « A a mémoire d’Erica Woodward Hirst Wainwright ». Trente-deux ans, se dit-i avec tristesse, ee était bien trop jeune pour mourir… — Je suis désoé, Erica. Jamais je n’aurais dû te négiger ainsi, c’est ce qui a provoqué notre divorce. Avant notre séparation, je n’ai pas imaginé une seue seconde que tu portais notre enfant, ni que tu perdrais a vie ors de ’accouchement. Par ma faute, notre petit garçon ne connaîtra jamais sa mère. Ton dernier vœu a été que je ’éève, mais je craignais de ne pas savoir être un bon père et j’ai préféré jusqu’ici aisser tes parents s’occuper de ui. Aujourd’hui, je me sens prêt et je te jure de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour être meieur père que mari. Après avoir déposé des leurs, i s’éoigna vers a imousine qui ’attendait. C’était a première fois qu’i revenait ici depuis ’enterrement. Après a décision qu’i venait de prendre, cette visite sur a tombe de son épouse ui avait paru être a première chose à faire. I monta dans a voiture. — Aons chez mes beaux-parents. Son chauffeur, Pau, hocha a tête. I travaiait déjà pour e père de Nick quand ceui-ci n’était encore qu’unadoescent et, maintenant que son ancien patron avait pris une semi-retraite et que son ïs avait repris a
13
direction de a société, i était resté. Au ï des années, Nick et ui étaient devenus amis. Nick se prépara pour a scène qui aait inévitabe-ment avoir ieu. Lorsqu’i avait cessé a vie commune avec Erica, c’était juste avant d’apprendre qu’ee était enceinte et sa mort ui avait causé un terribe choc. Annihié par a tragédie, i avait aissé es parents d’Erica emporter e bébé mais, dans son esprit, ce n’était qu’un arrangement temporaire de queques semaines, tout au pus. Maheureusement, i avait aissé cea durer trop ongtemps. Le pédiatre de White Pains ui avait tééphoné pour ui dire que, s’i vouait que es iens affectifs se mettent en pace, i devait s’occuper de son ïs dès maintenant. Lors de eur entretien, i ui avait recommandé ’un de ses coègues, e Dr Herbert Wes, qui dirigeait une cinique dans ’Upper East Side de New York, avant de ui souhaiter bonne chance. Nick avait immédiatement appeé son avocat, qui avait contacté ceui de a famie Hirst pour es informer que e père était prêt à assumer ses responsabiités et passerait prendre Jamie. Les parents d’Erica souhaitaient que Nick attende que a bonne d’enfant qu’is avaient choisie soit disponibe. En fait, is désiraient surtout contrôer ’éducation de eur unique petit-ïs, un Hirst qui devrait grandir dans a tradition famiiae. Is tenaient particuièrement à avoir a mainmise sur son avenir. Des écoes où i irait aux camarades qu’i fréquenterait… Mais Nick estimait avoir assez attendu. Par e truche-ment de son avocat, i eur avait promis de es consuter pour es décisions importantes et de eur amener régu-ièrement Jamie à White Pains. Cependant, a bonne
14
voonté qu’i démontrait ne sufïrait certainement pas à es rassurer, i faudrait du temps pour y parvenir. Ses parents habitaient à Long Isand et vouaient, eux aussi, contrôer a vie de eur unique petit-ïs mais, pour e moment, is se trouvaient dans a via famiiae à Cannes et faisaient conïance à Nick pour réussir à apaiser ses beaux-parents. — Les parents d’Erica sont si heureux d’avoir Jamie ! s’était excamée sa mère. I serait préférabe que tu e eur aisses, tout au moins pendant ’année à venir. Ce serait a meieure soution, vu es circonstances. Ce discours, i e connaissait par cœur. Et ce n’était que e début… En fait, ses parents ui avaient déjà trouvé une nouvee épouse. Ce n’était guère surprenant : ïs unique, Nick avait été éevé dans e uxe par une armée de domestiques, sans réee présence de ses parents. Ces derniers étaient persuadés ui avoir offert une vie de rêve et n’avaient jamais compris qu’en réaité, eur ïs, en manque perpétue d’affection, avait terribement souffert de soitude. Aujourd’hui, i était hors de question qu’i inlige a même chose à Jamie. Cependant, i se sentait, dans ce domaine, totae-ment désarmé. I avait beau être un briant homme d’affaires qui dirigeait une société famiiae vieie de deux sièces, e monde d’un bébé de dix semaines ui était totaement étranger. Chaque semaine, i avait rendu visite à son ïs, mais i n’était que trop évident qu’i n’était pas e bienvenu dans a famie d’Erica. On n’avait pas besoin de ui, es Hirst avaient déjà tout e personne nécessaire. A aucun moment, i n’était parvenu à être seu avec son ïs, i ui était déjà assez difïcie de s’en approcher.
15
Pau gara a voiture devant ’immense demeure de stye coonia. — Je ne serai pas ong, dit Nick. — Je me réjouis à ’avance de revoir e petit. Chaque fois que nous venons, i a grandi un peu pus. C’était bien à e probème : Jamie changeait chaque jour et Nick n’était pas à pour e voir. I faait en ïnir et assumer son rôe de père. Avant même qu’i n’atteigne a porte d’un banc uisant, e père d’Erica ’avait ouverte, e regard assassin. Ce n’était pas e moment de perdre son came. — Bonjour, Water. — Avant que je te aisse entrer, tu dois savoir qu’Anne est boueversée. — Crois-tu que je ne m’y attendais pas ? — Ee veut que je te dise… — Je sais déjà tout cea, coupa Nick. Je ne peux rien changer au passé mais, en ce qui concerne ’avenir, j’ai a ferme intention d’agir pour e bien de notre ïs. Je viens de e promettre à Erica, au cimetière. L’air surpris par cette décaration, Water resta muet puis, après une hésitation, répondit entement : — Entre. La nourrice t’attend avec Jamie. — Merci. Son union avec Erica avait duré trois ans et cea avait sufï pour que, aujourd’hui, a maison de ses beaux-parents ui sembe hantée par un fantôme. Au début, ce mariage avait été heureux et tout e monde féicitait Nick d’avoir épousé ce merveieux parti qu’était a ïe des Hirst. Cependant, au ï du temps, i s’était avéré qu’Erica et ui n’étaient pas faits ’un pour ’autre et son épouse avait passé a majeure partie de a dernière année chez ses parents. Les espoirs qu’is avaient nourris n’avaient rien
16
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.