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Le cercle des sorcières T02

De
360 pages
Max est une lame des ombres réduite en esclavage par le cercle des sorcières. Mais alors qu'une force menace de détruire toute vie sur Terre, Max devra s'allier avec celles qu'elle hait le plus pour sauver les siens. Aux côtés d'Alexander, un autre guerrier, elle devra faire face à une terrible magie et de terrifiants ennemis. Mais le plus dur pour Max sera de découvrir la vérité qui fera voler en éclat tout ce en quoi elle croit, et ceux en qui elle peut avoir confiance...
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Titre original : Crimson Wind

Design de couverture : hilden_design, München
(www.hildendesign.de).

Illustration : © HildenDesign, avec des images de Pascal Genest - Istockphoto

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Annaïg Houesnard

Suivi éditorial et relecture : studio Zibeline & Co

ISBN : 9-782809-434866

Crimson est une collection de Panini Books

www.paninibooks.fr

© Panini S.A. 2013 pour la présente édition.

© 2011 by Diana Pharaoh Francis

Première publication en anglais par Pocket Books,
une division de Simon & Schuster, Inc.

À Tony, Quentin et Sydney.
C’est de vous que vient ma force.

REMERCIEMENTS

Ce livre fut un calvaire à écrire et à relire. L’histoire refusait tout bonnement de s’agencer comme je le souhaitais. Je voudrais donc remercier tous ceux qui m’ont empêchée de me pendre quand j’ai commencé à avoir un regard bizarre et à parler de singes, de biscuits pour chiens et de dodos volants. Sérieusement, j’ai vraiment reçu beaucoup d’encouragements de la part de beaucoup de personnes, ainsi que des comptes rendus de lecture géniaux.

Je remercie tout particulièrement : Jennifer Heddle, ma merveilleuse et coriace éditrice ; Lucienne Diver, mon agent érudite et attentionnée ; Megan Schaffer, Christy Keyes, Missy Sawmiller, Barb Cass, tous ceux qui ont lu le livre d’une version à l’autre ; ma famille, qui a supporté mes crises, mes humeurs et mes périodes de réclusion dans ma grotte-bureau ; mes parents, qui ont pris des photos de Weed pour moi ; et enfin, Ann Aguirre, qui a pris le temps de lire le livre et dont les remarques pertinentes m’ont aidée à comprendre où se trouvaient les fractures et à les réparer.

Merci aussi à mes lecteurs. Vous comptez énormément pour moi et je vous remercie de donner de votre précieux temps à mes livres. Vous êtes géniaux.

Comme d’habitude, je suis sûre que j’oublie de remercier quelqu’un et je dois m’excuser pour ma mémoire défaillante. Même si votre nom n’est pas cité, je vous suis reconnaissante.

I

Le rêve n’était pas un rêve. C’était un kidnapping. Max se débattit. Elle était suspendue en apesanteur dans l’abîme entre les mondes. Des fragments de magie tourbillonnaient dans le noir comme des joyaux étincelants. Ils chatoyaient et virevoltaient tels des lambeaux de soie, et coupaient comme des rasoirs tout ce qui passait à leur portée.

Elle se contorsionna pour éviter un amas de magie plongeant vers elle, qui se regroupa et monta en spirale comme une volée d’oiseaux mortelle. Une volute de pourpre diaphane glissa sur la hanche de Max ; cette dernière s’écarta brusquement du serpentin d’acide liquide qui s’enfonça malgré tout profondément en elle, provoquant une intense douleur qui allait au-delà de la chair et des os.

Max ne cria pas. Elle ne l’avait fait qu’une seule fois, la première nuit que Scooter l’avait traînée ici de force. Elle n’allait plus jamais lui faire ce plaisir.

Une force la poussa avec insistance vers la droite. Scooter. L’enculé. Elle s’arracha à sa pression, culbutant dans l’obscurité vers un nuage de magie grise. Celui-ci s’accrocha à elle avec une avidité tenace. Il se fondit en elle. Son cœur battit à tout rompre tandis que ses sortilèges de guérison tournaient à plein régime, puisant dans la maigre réserve de calories qu’elle avait amassée en mangeant avant de se coucher. Ils ne tarderaient pas à s’alimenter en piochant dans sa propre chair. Si elle ne parvenait pas à se réveiller, elle mourrait.

Elle hésita, tentée d’abandonner le combat. Scooter voulait Max plus que tout, et elle ne lui serait d’aucune valeur une fois morte. Elle adorerait voir la tronche qu’il ferait s’il la tuait.

Mais il n’était pas le seul à avoir besoin d’elle. Cette pensée l’aiguillonna. Elle reprit sa lutte.

De nouveau cette poussée exigeante. Elle grogna et tira en sens inverse pour lui résister. Elle ne pouvait pas l’empêcher de venir – elle ne pouvait pas l’empêcher de l’attaquer à chaque fois qu’elle s’endormait – mais rien ne l’obligeait à se laisser pousser dans tous les sens tandis qu’elle était piégée ici. Et elle se fichait qu’il soit probablement un dieu métis.

Quelque chose de semblable à de la peur frémit en elle. Elle l’ignora. Elle pourrait paniquer plus tard. Et il y aurait un plus tard. Elle allait s’en assurer.

Elle sentit la frustration de Scooter exploser, comme autant d’épines lui transperçant les entrailles. Elles s’incurvèrent comme des hameçons et la déchirèrent de l’intérieur. La souffrance la brûla d’une façon qu’elle n’avait jamais ressentie. Elle s’y ouvrit par habitude, se forçant à se détendre dans le chaudron bouillonnant du supplice. La douleur la remplit, l’attira dans ses profondeurs. Au loin, son corps tressauta puis resta aussi immobile qu’un cadavre tandis que Max embrassait la souffrance. Sa respiration ralentit, son cœur battant régulièrement. Elle sentit son alter ego spectral sourire avec un triomphe vicieux alors qu’elle puisait une force perverse dans la torture. C’était une compétence qu’elle avait apprise à la dure. Elle refusait de laisser qui que ce soit utiliser son corps contre elle, pas si elle pouvait l’éviter. Et aujourd’hui, elle en était capable.

Scooter flotta hors de vue, attendant qu’elle capitule. Il la poussa encore. Elle eut l’impression de recevoir un coup de taser. Max grogna, souhaitant pouvoir le réduire en bouillie à coups de poing. Mais il était impossible de le combattre ici. Elle ne savait pas comment faire. Cependant, elle n’en était pas pour autant impuissante.

Prenant son temps pour se concentrer, elle se tendit vers son corps. Elle s’intima de donner des coups de pied et de se débattre. Au loin, sur son lit, son alter ego physique répondit, d’abord apathique ; puis il commença à tressaillir et à convulser. Elle redoubla d’efforts, tout en repoussant Scooter qui essayait de briser la connexion. C’était une course. Si elle parvenait à se réveiller en premier, elle gagnerait.