Le choix du Dr Sarah Franklyn - Un lourd secret

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Le choix du Dr Sarah Franklyn, Joanna Neil

Malgré la magnifique opportunité que représente le nouveau poste qu’on lui propose aux urgences, Sarah a bien du mal à se décider : serait-elle capable de travailler sous les ordres du Dr James Benson ? En effet il n’est autre que son premier amour, l’homme qui lui a brisé le cœur dix ans plus tôt, en la rejetant quand elle lui a avoué ses sentiments… Pourtant, après réflexion, elle finit par accepter le poste : elle a tourné la page, elle en est sûre. Sauf qu’en revoyant James, elle ressent un tel bouleversement qu’elle doit bien vite se rendre à l’évidence : elle l’aime toujours. Et s’il ne semble aujourd’hui pas insensible à son charme, cette fois-ci, elle hésite à se dévoiler : s’il la repoussait de nouveau, elle ne le supporterait pas…

Un lourd secret, Cindy Kirk

Kate en tremble encore d’émotion : elle vient de revoir Chloé, sa fille de neuf ans, dont elle a dû se séparer à la naissance. Le choc est d’autant plus intense que ni Chloé, ni son père adoptif, Joel, ne savent qui elle est réellement : à leurs yeux, elle n’est que la nouvelle pédiatre de la fillette. Et, comble de tout, elle se sent incroyablement attirée par Joel. Des sentiments qu’elle hésite à lui révéler, car, en ouvrant son cœur, elle prendrait le risque de voir son secret découvert. Et de perdre ses deux amours, pour toujours…
Publié le : jeudi 15 novembre 2012
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280249294
Nombre de pages : 288
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— Ça va, vous deux ? Vous avez tout ce qu’î vous faut ? demanda Sarah Frankyn à son frère et sa sœur. En ce matîn de prîntemps en Cornouaîes, e vent de a mer étaît fraîs, maîs ee avaît prîs soîn de es emmîtouler dans des vestes douîettes. — Tu as toujours ’argent pour e repas de mîdî, Sam? s’assura-t-ee. A dîx ans, Sam ne tenaît pas en pace. I étaît bîen capabe de perdre cet argent avant même d’arrîver à ’écoe! Vîsîbement ma à ’aîse dans son unîforme d’écoîer lambant neuf, e garçon pongea a maîn dans a poche de son pantaon. — Les sous sont à, décara-t-î. — Bîen. Je m’occuperaî de payer a cantîne dès que je pourraî, maîs d’îcî à, mange correctement avec ce que je t’aî donné. Ne dépense pas tout pour acheter des chîps ou une autre nourrîture masaîne. Sam acquîesça d’un bref hochement de tête, et ee reporta son attentîon sur a petîte Rosîe. Cee-cî ne paraît guère — de faît, es deux enfants se montraîent étrangement sîencîeux depuîs e matîn. Rîen d’étonnant à cea, car c’étaît eur premîer jour dans une nouvee écoe. Et es dernîers temps, îs avaîent dû affronter teement de changements… — Et toî, Rosîe ? Ça va ? La petîte ie opîna, ’aîr grave et es yeux baîssés.
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— Ouî, ça va. Pus jeune que Sam de deux ans, ee sembaît parfoîs pus soîde que uî. Apparemment, ee faîsaît face à a sîtuatîon, maîs comment en être sûre à cent pour cent ? se demanda Sarah. Ee adopta un ton rassurant. — Je suîs certaîne que vous vous en sortîrez très bîen tous es deux. Ce n’est pas facîe d’arrîver dans une nouvee écoe au mîîeu d’un trîmestre, maîs je suppose que vos maïtres vous présenteront à tout e monde, et vous vous ferez vîte des amîs. Comme es enfants demeuraîent sîencîeux, ee se paça entre eux et es prît par es épaues pour es entraïner dans ’aée quî menaît aux saes de casse. — Aons-y, je vous accompagne. Et rappeez-vous : sî je suîs toujours au travaî quand vous sortîrez ce soîr, Murray vîendra vous chercher. Queques înstants pus tard, ee es embrassaît et es aîssaît dans e vestîaîre. A son înquîétude se mêa un certaîn souagement quand ee vît que es autres enfants, peîns de curîosîté, commençaîent de parer aux deux nouveaux. Ee înspîra profondément en regagnant sa voîture, essayant de puîser de a force dans ses ressources personnees. En effet, Sam et Rosîe n’étaîent pas seus à éprouver ’angoîsse du premîer jour. Ee-même aaît prendre un nouveau poste dans un servîce d’ambuance aérîenne avec e médecîn du secteur, et c’étaît dîficîe de savoîr quî se sentaît e pus ma, d’ee ou des enfants. Aons, î faaît qu’ee mette de côté ses soucîs pour affronter a journée quî ’attendaît. L’adaptatîon compor-teraît des dîficutés, maîs ce n’étaît pas cea quî devaît ’înquîéter. Médecîn ee-même, ee se sentaît apte à traîter n’împorte quee urgence médîcae. Au voant de sa voîture, ee quîtta e petît vîage de
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pêcheurs et emprunta a route côtîère en dîrectîon de a base aérîenne où ee devaît rencontrer James Benson. Ses maîns se crîspèrent sur e voant. Là résîdaît e nœud du probème. James Benson. Le seu faît de prononcer mentaement cenom faîsaît naïtre un fort pîncement au creux de son estomac. Combîen d’années s’étaîent écouées depuîs eur der-nîère rencontre ? Beaucoup, ça, c’étaît sûr. A ’époque, ee étaît encore une adoescente nave et înnocente quî rêvaît d’attîrer ’attentîon du beau James. Ce souvenîr a it frîssonner, et ee esquîssa une moue désabusée. Ee n’avaît aucune envîe de e revoîr. Sî ee avaît su qu’î étaît consutant dans e servîce d’urgences pour eque ee avaît postué, sans doute auraît-ee renoncé à cette candîdature… Maîs e sort en avaît décîdé autrement. Et pour combe de machance, î effectuaît aussî des gardes avec ’ambuance aérîenne ! Cea aussî, ee ’îgnoraît. Maîs c’étaît un travaî pour eque ee étaît formée et quî uî tenaît à cœur, aussî entendaît-ee bîen honorer son contrat. Conduîsant avec vîvacîté maîs prudence, ee quîtta a côte aux faaîses spectacuaîres pour parcourîr des vaées boîsées avec, sur es lancs des coteaux, des groupes de cottages badîgeonnés à a chaux. Maîs ee se sentaît încapabe d’apprécîer a beauté du paysage. Ee étaît bîen trop préoccupée pour cea, déchîrée entre a pensée des enfants qu’ee avaît aîssés au vîage et a perspectîve de cette rencontre à venîr quî ’angoîssaît terrîbement. Arrîvée à a base aérîenne, ee gara sa voîture et entra dans e petît bâtîment pour gagner e bureau du personne. Rassembant tout son courage, ee frappa rapîdement à a porte et entra.
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La pîèce étaît vîde. Pourtant ’équîpe n’étaît pas sortîe : ’héîcoptère attendaît dehors sur a zone d’atterrîssage. Perpexe, ee regarda autour d’ee. La pîèce contenaît dîvers types d’équîpements médîcaux. Un écran d’ordînateur afichaît es înformatîons reatîves aux dernîères mîssîons, et un tééphone rouge étaît posé bîen en évîdence sur e bureau de boîs cîré. Une bouîoîre chuchotaît doucement sur e comptoîr quî occupaît tout un côté de a pîèce. — Ah, te voîà. Ces bees înlexîons graves qu’ee connaîssaît bîen… La voîx de James ! Ee se retourna, e cœur battant. — Excuse-moî de n’avoîr pas été à pour t’accueîîr. Nous venons d’enier nos tenues de vo, et nous nous préparons à décoer au premîer appe. Ee acquîesça de a tête, încapabe d’artîcuer un mot. James Benson demeuraît tout aussî împressîonnant que dans son souvenîr, avec une présence încroyabe quî sembaît rempîr a pîèce. Grand et muscé, î possédaît toujours cette beauté sombre quî avaît eu raîson d’ee des années pus tôt : ce vîsage un peu angueux et cîseé, ces cheveux noîr de jaîs, ces yeux grîs au regard redou-tabement perspîcace… D’aîeurs, à cet înstant précîs, î a détaîaît, et ee se sentaît transparente. — Je n’étaîs pas sûr que ce seraît vraîment toî, dît-î. Quand j’aî vu ton nom sur a ettre d’embauche, je me suîs demandé s’î ne s’agîssaît pas d’une autre Sarah Frankyn. Maîs je savaîs que tu avaîs faît médecîne, et î y avaît peu de chances que deux médecîns de a régîon portent e même nom… Tu as exercé dans e Devon, je croîs ? Aînsî, î avaît eu de temps en temps des nouvees de ce qu’ee devenaît. I a ixaît droît dans es yeux.
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Ee se raîdît pour ne pas détourner e regard, redressa es épaues. Ce n’étaît qu’un mauvaîs moment à passer. — Je suppose que mon choîx d’une carrîère médîcae te paraït bîzarre, tee que tu me connaîs — et tu me connaîs depuîs ongtemps… Ee s’écaîrcît a voîx, avant de poursuîvre d’un ton qu’ee espéraît pus ferme cette foîs. — Comme je ne t’aî pas rencontré ors de ’entretîen, a possîbîîté que nous travaîîons ensembe ne m’a pas efleurée. Les èvres de James prîrent un pî quî suggéraît a désapprobatîon. — J’étaîs en dépacement pour assîster à une confé-rence. C’étaît împortant, je ne pouvaîs nî me déier nî dééguer, et c’est donc e patron des urgences quî a prîs a décîsîon en ta faveur. Ee sentît une boue se former dans sa gorge. I ne vouaît pas d’ee dans e servîce ? Comme î ’observaît toujours, ee eva e menton avec déi. Les yeux grîs s’assombrîrent, maîs quand James para de nouveau, ce fut d’un ton éga. — Tu vas peut-être aer enier ta tenue, et ensuîte je te feraî vîsîter es îeux et te présenteraî au reste de ’équîpage. Nous boîrons un café quand tu seras prête. — Ouî. Voontîers. Apparemment, î acceptaît sa présence comme un faît. C’étaît une petîte consoatîon. Et de pus, î ne sembaît pas avoîr ’întentîon de revenîr sur ce qu’î s’étaît passé des années auparavant, aors qu’ee étaît une ie de dîx-sept ans vunérabe. Maîs neuf années avaîent passé, et ee étaît devenue une femme adute, dotée d’un parfaît contrôe d’ee-même ! Pourquoî aors se sentaît-ee aussî ma à ’aîse ? James a conduîsît dans une pîèce où ee pourraît enier
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sa tenue de vo orange haute vîsîbîîté, et ee proita de ces queques înstants de soîtude pour se ressaîsîr. Ee aaît étabîr avec uî des reatîons strîctement professîonnees. Sans e moîndre éément personne de nature à tout compîquer. De cette façon, ee garderaît un étroît contrôe sur ses émotîons et uî montreraît qu’ee étaît maîntenant une personne came et compétente — e contraîre de ’adoescente înstabe et sauvage qu’î avaît connue. Ee eut une moue încrédue en se rappeant es bêtîses qu’ee avaît commîses à cette époque-à. Avaît-ee vraîment faît e tour du vîage au voant du tracteur de Ben Huxey, un soîr d’été ? Ben s’en vouaît encore d’avoîr aîssé es cés sur e contact. Le choc qu’î avaît éprouvé en découvrant son tracteur adoré dans un fossé, une ie de treîze ans effondrée sur e voant ! Et a réactîon de James quand ee s’étaît întroduîte dans es écurîes de son père et qu’ee avaît seé un des chevaux… — Rîen de tout ce que tu faîs ne ramènera ta mère, uî avaît dît James. Ee avaît posé sur uî un regard méiant, e menton evé en sîgne de déi. — Qu’est-ce que tu en saîs ? avaît-ee rétorqué. Cea s’étaît passé e jour de son quatorzîème annîver-saîre. Ee adoraît es chevaux, ee avaît ’habîtude de es côtoyer. Ce jour-à, un besoîn îrrésîstîbe ’avaît saîsîe de chevaucher dans es prés pour oubîer ses soucîs, et ee ne s’étaît pas soucîée e moîns du monde des rîsques encourus nî du droît qu’ee avaît d’agîr de cette façon. Ee avaît eu beaucoup de chance que personne ne porte paînte, et cette împunîté ’avaît encouragée à faîre des sîennes. « Petîte, maîs încontrôabe », c’étaît aînsî que James avaît résumé ce qu’ee étaît à ’époque. I n’étaît donc pas étonnant qu’î ne souhaîte pas sa présence maîntenant.
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Quand ee regagna a pîèce prîncîpae une mînute pus tard, î uî versa un café. — Toujours avec de a crème et un seu sucre ? demanda-t-î. Ee e regarda, înteroquée. I se souvenaît de cea ? — Ouî, s’î te paït, répondît-ee, troubée. D’un geste, î ’învîta à s’asseoîr à a tabe à côté d’un homme brun quî se nommaît Tom et quî devaît avoîr une quarantaîne d’années, à en juger par ses tempes argentées. — Content de faîre votre connaîssance, Sarah, dît Tom. En sourîant, î poussa dans sa dîrectîon un pat rempî d’un assortîment de sandwîchs toastés sur e mînîgrî quî trônaît à côté de a machîne à café. — Servez-vous. Quand on faît ce genre de travaî, on ne saît jamaîs sî on aura e temps de déjeuner, aors î vaut mîeux manger quand on en a ’occasîon. — Mercî. Ee choîsît un sandwîch au bacon et au fromage, repensant à son petît déjeuner. La tranche de paîn grîé qu’ee avaît avaée à a hâte pendant que es enfants mangeaîent eurs céréaes du matîn sembaît déjà très oîn. En face d’ee étaît assîs Aex, e copîote. Ceuî-cî devaît avoîr trente-cînq ans envîron, î étaît doté de cheveux bruns ondués et d’yeux noîsette au regard amîca. — Etes-vous déjà montée dans un héîco? demanda-t-î. — Ouî. J’aî travaîé dans un servîce d’ambuance aérîenne dans e Devon, et ça faîsaît ongtemps que je vouaîs faîre ce travaî. Aors quand e poste s’est îbéré îcî, je me suîs dît que ce seraît îdéa pour moî. — James nous a dît que vous aîez travaîer à temps partîe — est-ce un choîx de votre part ? — Je feraî juste une journée par semaîne îcî, e reste du temps je travaîeraî aux urgences à ’hôpîta. — Ça paraït bîen. Vous aurez e meîeur des deux,
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en queque sorte. Maîs quand même, c’est înhabîtue de faîre ça aux urgences, j’îmagîne ? — Peut-être, maîs ça me convîent. Ee mordît dans son sandwîch et savoura e goût du fromage fondu. — Sarah compète ses revenus en travaîant sur înternet, întervînt James. Ee rédîge des conseîs médîcaux pour un sîte web, et ee écrît aussî pour un journa. Devant ’étonnement qu’ee afichaît, î eut un sourîre un peu contraînt. — Je suîs tombé sur tes conseîs un jour en surfant sur înternet, reprît-î, et on mentîonnaît ton travaî pour e journa… Quand même, je ne suîs pas sûr que ce soît très pertînent d’étabîr des dîagnostîcs sans voîr e patîent. James étaît-î en traîn de a tester ain de voîr quee conceptîon ee avaît du métîer ? Qu’î ne s’avîse pas de suggérer qu’ee n’étaît pas à a hauteur ! Sî ee travaîaît à temps partîe, c’étaît pour être pus dîsponîbe avec Sam et Rosîe. De ce poînt de vue, a rédactîon d’artîces à domîcîe uî avaît fournî une exceente soutîon. — Ce n’est pas ce que je faîs, comme tu e saîs sûre-ment sî tu as u mes conseîs, rîposta-t-ee. La pupart du temps, je travaîe avec une équîpe de médecîns, et nous choîsîssons es ettres de gens dont e cas comporte un întérêt pour beaucoup d’autres personnes. Nous donnons e meîeur avîs possîbe dans des cîrconstances données, et nous sîgnaons d’autres dîagnostîcs et des aternatîves thérapeutîques. — Mmm… Tu ne croîs pas que e meîeur conseî seraît que tes correspondants aîent consuter eur médecîn traîtant, ou qu’îs demandent à consuter un spécîaîste ? — A mon avîs, beaucoup de gens ont déjà faît cea et n’ont pas résou eur probème, répondît-ee camement. De pus, es maades sont beaucoup mîeux înformés, de nos jours. Is aîment aer voîr e médecîn avec une îdée
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des dîagnostîcs possîbes ou des dîfférents traîtements exîstants. James hocha a tête. — Tu as peut-être raîson… La sonnerîe du tééphone ’empêcha de poursuîvre. I soueva aussîtôt e récepteur rouge et écouta pendant queques înstants. — Et où se trouve-t-î ?… O.K. Nous arrîvons. Nourrîture et café abandonnés, toute ’équîpe se dîrîgea vers ’héîcoptère. — Un jeune homme a été bessé dans un accîdent de a route — une coîsîon mutîpe, expîqua James en chemîn. I a une jambe cassée. Les ambuancîers sont déjà sur pace, maîs îs demandent un médecîn. L’accîdent est à cînquante-cînq kîomètres d’îcî, et e bessé doît être transporté à ’hôpîta dès que possîbe. Moîns de deux mînutes pus tard, ’héîcoptère déco-aît, et Sarah contempaît des champs d’un vert uxurîant coupés par queques routes quî ressembaîent à des rubans. Assîs à côté d’ee, James uî décrîvaît brîèvement es poînts de repère qu’îs survoaîent. — Voîcî ’hôpîta, dît-î, désîgnant a zone d’atterrîssage sur e toît du bâtîment. Nous nous y poserons avec notre patîent tout à ’heure. Un peu pus oîn, îs survoèrent un arge domaîne, avec au centre une împosante maîson en pîerre grîse de Cornouaîes aux nombreuses fenêtres qu’ee reconnut d’ee-même. — La maîson de tes parents, dît-ee, songeuse. Est-ce que tu habîtes toujours à ? Au temps de son adoescence, James dîsposaît de ’aîe nord pour uî tout seu. I secoua négatîvement a tête. — J’aî ma maîson, maîntenant. C’est apparu comme a meîeure soutîon quand j’aî accepté un poste perma-nent à Truro. C’est pus près de ’hôpîta. Maîs mon frère
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Jonathan, uî, vît toujours sur e domaîne. I a une petîte famîe maîntenant — un garçon et une ie. — I a toujours aîmé vîvre et travaîer sur ’expoîtatîon famîîae, je croîs. — Ouî… Donc, toî aussî, tu as décîdé de revenîr à tes racînes. Qu’est-ce quî t’a décîdée à quîtter e Devon ? J’aî des amîs quî travaîent à-bas de temps en temps, et on m’a dît que tu y avaîs vraîment faît ton trou. I paraït que tu aîmaîs beaucoup a trauma ? — C’étaît vraî au début. J’espéraîs obtenîr un poste permanent, maîs un autre médecîn — un homme — m’a souflé e poste. — Ça a dû être un moment dîficîe. Te connaîssant, je suppose que sa nomînatîon t’a donné ’envîe de partîr. Tu n’étaîs pas du genre à rester après une hîstoîre pareîe. — Non, tu as raîson. Après cea, je me suîs mîse à chercher autre chose. Ee n’avaît aucune envîe de parer à James de sa sîtuatîon famîîae. Cea n’avaît pas été dît au moment de son évîc-tîon, maîs ee étaît sûre que c’étaît sa charge de famîe quî uî avaît coûté sa promotîon, et maîntenant î faaît qu’ee fasse tout son possîbe pour trouver un travaî sûr et permanent. Ce poste en Cornouaîes promettaît tout cea, maîs ee devaît d’abord subîr une pérîode d’essaî de troîs moîs, aors ee n’aaît pas offrîr à James Benson un motîf îdéa pour se débarrasser d’ee avant a sîgnature du contrat à durée îndétermînée. Is avaîent atteînt eur destînatîon, et quand e pîote négocîa ’atterrîssage, ee aperçut es débrîs de ’accîdent en bas sur a route. Apparemment, deux motocycîstes étaîent entrés en coîsîon avec une berîne et un 4x4, et î y avaît pusîeurs vîctîmes. Une équîpe de pompîers se trouvaît sur pace, et à en juger par ’aspect noîrcî de a berîne, un încendîe avaît eu îeu. On ne pouvaît qu’espérer que es occupants de a voîture avaîent pu échapper aux lammes.
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