Le choix du loup - La captive de l'ombre

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Le choix du loup, de Karen Whiddon

Pour Simon Caldwell, le loup-garou rompu aux missions délicates, pister et capturer une louve dangereuse, accusée de meurtre, fait partie de la routine. Mais lorsque la traque prend fin et qu’il découvre sa proie sous sa forme humaine, acculée avec sa meute au fond d’une grotte, il sent sa main trembler pour la première fois, tandis qu’un sentiment inconnu l’envahit. Troublé au plus profond de son être, Simon saisit alors l’incroyable vérité : Raven, la femme louve, est son âme sœur, sa compagne du destin. Celle pour qui il va devoir faire le plus difficile des choix : fuir avec elle et partager sa vie, libre et sauvage à jamais. Ou la laisser s’échapper et retourner à la civilisation, condamné pour toujours à la solitude…

La captive de l’ombre, de Mercedes Lackey

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Publié le : mardi 1 novembre 2011
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280241922
Nombre de pages : 384
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1
— Encore un métamorphe sauvage !
Simon raccrocha le téléphone. Il se passa la main sur le visage et essaya de sourire à son ami et collègue protecteur, Anton Beckham, dit Beck.
— Il y a eu un meurtre — un professeur de l’université du Colorado, à Boulder. Ils pensent qu’il a été tué par un sauvage. Ça veut dire une nouvelle mission pour nous : le retrouver et l’éliminer. Le sauvage a été localisé, il vit dans les montagnes, au-dessus. C’est pour toi, cette fois.
Beck recevrait le reste des renseignements dans le dossier qui suivrait.
Beck fronça les sourcils.
— Le Conseil ne se rend pas compte que je n’en peux plus ? Par les chiens de l’enfer, j’ai été forcé d’éliminer les trois derniers.
— Je peux en parler à Ross.
Simon aurait dû s’y attendre. Le surmenage. Tous les signes étaient là.
— Je vais me charger de cette mission. Tu as besoin de vacances.
— Tu as dû tuer les sept derniers que tu as chassés, fit remarquer Beck, si quelqu’un doit être surmené, c’est bien toi.
— Je ne suis jamais surmené.
— Ça, c’est sûr, dit Beck en faisant une grimace, toi, tu es l’Exécuteur.
Souriant, Simon haussa les épaules et se servit une autre tasse de café. Il retourna s’asseoir à la table en acier poli et but une longue gorgée.
— Contrairement à toi, je ne laisse pas mes émotions interférer avec mon travail.
— Les émotions n’ont rien à voir là-dedans. Un des trois derniers sauvages pouvait être rééduqué. J’en suis sûr.
— Tu en étais sûr, non ? A quel moment t’es-tu rendu compte que tu pouvais te tromper ? Quand il t’a attaqué et que tu as failli perdre un bras ?
— Le Conseil aurait dû me laisser plus de temps. Allez, fais preuve d’un peu de compassion.
Simon ne répondit pas, il savait qu’il était inutile de discuter. Beck connaissait le credo des protecteurs aussi bien que lui. Pianotant sur la table de métal, qui d’après lui aurait été plus à sa place dans un laboratoire que dans une cuisine, il buvait son café, le regard dans le vide.
— Tu t’en fiches complètement, hein ? dit Beck sur un ton de reproche.
— Pas du tout. Mais il n’y a qu’à voir les statistiques.
Simon but une longue gorgée.
— Sur les quarante-sept sauvages que nous avons rencontrés depuis un an, seuls six ont pu être sauvés.
— Ce n’est pas encourageant, c’est vrai. Mais tu sais aussi bien que moi que certains protecteurs ont la gâchette facile, surtout dans les contingents d’Europe et du Moyen-Orient.
— Au premier geste menaçant, tu tires.
Simon détestait avoir à rappeler les évidences. Dès que son ami aurait quitté la pièce il ferait une demande pour que Beck soit mis en arrêt maladie. Un protecteur hésitant était un protecteur mort. Il ne voulait pas que cela arrive à Beck.
— On doit leur laisser leur chance.
Voyant que Simon ne répondait pas, Beck s’éloigna de la table.
— Tu sais quel est ton problème, Caldwell ?
— Non, mais je suis sûr que tu vas me le dire.
Simon n’arrivait pas à cacher son agacement.
— Laisse-moi deviner. Je suis trop dur. Trop insensible. Trop vieux ?
— Non, dit Beck, tu n’es pas trop vieux, tout juste trente-quatre ans, un an de plus que moi. Je vois bien que tu penses que je ne devrais pas accepter cette mission, parce que tu crains que j’échoue. Mais tu as un problème pire que le mien. Je crois que tu t’identifies trop avec les sauvages. C’est pour ça que tu les tues si rapidement. Ils te font peur.
Simon grogna.
— Tu te trompes.
— C’est possible, dit Beck d’un ton las, mais franchement, Simon, parfois tu n’es pas loin de ressembler toi-même à un sauvage, c’est inquiétant.
— Il n’y a que le résultat qui compte.
Simon plissa les yeux et posa bruyamment sa tasse sur l’égouttoir.
— Je ne relèverai pas ton insulte, pour cette fois. Mais je te rappelle que c’est à moi que le Conseil fait appel pour réparer les dégâts commis par des types comme toi.
Beck soupira, la tête dans les mains.
— Excuse-moi.
— Je vais me charger de cette affaire, lui dit Simon, pas seulement parce que tu as besoin de vacances, mais parce qu’elle semble particulièrement intrigante. On dit que le professeur qui a été assassiné détenait deux sauvages depuis des années. L’un d’eux est celui qu’on cherche.
— Comment l’avons-nous localisé ?
Simon eut conscience de la cruauté de son sourire.
— Comment fait-on d’habitude ? On écoute les rumeurs : on a vu un loup-garou, il y a eu des vols, des apparitions. Les humains parlent. Et finalement, un métamorphe fait une déclaration à son conseil local.
— Et pour l’autre sauvage, le deuxième ?
— La société ne l’a pas encore localisée. Soit elle est très prudente, soit elle a beaucoup de chance.
— Elle ?
Beck eut l’air encore plus troublé. Simon hocha la tête.
— Deux femelles. L’une d’elles est probablement la meurtrière, ou les deux.
— Elles étaient prisonnières ? Bon sang, elles avaient une bonne raison de commettre ce meurtre, dans ce cas.
— Tu recommences !
Simon hocha la tête, ne cherchant pas à cacher son dégoût.
— Bon ! Je vais m’occuper de cette affaire.
— Comme tu veux.
Beck ne discuta pas. Ce n’était pas la peine de revenir là-dessus.
— Mais tu sais ce que je pense ? Tu es froid. Dur. Je crois qu’il serait temps que le Conseil reconsidère ses méthodes d’entraînement. Nous prendre à nos parents avant même que nous n’ayons l’âge d’entrer à l’école n’est pas forcément une bonne idée.
Il n’essayait pas de cacher son amertume.
— La plupart d’entre nous ne se souviennent même pas de leur famille. Je ne vois pas à quoi ça sert.
prend
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