Le club des gentlemen (Tome 1) - Valse de minuit

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« Ce soir, Morland dansera avec moi ! » Lady Amelia d’Orsay sait bien qu’il n’y a aucune chance pour que celui que l’on surnomme le Duc de Minuit l’invite ce soir-là. Riche comme Crésus, il fait partie du club le plus privé de Londres, et a toute la gentry à ses pieds. Alors qu’elle-même se sait parfaitement insignifiante. N’empêche que, de gré ou de force, ils valseront. Car Amelia a une requête pressante à lui adresser concernant son idiot de frère. Jack a beau être totalement irresponsable, elle l’aime tendrement, et cela lui donne toutes les audaces. Toutes ? Pas sûr. Osera-t-elle devenir... duchesse ?
Publié le : mardi 8 juillet 2014
Lecture(s) : 11
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290066263
Nombre de pages : 383
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Valse de minuit
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
TROIS DESTINÉES 1 – L’impulsive Nº 9618
2 – L’aventuriÈre Nº 9725
3 – L’idaliste Nº 9757
TESSA DARE
Le club des Gentlemen – 1 Valse de minuit
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Ardilly
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Titre original ONE DANCE WITH A DUKE Éditeur original Ballantine Books, an imprint of The Random House Publishing Group, a division of Random House, Inc., New York
Eve Ortega, 2010 Pour la traduction française Éditions Jai lu, 2012
Remerciements
À ma merveilleuse famille.
Maints remerciements à mon agent, Helen Breitwieser, à mon éditrice, Kate Collins, et à toute léquipe de Ballantine. Toute ma reconnaissance à Courtney Milan, Amy Baldwin, Jennifer Haymore, Lindsey Faber, Elyssa Papa, Laura Drake, et Jange Brannon, pour leur aide précieuse avec ce manuscrit, sans oublier Kim Castillo, pour tout le reste. Quant à M. Dare comme toujours, je taime !
Londres, juin 1817
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Un glaçage à la mûre. Amelia dOrsay réprima un petit cri de jubilation  la salle était certes comble, mais elle ne tenait pas à attirer lattention. Elle ne voulait pas avoir à se justifier auprès de toutes ces jeunes femmes. Dautant que la cause de son allégresse nétait à imputer ni à un jeu de cartes chan ceux ni même à une demande en mariage. En réalité, elle venait de fignoler mentalement le menu dun dîner. Elle imaginait davance les commentaires de ses amies.  Lady Amelia, il ny a que vous pour songer à des recettes de cuisine en un moment pareil ! À vrai dire, cela faisait des semaines quelle se triturait les méninges pour trouver comment agrémenter le faisan braisé sans passer par la traditionnelle réduction à leau devie de pomme. Elle avait enfin sa réponse ! Un glaçage à la mûre. Relevé de quelques clous de girofle, peutêtre. Voilà qui était réglé. Elle inscrirait plus tard la variante dans son cahier de recettes. Dissimulant son enthou siasme, elle se contenta dafficher un demisourire. Leur été à Briarbank sannonçait officiellement parfait ! Mme Bunscombe passa en la frôlant dans un frou frou de soie écarlate. 9
 23 h 30, fredonna leur hôtesse. Bientôt minuit. Bientôt minuit.À cette pensée, lenthousiasme dAmelia retomba. Une débutante au visage dange lui agrippa le poignet.  Il va apparaître dun instant à lautre. Comment faitesvous pour rester si calme ? Si ce soir, il me choi sit, je risque de faire un malaise. Amelia lâcha un soupir. Et cétait reparti. Comme à chaque bal, à partir de 23 h 30.  En tout cas, inutile de chercher à lui faire la conversation, intervint une jeune femme vêtue dune robe de satin vert. Cest à peine sil ouvre la bouche.  Cest à se demander sil parle notre langue. Ne diton pas quil a grandi en Abyssinie ou  Au BasCanada, rectifia une deuxième fille en baissant la voix. Bien sûr quil parle notre langue ! Mon frère joue aux cartes avec lui. Il dégage néanmoins quelque chose dassez primitif, vous ne trouvez pas ? Cest peutêtre sa démarche.  Ou bien ce sont tous ces ragots qui vous montent à la tête, suggéra Amelia non sans bon sens.  Cest un merveilleux danseur, renchérit une troi sième fille. Lorsque nous avons valsé, jai eu limpres sion de flotter. Et il est aussi beau de près que de loin. Amelia lui adressa un sourire patient. À louverture de la saison, le duc de Morland, un ours solitaire plus riche que Crésus, avait fini par se mon trer en société. À peine quelques semaines plus tard, il avait tout Londres à ses pieds. À chaque bal, le duc apparaissait aux douze coups de minuit. Il jetait alors son dévolu sur une jeune femme. Mais après quelques danses, il escortait sa partenaire jusquà la salle à man ger et disparaissait. Moins de deux semaines après sa première appari tion, les journaux lavaient déjà surnommé le « Duc de Minuit », et on se larrachait à toutes les soirées. Les 10
jeunes filles à marier nacceptaient aucune danse avant le dîner de peur de rater une occasion de danser avec le duc. Pour couronner le tout, les hôtesses plaçaient une horloge en un endroit bien visible et donnaient pour consigne à lorchestre dentonner le quadrille à minuit pile. Inutile de préciser que le final consistait en une valse lente des plus romantiques. Le spectacle tenait tout le beau monde en haleine. À chaque bal, à lapproche de minuit, les spéculations allaient bon train. Cétait comme contempler des che valiers du Moyen Âge tenter dextraire Excalibur du rocher. Les ragots pullulaient. Un soir, pensaiton, une timide ingénue parviendrait à mettre le grappin sur le célibataire récalcitrant, donnant ainsi naissance à une légende.  On raconte quil a vécu comme une sauvage en pleine nature, fit la première jeune fille.  Il paraît quil était à peine civilisé quand son oncle la recueilli, ajouta la deuxième. Apparemment, le comportement de sauvageon de son neveu aurait achevé le vieux duc. Il aurait succombé à une crise dapoplexie. La jeune femme en vert murmura à son tour :  Mon frère ma rapporté quil y avait eu un « inci dent » à Eton. Une espèce de querelle je ne sais pas précisément. Quoi quil en soit, un élève aurait failli mourir, et Morland aurait été expulsé pour cette rai son. Pour que lon renvoie lhéritier dun duc, cest que laffaire était grave.  Vous ne croirez jamais ce que jai entendu dire, intervint Amelia. Il semblerait que, les nuits de pleine lune, le duc se change en hérisson. Une fois les rires dissipés, elle ajouta :  Franchement, je ne comprends pas lintérêt quil suscite.  Vous ne diriez pas cela si vous aviez dansé avec lui.
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