Le club des menteurs (Tome 1) - L'espion de la couronne

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Dans un moment d’exaspération, Agatha Cunnington s’est inventé un mari, Mortimer. Ce mensonge lui a permis de voyager tranquillement jusqu’à Londres et de s’y installer. Pour tout le monde, son mari est en déplacement. Jouissant d’une totale liberté, elle va pouvoir enfin enquêter sur la disparition de son frère. Malheureusement, vanter les qualités et les exploits de son mari a éveillé les curiosités. Il lui faut trouver très vite un homme pour tenir ce rôle pendant quelques jours. Mais qui ? Quelqu’un d’assez fruste pour ne pas poser de questions. Et pourquoi pas ce ramoneur qui s’est introduit dans sa maison ?
Publié le : mardi 8 juillet 2014
Lecture(s) : 4
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782290094785
Nombre de pages : 352
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L’espion de la couronne
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
LE CLUB DES MENTEURS 1 – L’espion de la couronne Nº 7583 2 – Un imposteur à la cour Nº 7649 3 – Une séduisante espionne Nº 8375 4 – Une charmante espionne Nº 8479
CELESTE BRADLEY
L E C L U B D E S M E N T E U R S – 1 L’espion de la couronne
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Daniel Garcia
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Titre original THE PRETENDER
Éditeur original First published by St. Martin’s Paperbacks, New York Celeste Bradley, 2003 Pour la traduction française Éditions J’ai lu, 2005
À ma sœur Cindy, qui ne m’a pas quittée.
Je remercie mon mari et mes filles, pour leur indulgence pendant que me retenait l’écriture de ce roman. Ainsi que tous mes amis qui m’ont aidée dans ce travail.
« Nous opérons à la lisière de la nuit, renonçant à l’amour et à la chaleur de notre foyer pour protéger autrui. Nul ne nous voit jamais. » Credo des Menteurs
Londres, 1813
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Le 7 avril 1813, dans un moment d’exaspération, alors qu’elle avait quitté le manoir familial pour rejoin dre la capitale, Agatha Cunnington s’inventa un mari, Mortimer Applequist. Mortimer Applequist n’existait pas. Ce n’était qu’un nom qu’Agatha avait jeté à la face des autres voyageurs, pour les décourager de se mon trer trop curieux à son sujet. Au moment d’entamer son voyage, elle s’était vue ser monnée par de bonnes âmes qui n’avaient en tête, disaientelles, que de la protéger contre ellemême. Comme si une femme était incapable d’acheter son billet de diligence et de voyager depuis la province du Lancashire jusqu’à Londres, sans le concours d’un mari ! Mais dès qu’elle s’était prévalue de son statut d’« épouse », tout le monde était devenu plus gentil et respectueux à son égard. Si elle avait su, elle se serait mariée plus tôt ! Ne voulant pas réduire ce pauvre Mortimer à sa seule identité, elle avait passé ensuite une partie du trajet à essayer de se le représenter physiquement et morale ment. Après tout, Mortimer était sa création, non ?
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Il serait grand – mais pas trop, quand même. Beau, de préférence. Élégant, mais pas dandy. Surtout, Mortimer aurait la bonne grâce de la laisser aller et venir librement, afin qu’elle puisse mener l’enquête sur la disparition de son frère, James. À son arrivée à Londres, elle avait loué une petite maison sur Carriage Square et embauché des domesti ques, à qui elle avait expliqué que son mari se trouvait actuellement à l’étranger. Bref, l’imposture avait parfaitement marché. Jusqu’à aujourd’hui. Si Agatha ne trouvait pas dans l’heure une solution miracle, tout s’écroulerait comme un château de cartes. Le tictac de l’horloge, sur la cheminée, lui rappelait que le temps s’écoulait inexorablement. Elle faisait les cent pas sur le tapis, tête baissée, perdue dans ses pensées. Décidément, les hommes de sa vie n’étaient jamais là quand elle avait besoin d’eux ! songeatelle, amère. Elle ne pouvait quand même pas déguiser Pearson, son majordome ! De toute façon, il était trop vieux pour le rôle. Et Harry était beaucoup trop jeune. C’était uni quement pour faire plaisir à Pearson qu’elle avait accepté d’engager son neveu comme cocher, alors qu’il était à peine sorti de l’enfance. Non, il lui fallait un homme, un vrai. Et tout de suite !
Simon Montague Raines, également connu sous le nom de Simon Rain, marqua un temps d’arrêt devant la porte de service de la petite maison de Carriage Square, pour vérifier son déguisement. Son visage et ses mains étaient noircis à la suie, et les brosses de ramoneur qu’il portait sur l’épaule accusaient une usure parfaitement crédible. C’était bien le moins : il y avait quelques années de cela, ces mêmes outils avaient été son gagnepain. 10
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