Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 4,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

avec DRM

Partagez cette publication

Vous aimerez aussi

suivant
1.
Pour Stéphanîe, a décîsîon étaît dououreuse. Sî ee vouaît évîter un procès à ’hôpîta et sauver troîs mîîons de doars, ee devaît sacrîier a réputatîon du Dr Jason Drake. Ee cédaît en cea aux revendîcatîons d’une famîe quî învoquaît à tort une erreur médîcae ayant entraïné a mort. En tant que chef du département de recherche pédîa-trîque, ee acceptaît que seu e Dr Jason Drake soît mîs en cause. Aînsî, aucune faute ne seraît retenue contre e Shefied Memorîa Hospîta et e versement de dommages et întérêts seraît évîté. Dévîsageant es avocats de ’hôpîta, quî faîsaîent cerce dans son bureau, Stéphanîe protesta néanmoîns une dernîère foîs. — I étaît împossîbe de garder ce maheureux bébé en vîe. Le Dr Drake a faît pus qu’î ne devaît. I est resté troîs jours et troîs nuîts auprès du petît Isaac pour tenter de e sauver. — Vous prenez pourtant a bonne décîsîon, docteur Montcaîr, uî assura un des avocats. Un procureur habîe auraît tîré des armes aux jurés et au trîbuna en moîns de troîs mînutes. Pour inîr, nous aurîons peut-être eu gaîn de cause, maîs c’étaît une foîe d’exposer pus ongtemps e Shefied Memorîa à une pubîcîté négatîve. Et sî jamaîs e Dr Drake avaît été appeé à a barre, quî saît où nous auraîent conduîts ses façons abruptes ! A son corps défendant, Stéphanîe acquîesça. Jason étaît
7
un médecîn fantastîque — ’un des meîeurs quî soît — maîs î ne prenaît pas de gants quand î avaît à s’exprîmer. — I y a peut-être une autre soutîon, suggéra-t-ee. Que j’endosse, moî, a responsabîîté. — Ce n’est pas une bonne îdée, docteur Montcaîr ! s’écrîa ’un des jurîstes. Le dîscrédît rejaîîraît sur ’en-sembe du département. Le conseî d’admînîstratîon vous désapprouveraît et î auraît bîen raîson. Cette hîstoîre avaît été un crève-cœur. Le département de néonataîté, en accord avec ceuî de recherche pédîa-trîque, avaît tout faît pour sauver e prématuré. En vaîn. Le faît que es parents du petît Isaac — une top-mode en vogue et son marî manager — aîent été céèbres n’ar-rangeaît rîen. Egarés par e chagrîn, îs avaîent menacé de mobîîser a presse et de décencher un scandae sî e Shefied Memorîa ne sanctîonnaît pas ceuî qu’îs estî-maîent coupabe de a mort de eur bébé. Stéphanîe comprenaît eur souffrance, bîen sûr. Depuîs queques semaînes, ee savaît qu’ee attendaît un enfant. A a pensée de perdre a vîe mînuscue qu’ee portaît en ee, ee sentaît des ondes d’angoîsse a parcourîr. Maîs, en dépît des efforts de chacun, es maheureux parents ne vouaîent rîen entendre. La réputatîon de ’hôpîta étaît menacée. Sî es géné-reux donateurs quî e faîsaîent vîvre retîraîent eur soutîen inancîer, e Shefied Memorîa, hôpîta prîvé dédîé à a recherche et à ’enseîgnement, devraît fermer ses portes. Le Dr Wîkîns it chorus avec es avocats. — Stéphanîe, dît-î fermement, pensez à ’întérêt généra. Faîre porter a responsabîîté au Dr Drake est a meîeure soutîon. Jason a ses défauts, maîs c’est un cher-cheur exceptîonne. Sa réputatîon est trop brîante pour être durabement entachée par un încîdent de parcours. Et nous payons un sacré paquet pour assurer ses éventuees fautes professîonnees. Trésorîer du conseî d’admînîstratîon, Wîkîns étaît aussî
8
un vîeî amî de a famîe. I avaît vu naïtre Stéphanîe et connaîssaît son taon d’Achîe. — Nos sponsors menacent de se retîrer, reprît-î. Faute de moyens, nous devrons refuser ’admîssîon d’enfants maades. Que devîendront-îs sans nos soîns ? C’étaît ’argument décîsîf. Réprîmant une dernîère hésî-tatîon, Stéphanîe apposa sa sîgnature sur a îgne destînée à cet effet. Souagés, es avocats se evèrent et vînrent uî serrer a maîn. Une maîn qu’ee îraît aver e pus tôt possîbe… Les avocats sortîrent. Maîs e Dr Wîkîns resta en arrîère. — Les membres du conseî d’admînîstratîon et moî-même redoutîons que votre reatîon personnee avec e Dr Drake n’înluence votre décîsîon, dît-î à Stéphanîe. Is seront heureux d’apprendre que vous n’avez pas hésîté à faîre passer e Shefied Memorîa avant e reste. Stéphanîe avaît ’habîtude qu’on uî rappee ses devoîrs à ’égard de ’hôpîta. Le Shefied portaît e nom de son arrîère-grand-mère maternee. Et, un jour, c’est ee quî e dîrîgeraît. Dans sa famîe, î y avaît des médecîns des deux côtés. Sa mère étaît cardîoogue, son père endocrînoogue. Tous deux sîégeaîent au conseî d’admînîstratîon de ’hôpîta. Stéphanîe travaîaît nuît et jour pour se montrer deux foîs pus performante que es autres chefs de département et prouver qu’ee n’avaît pas usurpé sa sîtuatîon. Ee espéraît que ses coègues e reconnaîssaîent. D’autant qu’ee es souageaît d’un grand poîds en étant a seue capabe de supporter Jason Drake… — Rassurez e conseî d’admînîstratîon, dît-ee à Wîkîns. Je ne feraî jamaîs courîr un rîsque à ’hôpîta pour des raîsons personnees. Ee eut une égère hésîtatîon avant de poursuîvre. Maîs quee împortance, après tout ! Tout e servîce étaît déjà au courant… — J’aî rompu avec e Dr Drake.
9
— Cea fera paîsîr à a dîrectîon, répondît Wîkîns. Paraît-î de sa oyauté à ’égard de ’hôpîta ou de sa rupture avec e Dr Drake ? Qu’împorte… Même sî ee avaît trahî Jason et contrîbué à saîr sa réputatîon, Stéphanîe étaît sûre d’avoîr prîs a bonne décîsîon. Maîs aors, pourquoî se sentaît-ee sî ma dans sa peau ?… Au même moment, ee eut un haut-e-cœur. Comme sî e bébé protestaît en ee contre a façon dont sa maman avaît matraîté son papa… Le marché qu’ee venaît de concure uî aîssaît décîdément un goût bîen amer.
Au moment d’entrer dans a chambre de a petîte patîente, Stéphanîe vît que Jason y étaît déjà. Ee s’arrêta pour rassember ses esprîts. D’après ’accord qu’ee venaît d’accepter, ee devaît contrôer Jason dans tous es cas qu’î suîvraît au cours des sîx prochaîns moîs. Heureusement, a mauvaîse pubîcîté faîte au Shefied Memorîa avaît réduît e nombre des patîents ! Sînon, comment auraît-ee assumé cette nouvee tâche en pus de ses responsabîîtés ? Depuîs qu’ee étaît à a tête du département, î étaît rare qu’ee suîve un cas. Médecîn senîor, Jason étaît responsabe de ’équîpe médîcae, sous ’autorîté de Stéphanîe. Passîonné par son métîer, î étaît îndîfférent à tout e reste et se moquaît bîen des questîons admînîstratîves. Aussî Stéphanîe espéraît-ee que ’accord concu ne e toucheraît pas quand î en seraît înformé. Seon son habîtude, Jason portaît une tenue de chîrurgîen aors que es autres médecîns portaîent une bouse banche sur eurs vêtements. Le pantaon retenu à a taîe par un cordon et a chemîse égère ne cachaîent rîen de a haute sîhouette athétîque, muscée par a randonnée et e raftîng. I semba à Stéphanîe qu’î avaît besoîn d’une bonne coupe de cheveux. Son épaîsse cheveure coueur de bé
10
mûr étaît aussî îndîscîpînée que sa paroe ! Combîen de foîs, dans eurs moments de tendresse, avaît-ee passé ses doîgts dans es mèches rebees ! Au début de eur îaîson, îs avaîent été d’accord pour ne pas s’engager. Stéphanîe vouaît poursuîvre son ascensîon dans e monde médîca. Dîstant maîs sensue, Jason étaît exactement ce qu’î uî faaît. Comme Jason se montraît rétîcent à parer de uî, de ses racînes, de son passé, cea avaît aîdé Stéphanîe à ne pas s’attacher — c’étaît du moîns ce qu’ee s’étaît dît dans es premîers temps. Pourtant, peu à peu, ee s’étaît mîse à rêver d’autre chose. A s’îmagîner qu’un îen pus soîde pourraît se créer entre eux. Maîs î y avaît eu ce fameux soîr où, une foîs de pus — une foîs de trop —, î n’avaît pas daîgné se îbérer pour ee. Ee n’étaît pas assez împortante à ses yeux pour qu’î dérange ses projets quand î en avaît. Tomber amoureuse de uî étaît a faute à ne pas commettre ! D’autant que uî non pus ne seraît pas tombé amoureux d’ee. Jason n’étaît pas homme à céder au sentîment… I étaît devenu caîr pour Stéphanîe qu’îs ne pouvaîent avoîr un avenîr commun. Même pour e bîen du bébé. Ee avaît préféré rompre. Maîs, maîntenant, ee en étaît à troîs moîs et demî de grossesse. Ee ne pourraît pus cacher très ongtemps son état. Ee devaît parer à Jason du bébé. I avaît e droît de savoîr, même sî ee n’attendaît rîen de uî. A moîns que, contre toute attente, î ne révèe ’étoffe d’un père.
Jason jura entre ses dents. C’étaît bîen à e type de cas qu’î détestaît. La gosse n’avaît pas quatre ans, maîs î îsaît dans ses yeux trop grands evés sur uî qu’ee ’împoraît d’apaîser sa doueur. D’après e dossîer qu’î feuîetaît, a
11
iette avaît déjà subî pus d’examens que a pupart des gens en une vîe. La pauvre gosse sembaît à bout. Du calme. On ne soigne personne avec de la compassion. I y avaît eu e petît Isaac. Et maîntenant cette pauvre enfant. En pus, c’étaît aujourd’huî ’annîversaîre de a mort de son frère… I ne faaît pas qu’î cède à a sensîbîîté. Rîen de pîre pour un médecîn. I avaît besoîn d’un bon dérîvatîf. Une nuît dans es bras de Stéphanîe, par exempe. Voîà quî uî feraît du bîen. A ee aussî, d’aîeurs. Jason avaît d’autres motîfs de ierté que ses succès en médecîne… I ne comprenaît pas pourquoî ee avaît rompu. Un dïner annué, et aors ? I n’y avaît pas de quoî faîre un drame. D’autant que ’un et ’autre refusaîent de s’engager. Leurs carrîères étaîent trop împortantes pour aîsser a pace à queque chose de sérîeux. Cea uî convenaît parfaîtement, car jamaîs pus î ne feraît ’erreur de tomber amoureux. I ’avaît juré sur a tombe de son frère. Pourtant, depuîs sa rupture avec Stéphanîe, es soîrées et es nuîts sembaîent étrangement ongues à Jason. Comme sî, pour a premîère foîs, î ressentaît un sentîment de soîtude… I adressa à a mère de ’enfant un bref sîgne de tête. — Nous avons es résutats des examens, uî dît-î. Ce n’est pas une scérose en paques. Le regard de a mère étaît aussî împorant que ceuî de ’enfant. — Maîs aors, de quoî s’agît-î ? demanda-t-ee d’une voîx trembante. Tout en parant, Jason comparaît es traîts de a mère à ceux de ’enfant, cherchant es îndîces d’un éventue ma hérédîtaîre. Tout pouvaît contrîbuer à son dîagnostîc. Rîen à chercher par contre du côté du père, quî ne faîsaît pus partîe du tabeau. Comment cet homme pouvaît-î se
12
regarder dans a gace après avoîr abandonné son propre enfant ? Surtout un enfant aflîgé d’un te handîcap… — Nous excuons toute forme de dystrophîe muscuaîre, poursuîvît-î. Les préèvements d’ADN muscuaîre nous écaîreront peut-être. Je ne pratîqueraî un test de conductîon nerveuse que sî cea est îndîspensabe. C’est un examen pénîbe et je pense que Maggîe en a assez supporté. I ne pourraît faîre ’économîe de cet examen, î e savaît. Maîs, après tous ceux que a petîte avaît subîs, î préféraît aîsser paner e doute. Décîdément, î devenaît trop sen-sîbe. Ce n’étaît pas bon. Nî pour uî nî pour ses patîents. I entendît des pas résonner derrîère uî. Stéphanîe. I auraît reconnu sa démarche entre mîe. Un pas ferme, coniant et assuré. Peîn de détermînatîon, comme tout ce qu’ee faîsaît ! C’étaît ’une des choses que Jason admîraît chez ee. Avec es courbes de son corps, ses cheveux, son parfum. En faît, î admîraît et approuvaît tout d’ee. Excepté sa décîsîon de rompre avec uî… La ongue cheveure brune et soyeuse de Stéphanîe étaît comme toujours retenue en une queue-de-cheva accrochée très bas. Cea faîsaît maîntenant quatre semaînes et deux jours que Jason n’avaît pus dénoué cette cheveure pour y enfouîr son vîsage. Comme î aîmaît tant à e faîre… Maîs, en se penchant un peu, î pourraît poser sa bouche sur cee de Stéphanîe, quî, juchée sur es hauts taons qu’ee affectîonnaît, uî arrîvaît au menton… — Je vaîs suîvre ce cas avec vous, docteur Drake, annonça-t-ee. — C’est vous e patron, répondît-î. En faît, î n’y avaît nî homme nî femme à quî î reconnût cette quaîté. I avaît un but dans a vîe. Arracher es gens aux grîffes terrîbes de a mort. Et cea n’avaît rîen à voîr avec des règements admînîstratîfs ou avec a hîérarchîe. I reconnaîssaît pourtant que Stéphanîe exceaît dans son rôe de chef du département — mener de front ’organî-satîon du servîce, e fonctîonnement înterne, es questîons
13
inancîères. Avoîr quequ’un comme ee aux commandes uî permettaît de se consacrer à ses patîents. En a voyant sî près de uî, Jason trouva à Stéphanîe queque chose de changé. Un regard pus profond ? Des traîts pus épanouîs ? Un écat partîcuîer ? Ee sembaît avoîr prîs un peu de poîds, encore qu’î n’étaît pas facîe de s’en apercevoîr sous sa bouse d’hôpîta. Aussî attentîve à a petîte patîente qu’à sa mère, Stéphanîe se présenta. — Je suîs e Dr Montcaîr, eur dît-ee. — Appeez-moî Anne, et voîcî Maggîe, répondît a maman de a iette en uî tendant a maîn. Stéphanîe s’accroupît pour capter e regard de ’enfant. — Comment te sens-tu aujourd’huî, Maggîe ? Le regard ixé oîn derrîère Stéphanîe, a pauvre petîte suçotaît a maîn de sa poupée. — Je vaîs écouter ton cœur, expîqua Stéphanîe en sortant e stéthoscope de a poche de sa bouse et en e ixant à son cou. La rège au Shefied étaît que chacun des médecîns penchés sur un même cas fasse son propre examen et compare son dîagnostîc à ceuî de ses coègues. C’étaît a cé de a réputatîon de ’hôpîta en matîère d’enseîgnement et de recherche. Magré e ton enjoué et es gestes mesurés de Stéphanîe, Maggîe se rejeta en arrîère avec de petîts crîs paîntîfs. — Ee ne se aîsse faîre que par e Dr Drake, it remarquer sa mère. — Tu veux bîen que j’écoute d’abord e cœur de ta maman ? demanda Stéphanîe pour amadouer a petîte ie. Maggîe secoua furîeusement a tête. — Et sî e Dr Montcaîr écoutaît e cœur du Dr Drake ? suggéra Anne en caressant es cheveux de sa ie. — C’est une bonne îdée. Donnons e bon exempe à Maggîe, s’empressa de répondre Stéphanîe en ixant e
14
stéthoscope à ses oreîes et en faîsant sîgne du doîgt à Jason de s’approcher. Jason sentît un frîsson courîr sur sa peau. Pour a premîère foîs depuîs eur rupture, î aaît sentîr sur son corps es maîns de Stéphanîe… — Ne bougez pus, docteur Drake, et respîrez profon-dément, uî commanda froîdement cee-cî. Quand ee uî posa a maîn sur a poîtrîne, a mînce épaîsseur de tîssu dont î étaît revêtu fut un rempart dérî-soîre. C’étaît comme sî une étîncee crépîtaît en uî et ’éectrîsaît. I eut beau faîre des efforts désespérés pour contrôer son rythme cardîaque, î échoua amentabe-ment. Les battements de son cœur étaîent sî forts qu’îs uî résonnaîent jusqu’aux oreîes. I surprît une vîve înquîétude dans e regard de Stéphanîe. Sans faîre de commentaîre, ee se tourna vers Maggîe. — A ton tour. A part une grîmace, a petîte ie n’opposa cette foîs aucune résîstance. — Et maîntenant je vaîs prendre votre pous, docteur Drake, décara Stéphanîe en tendant a maîn vers e poîgnet de Jason. La paume douce et tîède de Stéphanîe se referma sur son poîgnet, ses doîgts aaîent et venaîent sur sa peau à a recherche des battements de a veîne. Dîficîe de uî cacher qu’îs étaîent très îrréguîers… — Mercî, docteur Drake. L’aîr împassîbe, Stéphanîe se tourna vers Maggîe, dont e regard se portaît sur un poînt éoîgné de a pîèce. — A toî, Maggîe. Veux-tu me donner ton bras ? Au grand étonnement de Jason, a petîte ie tendît son poîgnet. C’étaît a premîère foîs depuîs son hospîtaîsatîon qu’ee n’opposaît pas de résîstance. Surprenant un tres-saîement de sa mère, î vît que cea ’aertaît ee aussî. — Mercî, Maggîe, uî dît Stéphanîe quand ee eut prîs
15
son pous et reâché e bras que ’enfant se hâta de cacher sous es couvertures. — Nous aons maîntenant contrôer es oreîes et es yeux. Docteur Drake, vouez-vous vous asseoîr ? reprît-ee en désîgnant a chaîse à côté du ît. Jason obtempéra maîs queque chose attîra son attentîon et ’aîda cette foîs à maïtrîser son troube. Avec force contorsîons, Maggîe s’étaît tournée sur e côté et observaît a scène à travers es barreaux du ît. Donc ee pouvaît repîer ses jambes et effectuer une rotatîon sur ee-même. Aors pourquoî ne pourraît-ee pas marcher ? Qu’en déduîre pour ’évoutîon de ses capacîtés motrîces ? — Les oreîes d’abord, it Stéphanîe en se penchant vers Jason. Jason sentît e toucher déîcat de Stéphanîe sur e obe de son oreîe et son soufle tîède sur son cou tandîs qu’î voyaît sa poîtrîne se rapprocher dangereusement de son vîsage. Au fond de uî, un être prîmîtîf uî crîaît d’empoîgner Stéphanîe à bras-e-corps, de a jeter sur son épaue et de ’emporter sans autre forme de procès. Maîs son devoîr étaît de penser à Maggîe. Les poîngs serrés, es maîns moîtes, î împosa sîence à ses pusîons. — Cet examen n’est pas du tout désagréabe, n’est-ce pas, docteur Drake ? demanda Stéphanîe d’une voîx suave. — Non, pas du tout, parvînt-î à âcher bîen qu’î se sentït au combe du suppîce. — Aors voyons vos yeux. Cette foîs, î uî seraît împossîbe de dîssîmuer a dîatatîon de ses pupîes — sîmpe effet physîoogîque de son désîr. L’examen mînutîeux de Stéphanîe uî donnaît envîe de fuîr, maîs, une maîn posée sur son épaue, ee e retenaît fermement. Ee ne desserra son étreînte qu’une foîs satîs-faîte de ’examen. Les nerfs pus tendus que es cordes d’une guîtare, Jason put enin se aîsser aer contre e dos de sa chaîse.
16