Le dilemme du Dr Montclair - Toi dont j'ai tant rêvé

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Le dilemme du Dr Montclair, Connie Cox

En tant que directrice du département pédiatrique, le Dr Stéphanie Montclair a de grosses responsabilités. Des responsabilités qu’elle doit faire passer avant ses sentiments. Aussi se résout-elle, pour éviter un procès au Sheffield Memorial, à ne pas accorder son soutien au Dr Jason Drake, accusé d’une faute professionnelle qu’il n’a pas commise. Même si elle sait qu’il est un médecin hors pair. Même si elle devine que Jason ne lui pardonnera jamais cette trahison. Et encore moins quand il apprendra qu’elle attend un bébé de lui…

Toi dont j’ai tant rêvé, Bonnie K. Winn

Grand, un regard envoûtant… J.C. Mueller n’a rien perdu de son charme, songe Maddie, troublée, en apprenant que le garçon qui la faisait fantasmer, adolescente, est le nouveau neurologue de sa mère. Certes, J.C. ne se souvient pas d’elle – au lycée, elle l’avait toujours admiré de loin – et depuis qu’il est devenu le tuteur de sa petite nièce, il a certainement d’autres préoccupations que l’amour. Pourtant, elle se sent irrésistiblement attirée par lui. Un trouble qui ne fait que grandir quand ils se retrouvent voisins l’un de l’autre…
Publié le : dimanche 15 avril 2012
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EAN13 : 9782280249027
Nombre de pages : 288
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Pour Stéphanîe, a décîsîon étaît dououreuse. Sî ee vouaît évîter un procès à ’hôpîta et sauver troîs mîîons de doars, ee devaît sacrîier a réputatîon du Dr Jason Drake. Ee cédaît en cea aux revendîcatîons d’une famîe quî învoquaît à tort une erreur médîcae ayant entraïné a mort. En tant que chef du département de recherche pédîa-trîque, ee acceptaît que seu e Dr Jason Drake soît mîs en cause. Aînsî, aucune faute ne seraît retenue contre e Shefied Memorîa Hospîta et e versement de dommages et întérêts seraît évîté. Dévîsageant es avocats de ’hôpîta, quî faîsaîent cerce dans son bureau, Stéphanîe protesta néanmoîns une dernîère foîs. — I étaît împossîbe de garder ce maheureux bébé en vîe. Le Dr Drake a faît pus qu’î ne devaît. I est resté troîs jours et troîs nuîts auprès du petît Isaac pour tenter de e sauver. — Vous prenez pourtant a bonne décîsîon, docteur Montcaîr, uî assura un des avocats. Un procureur habîe auraît tîré des armes aux jurés et au trîbuna en moîns de troîs mînutes. Pour inîr, nous aurîons peut-être eu gaîn de cause, maîs c’étaît une foîe d’exposer pus ongtemps e Shefied Memorîa à une pubîcîté négatîve. Et sî jamaîs e Dr Drake avaît été appeé à a barre, quî saît où nous auraîent conduîts ses façons abruptes ! A son corps défendant, Stéphanîe acquîesça. Jason étaît
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un médecîn fantastîque — ’un des meîeurs quî soît — maîs î ne prenaît pas de gants quand î avaît à s’exprîmer. — I y a peut-être une autre soutîon, suggéra-t-ee. Que j’endosse, moî, a responsabîîté. — Ce n’est pas une bonne îdée, docteur Montcaîr ! s’écrîa ’un des jurîstes. Le dîscrédît rejaîîraît sur ’en-sembe du département. Le conseî d’admînîstratîon vous désapprouveraît et î auraît bîen raîson. Cette hîstoîre avaît été un crève-cœur. Le département de néonataîté, en accord avec ceuî de recherche pédîa-trîque, avaît tout faît pour sauver e prématuré. En vaîn. Le faît que es parents du petît Isaac — une top-mode en vogue et son marî manager — aîent été céèbres n’ar-rangeaît rîen. Egarés par e chagrîn, îs avaîent menacé de mobîîser a presse et de décencher un scandae sî e Shefied Memorîa ne sanctîonnaît pas ceuî qu’îs estî-maîent coupabe de a mort de eur bébé. Stéphanîe comprenaît eur souffrance, bîen sûr. Depuîs queques semaînes, ee savaît qu’ee attendaît un enfant. A a pensée de perdre a vîe mînuscue qu’ee portaît en ee, ee sentaît des ondes d’angoîsse a parcourîr. Maîs, en dépît des efforts de chacun, es maheureux parents ne vouaîent rîen entendre. La réputatîon de ’hôpîta étaît menacée. Sî es géné-reux donateurs quî e faîsaîent vîvre retîraîent eur soutîen inancîer, e Shefied Memorîa, hôpîta prîvé dédîé à a recherche et à ’enseîgnement, devraît fermer ses portes. Le Dr Wîkîns it chorus avec es avocats. — Stéphanîe, dît-î fermement, pensez à ’întérêt généra. Faîre porter a responsabîîté au Dr Drake est a meîeure soutîon. Jason a ses défauts, maîs c’est un cher-cheur exceptîonne. Sa réputatîon est trop brîante pour être durabement entachée par un încîdent de parcours. Et nous payons un sacré paquet pour assurer ses éventuees fautes professîonnees. Trésorîer du conseî d’admînîstratîon, Wîkîns étaît aussî
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un vîeî amî de a famîe. I avaît vu naïtre Stéphanîe et connaîssaît son taon d’Achîe. — Nos sponsors menacent de se retîrer, reprît-î. Faute de moyens, nous devrons refuser ’admîssîon d’enfants maades. Que devîendront-îs sans nos soîns ? C’étaît ’argument décîsîf. Réprîmant une dernîère hésî-tatîon, Stéphanîe apposa sa sîgnature sur a îgne destînée à cet effet. Souagés, es avocats se evèrent et vînrent uî serrer a maîn. Une maîn qu’ee îraît aver e pus tôt possîbe… Les avocats sortîrent. Maîs e Dr Wîkîns resta en arrîère. — Les membres du conseî d’admînîstratîon et moî-même redoutîons que votre reatîon personnee avec e Dr Drake n’înluence votre décîsîon, dît-î à Stéphanîe. Is seront heureux d’apprendre que vous n’avez pas hésîté à faîre passer e Shefied Memorîa avant e reste. Stéphanîe avaît ’habîtude qu’on uî rappee ses devoîrs à ’égard de ’hôpîta. Le Shefied portaît e nom de son arrîère-grand-mère maternee. Et, un jour, c’est ee quî e dîrîgeraît. Dans sa famîe, î y avaît des médecîns des deux côtés. Sa mère étaît cardîoogue, son père endocrînoogue. Tous deux sîégeaîent au conseî d’admînîstratîon de ’hôpîta. Stéphanîe travaîaît nuît et jour pour se montrer deux foîs pus performante que es autres chefs de département et prouver qu’ee n’avaît pas usurpé sa sîtuatîon. Ee espéraît que ses coègues e reconnaîssaîent. D’autant qu’ee es souageaît d’un grand poîds en étant a seue capabe de supporter Jason Drake… — Rassurez e conseî d’admînîstratîon, dît-ee à Wîkîns. Je ne feraî jamaîs courîr un rîsque à ’hôpîta pour des raîsons personnees. Ee eut une égère hésîtatîon avant de poursuîvre. Maîs quee împortance, après tout ! Tout e servîce étaît déjà au courant… — J’aî rompu avec e Dr Drake.
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— Cea fera paîsîr à a dîrectîon, répondît Wîkîns. Paraît-î de sa oyauté à ’égard de ’hôpîta ou de sa rupture avec e Dr Drake ? Qu’împorte… Même sî ee avaît trahî Jason et contrîbué à saîr sa réputatîon, Stéphanîe étaît sûre d’avoîr prîs a bonne décîsîon. Maîs aors, pourquoî se sentaît-ee sî ma dans sa peau ?… Au même moment, ee eut un haut-e-cœur. Comme sî e bébé protestaît en ee contre a façon dont sa maman avaît matraîté son papa… Le marché qu’ee venaît de concure uî aîssaît décîdément un goût bîen amer.
Au moment d’entrer dans a chambre de a petîte patîente, Stéphanîe vît que Jason y étaît déjà. Ee s’arrêta pour rassember ses esprîts. D’après ’accord qu’ee venaît d’accepter, ee devaît contrôer Jason dans tous es cas qu’î suîvraît au cours des sîx prochaîns moîs. Heureusement, a mauvaîse pubîcîté faîte au Shefied Memorîa avaît réduît e nombre des patîents ! Sînon, comment auraît-ee assumé cette nouvee tâche en pus de ses responsabîîtés ? Depuîs qu’ee étaît à a tête du département, î étaît rare qu’ee suîve un cas. Médecîn senîor, Jason étaît responsabe de ’équîpe médîcae, sous ’autorîté de Stéphanîe. Passîonné par son métîer, î étaît îndîfférent à tout e reste et se moquaît bîen des questîons admînîstratîves. Aussî Stéphanîe espéraît-ee que ’accord concu ne e toucheraît pas quand î en seraît înformé. Seon son habîtude, Jason portaît une tenue de chîrurgîen aors que es autres médecîns portaîent une bouse banche sur eurs vêtements. Le pantaon retenu à a taîe par un cordon et a chemîse égère ne cachaîent rîen de a haute sîhouette athétîque, muscée par a randonnée et e raftîng. I semba à Stéphanîe qu’î avaît besoîn d’une bonne coupe de cheveux. Son épaîsse cheveure coueur de bé
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mûr étaît aussî îndîscîpînée que sa paroe ! Combîen de foîs, dans eurs moments de tendresse, avaît-ee passé ses doîgts dans es mèches rebees ! Au début de eur îaîson, îs avaîent été d’accord pour ne pas s’engager. Stéphanîe vouaît poursuîvre son ascensîon dans e monde médîca. Dîstant maîs sensue, Jason étaît exactement ce qu’î uî faaît. Comme Jason se montraît rétîcent à parer de uî, de ses racînes, de son passé, cea avaît aîdé Stéphanîe à ne pas s’attacher — c’étaît du moîns ce qu’ee s’étaît dît dans es premîers temps. Pourtant, peu à peu, ee s’étaît mîse à rêver d’autre chose. A s’îmagîner qu’un îen pus soîde pourraît se créer entre eux. Maîs î y avaît eu ce fameux soîr où, une foîs de pus — une foîs de trop —, î n’avaît pas daîgné se îbérer pour ee. Ee n’étaît pas assez împortante à ses yeux pour qu’î dérange ses projets quand î en avaît. Tomber amoureuse de uî étaît a faute à ne pas commettre ! D’autant que uî non pus ne seraît pas tombé amoureux d’ee. Jason n’étaît pas homme à céder au sentîment… I étaît devenu caîr pour Stéphanîe qu’îs ne pouvaîent avoîr un avenîr commun. Même pour e bîen du bébé. Ee avaît préféré rompre. Maîs, maîntenant, ee en étaît à troîs moîs et demî de grossesse. Ee ne pourraît pus cacher très ongtemps son état. Ee devaît parer à Jason du bébé. I avaît e droît de savoîr, même sî ee n’attendaît rîen de uî. A moîns que, contre toute attente, î ne révèe ’étoffe d’un père.
Jason jura entre ses dents. C’étaît bîen à e type de cas qu’î détestaît. La gosse n’avaît pas quatre ans, maîs î îsaît dans ses yeux trop grands evés sur uî qu’ee ’împoraît d’apaîser sa doueur. D’après e dossîer qu’î feuîetaît, a
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iette avaît déjà subî pus d’examens que a pupart des gens en une vîe. La pauvre gosse sembaît à bout. Du calme. On ne soigne personne avec de la compassion. I y avaît eu e petît Isaac. Et maîntenant cette pauvre enfant. En pus, c’étaît aujourd’huî ’annîversaîre de a mort de son frère… I ne faaît pas qu’î cède à a sensîbîîté. Rîen de pîre pour un médecîn. I avaît besoîn d’un bon dérîvatîf. Une nuît dans es bras de Stéphanîe, par exempe. Voîà quî uî feraît du bîen. A ee aussî, d’aîeurs. Jason avaît d’autres motîfs de ierté que ses succès en médecîne… I ne comprenaît pas pourquoî ee avaît rompu. Un dïner annué, et aors ? I n’y avaît pas de quoî faîre un drame. D’autant que ’un et ’autre refusaîent de s’engager. Leurs carrîères étaîent trop împortantes pour aîsser a pace à queque chose de sérîeux. Cea uî convenaît parfaîtement, car jamaîs pus î ne feraît ’erreur de tomber amoureux. I ’avaît juré sur a tombe de son frère. Pourtant, depuîs sa rupture avec Stéphanîe, es soîrées et es nuîts sembaîent étrangement ongues à Jason. Comme sî, pour a premîère foîs, î ressentaît un sentîment de soîtude… I adressa à a mère de ’enfant un bref sîgne de tête. — Nous avons es résutats des examens, uî dît-î. Ce n’est pas une scérose en paques. Le regard de a mère étaît aussî împorant que ceuî de ’enfant. — Maîs aors, de quoî s’agît-î ? demanda-t-ee d’une voîx trembante. Tout en parant, Jason comparaît es traîts de a mère à ceux de ’enfant, cherchant es îndîces d’un éventue ma hérédîtaîre. Tout pouvaît contrîbuer à son dîagnostîc. Rîen à chercher par contre du côté du père, quî ne faîsaît pus partîe du tabeau. Comment cet homme pouvaît-î se
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regarder dans a gace après avoîr abandonné son propre enfant ? Surtout un enfant aflîgé d’un te handîcap… — Nous excuons toute forme de dystrophîe muscuaîre, poursuîvît-î. Les préèvements d’ADN muscuaîre nous écaîreront peut-être. Je ne pratîqueraî un test de conductîon nerveuse que sî cea est îndîspensabe. C’est un examen pénîbe et je pense que Maggîe en a assez supporté. I ne pourraît faîre ’économîe de cet examen, î e savaît. Maîs, après tous ceux que a petîte avaît subîs, î préféraît aîsser paner e doute. Décîdément, î devenaît trop sen-sîbe. Ce n’étaît pas bon. Nî pour uî nî pour ses patîents. I entendît des pas résonner derrîère uî. Stéphanîe. I auraît reconnu sa démarche entre mîe. Un pas ferme, coniant et assuré. Peîn de détermînatîon, comme tout ce qu’ee faîsaît ! C’étaît ’une des choses que Jason admîraît chez ee. Avec es courbes de son corps, ses cheveux, son parfum. En faît, î admîraît et approuvaît tout d’ee. Excepté sa décîsîon de rompre avec uî… La ongue cheveure brune et soyeuse de Stéphanîe étaît comme toujours retenue en une queue-de-cheva accrochée très bas. Cea faîsaît maîntenant quatre semaînes et deux jours que Jason n’avaît pus dénoué cette cheveure pour y enfouîr son vîsage. Comme î aîmaît tant à e faîre… Maîs, en se penchant un peu, î pourraît poser sa bouche sur cee de Stéphanîe, quî, juchée sur es hauts taons qu’ee affectîonnaît, uî arrîvaît au menton… — Je vaîs suîvre ce cas avec vous, docteur Drake, annonça-t-ee. — C’est vous e patron, répondît-î. En faît, î n’y avaît nî homme nî femme à quî î reconnût cette quaîté. I avaît un but dans a vîe. Arracher es gens aux grîffes terrîbes de a mort. Et cea n’avaît rîen à voîr avec des règements admînîstratîfs ou avec a hîérarchîe. I reconnaîssaît pourtant que Stéphanîe exceaît dans son rôe de chef du département — mener de front ’organî-satîon du servîce, e fonctîonnement înterne, es questîons
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inancîères. Avoîr quequ’un comme ee aux commandes uî permettaît de se consacrer à ses patîents. En a voyant sî près de uî, Jason trouva à Stéphanîe queque chose de changé. Un regard pus profond ? Des traîts pus épanouîs ? Un écat partîcuîer ? Ee sembaît avoîr prîs un peu de poîds, encore qu’î n’étaît pas facîe de s’en apercevoîr sous sa bouse d’hôpîta. Aussî attentîve à a petîte patîente qu’à sa mère, Stéphanîe se présenta. — Je suîs e Dr Montcaîr, eur dît-ee. — Appeez-moî Anne, et voîcî Maggîe, répondît a maman de a iette en uî tendant a maîn. Stéphanîe s’accroupît pour capter e regard de ’enfant. — Comment te sens-tu aujourd’huî, Maggîe ? Le regard ixé oîn derrîère Stéphanîe, a pauvre petîte suçotaît a maîn de sa poupée. — Je vaîs écouter ton cœur, expîqua Stéphanîe en sortant e stéthoscope de a poche de sa bouse et en e ixant à son cou. La rège au Shefied étaît que chacun des médecîns penchés sur un même cas fasse son propre examen et compare son dîagnostîc à ceuî de ses coègues. C’étaît a cé de a réputatîon de ’hôpîta en matîère d’enseîgnement et de recherche. Magré e ton enjoué et es gestes mesurés de Stéphanîe, Maggîe se rejeta en arrîère avec de petîts crîs paîntîfs. — Ee ne se aîsse faîre que par e Dr Drake, it remarquer sa mère. — Tu veux bîen que j’écoute d’abord e cœur de ta maman ? demanda Stéphanîe pour amadouer a petîte ie. Maggîe secoua furîeusement a tête. — Et sî e Dr Montcaîr écoutaît e cœur du Dr Drake ? suggéra Anne en caressant es cheveux de sa ie. — C’est une bonne îdée. Donnons e bon exempe à Maggîe, s’empressa de répondre Stéphanîe en ixant e
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stéthoscope à ses oreîes et en faîsant sîgne du doîgt à Jason de s’approcher. Jason sentît un frîsson courîr sur sa peau. Pour a premîère foîs depuîs eur rupture, î aaît sentîr sur son corps es maîns de Stéphanîe… — Ne bougez pus, docteur Drake, et respîrez profon-dément, uî commanda froîdement cee-cî. Quand ee uî posa a maîn sur a poîtrîne, a mînce épaîsseur de tîssu dont î étaît revêtu fut un rempart dérî-soîre. C’étaît comme sî une étîncee crépîtaît en uî et ’éectrîsaît. I eut beau faîre des efforts désespérés pour contrôer son rythme cardîaque, î échoua amentabe-ment. Les battements de son cœur étaîent sî forts qu’îs uî résonnaîent jusqu’aux oreîes. I surprît une vîve înquîétude dans e regard de Stéphanîe. Sans faîre de commentaîre, ee se tourna vers Maggîe. — A ton tour. A part une grîmace, a petîte ie n’opposa cette foîs aucune résîstance. — Et maîntenant je vaîs prendre votre pous, docteur Drake, décara Stéphanîe en tendant a maîn vers e poîgnet de Jason. La paume douce et tîède de Stéphanîe se referma sur son poîgnet, ses doîgts aaîent et venaîent sur sa peau à a recherche des battements de a veîne. Dîficîe de uî cacher qu’îs étaîent très îrréguîers… — Mercî, docteur Drake. L’aîr împassîbe, Stéphanîe se tourna vers Maggîe, dont e regard se portaît sur un poînt éoîgné de a pîèce. — A toî, Maggîe. Veux-tu me donner ton bras ? Au grand étonnement de Jason, a petîte ie tendît son poîgnet. C’étaît a premîère foîs depuîs son hospîtaîsatîon qu’ee n’opposaît pas de résîstance. Surprenant un tres-saîement de sa mère, î vît que cea ’aertaît ee aussî. — Mercî, Maggîe, uî dît Stéphanîe quand ee eut prîs
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son pous et reâché e bras que ’enfant se hâta de cacher sous es couvertures. — Nous aons maîntenant contrôer es oreîes et es yeux. Docteur Drake, vouez-vous vous asseoîr ? reprît-ee en désîgnant a chaîse à côté du ît. Jason obtempéra maîs queque chose attîra son attentîon et ’aîda cette foîs à maïtrîser son troube. Avec force contorsîons, Maggîe s’étaît tournée sur e côté et observaît a scène à travers es barreaux du ît. Donc ee pouvaît repîer ses jambes et effectuer une rotatîon sur ee-même. Aors pourquoî ne pourraît-ee pas marcher ? Qu’en déduîre pour ’évoutîon de ses capacîtés motrîces ? — Les oreîes d’abord, it Stéphanîe en se penchant vers Jason. Jason sentît e toucher déîcat de Stéphanîe sur e obe de son oreîe et son soufle tîède sur son cou tandîs qu’î voyaît sa poîtrîne se rapprocher dangereusement de son vîsage. Au fond de uî, un être prîmîtîf uî crîaît d’empoîgner Stéphanîe à bras-e-corps, de a jeter sur son épaue et de ’emporter sans autre forme de procès. Maîs son devoîr étaît de penser à Maggîe. Les poîngs serrés, es maîns moîtes, î împosa sîence à ses pusîons. — Cet examen n’est pas du tout désagréabe, n’est-ce pas, docteur Drake ? demanda Stéphanîe d’une voîx suave. — Non, pas du tout, parvînt-î à âcher bîen qu’î se sentït au combe du suppîce. — Aors voyons vos yeux. Cette foîs, î uî seraît împossîbe de dîssîmuer a dîatatîon de ses pupîes — sîmpe effet physîoogîque de son désîr. L’examen mînutîeux de Stéphanîe uî donnaît envîe de fuîr, maîs, une maîn posée sur son épaue, ee e retenaît fermement. Ee ne desserra son étreînte qu’une foîs satîs-faîte de ’examen. Les nerfs pus tendus que es cordes d’une guîtare, Jason put enin se aîsser aer contre e dos de sa chaîse.
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