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Le guerrier solitaire

De
225 pages
Mais pas n’importe quel homme. Elle veut celui connu sous le nom de Fantôme blanc-aux-cheveux-de-feu. Il pourrait être son seul espoir de libérer sa fille, Lily, enlevée par les Cheyennes. La légende raconte qu’il a été autrefois prisonnier de cette tribu, mais que son courage les avaient si impressionnés qu’ils l’avaient accepté comme l’un des leurs. Pourtant, l’homme que Rose retrouve n’a rien d’une figure de légende.Le passé torturé de Luke Phelan l’a conduit à vivre en reclus dans les monts Smoky, à l’ouest du Kansas. S’étant promis de rester le plus loin possible des Cheyennes, Luke refuse d’accompagner Rose dans son expédition. Mais la bravoure qu’elle manifeste face au danger le fait revenir sur sa décision. Maintenant, alors qu’ils chevauchent ensemble sur les plaines, ils devront écarter de leur route bandits et chasseurs de primes, en plus d’être confrontés à leurs propres désirs, avant de retrouver Lily. Mais le prix à payer sera élevé pour Rose, et son amour naissant pour Luke sera mis à l’épreuve.
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Ues éloges pour les romans de Lori Austin Un hors-la-loi au Pays des merveilles
« Ûne histoire d’amour au rythme trépidant, qui se déroule pendant la guerre de Sécession. Ethan Walsh est un médecin de l’Ûnion qui espionne dans un hôpital confédéré de la Virginie, et Annabeth Phelan, l’infirmière chargée de le démasquer… L’idylle débute d’une manière douce et tendre, mais devient rapidement périlleuse pour les deux amants… une histoire à suspense d’amour perdu et retrouvé. » Publishers Weekly
« Il ne m’a pas fallu très longtemps pour plonger la tête la première dans le récit… Très bien écrit, et je suis impatient de lire la suite de la série. » — Southern Musings
« Ce roman ne vous laissera pas sur votre faim !… Ûne histoire captivante d’amour, de trahison et de rédemption… tous les éléments sont réunis. » — My Book Addiction Reviews
« Uès la fin du chapitre six… je devais acheter le livre précédent de la série, et il est encore meilleur. » — Uear Author…
« Ûne histoire captivante, écrite par une auteure qui a du cœur. »
La belle et le chasseur de primes
RT Book Reviews
« Fascinant, poignant et inoubliable,La belle et le chasseur de primes, de Lori Austin, est un roman palpitant qui m’a rappelé pourquoi j’aime les westerns. J’ai adoré l’originalité des personnages et la profondeur de leur histoire individuelle. Lori Austin est une conteuse douée et brillante qui ne déçoit pas. » — Lorraine Heath, auteure du livre à succèsLord of Wicked Temptations, selon leUSA Today
« U’une originalité rafraîchissante,La belle et le chasseur de primessurgit littéralement des pages. Vous tomberez sous le charme de ses personnages et de l’Ouest américain. » — Susan Mallery, auteure du livre à succèsThree Sisters, selon leNew York Times
« Lori Austin sait comment créer un climat de tension qui vous tient en haleine, page après page. Avec ce récit mouvementé de vengeance et de rédemption, le lecteur est assuré d’une randonnée endiablée. » — Kaki Warner, auteure primée deBride of the High Country
« Uès la première page, l’histoire s’envole comme un pur-sang galopant ventre à terre dans les prairies. Accrochez-vous et appréciez la randonnée ! » — Claudia Uain, auteure desCourtesan Chronicles
Copyright©2014LoriHandeland Titre original anglais : O ce Upon A Time in the West : The Lone Warrior opyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec New American Library, une division de Penguin Group Inc., New York, NY. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Pa rice Nadeau Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épre s : Nancy Coulombe Montage de la couverture : Matthieu Fortin Design de la couverture : © Alan Ayers Mise en pages : Sébastien Michaud papier 978-2-89767-047-4 PDF numérique 978-2-89767-048-1 ISBNePub 978-2-89767-049-8 Première impression : 2016 Dépô légal : 2016 et Archives nationales du Québec BibliothèqueNationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 phone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide fi ancière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pournos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publicatio de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Austin, Lori, 1961-[Lone Warrior. Français] Le guerrier solitaire (Il était une fois dans l’Ouest ; 3) Traduction de : The Lone Warrior. ISBN 978-2-89767-047-4 I. Nadeau, Patrice, 1959 février 2- . II. Titre. III. Titre : Lone warrior. Français. IV. Collection : Austin, Lori, 1961- . Il était une fois dans l’Ouest ; 3. PS3601.U75L6614 2016 813’.54 C2015-942329-5
Conversion au format ePub par:
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Pour mes mères, Beverly Miller et Judy Handeland, qui préfèrent encore les westerns.
Kansas, 1865
Prologue
n bon Peau-Rouge est un Peau-Rouge mort. Le soldat — qui s’appelait possiblement Will, ou peut-être Bill, ou encore Phil — cracha une giclée de jus de tabac du coin de la bouche. — Qu’on les tue tous, continua-t-il, et qu’on en finisse pour de bon. Luke Phelan était debout, avec une centaine d’hommes de sa compagnie, au sommet d’une colline surplombant un paisible village cheyenne près de la rivière. — Si nous les tuons tous, dit Luke, il sera bien difficile de ramener des prisonniers vivants. L’homme se renfrogna. — J’comprends pas c’que tu veux dire, rebelle. Luke était un sudiste, c’était vrai, mais il avait été capturé et incarcéré dans la prison de la Confédération de Rock Island, en Illinois. Il y était devenu à moitié fou, ayant toujours l’impression que les murs se refermaient sur lui. Les Yankees lui avaient fait une offre qu’il ne pouvait refuser : s’il prêtait allégeance à l’Dnion, on l’enverrait dans l’Ouest combattre les Indiens. Quand la guerre serait finie, il serait libre de rentrer chez lui. Pour Luke, qui chevauchait presque aussi bien qu’un Indien, qui s’épanouissait au soleil, au vent et dans les grands espaces, et qui dépérissait peu à peu dès qu’on l’enfermait entre quatre murs, l’offre semblait un véritable cadeau du ciel. e Il avait été affecté au 2 régiment américain des Volontaires. Connus comme les « Yankees 1 de toc » — un détachement composé majoritairement de confédérés qui avaient accepté la même proposition que Luke —, ils avaient été déplacés de Rock Island à Fort Leavenworth, puis transférés à Fort Riley. Pour la première fois depuis qu’il avait été capturé, Luke voyait le ciel plus d’une minute par jour et il en était ravi. Mais le Kansas n’était pas la Virginie ; les Yankees n’étaient pas les rebelles. Tout lui semblait étranger et un peu bizarre. Tandis que la majorité du régiment était composé de sudistes, comme Luke, il comptait plusieurs « Will Dntel » — des Yankees qui avaient été expédiés à la frontière en guise de châtiment pour expier quelque faute. Le fait que les rebelles aient été de meilleurs soldats qu’eux n’était guère apprécié par leurs camarades du Nord. À présent que la guerre était finie, Luke aspirait seulement à rentrer à la maison. Cependant, une promesse était une promesse, et un serment restait un serment. Il resterait comme il avait accepté de le faire jusqu’à ce qu’on le libère. On ne pouvait le garder dans l’Ouest indéfiniment. — Si nous fonçons et tirons sur tout ce qui bouge, dit Luke maintenant, il est presque assuré que nous toucherons un prisonnier. — Tu penses que j’peux pas faire la différence entre une femme blanche et une squaw ? Celui qui venait de contester était le même que tantôt. Luke n’avait été là que quelques mois, mais il savait que le mot « squaw » était péjoratif. Il savait aussi que très peu de soldats se souciaient de ces nuances. — Je pense que tu n’as pas toujours les yeux en face des trous, rétorqua Luke. Will Dntel, ou peut-être était-ce Bill, cligna des yeux. Tous les autres regardèrent les deux hommes à tour de rôle, puis leur capitaine, qui était en conférence avec les éclaireurs pawnees qui les avaient conduits au camp des Cheyennes.
— Toi, toi…, balbutia le butor en fermant ses poings menaçants. — Que se passe-t-il, soldat ? demanda le capitaine Murdoch en s’approchant d’eux. Puisque Luke et Will Dntel étaient de simples soldats, comme presque tous ceux qui les entouraient, personne ne répondit. — Battez-vous contre les Indiens, continua le capitaine, pas entre vous. Will Dntel, à moins que ce ne fût Phil Dntel, gratifia Luke d’un sourire narquois et triomphant. — Vous ordonnez l’assaut, m’sieur ? Avant que le capitaine Murdoch ne puisse répondre, Luke parla : — Il semble qu’il y ait surtout des femmes et des enfants là-bas. Tous le regardèrent froidement, et il réprima un soupir. — Les Cheyennes ont été turbulents au cours des derniers mois, en raison du massacre à Sand Creek, ajouta-t-il. — Massacre, grogna Bill Dntel. Il n’y a pas eu de massacre. C’était une victoire, purement et simplement. Comment le meurtre de centaines de femmes, d’enfants et de vieillards cheyennes et arapahos par une troupe d’hommes à cheval et lourdement armés pouvait être célébré comme une victoire, Luke n’était jamais arrivé à le comprendre. Quand, pour se venger, les Cheyennes s’étaient mis à assassiner des innocents, les gens s’empressèrent d’oublier la cause de leur colère pour s’employer à les faire cesser leur tuerie. Alors, plutôt que de tuer les colons, les Cheyennes s’étaient mis à les piller. Ce qui expliquait la présence du régiment de Luke à cet endroit — peu importe où il se trouvait. Ils avaient commencé leur périple à Fort Riley, mais ils pouvaient aussi bien se trouver dans le Territoire du Colorado à présent. Comment en être sûr ? — Si nous remportons une autre « victoire » comme celle de Sand Creek, dit Luke, nous ne ferons qu’envenimer la situation. — Tu penses que tu peux donner ton avis au capitaine, parce que vous avez tous fait desi grandes chosespendant la guerre ? L’accent moqueur avec lequel il avait dit « de si grandes choses » n’avait pas échappé à Luke. Néanmoins, il se garda de faire remarquer que les confédérés avaient été victorieux 2 pendant presque toute la guerre. Les défaites avaient commencé quand Lee s’était retrouvé à court de munitions, de vivres, d’armes et d’hommes. Cela n’avait rien à voir avec la qualité de l’armée sudiste ou de son état-major. e Luke avait été membre du 43 bataillon, les infâmes Rangers de Mosby, un groupe de partisans à cheval que l’ennemi accusait de pratiquer la guérilla. Ils étaient connus pour leurs attaques éclair des lignes de communication et de ravitaillement de l’Dnion. Puis, une trahison avait conduit à la capture et à l’emprisonnement de Luke. Il ne savait pas qui en était responsable. Mais s’il le découvrait un jour… L’enfer serait un lieu de repos pour ce salaud. — Phelan ! cria le capitaine Murdoch. — Oui, monsieur, dit Luke, qui venait de se rendre compte qu’il était le seul à ne pas être encore en selle. — As-tu l’intention de te joindre à nous ? Luke regarda le paisible camp cheyenne, qui ne le resterait plus très longtemps. Pourquoi avait-il cru que combattre les Indiens serait la même chose que de faire la guerre aux Yankees ? Le bruit d’un pistolet que l’on armait attira le regard de Luke vers Murdoch, qui pointait son
Colt dans sa direction. — Monte sur ce cheval. Will Dntel sourit. — Tirez sur lui cap’taine, dit-il. C’est ce qu’y z’auraient dû faire dès le début. Le général Grant avait en effet ordonné d’exécuter tout partisan capturé sur le fait. Que Luke fût encore en vie était soit un miracle, soit un accident. Il n’avait jamais su auquel des deux il devait sa chance. Il enfourcha sa monture. Le capitaine rangea son Colt dans son étui. — oucement et sans précipitation, dit-il. Les éclaireurs d’abord. Ils demanderont la libération des prisonniers. Puis, nous verrons. Ils chevauchèrent vers la rivière. Au moins, Murdoch avait le bon sens de ne pas les faire fondre sur les Indiens comme des démons. Les Cheyennes ne semblaient pas heureux de les voir, mais ils ne se dispersèrent pas aux quatre vents. Luke étant un chasseur aguerri, il savait que lorsqu’une proie s’enfuyait, les prédateurs se lançaient à ses trousses. Il n’en résultait jamais rien de bon. Dn Cheyenne à la figure flétrie et à la chevelure blanche attendait au centre du cercle de tipis. Son regard noir était fixé sur les soldats ; il ignora les exécrés éclaireurs pawnees. Ennemi traditionnel des Cheyennes, des Sioux et des Arapahos, les Pawnees collaboraient maintenant avec l’armée des États-Dnis. Luke ne reprochait pas au vieil homme d’agir comme si de tels traîtres étaient invisibles. 3 — is-lui que Black Kettle a ordonné la libération de tous les prisonniers blancs, dit le capitaine à son interprète. Black Kettle avait libéré des prisonniers qu’il détenait avant Sand Creek. Au vu de ce qui s’était bien passé ensuite, Luke se demanda si le chef avait vraiment demandé la libération d’autres captifs. Le Pawnee traduisit les mots de Murdoch, mais le vieux Cheyenne continua de fixer les soldats comme s’il n’avait pas entendu les paroles de l’éclaireur. On aurait plutôt dit qu’il attendait quelque chose, ou bien quelqu’un. Luke laissa son regard errer sur le camp. Comme un peu plus tôt, il n’aperçut que des femmes, des enfants et des vieillards. Où étaient les guerriers ? Il leva les yeux et ne vit rien d’autre que les longues herbes ondulantes jusqu’à l’horizon. — Fouillez les tipis, ordonna le capitaine. Luke regarda la prairie de nouveau. Il avait entendu les histoires d’Indiens qui dressaient leurs chevaux à se coucher près d’eux, silencieux et immobiles, dissimulés dans les hautes herbes, se tenant en embuscade. Il avait toujours tenu ces histoires pour des balivernes, mais il n’en était plus si sûr maintenant. — Capitaine, commença-t-il. Nous devrions probablement… — Exécution ! cria Murdoch. Luke ravala sa réplique et descendit de cheval. Plus vite il obéirait aux ordres, plus vite il rentrerait au fort. Dne poignée de soldats se dispersèrent dans le camp, se penchèrent pour entrer dans les tipis avant d’en ressortir peu après. Au bout de quelques minutes, ils avaient retrouvé les deux femmes blanches et leurs trois enfants qui avaient été capturés dans un village près de la frontière séparant le Colorado du Kansas. Le tonnerre soudain de sabots qui approchaient enterra presque les cris de guerre de leurs cavaliers. Luke fit volte-face, la main sur son révolver, alors que des douzaines de Cheyennes