Le mariage d'une pédiatre - Une rencontre irrésistible

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Le mariage d’une pédiatre, de Joanna Neil

Sophie n’a pas l’habitude de s’épancher sur sa vie privée. Surtout depuis la trahison de son fiancé, qui a ébranlé sa confiance dans la gent masculine. Pourtant, un soir de fête, elle se laisse aller à confier ses secrets à Lucas, un homme qu’elle vient de rencontrer et qu’elle est persuadée de ne jamais revoir. A tort. Car quelques jours plus tard, elle le retrouve à l’hôpital des Cotswolds, où ils travaillent tous les deux comme pédiatres. Une situation d’autant plus troublante que Lucas, qui lui a clairement fait comprendre qu’il était très attaché à sa liberté, lui plaît plus que de raison…

Une rencontre irrésistible, de Caroline Anderson

Grand, large d’épaules, une voix rocailleuse et sexy : Ben Walker, le nouveau voisin de Daisy, est l’homme le plus beau qu’elle ait jamais vu. Seulement voilà, il est aussi son nouveau patron, et Daisy sait qu’elle ne doit en aucun cas entretenir avec lui de liens trop intimes. Mais comment pourrait-elle garder ses distances, alors qu’elle travaille avec lui, qu’ils vivent sous le même toit, et qu’il ne cache pas l’attirance qu’il éprouve pour elle ? Aussi Daisy finit-elle par céder à la tentation, en acceptant la dangereuse proposition de Ben : partager avec lui une liaison - et rien d’autre...

Publié le : mardi 15 novembre 2011
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280240154
Nombre de pages : 288
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1.
— Sophie ! Ecoute-moi une minute, je t’en prie. Donne-moi au moins une chance de m’expliquer…
Le regard suppliant, Nathan essayait de la retenir par le bras.
Emue par sa souffrance évidente, Sophie eut un instant de faiblesse, puis se reprit et se passa la main sur le front pour tenter de dissiper sa migraine. Une chaleur étouffante régnait dans le dancing de l’hôtel où ses collègues avaient organisé leur fête de mariage.
Le morceau de hard rock que jouait l’orchestre en arrière-plan lui vrillait le crâne, et les vibrations du parquet ciré se répercutaient dans son corps, ajoutant à son malaise. Au centre de la piste, les deux jeunes médecins mariés depuis quelques heures s’en donnaient à cœur joie, entourés de leurs amis et de leur famille.
Bien que l’automne soit déjà avancé, la noce avait profité d’une belle journée ensoleillée, et à présent les spots lumineux zébraient la pièce de leurs éclairs multicolores. Durant le bref moment où elle observa le couple, Sophie envia son bonheur sans nuage.
Danserait-elle gaiement un jour à son propre mariage ? Il y avait peu de chances, songea-t-elle avec amertume en posant de nouveau les yeux sur Nathan. Elle espérait tout de lui, et il l’avait tant déçue… Tous ses rêves s’étaient écroulés.
Elle secoua la tête.
— Désolée, nous n’avons plus rien à nous dire. Tout est fini entre nous, il faut que tu te fasses une raison.
— Non !
Il lui agrippa le bras pour l’attirer à lui et elle résista.
— Lâche-moi !
Il fallait que ça arrive ! Toute la journée, elle avait essayé d’éviter une scène de ce genre…
Une nouvelle fois, elle tenta de se libérer, mais il la serrait de toutes ses forces ; elle commençait à se sentir très mal à l’aise.
— Je crois qu’elle vous a prié de la laisser tranquille.
Le ton grave et autoritaire la fit sursauter, et elle tourna la tête, curieuse de voir qui venait à son secours.
Le regard gris intense fixé sur Nathan contenait un avertissement ; Sophie étudia les traits parfaits et la forte mâchoire sous les cheveux noirs, la haute stature et le corps mince et musclé dans un costume à la coupe impeccable. Un homme difficile à oublier, qu’elle avait déjà remarqué dans la journée : Lucas, le garçon d’honneur du marié, qui avait fait un discours très sympathique et plein d’humour après la cérémonie.
La prise sur son bras ne s’était pas desserrée.
— Mêlez-vous de vos affaires, dit Nathan d’un ton rogue. On ne vous a rien demandé.
— J’ai l’impression que cette jeune femme ne partage pas votre point de vue.
Sous les paroles polies, la menace était claire.
— J’espère que vous n’avez pas l’intention de me contredire sur ce point.
Il toisa Nathan.
— Lâchez-la et disparaissez, sinon je me verrai forcé de vous aider à le faire. Inutile de provoquer un scandale.
Enfin, Nathan parut retrouver son bon sens. Incité à la prudence par la lueur d’acier dans les yeux qui le fixaient et par la carrure imposante de l’inconnu, il relâcha son étreinte et recula.
— Bien… Heureux de constater que vous êtes raisonnable.
Après un dernier regard à Nathan, l’homme lui tourna le dos et saisit Sophie par le coude pour la guider vers le buffet.
— Vous êtes bien Sophie, n’est-ce pas ? Moi, c’est Lucas. J’espère que vous ne m’en voulez pas d’être intervenu, mais vous aviez l’air en difficulté. Aimeriez-vous grignoter quelque chose ?
Elle fit non de la tête ; la migraine empirait et sa gorge était si serrée qu’elle se sentait incapable d’avaler quoi que ce soit.
— Un verre, alors ?
— Oui, s’il vous plaît, ça me fera peut-être du bien.
Il sourit.
— Le champagne rosé me paraît indiqué dans votre cas. De plus, il sera assorti à votre robe…
— D’accord, merci.
Elle attendit qu’il ait commandé au bar une bière blonde glacée pour lui et une coupe qu’il lui tendit.
— Aux recommencements !
Elle ouvrit grand les yeux. Pour elle, il n’en était pas question pour l’instant, mais elle trinqua quand même, par politesse.
— Aux recommencements, dit-elle en prenant une gorgée de liquide pétillant. Merci d’être intervenu. Nathan n’est pas méchant, mais il n’est pas lui-même en ce moment et je ne savais pas trop comment gérer la situation. Je suis heureuse que vous ayez été là.
— Tout le plaisir a été pour moi.
Les yeux de Lucas glissèrent de ses cheveux retombant en boucles dorées sur ses épaules nues à la ligne de la robe de soie qui moulait comme une seconde peau son corps délié.
— Grâce à lui, j’ai fait la connaissance de la plus belle femme de la soirée.
Sous ce regard appuyé, elle ressentit plus fort la pression du bustier légèrement smocké qui lui galbait la poitrine, soulignant sa taille fine et la courbe de ses hanches. A partir de la ceinture, la jupe vaporeuse doublée de tissu délicat s’évasait et tombait à mi-mollets.
— Cette couleur vous va à ravir. Elle reflète celle de vos joues, crème et pêche… une harmonie parfaite. La mariée a dû être fière de vous avoir comme demoiselle d’honneur.
Elle se sentit rougir. Il la draguait ! Elle aurait dû lui signifier qu’il perdait son temps… Mais quelle importance, puisqu’elle ne le reverrait plus ?
Elle tourna la tête vers le jeune médecin qui dansait toujours avec son épouse.
— Vous êtes très ami avec Harry ? Vous devez le connaître depuis longtemps pour qu’il vous ait choisi comme garçon d’honneur.
— C’est vrai. Nous avons grandi dans le même village du Buckinghamshire. Bien entendu, nous n’y vivons plus ni l’un ni l’autre, mais nous ne nous sommes jamais perdus de vue.
Il lui lança un regard oblique.
— Vous habitez dans le coin ?
— Non. J’ai pris une chambre ici, à l’hôtel, pour ne pas avoir à rentrer à une heure tardive… Ce qui veut dire aussi que je peux boire un verre tranquille.
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