Le plus beau des secrets - Un été à Belles Fleurs - Un patron de charme

De
Publié par

Le plus beau des secrets, Raye Morgan

Alors qu’il déambule dans les rues de sa principauté de Carnéthie, Nicolas de Montenevada croise une belle inconnue au regard envoûtant, mais étrangement perdu… Ce n’est que lorsqu’il s’approche d’elle qu’il comprend qu’elle est enceinte… et amnésique. Touché par sa grâce naturelle et soucieux de lui venir en aide, il décide d’accueillir chez lui, au palais, cette jeune femme dont il ne connaît que le prénom : Marisa…

Un été à Belles Fleurs, Rebecca Winters

En tant que riche héritière, Dana a une règle d’or : fuir les hommes ambitieux et cyniques qui ne cherchent qu’à se servir d’elle. Pourtant, lorsqu’elle fait la rencontre d’Alexandre Fleury Martin, propriétaire d’un magnifique domaine en France, elle sent sa raison chavirer et des sentiments troublants l’envahir. Au point qu’elle envisage de succomber – rien qu’une fois seulement – à l’attirance irrésistible qu’Alexandre exerce sur elle...

Un patron de charme, Jessica Hart

Lorsque son ancien patron, Tyler Watts, propose de la réengager pour quelques mois, Mary, sans le sou, accepte avec joie. Mais elle déchante vite en découvrant sa mission : trouver à Tyler une épouse blonde, belle et fortunée. Un rôle que Mary aimerait bien tenir elle-même...
Publié le : jeudi 15 mars 2012
Lecture(s) : 39
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280249959
Nombre de pages : 416
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
1.
Le prince Nicolas, deuxième dans l’ordre de naissance des enfants mâles de la Maison royale de Montenevada, enfonça son chapeau sur ses yeux et releva le col de son pardessus, autant pour éviter d’être reconnu que pour se protéger du froid. Il n’y avait que six mois que sa famille était revenue au pouvoir dans le vieux royaume de Carnéthie et, déjà, il était exaspéré par les incursions des journalistes dans sa vie privée. Après cinq ans passés à soutenir la guérilla dans les montagnes avec ses frères, il ne ressentait aucunement l’envie d’être traité comme le dernier chanteur à la mode chez les midinettes ! Les rues sombres, à peine éclairées ici et là par les rares réverbères qui fonctionnaient encore, étaient quasi désertes. Une voiture solitaire passa lentement, suivie d’un groupe d’adolescents chahuteurs. Alors qu’il s’apprêtait à franchir le Gonglia Bridge, il croisa une jeune femme au regard étrangement vide, dont les cheveux blonds encadraient en mèches désordonnées un joli visage aux traits îns. Haussant les épaules, il songea qu’en ce moment tous les moins de trente ans afîchaient ce genre de dégaine. Pourtant, en poursuivant sa route, le regard hanté de l’inconnue continua de le préoccuper et, arrivé au milieu du pont, il ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil par-dessus son épaule. La vision lui ît rebrousser chemin au pas de course. — Hé là ! Arrêtez ! Vous avez perdu la tête !
7
L’étrange jeune femme avait enjambé le parapet et, penchée en avant, scrutait les eaux noires comme pour y lire son destin. De toute évidence, elle s’apprêtait à se jeter dans le courant puissant du euve. — Ne bougez pas ! hurla-t-il en se ruant sur elle. L’inconnue leva les yeux et, essayant de l’éviter, se plaça dans une position encore plus périlleuse. Nicolas l’empoigna par les cheveux pour l’empêcher de se débattre puis, la soulevant à pleins bras, la reposa en sécurité de l’autre côté du parapet. Déséquilibrée par la rapidité de son action, elle trébucha et tomba contre lui ; Nicolas eut le temps de sentir dans sa paume la rondeur tendre d’un sein avant qu’elle ne se retourne vers lui, crachant comme un chat en colère. — Ne me touchez pas ! cria-t-elle en reculant. Laissez-moi tranquille ! Touché dans son amour-propre, Nicolas, contrarié, grimaça ; pour qui se prenait-elle, elle n’avait même pas eu assez d’imagination pour trouver une mort moins banale ! A ce moment, les pans du manteau de la jeune femme s’écartèrent, révélant un ventre rond. Elle était enceinte et cela changeait, pour lui, les données du problème. Plongeant son regard dans les beaux yeux élargis par l’angoisse, Nicolas sentit s’éveiller sa compassion. — Je serais ravi de reprendre ma route, rétorqua-t-il en s’efforçant d’adoucir sa voix, mais encore faudrait-il que je sois sûr que vous n’allez pas vous jeter dans ce euve dès que j’aurai le dos tourné. Son haussement d’épaules trahit l’impatience. — Je n’avais absolument pas l’intention de faire une chose pareille ! — Vraiment ? Dans ce cas, vous jouiez plutôt bien la comédie. — J’essayais seulement de… Avec un regard vers le garde-fou, elle ajouta en trébu-chant sur les mots :
8
— De récupérer mes affaires. Il… il les a jetées dans l’eau et… Sa voix hésita puis elle parut se reprendre et conclut avec une légèreté quelque peu forcée : — Bah ! Peu importe, après tout. Enfonçant ses mains dans ses poches, elle lui tourna aussitôt le dos. — Que cherchiez-vous ? Peut-être pourrais-je vous aider ? s’écria Nicolas dans son dos. — Non, merci, rétorqua-t-elle en lui jetant par-dessus son épaule un regard distant, vous ne pouvez rien pour moi… Certes, il faisait nuit et il était plutôt grand et large d’épaules, sans doute ressentait-elle sa présence comme une menace. Cependant, il ne pouvait rien proposer de plus et avait mieux à faire que de s’acharner à vouloir aider une femme déséquilibrée. Il haussa les épaules. — Comme vous voudrez. Sans répondre, elle accéléra le pas et, immobile, il la regarda s’éloigner. Sans aucun doute, il valait mieux la laisser partir mais, sans raison bien déînie, cette idée lui répugna. Il y avait quelque chose en elle… De plus, la ville sortait tout juste de la guerre et beaucoup de quartiers n’étaient pas sécurisés. C’était un problème que ses frères et lui allaient devoir prendre à bras-le-corps, parmi tant d’autres… Hésitant, il jeta un dernier regard à la mince silhouette qui se fondait déjà dans l’obscurité puis, avec un hausse-ment d’épaules, pivota et reprit son chemin en se disant qu’il avait besoin d’un verre. La musique et les rires qui s’échappaient des portes ouvertes du pub lui parvinrent avant même qu’il n’aperçoive l’établissement. Malgré cette invitation tentante, il se îgea sur le seuil, hésitant. Bien sûr, rien ne lui ferait plus plaisir qu’un bon scotch, il en sentait déjà la brûlure réconfortante couler dans sa gorge et se voyait assis dans la pénombre,
9
se laissant envahir par les conversations indistinctes et la fumée, proîtant de ce rare instant de vacuité. Hélas, tout ceci était du domaine onirique : à peine aurait-il pris place dans le coin le plus reculé de la salle que la serveuse, après un regard appuyé sur son visage, colporterait la rumeur. Les clients se retourneraient, le regard curieux, jusqu’à ce que l’un d’eux trouve assez d’audace pour venir aborder l’un des membres de la vieille dynastie enîn restaurée. Une fois ce pas franchi, il ne tarderait pas à être pris d’assaut par la foule des buveurs, les uns ressassant la guerre alors que d’autres voudraient savoir pourquoi le pays ne se redressait pas plus vite, pourquoi la vie ne devenait pas merveilleuse maintenant que les méchants étaient punis et les bons sur le trône. Sans compter que ce bar pouvait fort bien être un repaire des partisans du clan ennemi, ressassant leur mauvaise fortune et complotant pour prendre leur revanche. Non, décidément, il n’avait pas envie de prendre ce risque et, faisant volte-face, il dirigea de nouveau son regard vers le euve, incapable de chasser de son esprit le visage de la candidate au suicide, de ses boucles blondes ottant autour de son visage pâle et de ses yeux sombres pleins de mystère. Avait-elle trouvé ce qu’elle cherchait ? Pourrait-elle rentrer chez elle en sécurité ? De l’endroit où il se tenait, le pont apparaissait immense et menaçant, comme un chemin menant immanquablement vers tous les dangers. Devant les rues désertes, noyées de pluie, il se dit qu’il lui fallait décider ce qu’il allait faire des heures à venir. Traversant la rue, il se mit à longer le euve, vaguement inquiet, scrutant les environs. Soudain, il plissa les yeux en apercevant une ombre mouvante sur la rive, au milieu des débris. Laissant échapper un juron, il ne prit pas le temps de la réexion et dévala l’escalier menant au quai avant de s’approcher de la scène en quelques foulées silencieuses.
10
— Qu’est-ce que vous îchez là ? Ecartant les mèches de cheveux détrempés plaquées sur son visage, l’inconnue du pont leva vers lui un regard surpris qui se durcit dès qu’elle le reconnut. — Cela ne vous regarde pas ! Manifestement, elle venait de pleurer et, dès qu’il aperçut la trace des larmes sur ses joues, Nicolas se sut perdu. En effet, rien de tout cela ne le regardait, mais il se sentit incapable de passer son chemin : comment aurait-il pu laisser une femme aussi jeune et vulnérable se débattre seule avec ses problèmes sur un quai désert, dans la nuit la plus complète. — Pourquoi ne me dites-vous pas ce qui se passe ? Je pourrais peut-être vous aider. Le dévisageant quelques minutes, elle înit par secouer la tête. — Je vous en prie, allez-vous-en. Je suis très occupée. Il faut que je trouve… Sa voix s’éteignit et elle se pencha de nouveau sur l’objet qu’elle examinait quand il l’avait aperçue. Nicolas se pencha lui aussi. — Que faut-il que vous retrouviez ? — Mon sac… Mes affaires. Fronçant les sourcils, il s’avisa qu’elle fouillait à pleines mains un gros sac de plastique. Ce n’était tout de même pas à ça qu’elle faisait allusion ! L’objet était maculé de boue, à moitié éventré et, quand Nicolas l’eut ouvert, révéla une quantité de petits sacs de plastique blanc contenant proba-blement une substance illicite. A l’évidence, il s’agissait d’un traîc de drogue et la jeune femme avait, sans le vouloir, mis la main sur une cache de traîquants. — De quelle sorte de sac parlez-vous ? A quoi ressemble-t-il ? Se redressant, la jeune femme jeta un regard hésitant autour d’elle. — Je… Je ne suis pas bien sûre…
11
Nicolas, exaspéré, se retint pour ne pas la secouer. — Si vous ne savez pas à quoi il ressemble, comment espérez-vous le retrouver ? De nouveau, les larmes remplirent les grands yeux noirs et l’inconnue tourna vers lui un visage d’une pâleur émouvante. La dévisageant, Nicolas songea que ces traits révélaient à la fois fragilité et force de caractère. Quant à son corps, malgré la grossesse, il était mince et bien proportionné, avec de longues jambes de danseuse. D’ailleurs tous ses gestes démontraient la souplesse et la uidité d’une gymnaste. Avec un petit sourire d’autodérision, il se dit que, d’or-dinaire, ses impressions vis-à-vis de la gent féminine ne versaient pas dans un tel lyrisme. Lorsque la jeune femme se détourna, le regard de Nicolas glissa sur ses seins et il remarqua instinctivement leur pléni-tude qui tendait l’élégant pull de cachemire qu’elle portait sous son manteau. Sans crier gare, son corps réagit avec une telle vivacité qu’il s’en trouva, un instant, désemparé. — Je n’ai pas besoin d’aide, assura-t-elle. Cependant, sa voix tremblait et les larmes brillaient toujours dans ses yeux. Sentant une main étreindre doucement son cœur, Nicolas se ressaisit, refusant de se laisser attendrir. Mais il ne pouvait pas la laisser seule dans un pareil endroit où, déjà, des ombres rôdaient. — Pas question de vous laisser ici, vous pourriez encore être tentée par un petit plongeon. Elle le foudroya du regard. — Je vous répète que je n’avais pas l’intention de sauter. — Vraiment ? Que faisiez-vous, alors ? Un peu de barres parallèles pour un entraïnement aux jeux Olympiques ? Tournant la tête, elle resta muette. — Bon, admettons que mon hypothèse est stupide. Dans votre condition… — Ma condition ? s’étonna-t-elle.
12
A ce moment, elle baissa les yeux sur sa silhouette déformée et ses mains se posèrent sur son ventre. — Oh ! J’avais oublié… Nicolas la dévisagea, sidéré : une femme n’oubliait jamais, en aucune circonstance, qu’elle était enceinte. Décidément, il y avait quelque chose d’étrange dans cette petite personne. Soudain, il remarqua un liquide qui luisait dans les îns cheveux blonds. Il l’efeura du bout des doigts et regarda sa main : du sang. — Mais vous êtes blessée ! Elle leva vers ses cheveux une main hésitante. — Ah ? Je ne savais pas… Peut-être me suis-je cogné la tête en tombant ou bien… Ou bien est-ce là qu’il m’a frappée ? Ces mots suscitèrent une rage soudaine chez Nicolas. Comment pouvait-on frapper une femme dans cet état ? Si jeune, si adorable, si… Allons bon, voilà que son accès de romantisme le reprenait. — Qui a pu faire une chose pareille ? interrogea-t-il, la voix vibrante d’indignation. Evitant son regard, elle se détourna de nouveau. — Je ne sais pas. Il lui saisit le bras pour l’empêcher de s’enfuir. — Attendez ! Cette affaire est sérieuse. Je vous emmène à la police. Les yeux élargis par la peur, elle se mit à se débattre. — Non, pas question, je ne peux pas faire ça ! — Et pourquoi pas ? Elle hésita, le regard fuyant. Nicolas fronça les sourcils. Il ne voyait que deux raisons pour que quelqu’un refuse d’avoir recours aux forces de l’ordre et ni l’une ni l’autre n’étaient de bon augure. — Vous n’avez rien à craindre, je serai avec vous, vous n’aurez qu’à me laisser faire. Retrouvant manifestement sa combativité, elle lui décocha un regard noir.
13
— Comme ce doit être confortable de jouer au défen-seur de la veuve et de l’orphelin, ironisa-t-elle. Vous vous prenez pour qui ? Le roi de Carnéthie ? Nicolas la dévisagea : non, elle ne paraissait pas consciente d’avoir en face d’elle l’un des membres de la famille régnante. — Je veux seulement vous aider, soufa-t-il. — Vraiment, rétorqua-t-elle en secouant ses cheveux mouillés. Et qu’attendez-vous en retour ? Son haussement d’épaule traduisit sa lassitude. — Rien, un simple merci, mais même cela semble hors de question. Un bref instant, le regard de la jeune femme vacilla. — Pourquoi vous ferais-je conîance ? — Parce que vous n’avez pas le choix, semble-t-il. Maintenant, si vous ne voulez pas faire appel à la police, il y a certainement quelqu’un que je peux appeler pour vous venir en aide. Joignant le geste à la parole, il sortit son téléphone portable de la poche de son blouson et le brandit. — Quel numéro ? Elle secoua la tête. — Allez ! s’impatienta-t-il, nous n’allons pas rester là toute la nuit ! Balayant les quais opposés du regard, il suggéra : — Que diriez-vous de nous réfugier dans ce petit café, là-bas. Au moins, vous y seriez au sec. Elle leva les yeux et il vit qu’elle était tentée. — Une bonne tasse de café bien chaud ? Allez ! Je vous l’offre. De nouveau elle posa sur le petit établissement, seul point lumineux dans la nuit, un regard d’envie. — J’ai tellement faim, admit-elle. Refermant d’un claquement sec son téléphone, Nicolas le rangea dans sa poche. — Parfait, allons-y ! Lorsqu’elle se tourna vers lui, fouillant du regard son
14
visage, Nicolas se demanda ce qu’elle y voyait : l’image d’un nouvel ami qui voulait l’aider ou celle de l’homme amer qu’il était devenu ? Visiblement, elle ne l’avait pas reconnu : c’était déjà une bonne chose qui prouvait qu’elle ne faisait partie d’aucun cercle politique. — Allons-y, répéta-t-il, l’entraïnant devant lui d’une main légère. Après avoir poussé la porte du café, il s’arrêta sur le seuil, inspectant discrètement les lieux : dans la salle décorée d’afîches publicitaires s’alignaient des rangées de tables de part et d’autre d’une courte allée centrale, et une musique rythmée s’écoulait des haut-parleurs. L’endroit, de taille modeste, était quasi désert, mis à part des amoureux qui assis à l’une des tables du fond étaient perdus dans une contemplation mutuelle et ne prêtaient aucune attention à ce qui se passait autour d’eux. Un couple plus âgé, absorbé dans la consommation de spaghettis, ne releva même pas la tête. La serveuse, quant à elle, somnolait vaguement, assise sur un tabouret haut derrière le comptoir qui occupait le fond de l’établissement. Nicolas guida sa compagne vers une table de la rangée de droite, près de la porte. A la moindre alerte, au moindre signe indiquant que son identité était dévoilée, ils pourraient ainsi s’éclipser rapidement. — Une omelette et un grand verre de lait, commanda-t-il à la serveuse avec un sourire bref. Et pour moi un café, s’il vous plaït. — Une omelette…, répéta l’inconnue d’un ton pensif. Très bien… Mais, ajouta-t-elle avec un regard nostalgique vers le comptoir, cette tarte m’a l’air bien tentante. Nicolas retint un sourire. — Pas de problème. Vous ajouterez une bonne part de tarte maison, mademoiselle, lança-t-il à la serveuse qui s’était subitement mise à s’activer. Nous la partagerons.
15
Tandis que la jeune îlle s’éloignait, l’inconnue adressa à Nicolas un regard pensif. — Est-ce que je vous connais ? murmura-t-elle. Inquiet, il lui lança un bref regard mais ne lut dans les beaux yeux noirs aucun signe de reconnaissance ; seuls y régnaient le doute et l’inquiétude. — Pas que je sache, répliqua-t-il d’un ton léger. Nous nous sommes rencontrés sur le pont tout à l’heure pour la première fois. — Ah oui ! Bien sûr… — J’ignore toujours votre nom… Comme elle hochait la tête, semblant l’approuver, il décida de s’aventurer plus loin. — Je m’appelle Nicolas. Et vous ? — Euh… Je… Une fraction de seconde, elle eut l’air d’un animal pris au piège et, détournant les yeux, parcourut du regard le petit établissement comme si elle y cherchait une réponse. Puis, son regard, posé derrière lui, s’éclaira soudain et elle annonça : — Marisa. Marisa Fleur. — Marisa, répéta le jeune homme. Joli prénom. Lui tendant la main, il ajouta : — Ravi de vous connaïtre, Marisa. Posant sa main îne et frémissante dans la sienne, elle sourit pour la première fois. — Ravi de vous rencontrer, Nicolas. Le contact de cette main tiède, l’éclat du beau regard sombre l’émurent soudain avec une intensité qui le décon-certa. Un peu abasourdi, il cligna des paupières, inhala une large goulée d’air et retira sa main d’un geste vif, se demandant ce qui lui arrivait. — Merci… Même si je n’en ai pas l’air, j’apprécie beaucoup votre aide. Nicolas, encore sous le coup de l’émotion, hocha la tête, se promettant bien d’être désormais sur ses gardes.
16
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.

Diffusez cette publication

Vous aimerez aussi