Le règne des loups

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Quand un loup choisit sa compagne, c’est pour l’éternité…

1/ Alors qu’elle traque un groupe de créatures nocturnes qui sèment la terreur dans la région, Marijka rencontre un homme dans une auberge. Magnifique, troublant, il exerce sur elle une étrange attirance. Un désir aussi violent que dangereux, auquel elle a le plus grand mal à résister. 

2/ Trouver le remède qui empêchera les loups-garous de se transformer en monstres, voilà la mission de Daphné. Et garder une distance prudente avec ses cobayes est la condition pour ne pas devenir leur première victime. Une condition qu’elle a le plus grand mal à respecter lorsque Konstantin rejoint le groupe de ses patients. D’une séduction diabolique, il la couve des yeux à chacune de leurs confrontations, et la promesse qu’elle lit dans son regard éveille en elle les plus troublants des fantasmes…

3/ Trahie ! Folle de rage, Beth la femme-louve fixe Stephan, son fiancé. Ainsi, l’homme dont elle s’apprêtait à devenir la compagne est en réalité un chasseur de loups-garous, et ses promesses n’étaient que des mensonges destinés à traquer ceux de son peuple. Mais, alors qu’elle s’apprête à fuir, Beth croise le regard de Stephan et sent son cœur manquer un battement. Car ce qu’elle vient de lire dans ses yeux ressemble à de la culpabilité, à du désir… à de l’amour ? 

Publié le : dimanche 1 novembre 2015
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280350686
Nombre de pages : 288
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1

— Un autre membre de la Guilde a été contaminé, Stanislav. Que comptes-tu faire ? demanda le sénateur Kenneth Bardot.

D’un mouvement brusque de l’épaule, Luka changea la position du téléphone contre son oreille. Il avait encore du sang sur les mains après avoir nettoyé un repaire. Il n’avait pas eu le choix : les contaminés étaient devenus des chiens enragés.

— Qu’est-ce que je compte faire ? répéta-t-il le plus calmement possible. Tu fais partie du comité de surveillance de la Guilde, Bardot. Toi et tes collaborateurs n’êtes donc pas capables de garder votre propre maison en ordre ?

Le comité de surveillance de la Guilde était censé s’assurer que les forces de police surnaturelles n’abusaient pas de leur pouvoir. Malheureusement, c’étaient souvent les Aeternali qui abusaient du leur. Malgré sa répugnance à leur égard, Luka avait besoin d’eux pour sauver son peuple et vaincre l’infection avant qu’elle ne vire à la pandémie.

— Nous essayons, Luka, mais tu sais comment sont ces policiers… La coéquipière de Van Brunt a tenu à examiner son corps. J’aimerais que tu t’occupes d’elle.

Van Brunt avait été mordu. Il était impossible de savoir s’il était réellement mort ou s’il allait se réveiller contaminé.

— Avez-vous trouvé Gévaudan ? grogna-t-il.

Il aurait taillé le sénateur Bardot en pièces avec plaisir. Ce qui l’en empêchait, c’était que celui-ci lui avait promis de mettre la main sur Ian Gévaudan, le patient zéro du virus.

— Ces choses prennent du temps, se défendit Bardot. Il faut agir avec finesse. On ne peut pas foncer dans le tas et…

— Je peux, le coupa Luka. Et je le ferai si vous ne le retrouvez pas vite.

— Tu sais que Konstantin a été contaminé.

Peu importait. S’il fallait tuer Konstantin, il s’en chargerait avec tout le respect qu’il devait à son bêta. Mais il était convaincu que le virus n’avait pas eu le même effet sur lui que sur les autres loups infectés.

— Je sais que le virus a été créé pour fusionner avec son ADN, répondit-il. Et je sais que les Aeternali croient s’être dotés d’une nouvelle arme. Retrouvez-le ou je m’en chargerai — et tant pis pour ceux qui seront sur ma route.

Il était prêt à entrer en guerre contre les Aeternali s’il le fallait. Ils avaient nui à son peuple et il n’avait pas peur d’eux. Ses crocs s’étirèrent brièvement par réflexe.

— Tu devrais réfléchir avant de faire quoi que ce soit, l’avertit Bardot.

— As-tu déjà tué l’un des tiens ? Un membre de ta race qui ne sait plus qui il est, qui ne songe plus qu’à se nourrir de la chair de ses congénères ?

Le ton du sénateur s’adoucit.

— Je sais que c’est difficile pour toi, Luka, mais…

— Tu ne sais rien ! aboya-t-il. Je ressens leur peur, leur douleur. Chaque vie que je prends me rapproche de l’Abîme, même si je ne fais que mettre un terme aux souffrances des miens. Toi et tes semblables n’imaginez pas ce que la rage peut faire commettre à un alpha de tous les alphas. Je vais m’occuper de votre problème, mais vous avez trois jours pour retrouver mon bêta. Après ça, j’entre en guerre contre Gévaudan, les Aeternali et vous. Vous êtes avec moi ou contre moi dans cette affaire.

Il n’avait pas encore saisi quelles étaient les motivations du sénateur. Et, s’il lui accordait une confiance limitée, c’était parce que les informations qu’il lui avait fournies jusque-là étaient exactes.

— C’est de la folie, Stanislav.

— C’est signer ce traité avec les Aeternali qui était de la folie, répliqua-t-il avant de raccrocher.

Ce traité, qui était censé permettre à son peuple de vivre en paix, n’était qu’un leurre. Luka jeta le téléphone sur le lit et recommença à s’essuyer les mains. S’il ne massacrait pas ces loups contaminés lui-même, un exterminateur s’en chargerait. Lui, au moins, garderait à la mémoire les atrocités qui avaient été commises. Quelqu’un se rappellerait que ces loups avaient existé quand l’équipe de nettoyage des Aeternali aurait fini son travail. Les humains, eux, ne sauraient jamais ce qui s’était passé dans ce village, où naîtraient bientôt toutes sortes de légendes locales.

Il jeta un coup d’œil par la fenêtre. Le ciel s’obscurcissait. Les bandes de loups-garous infectés allaient bientôt se mettre en chasse. Pourquoi fallait-il que la coéquipière de Van Brunt s’en mêle ? Elle devait s’être inquiétée pour lui… Un soir, après une vodka de trop, Evan lui avait confié que son enquête était officieuse. Après avoir tenté de le convaincre de partir, il avait décidé de le faire extraire.

Mais Evan Van Brunt s’était fait tuer dans la matinée. Luka ne comprenait pas pourquoi les bêtes ne l’avaient pas entièrement dévoré comme leurs autres victimes. Pourvu que le virus n’ait pas déjà muté… Il ne voulait pas imaginer ce qui se passerait si les loups-garous zombies devenaient des créatures pensantes qui laissaient des corps derrière eux pour accroître leur nombre.

Il n’avait pas le temps de veiller sur cette policière. Il avait des monstres à tuer. L’infection devait être vaincue à tout prix. Malheureusement, cette femme aurait besoin de lui si Van Brunt se réveillait affamé.

Il quitta son auberge et se dirigea à pas mesurés vers le bâtiment en ruine où se trouvait le corps. Une odeur le frappa de plein fouet alors qu’il approchait du bâtiment.

Du sang gitan…

Les loups-garous et les gitans s’entendaient comme chiens et chats, et l’odeur de ces derniers lui faisait à peu près le même effet qu’un cocktail explosif. Merde ! Il ne pouvait pas se permettre une distraction de ce genre.

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