Le rêve d'une sage-femme - Les secrets de Nora Blake (Harlequin Blanche)

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Le rêve d'une sage-femme, Fiona McArthur

Venue à Lyrebird Lake pour commencer une nouvelle vie avec son enfant à naître, Mia Storm n'imaginait pas retomber si tôt sous le charme d'un homme. Pourtant, elle ressent un trouble intense quand elle croise le regard du Dr Angus Campbell qui travaille à la maternité où elle est sage-femme. Et, sentiment plus dangereux encore, l'attendrissement la gagne quand elle voit les efforts vains de celui-ci pour communiquer avec le fils de dix-neuf ans qu'il vient de se découvrir...

Les secrets de Nora Blake, Patricia Davids

Robert Dale est perplexe. Pourquoi Nora Blake, qui doit pratiquer une opération à cœur ouvert sur un petit orphelin du Moyen-Orient amené au Texas, refuse-t-elle toute interview ? La « princesse des glaces », comme on la surnomme dans sa profession, l'évite même. Qu'à cela ne tienne ! Rob obtient de l'hôpital l'autorisation de suivre Nora dans son activité quotidienne.

Publié le : samedi 15 août 2009
Lecture(s) : 24
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280273022
Nombre de pages : 320
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1.

— Tu es sûr que c’est là, papa ? demanda Simon.

Angus Campbell regarda le jeune homme qu’il avait encore du mal à considérer comme son fils et lui tapota gauchement l’épaule.

— Oui, mon garçon.

Comment apprenait-on à être « papa » en un weekend ?

Chassant cette pensée, Angus frappa à la porte de la maison de son père.

— Je rassemblais mes esprits, dit-il pour expliquer son léger temps d’hésitation.

Surpris qu’on ne vienne pas ouvrir, il alla à la fenêtre et jeta un coup d’œil à l’intérieur. Le calme inhabituel qui régnait dans la maison le surprit. Il y avait en effet toujours des allées et venues chez un médecin de campagne, et Louisa, la gouvernante, aurait dû être là.

Sans doute la Louisa que son père s’apprêtait à épouser. Une autre idée à laquelle il devait s’habituer.

Il tourna la poignée de la porte avant de la pousser sans difficulté. Elle n’avait jamais été verrouillée, même à l’époque où il habitait là.

Il scruta le couloir qui partait du vestibule.

— On dirait qu’il n’y a personne.

A cet instant, la porte de la salle de bains s’ouvrit, laissant échapper un nuage de buée, et apparut une jeune femme toute rose drapée dans une serviette verte qui lui fit penser à un bouton de rose nimbé de rosée matinale.

Angus comprit que son fils était un gentleman en le voyant pivoter sur lui-même pour regarder de l’autre côté, contrairement à lui, qui rencontra deux yeux verts interrogateurs et savoura le charmant spectacle sans la moindre gêne.

— Désolé.

— Je vois, oui…

La jeune femme parlait d’une voix égale, délicieusement rauque, et elle affichait le même calme que si elle portait un tailleur trois pièces.

— Je peux vous aider ? ajouta-t-elle en le fixant.

Impressionné, Angus détourna les yeux.

— Je cherche Ned, répondit-il, son regard revenant malgré lui vers la belle fleur humide de rosée. Il habite toujours ici ?

Une lueur s’alluma dans les iris verts.

— Ah, vous êtes le fils prodigue ! On disait que vous alliez venir. Ils sont tous partis à l’hôpital voir le nouveau bébé. Donnez-moi une minute et je suis à vous.

Elle pénétra dans une pièce dont elle claqua la porte derrière elle.

Un peu étourdi, Angus recula d’un pas.

— Elle sait te manipuler, papa. Fais attention.

Il se tourna vers ce jeune homme qu’il connaissait à peine, son fils.

— Ah oui ? Et sur quoi fondes-tu cette supposition ?

Simon sourit.

— Sur ma connaissance des femmes.

Vraiment ? Bon sang, ce gosse n’avait pas vingt ans !

— Comment peux-tu avoir une telle connaissance des femmes à un âge aussi tendre ?

Simon lui adressa un sourire effronté, et le cœur d’Angus se serra à la pensée qu’il n’avait pas vu grandir ce jeune être extraordinaire. Nul doute qu’il aurait été un homme différent s’il avait su qu’il avait un fils. Une fois de plus, il sentit la colère l’étouffer, mais la refoula impitoyablement. Tout allait bien. Il savait maintenant.

— C’est parce que j’ai quatre sœurs, et que toi, tu travailles quatre-vingts heures par semaine depuis ma naissance.

Angus songea aux femmes extrêmement désirables qu’il avait fréquentées dans tous les coins du monde au fil des années, et décida que Simon n’avait pas besoin de savoir que son père ne manquait pas d’expérience en la matière.

— Alors, tu sais tout sur moi alors que j’ignore tout de toi ?

— Maman m’a renseigné.

C’était cette même femme qui avait prétendu avoir fait une fausse couche et perdu leur petit garçon vingt ans plus tôt, songea Angus avec amertume. Cette même femme qu’il avait aimée et voulu épouser, et qui s’était mariée avec un autre.

— Elle a dit qu’il fallait que je sache, au cas où il lui arriverait quelque chose, ajouta son fils.

— Eh bien, je regrette qu’elle ne m’ait pas parlé de toi plus tôt, répliqua Angus d’un ton aussi neutre que possible.

Les yeux gris de Simon rencontrèrent les siens et Angus y vit le reflet de sa propre colère.

— Moi aussi, répondit le jeune homme.

*  *  *

Mia Storm referma la porte derrière elle en hâte et s’y adossa. Alerte rouge, bel homme en vue…

Il avait fait s’accélérer son rythme cardiaque de façon irraisonnée, mais tout allait bien. Ce n’était ni plus ni moins qu’une réaction hormonale qu’elle pouvait contrôler. Qu’elle contrôlerait !

Après tout, elle était enceinte, et il fallait qu’elle apprenne à maîtriser ses hormones.

Elle était venue à Lyrebird Lake pour commencer une nouvelle vie avec son enfant à naître, immunisée, croyait-elle, contre l’emprise destructrice que les hommes comme lui semblaient avoir sur elle.

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