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Le secret d'un patient - De si tendres retrouvailles - Le plus beau des cadeaux

De
416 pages
Le secret d'un patient, Jennifer Taylor
« Le patient s'appelle Marco Andretti, et il est amnésique. » A ces mots, Gina sent son cœur manquer un battement. Mais ses réflexes d'infirmière reprennent vite le dessus, heureusement. Car elle n'a pas le temps de songer à l'aventure passionnée qu'elle a vécue avec Marco, trois ans plus tôt, avant qu'il ne la chasse brusquement de sa vie. Avant, surtout, qu'elle ne découvre qu'elle attendait un enfant de lui. Aujourd'hui, Marco a perdu les souvenirs de leur passé amoureux, et elle est bien résolue à continuer à lui cacher qu'il est le père de sa petite Lily...
 
De si tendres retrouvailles, Alison Roberts
En accompagnant aux urgences sa nièce Sophie, dont elle a la charge, Gemma ne s’attendait pas à revoir Andy. Quelle malchance qu’il soit justement le pédiatre de garde, ce soir ! Après tout ce qu’ils ont vécu ensemble, leur mariage, la séparation… Pourtant, Gemma ne peut s’empêcher d’être bouleversée face à lui… Autant parce qu’elle comprend soudain qu’elle lui a pardonné, que parce qu’il la regarde avec une infinie tendresse… Serait-il possible qu’ils s’aiment encore ?
 
Le plus beau des cadeaux, Scarlet Wilson
Amy n'a plus qu'un espoir pour sauver son enfant : le Dr Linc Adams. Enceinte de sept mois, elle vient d'apprendre qu'elle risque d'accoucher prématurément, et le meilleur obstétricien de la région, le seul qui puisse l'aider à éviter le pire à son bébé, c'est Linc Adams. Sauf que ce dernier n'est pas seulement un brillant médecin, il est aussi l'homme avec qui elle a vécu six mois d'amour fou lors d'une mission humanitaire en Amazonie, quelques années plus tôt... Pourquoi accepterait-il de l'aider aujourd'hui, alors que, à l'époque, elle l'a quitté précipitamment, sans pouvoir lui expliquer les raisons de sa fuite ? 
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Couverture : Jennifer Taylor, Le secret d’un patient, Harlequin
Page de titre : Jennifer Taylor, Le secret d’un patient, Harlequin

1.

Le 11 décembre, 16 heures

— C’étaient les urgences, déclara l’infirmière Rosie Jones en raccrochant. Devine ce qu’ils veulent ?

Gina Lee leva le nez de son ordinateur.

— Laisse-moi deviner. Une place pour un autre patient ?

— Bravo ! Tu as gagné le gros lot.

— Mais ce n’est pas le cas du service, rétorqua Gina avec un soupir. A ce rythme-là, je n’aurai pas le temps de remplir ces formulaires, et on va finir par manquer des fournitures les plus élémentaires.

— Moi qui pensais que ce serait tranquille ! Jamais je n’aurais cru que ce service était aussi frénétique. Après tout, les patients sont supposés ne passer que quelques heures chez nous avant d’être aiguillés vers un autre service, fit remarquer Rosie. Notre véritable nom n’est-il pas « unité d’hospitalisation de courte durée » ?

— C’est ce que pensent les gens qui n’ont jamais travaillé ici. J’ai vite découvert que la réalité était bien différente.

— Cela a dû être un choc, alors !

— Un peu, admit Gina, mais j’avoue que cela ne me déplaît pas. Quand tu travailles en chirurgie, par exemple, tu sais que tes patients sont sur le point d’être opérés ou qu’ils viennent juste de l’être. Ici, en revanche, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Cela t’aide à garder l’esprit ouvert à toute éventualité.

— Tu as sans doute raison, répondit Rosie. Mais je ne suis pas sûre de pouvoir supporter la pression très longtemps.

Gina hocha la tête.

Tout le monde n’était pas fait pour ça. Mais elle ne voulait pas décourager sa jeune collègue trop vite, aussi préférait-elle ne pas insister.

Après avoir sauvegardé son travail, elle se leva.

— Nous ferions mieux de trouver un lit, reprit-elle. M. Walker doit être transféré en cardiologie, peut-être pourrions-nous les appeler pour leur demander de l’admettre plus vite que prévu.

Elle se dirigea vers l’autre extrémité de la salle et s’arrêta en chemin pour prévenir Julie Grey de l’arrivée d’un nouveau patient, puis elle se rendit au chevet de Frank Walker.

Celui-ci avait été admis vers midi à cause de douleurs thoraciques. Les examens avaient révélé un rétrécissement de trois artères coronaires, et les médecins avaient décidé de pratiquer un pontage.

— Comment vous sentez-vous, monsieur Walker ? lui demanda-t-elle en souriant.

— Comme ci comme ça, répondit-il. La douleur a cessé, grâce aux médicaments qu’on m’a donnés, et c’est déjà beaucoup. Je suppose que je ne dois m’en prendre qu’à moi-même, grommela-t-il. Ma femme me répète depuis des années de ne plus fumer et de manger plus sainement. J’aurais dû l’écouter.

— Il n’est pas toujours facile d’écouter les bons conseils, répondit-elle avec tact. Une fois que vous aurez eu votre pontage, vous vous sentirez bien mieux.

— Vous croyez vraiment ? reprit Frank d’un air inquiet. Le médecin qui m’a ausculté semblait dire qu’il n’y avait pas de quoi en faire toute une affaire, mais je ne peux pas m’empêcher d’être anxieux. Après tout, ils vont devoir arrêter mon cœur, ce n’est pas rien !

— C’est vrai, mais vous serez relié à une machine spéciale qui fera tout son travail. Des milliers de personnes subissent cette opération chaque jour, et les techniques sont parfaitement au point désormais.

— Alors, vous pensez qu’il n’y a aucun risque ? reprit Frank. Je dois vraiment le faire ?

— Bien sûr ! Et ici, à St-Saviour, nous avons un excellent service de cardiologie. Vous êtes entre de bonnes mains. Tout se passera bien, je vous le promets.

— Merci, répondit-il, l’air soulagé. Je me sens un peu mieux maintenant. C’est dommage que ce médecin ne m’ait pas expliqué tout cela comme vous venez de le faire. Vous devriez lui donner des tuyaux sur la manière de discuter avec les patients.

Elle sourit sans répondre, regrettant une nouvelle fois mentalement que le Dr Miles Humphreys ne se montre pas plus compréhensif avec les patients.

Si un pontage coronarien était de la routine pour lui, il n’en allait pas de même pour le malade !

Mais parler avec Miles était impossible. Depuis qu’elle avait refusé de sortir avec lui, il se montrait particulièrement hostile à son égard.

Si seulement il pouvait comprendre que ce refus n’avait rien à voir avec lui ! En réalité, elle évitait les hommes depuis que l’un d’entre eux lui avait brisé le cœur. Cette expérience lui avait servi de leçon, elle se consacrait désormais uniquement à son travail et à Lily, sa fillette de deux ans.

Non, il n’y avait pas de place dans sa vie pour une nouvelle relation amoureuse…

Le brancardier arriva avec le nouveau patient juste alors que Frank Walker venait d’être transféré en cardiologie. Julie lui indiqua la place libre au bout de la salle, et Gina s’empressa de les rejoindre.

— Notre patient s’appelle Marco Andretti, déclara l’homme alors qu’elle arrivait près du lit. Il a trente-sept ans et vit en Italie, à Florence.

Pendant un court instant, la surprise plongea Gina dans une impression d’irréalité totalement déconcertante.

Comment était-ce possible ? Non, cela ne pouvait pas être son Marco !

Le cœur battant comme un tambour, elle lut la fiche d’informations accrochée au lit puis tourna lentement la tête vers le lit.

Malgré ses paupières closes et le pansement qui lui cachait le front, elle le reconnut immédiatement. Ces lèvres pleines au dessin ferme, ce nez droit, ces pommettes hautes, cette mâchoire carrée, ces boucles d’un noir de jais… Non, il n’y avait aucun doute, c’était bien lui !

Elle sursauta en sentant Julie lui toucher le bras.

— Gina ? ça va ?

— Je… Oui… J’ai un peu la tête qui tourne.

— Sans doute parce que tu n’as pas pris ta pause-déjeuner, dit Julie en la surveillant plus attentivement. Allez, file à la cafétéria, on se débrouillera sans toi.

— Tu es sûre ?

— Oui, va manger quelque chose avant de faire un malaise en plein service !

Gina ne se le fit pas dire deux fois et quitta la salle sans demander son reste.

Quel mauvais tour lui jouait le destin en ramenant Marco Andretti dans sa vie ? se demanda-t-elle en se dirigeant vers les ascenseurs, le cœur serré au souvenir de cette terrible période de sa vie.

Il y aurait trois ans à Noël qu’ils s’étaient séparés, trois longues années depuis ce jour où il lui avait froidement déclaré que leur relation n’avait aucun avenir.

Il avait prononcé ces paroles avec un air tellement distant ! Elle n’avait pas eu le courage de défendre son amour. A quoi bon, alors qu’il ne la voyait déjà plus que comme une conquête encombrante ? Elle avait compris que rien ne pourrait jamais l’obliger à l’aimer autant qu’elle l’aimait, et elle lui avait obéi en reprenant le premier avion pour l’Angleterre.

Au début, elle avait espéré qu’il comprendrait son erreur, qu’il essaierait de la retrouver. Mais les semaines avaient passé sans un seul signe de lui. Finalement, elle avait fini par accepter l’idée qu’elle n’avait été pour lui qu’une aventure sans conséquence. Admettre cette réalité avait été pénible, et cette épreuve l’avait poussée à adopter une ligne de conduite très stricte à la naissance de Lily : sa fille était sa seule priorité, les hommes n’auraient plus aucune place dans son existence.

Mais le retour de Marco Andretti dans sa vie menaçait soudain cet équilibre délicat.

Une seule solution, décida-t-elle en arrivant à la cafétéria : tout faire pour qu’il ne découvre pas qu’il était le père de sa fille.

2.

Oui, c’était la solution. Continuer de se comporter comme si tout était normal. Marco ne soupçonnerait même pas son secret. Car après tout, il n’y avait aucune raison qu’il entende parler de Lily…

— Bon, tout est prêt, une équipe de neurologie arrive dans un instant… Allô ? La Terre à Gina, répondez. Nous recevez-vous ?

— Comment ? s’exclama Gina en sursautant. Pardon, Julie, je crois que je rêvassais.

Elle porta sa tasse de café à ses lèvres, s’efforçant d’agir normalement.

— Si je ne te connaissais pas mieux, je dirais que notre nouveau patient te trouble, reprit son amie en se servant à son tour une tasse de café. J’avoue qu’il est franchement sexy !

— Ne dis pas de bêtises, protesta Gina avec un rire nerveux. Je suis juste fatiguée.

— Mange donc un biscuit.

Bien que la soudaine apparition de Marco lui ait complètement coupé l’appétit, elle en prit un dans la boîte de cookies que Julie lui tendait et le grignota distraitement.

Arriverait-elle à jouer la comédie pour qu’il ne devine rien ?

Heureusement, il ne resterait que quelques heures dans le service avant d’être transféré ailleurs dans l’hôpital ou qu’on le laisse partir. Cela limitait les risques qu’il découvre l’existence de leur enfant.

Lily, leur petite fille, qu’ils avaient conçue ensemble…

Cette idée lui serra le cœur.

A l’époque, elle s’imaginait vraiment qu’ils vivaient une belle histoire d’amour. Elle n’avait pas compris que pour Marco, il ne s’agissait que d’une liaison passagère sans lien sentimental. Le fait que cela ait entraîné la naissance d’une ravissante petite fille avait été un simple accident.

— Je n’ai jamais vu un cas comme ça jusqu’à présent, reprit Julie. C’est le genre de symptôme qu’on ne voit que dans les livres.

— De quoi parles-tu ?

— De ce cas d’amnésie qui vient d’arriver. Il retrouvera sans doute la mémoire rapidement, mais ça doit être vraiment angoissant de ne plus savoir qui l’on est.

— Un cas d’amnésie ! Tu parles de Marco ? s’étonna Gina.

Elle se mit à rougir lorsque sa collègue lui jeta un regard intrigué.

— C’est bien son nom, n’est-ce pas ? Il me semble l’avoir lu sur sa fiche…

— Oui, Marco Andretti. Apparemment, il est médecin, spécialiste en traumatologie, rien de moins. Je ne sais pas si cela va l’aider ou pas. Qu’en penses-tu ?

— Je n’en ai pas la moindre idée. Es-tu en train de me dire qu’il a perdu la mémoire ?

— Oui. Il ne sait plus qui il est ni ce qu’il faisait avant d’arriver ici. Tout ce que les auxiliaires médicaux ont pu apprendre, c’est qu’il est arrivé hier à l’aéroport d’Heathrow, où il a loué sa voiture.

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