Le secret de Jannelle

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Maxance et Jannelle sont amoureux depuis leur plus tendre enfance et ont juré de se marier dès qu’ils seraient en âge de réaliser leur rêve.

Lui est étudiant en pharmacie à Aix-en-Provence et doit reprendre la pharmacie de ses parents. Elle est l’unique fille d’un riche viticulteur qui possède des hectares et des hectares de vigne. À la naissance de Jannelle, un accord fut conclu. Pour ses dix-huit printemps, Jannelle épouserait Sauveur, le fils unique d’un ami viticulteur dont les terres jouxtent les vignes de son père.


Mais c’est sans compter sur les sentiments qui lient la jeune fille à son amour de jeunesse.

Les jeunes gens vont-ils résister à la pression qu’opère le père de la jeune Jannelle ? Maxance va-t-il supporter d’être séparé de la femme qu’il aime ? L’amour sera-t-il le plus fort ?


Laissez-vous emporter dans le tourbillon de cette histoire, aussi surprenante que romantique et pleine de rebondissements.

Publié le : lundi 21 janvier 2013
Lecture(s) : 209
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782953755817
Nombre de pages : non-communiqué
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LE DESTIN DEJANNELLELe soleil venait de se coucher derrière les grands pins bordant l’immense bastide surplombant des hectares et des hectares de vigne. Les murs encore gorgés de soleil dégageaient une chaleur empreinte du parfum de la lavande, formant un long serpent odorant non loin de l’entrée de la maison. Les abeilles bour-donnantes se régalaient du pollen suave que leur offraient les fleurs d’un bleu vif. Jannelle était assise sur un rocher, les bras sur les genoux, le visage posé au creux de ses deux mains. Ses cheveux châtains légèrement ondulés qu’une douce brise soulevait, laissaient percevoir l’ovale d’un visage parfaitement dessiné. Une robe de cotonnade rose près du corps mettait en valeur les courbes de sa silhouette et faisait ressortir son teint mat. Rêveuse, elle admirait la mer qui s’étendait à perte de vue. Le soleil déclinant à l’horizon rendait cette vaste étendue encore plus captivante. Le ruban scintillant que formait le soleil sur les vagues l’hypnotisait ; elle ne pouvait détacher son regard de cette énorme masse qui se mouvait, calme et
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sereine. La jeune fille était sous le charme envoûtant de cette force de la nature contre laquelle on ne peut que s’incliner. — Que tu es belle ! dit-elle à la mer en levant la tête fière-ment, profitant ainsi de ce somptueux coucher de soleil. — Toi aussi tu es belle, dit soudain une voix derrière elle. Surprise, elle se retourna promptement. — Tu m’as fait peur ! dit-elle en se jetant dans les bras du jeune homme qui s’avançait vers elle. Maxance ! J’ai cru que tu ne viendrais jamais. — J’ai attendu ce moment toute la journée, dit-il en lui déposant un baiser sur le front. Tu m’as tellement manqué. — Viens. Dépêchons-nous, dit Jannelle. On ne sait jamais, si quelqu’un nous voyait. Les jeunes gens s’en allèrent main dans la main vers une petite crique située en contrebas de la demeure familiale. — Ici nous serons bien à l’abri grâce à ce gros rocher, dit Maxance. Notre rocher. — Notre rocher, répéta Jannelle. Cet endroit est à nous et le restera pour toujours. N’est-ce pas ici que nous nous sommes promis de nous aimer toute notre vie ? Le jeune homme ne répondit pas. Il lâcha la main de la jeune fille. Comme il avançait vers la mer, elle le rattrapa et lui cria, tout en tirant sur la manche de sa chemise : — N’est-ce pas que nous nous aimerons toute notre vie ? Il ne la regardait pas. Elle s’approcha de lui, lui saisit violemment le bras, l’obligeant à la regarder droit dans les yeux, puis redemanda à nouveau :
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— N’est-ce pas que nous nous aimerons toute notre vie ? Réponds. Je t’en supplie ! Elle se laissa tomber à genoux sur le sable fin. — Toute notre vie, répéta-t-elle en sanglotant. Maxance regardait toujours l’horizon bleuté qui s’offrait à lui. Sa haute stature ne bougeait pas. Il leva la tête et tendit son visage en avant afin de profiter pleinement des embruns. Sa respiration s’accéléra soudain, il ferma les yeux. — Réponds-moi, je t’en supplie ! Je t’aime tellement. Jannelle se releva puis alla s’asseoir un peu plus loin. — Si tu m’aimes tellement, pourquoi te maries-tu avec ce Corse ? finit-il par demander. — Ne sois pas cruel. Tu sais que je n’ai pas le choix. Mon père m’avait promise dès ma naissance à cet homme. Que puis-je y faire ? Si tu as la réponse, donne-la-moi ! — Allons trouver ton père et disons-lui que nous voulons nous marier, que nous nous aimons depuis notre enfance. — On dirait que tu ne connais pas mon père. Tu sais très bien quelle sera sa réponse. — Je sais, je sais ! hurla-t-il à son tour. Comment as-tu pu le laisser nous faire ça ? Il sait très bien combien nous nous aimons… — Mon père se fiche pas mal de nos sentiments. Pour lui, ce qui compte, c’est agrandir ses terres, ses vignes, ses récoltes ; ma vie, mes sentiments, mon amour pour toi, il n’en a que faire. Il n’a pas de cœur. Il est devenu comme sa vigne, un vieux cep sec qui ne produit plus rien. Son âme est morte. Je le hais !
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