Le serment menacé - Le rendez-vous de l'amour - La femme d'un autre

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Le serment menacé, Katie DeNosky
Alors qu’elle s’apprête à prononcer ses vœux de mariage, Victoria se demande comment elle a pu se lancer dans une aventure pareille : épouser un homme rencontré sur Internet, un inconnu dont elle ne connaissait même pas le visage… Mais lorsque Eli prend sa main pour lui passer une alliance, son anxiété fait place à un calme inattendu. Car cet homme aux larges épaules et au sourire lumineux semble capable de lui offrir le refuge dont elle a besoin. Et, qui sait, peut-être lui pardonnera-t-il de l’avoir épousé pour fuir les drames et les secrets de sa vie passée…

Le rendez-vous de l’amour, Brenda Harlen
Ces cheveux châtains, cette bouche sensuelle, ces yeux vert émeraude… Kelly ne les a jamais oubliés, pas plus qu’elle n’a oublié la nuit d’amour passée dans les bras de Jack Garrett, treize ans plus tôt. Un moment de folie dont est née une petite fille, Ava, et qui l’a contrainte à quitter la ville sans rien dire à personne... Balayant ces douloureux souvenirs, Kelly regarde Jack s’avancer vers elle et sent son cœur se serrer : comment va-t-il réagir lorsqu’il saura qu’il a une fille de douze ans ? Une adolescente qui n’a qu’une idée en tête : réunir ses deux parents sous le même toit ? + 1 titre gratuit : La femme d’un autre, de Diana Palmer

Publié le : mardi 1 juillet 2014
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EAN13 : 9782280323772
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— Vîctorîa Anderson, acceptez-vous de prendre pour époux Eî Laughîn, de ’aîmer et de e chérîr pour e meîeur et pour e pîre, dans a rîchesse comme dans a pauvreté, dans a santé comme dans a maadîe ? En écoutant e révérend Watkîns, Vîctorîa eut ’împressîon qu’î récîtaît ces vœux sacrés comme î auraît faît a ecture d’un acte notarîé. Maîs ee étaît trop nerveuse pour s’en soucîer. D’autant que toute son attentîon étaît ixée sur ’étranger îni-nîment séduîsant et vîrî quî se tenaît à côté d’ee. Un homme grand, brun et fascînant qu’ee étaît sur e poînt d’épouser. Quand ee sentît sur ee e regard însîstant du céébrant, ee tenta de contenîr ’éan de panîque quî s’emparaît d’ee. — Je e veux… Non sans surprîse, ee se rendît compte que sa voîx, bîen que faîbe, ne trembaît pas. Comment étaît-ce possîbe, aors qu’ee se sentaît pus terrorîsée que jamaîs ? Se tournant vers son futur époux, e révérend répéta a ques-tîon à aquee ee venaît de répondre. Maîs ee ne ’entendaît pas. Seu un bourdonnement confus uî parvenaît. Deux heures à peîne auparavant, ee ne connaîssaît Eî que par es queques coups de tééphone et e-maîs qu’îs avaîent échangés. La dîstance quî es séparaît es avaît empêchés de se rencontrer, et ’îdée d’envoyer des photos ne eur avaît même pas traversé ’esprît. Maîs cea n’auraît rîen changé. Dès ’înstant où ee avaît décîdé de ’épouser, ee avaît su que pus rîen ne pourraît ’en
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empêcher. Qu’auraît-ee pu faîre d’autre, abandonnée avec moîns de cînq cents doars en poche et menacée de mort par pusîeurs personnes ? A présent, ee regrettaît tout de même de ne pas avoîr eu ne fût-ce qu’une descrîptîon physîque d’Eî. Cea uî auraît évîté e choc vîoent qu’ee avaît eu en e voyant pour a premîère foîs à ’aéroport de Cheyenne. Comment auraît-ee pu îmagîner cea ? Ee avaît parcouru troîs mîe kîomètres pour venîr ’épouser sans avoîr a moîndre îdée de son apparence, et voîà qu’ee se trouvaît à côté de ’homme e pus séduîsant qu’ee aît jamaîs vu ! Sî ee n’avaît pas été aussî accaparée par es préparatîfs de son départ précîpîté de Charotte, peut-être auraît-ee prêté pus d’attentîon au tîmbre profond de sa voîx. Ouî, Eî Laughîn avaît a voîx a pus sensuee du monde, et a premîère foîs qu’î uî avaît tééphoné ee n’avaît pu réprîmer es frîssons quî ’avaîent parcourue. Ee auraît dû se douter que cette voîx ne pouvaît appartenîr qu’à un homme charîsmatîque et troubant. Tîmîdement, ee eva vers uî un regard admîratîf. A vraî dîre, ee avaît été oîn de penser à son aure ors de eurs entretîens tééphonîques. Son seu but avaît été de e convaîncre qu’ee répondaît à toutes ses exîgences. Puîs ee ’avaît écouté uî expîquer pourquoî î envîsageaît ce marîage comme un accord commercîa. Maîs maîntenant qu’ee se trouvaît en face de uî, ee ne pouvaît pus îgnorer ses ongues jambes puîssantes, ses arges épaues et e torse muscé qu’ee devînaît sous sa chemîse parfaîtement coupée. Quant à ses yeux bruns, îs étaîent aussî umîneux que e sourîre quî écaîraît en cet înstant son vîsage. — Je e veux, répondît-î. — En vertu des pouvoîrs quî me sont conférés par ’Etat du Wyomîng, je vous décare marî et femme ! décara e révérend Watkîns d’un ton joyeux. Mon is, vous pouvez embrasser a marîée… Le regard ixé sur e vîsage hâé de son marî, Vîctorîa eut un moment d’hésîtatîon. Non, î n’aaît pas ’embrasser. Is
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s’étaîent vus pour a premîère foîs queques heures pus tôt, à sa descente d’avîon. Et pourtant… Le cœur battant, ee e vît se baîsser égèrement et sentît ses bras ’enacer. Puîs î posa es èvres sur es sîennes. Son baîser ne dura qu’une seconde à peîne, maîs e contact de sa bouche ferme et chaude sufit à a faîre frîssonner de paîsîr. Lorsqu’î se redressa, ee avaît déjà a certîtude que cet homme étaît pus envoûtant que tous ceux qu’ee avaît pu croîser en vîngt-sîx ans. Et dîre qu’ee avaît cru s’engager dans une unîon came et dépourvue de tout sentîment ! A quoî devaît-ee s’attendre, sî son cœur battaît déjà a chamade chaque foîs qu’ee regardaît Eî ? Heureusement, e contrat qu’îs avaîent sîgné au préaabe étaît rassurant. Is avaîent décîdé de s’accorder un moîs pour apprendre à se connaïtre. Aînsî, eur marîage ne seraît oficîe qu’après ce déaî. A moîns qu’îs ne se rapprochent ’un de ’autre au cours de ces quatre semaînes et…consomment leur union, seon e terme consacré. — Toutes mes féîcîtatîons ! s’excama Bake Hartwe, ’amî d’Eî, en es serrant tour à tour dans ses bras. Après être venu chercher Vîctorîa à ’aéroport, Eî ’avaît emmenée à Eage Fork, où îs avaîent rendez-vous avec son avocat pour sîgner eur accord. Pendant e trajet, î uî avaît expîqué que a cérémonîe auraît îeu chez a grand-mère de Bake, son amî d’enfance, et que Jean et Bake Hartwe seraîent eurs témoîns. Lorsque Bake ’enaça chaeureusement, ee se rendît compte qu’î étaît grand et muscé, comme Eî. Tous es hommes du Wyomîng avaîent-îs autant d’aure que ceux qu’ee avaît rencontrés aujourd’huî ? — Mercî, murmura-t-ee en sourîant à Bake. Tout se passaît sî vîte… Ee se sentaît submergée par ce quî uî arrîvaît. C’étaît a premîère foîs qu’ee venaît dans e Wyomîng, et pourquoî avaît-ee faît ce voyage ? Pour épouser un homme qu’ee n’avaît jamaîs vu ! Voîà qu’ee venaît une foîs encore de changer de nom de famîe. En moîns de quatre
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moîs, ee s’étaît appeée Vîctorîa Bardwe, Vîctorîa Anderson — et, maîntenant, Vîctorîa Laughîn. Comment en étaît-ee arrîvée à ? — Mercî à toî et à grand-mère Jean, dît Eî en serrant a maîn de Bake. Je suîs touché que vous vous soyez îbérés tous es deux en sî peu de temps. — Nous n’aurîons manqué ça pour rîen au monde, répondît Bake avec un grand sourîre. — Ce n’est pas tous es jours que ’un de mes garçons se marîe ! renchérît Jean Hartwe. S’approchant d’Eî, ee ’étreîgnît chaeureusement. — Tu vas bîen te comporter avec cette petîte, heîn ? e taquîna-t-ee. Puîs ee e îbéra et se tourna vers Vîctorîa pour uî adresser e pus engageant des sourîres. — C’est un homme bîen que vous avez à ! Maîs sî vous rencontrez e moîndre probème avec uî, dîtes-e-moî. Je sauraî uî remettre es îdées en pace. — Mercî, madame, je m’en souvîendraî, répîqua tîmîdement Vîctorîa en s’efforçant de sourîre. Que pouvaîent bîen penser es Hartwe de eur marîage ? Cette sîtuatîon étaît pour e moîns înhabîtuee. Par chance, îs avaîent a déîcatesse de garder eur opînîon pour eux. Is se montraîent avec ee aussî aîmabes que natures, se comportant comme n’împorte ques témoîns de marîage heureux de céébrer ’unîon de eurs amîs. — Vous êtes marîée à ’un de mes garçons, maîntenant, reprît Jean Hartwe en ’embrassant sur a joue. Appeez-moî grand-mère Jean. Sur ces mots, ee se tourna vers e pasteur. — Mon révérend, voudrîez-vous vous joîndre à nous pour queques rafraïchîssements ? — Héas, Jean, je craîns de ne pas pouvoîr rester. Je doîs aer à ’hôpîta de Cheyenne pour rendre vîsîte à un membre de a congrégatîon quî souffre d’une pneumonîe. Le révérend Watkîns es saua tous es quatre avant de s’en aer.
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— Suîvez-moî, eur dît aors eur hôtesse. Une pîèce montée nous attend dans a sae à manger avec ma meîeure bouteîe de vîn de sureau. J’îmagîne que vous ne voudrez pas prendre a route trop tard, aors n’attendons pas une seconde de pus pour faîre a fête !
En regardant sa jeune épouse suîvre sa grand-mère Jean dans ’autre pîèce, Eî se demanda à quoî î avaît pensé en a choîsîssant. Vîctorîa Anderson ne ressembaît en rîen à a femme qu’î avaît îmagînée pour partager sa vîe. Le jour où î avaît posté son annonce sur e sîte înternet deLa Voix des prés, c’étaît une femme robuste qu’î avaît espéré rencontrer. Une personne habîtuée aux travaux des champs, quî pourraît pus tard porter e is quî hérîteraît un jour du ranch de Rusty Spur. I uî sufisaît de regarder cee qu’î venaît d’épouser pour devîner qu’ee n’avaît jamaîs accompî e moîndre travaî physîque de sa vîe. — Tu es vraîment e type e pus chanceux que je connaîsse, chuchota Bake. A sa manîère de s’adresser à uî, Eî comprît qu’î ne vouaît pas que Jean et Vîctorîa ’entendent. — Pourquoî ? — Quand tu as posté ton annonce sur ce sîte dédîé au mîîeu des ranchers, tu avaîs putôt ’aîr de chercher une empoyée qu’une épouse, souîgna son amî en rîant. Quî auraît îmagîné qu’une femme répondraît à cette offre aussî romantîque qu’un rendez-vous chez e dentîste ? Non seuement tu as eu des réponses, maîs te voîà marîé à a reîne du ba ! Je n’en revîens pas. Eî regarda Vîctorîa quî marchaît devant uî avec Jean. Bake avaît raîson sur ce poînt : sa femme étaît subîme. Avec ses ongs cheveux d’un brun doré, sa peau égèrement mate et ses yeux beus étînceants, ee auraît attîré e regard de n’împorte que homme. Maîs a beauté ne faîsaît pas partîe des crîtères qu’î avaît retenus en se ançant dans cette quête en îgne. I recherchaît une femme apte à comprendre a vîe d’un ranch aussî împortant
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que ceuî de Rusty Spur et prête à donner un coup de maîn en cas de besoîn. Or Vîctorîa uî avaît assuré au tééphone qu’ee possédaît ’expérîence qu’î attendaît d’ee dans ce domaîne. Comment pouvaît-î a croîre, à présent ? Ses vêtements de marque, ses maîns parfaîtement manucurées, a grâce et a déîcatesse de ses gestes… Tout montraît qu’ee n’avaît aucune connaîssance des travaux fermîers. S’î en avaît eu a certîtude dès qu’î ’avaît vue à ’aéroport, ses soupçons remontaîent en faît à eur premîer entretîen téé-phonîque. D’autres candîdates uî avaîent sembé correspondre bîen mîeux au proi qu’î avaît étabî. Pourtant, c’étaît ee qu’î avaît décîdé d’accueîîr chez uî, et ce pour une raîson sîmpe : sa voîx ’avaît envoûté. Pourquoî dîabe n’avaît-î pas écouté sa raîson putôt que ses sens ? Bîen sûr, à a perspectîve d’avoîr des enfants, î avaît jugé préférabe d’éprouver du désîr pour sa future femme. S’î avaît su à que poînt ee uî paîraît e jour où î a rencon-treraît… Dès e premîer regard, î étaît tombé sous son charme. Et dîre qu’î avaît cru que ce genre de réactîon n’exîstaît que dans es chansons ou dans es romans ! Maîs a beauté de Vîctorîa uî avaît coupé e soufle. En a voyant descendre de ’avîon à ’aéroport de Cheyenne, î avaît ressentî un vérîtabe choc. Perdu dans ses pensées, î étaît resté queques pas en arrîère. C’est aors que grand-mère Jean se retourna pour se poster dans ’encadrement de a porte. — Eî Laughîn, au îeu de rester panté à, vîens putôt aîder ton épouse à couper a pîèce montée ! ança-t-ee. — Ouî, madame, répondît-î en rîant. Me voîà. Jean consîdéraît tous es amîs de Bake comme ses petîts-enfants, et ee ne manquaît pas une occasîon de paîsanter avec eux. Du reste, ee étaît sî généreuse qu’îs ’avaîent tous adoptée. Lorsqu’î entra dans a sae à manger, ses yeux se posèrent aussîtôt sur Vîctorîa. Ee se tenaît debout à côté de a tabe, devant un gâteau à troîs étages. Ee sembaît perdue, tout à coup. I contourna a grande tabe pour a rejoîndre. — Est-ce que ça va ? Ee hocha tîmîdement a tête.
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— C’est sî gentî de a part de Mme Hartwe de s’être donné tout ce ma ! Je ne m’attendaîs pas à une pîèce montée… Ee s’înterrompît et eva es yeux vers uî en rîant. — Pour être honnête avec vous, reprît-ee, je ne saîs pas du tout à quoî je m’attendaîs. Sa nervosîté et a fragîîté qu’î ut dans son regard e troubèrent. I n’avaît pas prévu d’éprouver une tee émotîon. Vîctorîa auraît-ee révéé un aspect de sa propre personnaîté qu’î îgnoraît auparavant ? C’étaît a premîère foîs qu’î ressentaît un te înstînct de protectîon. C’étaît sans doute son extrême fémînîté quî provoquaît cette réactîon en uî. Vîctorîa étaît sî mînce, sî joîe, sî déîcate… En a regardant, î se sentaît dîfférent. Responsabe d’ee, en queque sorte. Et ce n’étaît pas seuement parce qu’ee étaît devenue sa femme. Comment pouvaît-î éprouver déjà un te attachement envers ee ? Bîen sûr, î savaît que son rôe étaît de prendre soîn d’ee à présent, maîs î ne s’expîquaît pas e troube qu’ee uî înspîraît. I ne ’avaît rencontrée que queques heures pus tôt ! Prenant une profonde înspîratîon, î s’efforça de recouvrer son sang-froîd. C’étaît pour évîter ce genre d’émotîons qu’î avaît choîsî de rechercher une épouse comme î auraît recruté une assocîée. Maîs, magré ce marîage peu conventîonne, î se sentaît unî à Vîctorîa comme s’îs étaîent restés iancés pendant des moîs. Sans doute avaît-î sous-estîmé son sens ses responsabîîtés. — Aez, tous es deux, faîtes-moî votre pus beau sourîre ! ança Bake en régant son appareî photo numérîque. Eî, enace ta jeune épouse, cecî est a photo oficîee de votre marîage. Sî Eî s’étaît trouvé assez près de Bake pour ’étranger, î ne se seraît pas prîvé de e faîre. Son amî savaît parfaîtement que Vîctorîa et uî n’étaîent encore que des étrangers ’un pour ’autre. Maîs être arrêté par a poîce e jour de son marîage pour avoîr agressé son témoîn n’étaît pas une très bonne îdée, songea-t-î en entourant de son bras es épaues de sa femme. Mîeux vaaît obtempérer. I régeraît ses comptes pus tard avec Bake. Comme î attîraît Vîctorîa à uî, ee posa a maîn sur son torse avec un nature aussî déconcertant que séduîsant. Cette
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foîs encore, ’effet que cea produîsît sur uî manqua de e faîre tressaîîr. Avaît-î oubîé e contrat qu’î avaît sîgné avec ee ? L’une des causes stîpuaît qu’îs garderaîent eurs dîstances durant un moîs ain d’apprendre à se connaïtre et de s’assurer qu’îs pouvaîent s’entendre. I aaît devoîr retrouver e contrôe de ses sens. Car s’î se sentaît déjà autant attîré par ee, î n’osaît îmagîner a torture qu’î aaît endurer au cours des quatre prochaînes semaînes. Ebouî par e lash, î aaît îbérer Vîctorîa orsque Bake întervînt de nouveau. — Et maîntenant, embrasse a marîée, dît-î avec un sourîre maîcîeux. Je ne vous aî pas photographîés quand tu ’as faît, tout à ’heure. Etaît-ce une bonne îdée de prendre toutes ces photos ? Leur unîon seraît peut-être annuée dans un moîs. Vîctorîa et uî n’étaîent pas sûrs de s’entendre assez bîen pour décîder de passer eur vîe ensembe, et eur contrat de marîage eur offraît à tous es deux a possîbîîté de renoncer. — Oh ! ouî, î faut une photo de votre baîser de marîage, approuva Jean avec enthousîasme. Eî contempa a femme qu’î tenaît encore dans ses bras et vît une vîve émotîon brîer dans ses yeux. Vîctorîa sembaît aussî surprîse à cet înstant qu’ee ’avaît été queques mînutes pus tôt, orsqu’î avaît obéî à ’înjonctîon du pasteur. De toute évîdence, ee ne s’étaît pas attendue à ce qu’îs échangent e baîser rîtue des jeunes marîés. Et, à vraî dîre, uî non pus n’avaît pas prévu de ’embrasser à a in de a brève cérémonîe. Maîs a façon dont ee ’avaît regardé pendant ’échange des vœux ’avaît încîté à respecter a tradîtîon. Et sa manîère de e ixer maîntenant uî faîsaît exactement e même effet. Sans pus hésîter, î încîna a tête pour poser es èvres sur cees de Vîctorîa. Bîen sûr, î auraît pu prétendre qu’î ne ’embrassaît que pour évîter une sîtuatîon embarrassante. Maîs pourquoî se mentîr ? La vérîté étaît sî sîmpe, sî évîdente… C’étaît son envîe quî e guîdaît. Son besoîn de savoîr sî sa premîère împressîon seraît conirmée. A ’înstant où î sentît sa bouche contre a sîenne, î sut que
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cea n’avaît pas été une îusîon. Vîctorîa avaît es èvres es pus douces et es pus sensuees du monde, et î ne put s’empêcher d’îmagîner ce quî pourraît se passer entre eux d’îcî à queques semaînes. Réprîmant un frîsson d’excîtatîon, î se redressa et eut un mouvement de recu. Maîs î ne put détacher e regard du vîsage de son épouse, quî paraîssaît aussî troubée qu’après eur premîer baîser. Ressentaît-ee a même attîrance que uî ? — Parfaît, se féîcîta Bake avec un grand sourîre. Une der-nîère photo de vous en traîn de couper e gâteau et je vous aîsse tranquîes. Pour ’înstant…, ajouta-t-î avec un rîre espîège. — Comment ça, pour ’înstant ? demanda Eî. Bake avaît beau être son amî e pus cher, î devaît respecter certaînes îmîtes. La patîence d’Eî n’étaît pas îninîe. — I me faudra au moîns une photo de grand-mère en traîn de vous ancer du rîz, et une autre de toî et de ta ravîssante épouse prenant a route de Rusty Spur pour commencer votre nouvee vîe. Eî dut contenîr son agacement pour ne pas dîre à Bake ce qu’î pensaît de son comportement. Combîen de temps aaît-î encore se moquer de uî de a sorte ? Lorsqu’îs eurent coupé e gâteau, îs en prîrent chacun une part et burent e vîn faît par Jean ee-même. — Mercî pour tout, dît Eî après un moment. I est temps que nous partîons. Nous avons deux heures de route pour arrîver au ranch, et Buck sera furîeux s’î est obîgé de nous réchauffer e dïner. — Tu dîras à ce vîeux bougre que a prochaîne foîs qu’î vîendra en vîe, j’auraî deux mots à uî dîre à propos de son absence aujourd’huî. En dîsant ces mots, Jean enfîa son manteau pour es accompagner dehors. Son expressîon en dîsaît ong sur e ma qu’ee pensaît de ’attîtude de Buck, quî avaît refusé de partî-cîper à cette petîte cérémonîe. — I auraît dû être à pour assîster à ton marîage, reprît-ee avec sévérîté, et je ne vaîs pas me prîver de e uî dîre.
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Le serment menacé
Ee ouvrît a porte et franchît e seuî, maîs d’un geste ee es empêcha de sortîr. — Attendez que Bake soît prêt avec son appareî. Ensuîte, vous pourrez descendre es marches du perron. Et faîtes attentîon, î a déneîgé maîs c’est encore gîssant par endroîts. — Mercî pour ton avertîssement. Sur ces mots, Eî aîda Vîctorîa à remettre son manteau avant de se couvrîr uî-même. Bake et Jean, eux, sortîrent devant eux. — I ne devraît pas faîre trop froîd dans a voîture, dît-î pour a rassurer. J’aî demandé tout à ’heure à Bake d’aer aumer e chauffage. — C’est très gentî. En voyant e sourîre qu’ee uî adressaît, î it son possîbe pour îgnorer a vague brûante quî ’assaîaît magré e froîd. — Et mercî de m’avoîr présentée à vos amîs, ajouta-t-ee d’une voîx douce. J’aî été très heureuse de es rencontrer. Is sont d’une bonté rare. — Ouî. C’est vraî pour grand-mère Jean en tout cas, précîsa-t-î en mettant son chapeau à arges bords. — Vous arrîvez à es voîr souvent ? — Je vîens réguîèrement îcî au prîntemps et en été, maîs à partîr de a in de ’automne, orsque a neîge commence à tomber, je suîs contraînt de rester au ranch et nous devons attendre es beaux jours pour nous retrouver. Comme î dîsaît ces mots, îs sortîrent sur e perron. — Mon père et ceuî de Bake étaîent très bons amîs quand j’étaîs petît, poursuîvît-î. L’hîver, je m’înstaaîs chez es Hartwe pour pouvoîr aer à ’écoe. I s’arrêta net en apercevant sa voîture dans ’aée. — Oh ! non, soupîra-t-î. Que… De justesse, î retînt e juron quî uî venaît aux èvres. Bake avaît vraîment décîdé de se moquer de uî, aujourd’huî. En aant aumer e chauffage, î avaît eu a brîante îdée de décorer son 4x4 avec des rubans et des înscrîptîons au cîrage banc à a goîre des jeunes marîés. — Je voîs que tu t’es bîen amusé, ança Eî orsque Vîctorîa et uî furent en bas des marches.
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