Le Théâtre de Jacques Serizier

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Auteur, compositeur, chanteur et comédien, Jacques Serizier a vingt-ans lorsqu'il découvre Georges Brassens en 1956. En 1966, il accepte d'interpréter le rôle principal d'une pièce et devient comédien malgré lui. L'année suivante, il est animateur à RTL. Auteur d'une centaine de chansons (Le Pauvre P'tit Gosse, Saint-Cucufa, Les amours de passage...) et de cinq pièces de théâtre, il meurt à cinquante-sept ans alors qu'il devait jouer Le Rois se meurt d'Eugène Ionesco.
Publié le : jeudi 7 mai 2015
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EAN13 : 9782336377025
Nombre de pages : 200
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Jacques SER IZIER
LE THÉ ÂTR E DE JACQUES SER IZIER
• L A TOUR NÉE • L A NIÑA L’INCR EVA BLE • CH A NSONBA LUCHON • POURQUOIJE ?
Avantpropos de Nathalie Solence  Illustrations de Gégé Préfaces de Maurice Alezra, Claude Confortès, Gérard Cousseau, Amalia Domergue, Victor Haïm, Jeanne Marine, Roger Marino et Régis Santon
LE THÉÂTRE DE JACQUES SERIZIER
Collection Cabaret dirigée par Christian Stalla Cette collection a pour objectif de perpétuer la mémoire des cabarets et de publier des ouvrages en relation avec ces lieux d’expression artistiqueLa Harpe,Gilbert HENNEVIC, 2015 Le Théâtre de Jacques Serizier,Jacques SERIZIER, 2015 La chanson de circonstance,Michel TRIHOREAU, 2015 Le baiser de l’éléphant. Mat Camison, Odile STEFFAN GUILLAUME, 2015 Un Bus dans le Pétrin rue Mouffetard,Jack MESSY, 2014 La beauté du geste. Le Trou Noir,Jean TOUZOT, 2014 La Récréationsuivie deL’Agonie,Jean-Baptiste THIERRÉE, 2014 Amours debout, Amours couchées,Maurice FANON, 2014 L’amour sans temps,Swingy GRUHOFF-LECLERC, 2014 Le Vieil art : ana, perles…,Marc VINCENT, 2014 Mots en ballade,Yves SARTORI, 2014 Mes années Serize. La vie de Jacques Serizier, Nathalie SOLENCE, 2013 Le Cri violet. Mes années Leprest,Fabrice PLAQUEVENT, 2013 Bris de mots,Germinal LE DANTEC, 2013 L’Obscur enchanteur,Anne AUDIGIER, 2013 Petits lieux à chansons de Belgique,Guy DELHASSE, 2013 Ultimasuivi deLa Réponse,Jean-Baptiste THIERRÉE, 2013 Un cabaret en Languedoc. Le Pet au diable,Jacques PALLIÈS, 2013 Quand on écrit dix fées ramant,Marc VINCENT, 2012 As-tu appelé Dominique ?Pierre LOUKI, 2012 Marc Vincent chantauteur, vol. 1 et 2, Bruno DAGUEBONNE, 2011 et 2012 Chez Georges,Bruno JOUBREL, 2012 Comme la truite sous la pierre,Patrick DENY, 2011 Mamette,Gil BALADOU, 2011 La chanson de proximité,Michel TRIHOREAU, 2010 La chanson pour tout bagage. Marc Chevalier, Ginette MARTY, 2011 Les compagnons pianistes,Anne AUDIGIER, 2010 C’est l’ destin Célestin,Gilbert HENNEVIC, 2009 Un cabaret rue Mouffetard,Christian STALLA, 2007
Jacques SERIZIERLE THÉÂTRE DE JACQUES SERIZIER La Tournée La Niña L’Increvable Chanson-Baluchon Pourquoi-Je ?
Avant-propos de Nathalie Solence - Illustrations de Gégé
Préfaces de Maurice Alezra, Claude Confortès, Gérard Cousseau, Amalia Domergue, Victor Haïm, Jeanne Marine, Roger Marino et Régis Santon
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06046-0 EAN : 9782343060460
Nathalie Solence près avoir écritMes années Serizecollec- (L’Harmattan, A tion Cabaret, décembre 2013) qui retrace la vie de JacquesSerizieretcelled’unbonnombredechanteurs, comédiens, réalisateurs ou tout simplement… amis !, j’ai réuni dans cet ouvrage les cinq textes (achevés) de théâtre de Jacques. Sur ces cinq textes, quatre ont été joués et deux ont été impri-més, en 1974 et 1979, au moment des représentations. En 2003, ils ont paru sous la forme d’un ouvrage tapuscrit, grâce à l’association Rizières, les amis de Jacques Serizier, créée en 1995 à l’initiative de Benoît de Pontevès, présidée actuellement par Jean-Jacques Barey. Parmi les cinq pièces présentées, figurent ses deux one-man-showPourquoi-Je ? etLa Tournée, écrits en alexandrins du premier au dernier mot, que Jacques, tel un artisan, avait entière-ment fabriqués en imaginant et réalisant les décors, les costumes, le son, la mise en scène… et qui avaient connu un joli succès en France et à l’étranger. Je ne remercierai jamais assez Christian Stalla d’avoir créé cette collection Cabaret chez L’Harmattan. Merci également à Gérard Cousseau dit Gégé pour son témoignage et les illustrations de chaque pièce. Merci à Claude Gaisne pour son aide précieuse. Merci à Victor Haïm, Régis Santon, Claude Confortès, Jeanne Marine, Amalia Domergue pour leur présentation fraternelle. Une pensée émue à Roger Marino et Maurice Alezra qui nous ont quittés depuis les présentations tout aussi fraternelles qu’ils ont écrites en 2003. Enfin, merci à l’ami Pierre Dérat, fidèle et brillant relecteur de ces écrits. Les textes et les chansons de Jacques Serizier ne demandent qu’à être dits, chantés, joués, rejoués et rejoués encore. Vive le spectacle vivant !
7
janvier 2015
Vi ct or Haï m orsque Jacques Serizier écrivait pour le théâtre, on ne peut L pas dire que le poète qu’il était changeait de casquette. Poète il était, poète il demeurait. S’il écrivait en vers – des alexandrins alertes – ça n’était pas par référence au passé, mais par goût naturel pour la musique. La Serize a produit des monologues de vrai théâtre. Cela veut dire qu’il ne s’agissait pas de one-man-show de circonstance, mais bien de la création d’un personnage scénique qui avait un passé et un destin. En fait, Jacques a réussi une sorte de précipité chimique dont les matières différentes et conjuguées formaient l’originalité. Il y avait la musique... Compositeur authentique, les mots étaient pour lui également des notes, et la rime s’imposait comme un art des sons. Il y avait aussi l’humour. Rien n’est dit dans ses pièces sur le ton de l’engagement militant emphatique et démagogique. Entre la pensée et la manière de ciseler des phrases, il y avait la distance de l’ironie voire de la goguenardise. Autre atout majeur : la Serize était un acteur époustouflant qui semblait, si j’ose dire : se jouer du jeu ! Il ne jouait pas, il vivait ce qu’il semblait restituer pour les privilégiés qui l’écoutaient. Le poète, le musicien et l’acteur, ces trois personnages en un seul, nous manquent terriblement. Son écriture théâtrale – au meilleur sens du terme, celui de scénique – est une confidence fraternelle à chaque spectateur conquis, sans démagogie aucune, par la qualité d’un rire libérateur.
8
mai 2003
Rég i s Sant on acques était un homme de spectacle au sens large et noble du JCe qui m’a frappé c’est la très grande humilité avec laquelle il terme : poète, musicien, acteur, chanteur. Notre rencontre s’est faite autour d’une pièce de théâtre. abordait son métier de comédien, recevant chaque rôle comme un cadeau, impressionné par la responsabilité qui devenait sienne dès lors qu’il avait accepté. Et pourtant, quelle force dans la simplicité ! Je me souviens de lui dansLundi huit heuresde Jacques Deval, « petit comptable souffrant de l’estomac invité de dernière minute pour servir de bout de table dans un dîner mondain ». Avec quelle subtilité, quelle finesse il lâchait, l’air de rien, les répliques assassines de l’auteur, mettant en évidence ce monde en perdition. Avec quel œil malin il observait ce réjouissant jeu de massacre. Ce fut sa dernière prestation sur scène et à la télévision... Il allait nous quitter quelques mois plus tard. Ce regard ironique et planant au-dessus d’une société qui meurt, qui la voit mourir sans haine, mais sans pitié, avec un détachement vaguement amusé, c’était le sien, ce fut le dernier. C’est celui que je garde de lui.
9
mai 2003
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