Le voeu secret d'une sage-femme - Une bouleversante déclaration (Harlequin Blanche)

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Le voeu secret d'une sage-femme, Karen Rose Smith

Peut-elle avouer à Jared qu'elle doute de ses sentiments pour elle ? Cette question hante Emily depuis que la relation amicale qu'elle entretenait avec son patron s'est transformée en une ardente liaison. Car si, de son côté, elle est chaque jour plus amoureuse de ce veuf qui élève seul ses jumelles de trois ans, elle ne peut s'empêcher de penser qu'il ne voit en elle qu'une compagne de circonstance, choisie pour jouer auprès de ses filles le rôle de la maman qu'elles ont perdue...

Une bouleversante déclaration, Melanie Milburne

Depuis qu'elle a été agressée par l'un ses patients, le Dr Frances Nin a brutalement cessé d'exercer et s'est repliée sur elle-même. Jusqu'à sa rencontre avec Jacob Hawke, un officier de police que le destin met un jour sur son chemin, lorsque, ensemble, ils sauvent une fillette de la noyade. Auprès de cet homme qui la trouble au-delà du raisonnable, Frances retrouve le goût de vivre, et d'aimer, et commence à rêver d'une histoire au long cours. Hélas, Jacob n'est pas du genre à s'engager. Comment lui avouer ses sentiments sans le faire fuir ?

Publié le : vendredi 15 janvier 2010
Lecture(s) : 18
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280287142
Nombre de pages : 320
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1.

Entendant des rires d’enfants, Emily Diaz quitta son bureau et se précipita dans le hall.

Le Dr Jared Madison était là, les cheveux en bataille, sa cravate de travers. Il tenait par la main ses petites filles et, coincée sous son bras, une licorne en peluche qu’il laissa tomber. L’une des fillettes, vêtue comme sa sœur jumelle d’un short rose et d’un T-shirt imprimé à l’effigie de Cendrillon, lança un avertissement plein d’autorité.

— Ne marche pas sur Stardust !

— Je ne me le permettrais pas, répliqua le médecin avec son accent traînant du Texas.

Pendant que l’enfant ramassait la licorne, il remarqua la présence d’Emily.

La jeune femme ne savait pas quoi dire. Le Dr Madison l’avait engagée, sept mois plus tôt, pour être son infirmière obstétricienne. Depuis le jour où elle l’avait rencontré pour passer son entretien d’embauche, elle avait senti… que le courant passait bien entre eux, même si le Dr Madison avait toujours conservé envers elle une attitude strictement professionnelle. Elle s’était souvent répété qu’elle ne devait pas donner à leur relation une tournure personnelle parce qu’elle tenait à son poste et aussi parce que…

Elle se mit à trembler en pensant à ce qui pourrait arriver si un jour il découvrait son secret.

— Qui es-tu ? demanda la seconde petite fille.

Les deux fillettes étaient adorables avec leurs cheveux châtain clair et leurs grands yeux verts, de la même couleur que ceux de leur père.

Sans réfléchir, Emily s’accroupit devant les enfants pour se mettre à leur hauteur. Dans ce mouvement, elle fit danser ses boucles noires qui lui arrivaient aux épaules. D’habitude, elle attachait ses cheveux lorsqu’elle examinait ses patientes, mais ce matin elle les avait laissés libres, car elle comptait rester dans son bureau à faire de la paperasserie.

— Je m’appelle Emily et je travaille avec votre papa.

Tout le monde savait que le Dr Madison avait des jumelles âgées de trois ans, mais cela s’arrêtait là. C’était un homme secret. Un homme très grand, aux larges épaules, et très sexy.

— Et vous, comment vous appelez-vous ? demanda-t-elle aux petites filles.

— Amy, annonça l’une des fillettes.

Sa sœur, un doigt enfoncé dans la bouche, hésita à répondre.

— Et moi, Courtney, murmura-t-elle enfin.

— Papa s’occupe de nous parce que grand-mère est tombée, ajouta Amy.

— Mes chéries, si vous alliez dans mon bureau ? proposa leur père en ouvrant une porte donnant sur le hall.

Les enfants s’empressèrent d’obéir. Elles se ruèrent dans la pièce et regardèrent autour d’elles comme si elles découvraient l’endroit pour la première fois. Courtney aperçut la cafetière et le paquet de biscuits posés sur une petite table.

— Des gâteaux ! s’écria-t-elle avec ravissement en s’approchant de la table.

Mais le Dr Madison intervint.

— Non ! Tu viens juste de prendre ton petit déjeuner. Vous savez ce qu’on va faire ? Vous allez vous installer sur le tapis et je vais vous donner de quoi dessiner. Et j’irai voir dans la salle d’attente s’il y a quelques jouets pour vous.

Quelques instants plus tard, il rejoignit Emily, restée devant la porte.

— D’habitude, expliqua-t-il à mi-voix, ma mère s’occupe d’elles. Ce matin, elle a fait une chute à laquelle, malheureusement, mes filles ont assisté. Elles ont vu aussi arriver l’ambulance. Tout cela les a perturbées et je n’ai pas pu joindre ma cousine qui les garde quelquefois. Je n’avais pas d’autres solutions que de les amener ici avec moi.

Il consulta sa montre.

— Je dois commencer mes consultations dans un quart d’heure. Je pourrais essayer d’adresser mes patients à des confrères…

— Je vais m’occuper d’elles.

Comme il l’observait attentivement, elle sentit son cœur battre à tout rompre. Ce matin, elle portait un ensemble rose framboise. Depuis dix-huit mois, elle avait beaucoup maigri à cause des épreuves qu’elle avait traversées, mais elle avait encore des formes généreuses que dissimulait généralement sa blouse jaune. Aujourd’hui, ce n’était pas le cas. Elle ne savait pas pourquoi elle avait proposé de veiller sur les petites filles. Peut-être parce que les bébés et les enfants lui manquaient. A présent, elle s’occupait des futures mamans, mais elle n’assistait pas aux accouchements. Autrefois, à Corpus Christi, en plus de son activité de sage-femme, elle travaillait comme bénévole dans le service de pédiatrie de l’hôpital. Elle pensa avec mélancolie à son ancienne vie — celle qu’elle menait avant le procès, le divorce et son déménagement à Sagebrush, Texas. Pourtant, se dit-elle, elle avait de la chance d’habiter non loin de Lubbock et de l’endroit où elle travaillait maintenant, le Family Tree Hospital.

— Pourquoi voulez-vous vous charger de mes filles ? demanda le Dr Madison.

Elle haussa les épaules.

— Parce que j’aime les enfants et que je n’ai pas de patientes à voir ce matin. Mon premier rendez-vous n’est qu’à 13 heures.

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