Lena

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Discrète et timide, Lena cache à sa famille un secret. Il y a trois ans, elle a partagé une nuit torride avec un Navy SEAL, un dur à cuire tatoué. Une nuit qui aurait dû être sans lendemain. Or, contre toute attente, Lena et Sean ont gardé le contact. Leur correspondance s’est peu à peu muée en une étrange amitié à distance.

À l’occasion d’une permission, Sean apprend que la jeune femme est en danger : seul témoin des agissements d’un tueur en série, elle pourrait bien devenir sa prochaine cible. Il est plus que temps que Sean revienne dans sa vie, et pas seulement pour assurer sa protection !

52 000 mots (roman court)

« Rho, j’aime les militaires. ... Il y a eu de bons moments et j’ai ri parfois. J’aime aussi la façon dont Lena parvient à briser les chaînes... » Jo Ann von Haff (auteure de La Réelle Hauteur des hommes)

« J’adore l’image du chevalier qui vole à la rescousse de la belle princesse maltraitée et en danger de mort, c’est indémodable. » CoeurdeGael


Publié le : jeudi 16 octobre 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782924395646
Nombre de pages : non-communiqué
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Résumé
Discrète et timide, Lena cache à sa famille un secret. Il y a trois ans, elle a partagé une nuit torride avec un Navy SEAL, un dur à cuire tatoué. Une nuit qui aurait dû être sans lendemain. Or, contre toute attente, Lena et Sean ont gardé le contact. Leur correspondance s’est peu à peu muée en une étrange amitié à distance. À l’occasion d’une permission, Sean apprend que la jeune femme est en danger : seul témoin des agissements d’un tueur en série, elle pourrait bien devenir sa prochaine cible. Il est plus que temps que Sean revienne dans sa vie, et pas seulement pour assurer sa protection !
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Pauline Libersart
Éditions Laska Montréal, Québec Courriel : info@romancefr.com
Ceci est une œuvre de fiction. Les noms, personnages, lieux et incidents sont soit le fruit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés de manière fictive.
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Design de la couverture : Jeanne Corvellec Photo de couverture © Yuri_Arcurs – iStockphoto
ISBN : 978-2-924395-64-6
Résumé Autres publications de l’auteure Page titre Droits d’auteur Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Chapitre 19 Chapitre 20 Chapitre 21 Chapitre 22 Chapitre 23 Chapitre 24 Chapitre 25 Chapitre 26 Chapitre 27 Chapitre 28 Chapitre 29 Chapitre 30 Chapitre 31 Chapitre 32 Chapitre 33 Chapitre 34 Chapitre 35 Chapitre 36 Merci ! L’auteure
Table des matières
Chapitre 1
Annapolis, un samedi soir au mois de mai, il y a trois ans Accoudé au comptoir, sa bière à la main, le lieutenant de vaisseau Sean Adams observait les clients du bar qui gravitaient autour de lui. Pour être plus exact, il examinait les clientes et les possibilités qu’offrait chacune d’entre elles de lui faire passer en beauté sa dernière soirée à terre. Son regard glissa de quatre femelles cougars qui avaient déjà tenté une approche sur lui et ses potes, à un groupe d’une dizaine de jeunes femmes. Celles-ci étaient visiblement là pour enterrer la vie de jeune fille d’une des leurs et ne lui portaient strictement aucun intérêt. Dommage. « Hé ! Lieutenant de mon cœur, si on levait l’ancre ? suggéra Jessie, la seule fille de sa section, en se juchant sur le haut tabouret à côté du sien. On s’ennuie, ici. D’après Luke, il y a un pub sympa de l’autre côté de la baie. On devrait aller tenter notre chance là-bas, la pêche sera peut-être meilleure ? » En décodé, ce club select sur West Street, dans le quartier historique, n’était pas non plus à la hauteur de ses attentes niveau mecs. Sean s’apprêtait à acquiescer quand son regard, qui balayait la salle une dernière fois, s’accrocha à une étoffe rouge près de l’entrée. Précisément, à une robe rouge. Une robe rouge super sexy, moulant un corps de sirène. « Oh-oh ! Torpille en acquisition, commenta Jessie en suivant la direction de son regard. Si je comprends bien, on peut partir sans toi ! Tu nous rejoindras si elle te balance les contre-mesures ? — Un truc comme ça », confirma Sean. Une fraction de seconde, il lâcha sa cible des yeux pour rendre son sourire à sa meilleure amie. « Mais vaudrait mieux pas m’attendre, ajouta-t-il. On se retrouve demain à bord. J’arriverai juste avant qu’on appareille. — Vantard ! » le chambra-t-elle. Elle examina la jeune femme qui s’était approchée du bar pour commander. Celle-ci était vraiment belle, très féminine. Rien à voir avec elle, qui avait tout du garçon manqué. Jess se tourna vers Sean et l’observa un instant. Son meilleur ami avait une stature impressionnante, même pour un Navy SEAL. Avec son regard franc et son sourire direct, il plaisait aux femmes. Sans avoir un tempérament de tombeur, quand il décidait de trouver de la compagnie, il ne finissait jamais la nuit seul. « Loupe pas le départ,amigo; c’est ta dernière mission avec nous avant ton transfert », lui rappela-t-elle avant de s’éloigner et de sortir avec les autres. Sean put de nouveau fixer toute son attention sur sa sirène. Elle était debout près du comptoir et attendait que le barman lui serve le cocktail qu’il était en train de confectionner avec ardeur tout en la dévorant lui aussi des yeux. Pas touche, l’asticot, songea-t-il avec agressivité. Il prit tout son temps pour la détailler. La robe était jolie, classe et finalement plutôt sage : longueur en dessous du genou avec une fente légèrement coquine à droite, bretelles larges et décolleté carré. C’est cette fille qui était une vraie bombe ! Dans les un mètre soixante-dix sans ses talons, estima-t-il, des jambes longues, des chevilles fines et des fesses délicieusement rebondies. Sa sirène avait aussi une longue chevelure lisse et brillante d’un blond chaud qui lui descendait jusqu’au creux des reins. Son coiffeur devait être un vrai pro : aucune démarcation n’était visible entre ses vrais cheveux et ses extensions. Mais le plus spectaculaire, aux yeux du commando de marine esseulé qu’était Sean, restait cette magnifique paire d’obus qui tendait à la perfection le haut de sa robe, volumineux sans être disproportionnés. Son chirurgien esthétique avait fait un boulot génial. Elle avait le parfait équilibre entre une poitrine voluptueuse, une taille fine et des hanches accueillantes, promesse
d’une nuit torride. D’un coup d’œil aguerri, il évalua la concurrence : quelques quadras en goguette, une poignée de boutonneux à peine pubères… Rien d’insurmontable. Il avait toutes ses chances. Il vit le barman, lui aussi sur les rangs, tendre son verre à la beauté blonde et tenter d’engager la conversation. Elle lui répondit avec un petit geste de la tête et régla sa consommation en sortant l’argent d’un grand sac, pas franchement assorti au reste de sa tenue. Puis elle se tourna, incertaine, cherchant une place. C’est à ce moment que son regard croisa celui de Sean, et qu’ils s’accrochèrent. Bingo !pensa-t-il en lui adressant son sourire le plus charmeur.Allez… approche, ma belle, ne fais pas ta timide. Comme s’il avait utilisé un guidage laser, la jeune femme fit quelques pas dans sa direction et lui sourit, simulant à merveille la modestie. Même sous cet éclairage tamisé et avantageux, il eut la confirmation qu’elle était réellement belle. Elle devait avoir à peu près le même âge que lui et n’était peut-être pas si délurée qu’il l’avait cru au démarrage. En tout cas, elle avait beaucoup de charme et de classe, même si son maquillage était un peu trop chargé à son goût. Lentilles colorées ?Sean en remarquant ses yeux d’un bleu profond, sans s’interrogea parvenir à trancher la question. En fait, il se fichait de savoir ce qui était artificiel ou naturel chez elle. L’ensemble était hautement désirable, et c’est tout ce qu’il cherchait ce soir. « La place est-elle libre ? demanda-t-elle, avec une voix qui lui plut autant que le reste. — Plus maintenant », répondit-il en souriant plus largement. Elle s’assit sur le tabouret avec précaution, prenant garde à ne pas renverser son verre. Elle y trempa les lèvres, visiblement pour se donner une contenance, avant de le reposer sur le comptoir. En douceur, songea Sean.Ce n’est peut-être pas une habituée. « C’est sympa, ici. Vous étiez déjà venue ? — Non, c’est la première fois, répondit-elle de la même voix douce avant de reprendre une petite gorgée de son cocktail. Et vous ? — Pareil. Et je ne suis pas prêt de revenir, ajouta-t-il. — Pourquoi ? demanda-t-elle comme il l’avait prévu, avec un charmant étonnement dans son regard saphir. — Je suis dans la Navy. J’étais à l’école navale pour un stage. Je pars demain rejoindre mon bâtiment pour une mission à l’étranger d’une durée indéterminée. » Voilà, il avait annoncé la couleur. À elle de décider si elle était intéressée par ce qu’il avait à offrir. En toute honnêteté, il l’espérait vraiment. Il était déjà au garde-à-vous ! Elle lui sourit, restant bien assise en face de lui. Elle but un peu de sa boisson, ses lèvres pulpeuses pinçant délicatement le bord de sa flûte, et la pointe de sa langue rose rattrapant habilement une goutte échappée. Ahouuuu !!!!!hurla le loup de Tex Avery dans la tête de Sean. À cet instant précis, l’une des tables de billard se libéra. Timing parfait ! Jouer éviterait d’avoir à se creuser les méninges pour trouver des sujets de conversation et permettrait un rapprochement physique… rapide ! « Une partie, ça te tente ? suggéra-t-il en se levant résolument. — Je ne sais pas jouer, avoua-t-elle avec un charmant sourire désolé. — Pas grave, je vais t’apprendre », répliqua-t-il en se dirigeant vers le râtelier. Sean prit deux queues. Il se retourna et se retrouva nez à nez avec l’une des cougars qui l’avaient déjà entrepris plus tôt dans la soirée, la plus agressive du lot. « Je parie que tu es un très bon… joueur. Très expérimenté. On pourrait faire une partie à plusieurs, proposa-t-elle, son regard et son sourire aguicheur indiquant clairement qu’elle ne
parlait pas que de billard. — Je préfère jouer en duo, surtout quand j’ai une partenaire de ce niveau », répondit Sean sur le même ton en désignant sa magnifique sirène, qui s’approchait avec leurs verres. Vexée, la femme se détourna et s’éloigna, le dos raide. Il serra les dents. Il n’était pas dans ses habitudes de se montrer grossier et, sur le principe, il n’avait rien contre les différences d’âge entre partenaires. Seulement, il avait déjà été très clair au premier tour ! Il sourit à sa beauté blonde et oublia l’incident. Posant les queues sur la table, il tendit les mains vers elle. « Attends », dit-il en prenant les verres. Il les posa sur une petite étagère prévue à cet effet et la déchargea également de son sac. Elle s’approcha de la table, caressa doucement le feutre vert. Machinalement, il nota qu’elle ne portait pas de vernis à ongles. Tant mieux.allait lui éviter de se retrouver avec un immonde goût chimique dans la Ça bouche quand il lui lècherait les doigts… « Le billard a longtemps été interdit aux femmes, expliqua-t-il avec un sourire charmeur tout en mettant de la craie sur l’extrémité des queues. — Pourquoi ? demanda-t-elle avec une candeur apparente. — C’est un jeu indécent, lui chuchota-t-il à l’oreille en se penchant vers elle. Tu as une queue dans la main. Et tu joues avec des boules. » Il lui referma les doigts sur une des hampes. Elle sentait délicieusement bon. C’était frais et fruité, pas l’un de ces parfums capiteux qui vous flanquent mal au crâne. Elle était à croquer ! Sean se redressa et lui lança un regard canaille, se demandant si c’était un effet de l’éclairage ou si elle avait vraiment légèrement rougi. « D’abord, tu te mets en position, lui enseigna-t-il en attrapant la seconde queue et en mettant en application ses paroles. Tu dois être bien stable. Tu poses ta main comme ça, pour faire unchevalet, et tu fais desva-et-vient avec la queue de cette façon… pour préparer ton coup : c’est lelimage. Ça te permet de gérer ton amplitude et ta puissance. Et après, tu te lâches, tu mets lecoup de queuesur laboule de chocpour exploser le triangle. » Il avait utilisé un ton suggestif pour prononcer cette dernière phrase. Or, quand il lui jeta un coup d’œil, il constata qu’elle lui souriait simplement, attentive. Elle n’avait pas dû saisir tous les sous-entendus. Jolie, mais peut-être pas très futée. « Tu veux essayer ? » demanda-t-il après avoir réussi son coup. Elle hocha la tête avec enthousiasme. Elle s’approcha, prit sa place et se pencha. D’un revers de main, elle balaya sur un côté sa longue chevelure blonde, qui la gênait. Sean faillit oublier de respirer. Ainsi penchée en avant, son décolleté était un appel au péché. Et ses fesses… Seigneur ! Il se plaça derrière elle. Sans un mot, il corrigea la position de ses mains. « Prends ton élan et vas-y quand tu es prête », dit-il d’une voix rauque en se reculant. S’il restait collé à elle, il allait faire une très grosse bêtise. Discrètement, il tira sur la toile de son jean, qui, soudain, le serrait. Calme-toi !s’ordonna-t-il. Sinon, il risquait de la faire fuir et de se prendre unrâteau, pour rester dans les métaphores du billard. « Manqué ! s’exclama-t-elle avec un rire spontané. — Ça s’appelle unefausse queue. — Alors, il va falloir que je m’entraîne pour réussir unevraie queueconclut-elle en le », fixant droit dans les yeux. Alléluia, Dieu existe !
Chapitre2
Au grand étonnement de Sean, sa sirène insista pour continuer à jouer et faire une véritable partie en comptant les points. « Tu veux autre chose ? demanda-t-il avant de commencer, en voyant leurs verres vides. — La même chose. C’est un Pick Me Up[1] , m’a dit le barman », répondit-elle en mettant de la craie sur le bout de sa queue, ses yeux bleu marine pétillants. Son cocktail s’appelait « prends-moi ». Bon sang, il était dans un état d’excitation pas possible ! Cette fille était un vrai danger pour son pauvre cœur ! « Un Pick Me Up et une pression », commanda-t-il au barman. Celui-ci lui lança un regard mauvais et, avant de le servir, jeta un coup d’œil de regret à droite. Non pas vers la sirène, qui continuait à s’entraîner, mais vers le videur qui se tenait près de la porte. Le barman regrettait sans doute que son collègue ait refusé de faire sortir Sean, comme il le lui avait demandé. Sa démarche, pourtant discrète, n’avait pas échappé à l’œil aiguisé du commando. Ça avait parfois des avantages d’être baraqué et d’avoir la coupe de cheveux règlementaire ! Quand il ramena les verres, la jeune femme prit le sien et en avala une gorgée. « Bon, alors, on commence ? » demanda-t-elle en positionnant les boules. Au troisième coup gagnant, Sean sut qu’il allait devoir faire un effort de concentration et cesser de penser uniquement avec ses hormones. Elle n’était peut-être pas très futée, mais elle avait compris le principe, calculait bien ses angles et savait doser sa force… Ou alors, elle l’avait blousé et savait déjà jouer. Dans tous les cas, il n’était pas question de perdre. Il avait horreur de perdre ! La partie fut acharnée, et il gagna de justesse alors que la jeune femme s’amusait visiblement comme une folle. Elle ne cessait de rire et de plaisanter, sexy et provocante. Ils rangèrent les queues et retournèrent au comptoir. Une fois de plus, le dieu de la synchronisation fut avec Sean. Le groupe de musiciens chargé d’assurer l’ambiance du samedi soir se mit à jouer, lui épargnant de chercher un sujet de conversation. « Tu veux danser ? proposa-t-il avec un sourire enjôleur. — Bien sûr ! J’adore danser. » Pas lui, mais vu l’enjeu, il était prêt à faire un effort. Une fois sur la piste de danse, elle se déchaîna, attirant le regard de tous les hommes présents sur son corps de nymphe, qui ondulait au rythme de la musique. Quand le tempo ralentit enfin pour un slow langoureux, il l’attrapa vivement et la colla à lui. Elle se lova entre ses bras. Il sentit sa poitrine ferme contre son torse et se dit qu’elle ne pouvait pas manquer de sentirBaby Seanse frotter avec délectation contre elle. Pourtant, elle ne recula pas, bien au contraire. Quand la chanson s’acheva, il se décida. Fini de jouer. Action ! « On s’en va. » Elle releva la tête pour le regarder et parut hésiter un instant avant d’acquiescer. Sean récupéra son blouson et le sac de la demoiselle. Passant son bras autour de sa taille, il la guida vers la sortie. « Tu n’as pas de veste ? — Heu… non, heu… Je l’ai oubliée à la maison. » West Street ne donnait pas sur le front de mer, mais la rue était en courant d’air. Le vent de l’océan fit frissonner la jeune femme, et Sean resserra son étreinte. Il l’attira un peu à l’écart, à l’abri du regard des noctambules qui déambulaient autour d’eux. Soulevant son visage vers lui, il s’inclina et posa enfin ses lèvres sur celles qui le tentaient depuis le début de la soirée. Il aurait voulu y aller doucement, lui proposer une promenade romantique, seulement… Seulement, le contact fut explosif. En quelques instants, le baiser devint torride ; elle enroula
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