Les amants de l'Atlantide

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Depuis la nuit des temps à Taramanda, les femmes détiennent l'intelligence et le pouvoir, tandis que les hommes sont considérés comme des êtres inférieurs. L'impératrice Taïs règne sur le monde en souveraine incontestée malgré sa rivale Edwige l'empoisonneuse, la fanatique reine des amazones, qui complote contre le trône. C'est au coeur de cet empire, dans la belle Atlantide entourée par les flots, que Moka, le fils de Taïs, rencontre Canelle, une enfant du peuple issue d'artistes pauvres. Un amour naît entre eux que ni la jalousie de Madvi, l'héritière légitime du trône de Taramanda, ni les bouleversements qui ébranleront le monde et leur bonheur, ni l'absence elle-même ne parviendront à éteindre.
Publié le : lundi 20 juin 2011
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EAN13 : 9782304025422
Nombre de pages : 441
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Les Amants de l’Atlantide
Violaine Darmon
Les Amants de l’Atlantide
Roman mythologique
Éditions Le Manuscrit
Illustration de couvertureVerso, sans titre, 07, © Benoît Grimbert © Éditions Le Manuscrit, 2009 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02542-2 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304025422 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02543-9 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304025439 (livre numérique)
Violaine Darmon
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Violaine Darmon
AVANT-DIRE
On a beaucoup parlé de l’Atlantide ; maintes et maintes histoires ont été racontées, inventées, arrangées au fil des siè-cles, et pourtant, peu de gens connaissent la vérité à propos de cette île mystérieuse et de la catastrophe qui a entraîné sa disparition. Il existe pourtant un monde, un autre monde, parallèle au nôtre, dont le passage pour y entrer est si étroit que rares sont les personnes qui ont pu le franchir, où la vé-ritable histoire de l’Atlantide est connue, racontée, apprise dans toutes les écoles. Ce monde dont l’entrée, à ce que l’on m’a affirmé, est accessible aux carrefours où trois routes se croisent, les nuits sans Lune, a pour nom Taramanda. Quand, comment est-il apparu ? Mystère. Peut-être son exis-tence est-elle due au développement de l’imagination des homo sapiens ; peut-être ce monde n’est-il qu’un rêve de l’humanité ? À moins que l’humanité ne soit un rêve des ha-bitants de ce monde. Qui le sait ? Qui peut distinguer le tan-gible de l'irréel, qui peut discerner les limites de l'imagina-tion ? La frontière qui sépare le faux du vrai est si fine et si fragile qu'il m'est souvent arrivé de la sentir s'effriter ou s'émietter au contact par exemple de la mémoire, comme par une réaction chimique. Il y a des souvenirs que l'on efface ; il en est d'autres que l'on invente. Quiconque s'invente des souvenirs, se construit de toutes pièces une nouvelle mé-
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moire, est romancier ; et le romancier, en tant qu'artiste, a tous les droits. Il peut dire la vérité sous l'apparence du men-songe, il peut faire semblant de mentir, ruser avec le lecteur, avec lui-même. Qu'importe ? Il a toujours raison ; ce qu'il dit est toujours vrai, même quand c'est faux. Son seul devoir, c'est d'y croire toujours. Il est ainsi possible de créer des mondes réels, bien qu'ils soient imaginaires. J'en suis persuadée, et pourtant je n'ai pas créé Taramanda. Ses origines me sont obscures, comme de lointains souvenirs oubliés. Si je l'avais créé, je l'aurais voulu magique, paisible, heureux ; j'aurais voulu que mes personna-ges ne reçoivent que du bonheur pour leur compte, je me serais refusée à faire souffrir gratuitement des êtres humains, même imaginaires. Malheureusement, je ne fais que relater des faits auxquels je n'ai rien pu changer. Je ne puis vous par-ler ici d'un monde parfait. Taramanda, aussi différent que soit ce monde de la Terre, n'est sans doute pas plus heureux. Il existe là aussi des maîtres et des esclaves, des classes socia-les qui en oppriment d'autres, des victimes qui se vengent, des coupables qui s'amendent parfois. Le mal et le bien, comme sur la Terre, n'existent que subjectivement dans les esprits humains. Il m'a été impossible, malgré de nombreuses recherches, de pouvoir garantir l'authenticité des noms des personnages, divinités ou encore lieux cités ci-après. Je ne les ai pourtant pas plus inventés que vous-mêmes qui me lisez en ce mo-ment. L'usage des pronomsje etvousd'ailleurs par trop est démodé. Qui estje, puis-je vous le demander ? Cette trinité d'images que j'aperçois dans les miroirs, ou cette voix que j'entends résonner dans ma tête ? Qui estvous? Pouvez-vous
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