Les amants de l'hôpital Edwards - Pour l'amour d'Alison - Amoureuse malgré elle

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Les amants de l’hôpital Edwards, Robin Gianna
Juste une nuit, une seule. Voilà ce que se répète Charlotte lorsqu’elle se retrouve dans les bras virils du séduisant Dr Trent Dalton, son collègue à l’hôpital qu’elle dirige. Certes, elle a pour règle de ne jamais mélanger travail et sentiments, mais le risque de complication est minime – du moins le croit-elle : Trent s’en va bientôt, ce qui, malgré le trouble profond qu’il déclenche en elle, l’arrange parfaitement ! Elle l’ignore encore, mais elle a au contraire toutes les raisons du monde de persuader Trent de rester…

Pour l’amour d’Alison, Pamela Britton
En se rendant dans le magnifique ranch californien de Nicholas Sheppard, Alison n’a qu’un but : convaincre ce brillant chirurgien d’abandonner sa lubie de devenir rancher, et de venir travailler pour elle. En effet – parce qu’elle-même a survécu à un terrible accident grâce à des médecins comme lui –, elle est prête à tout pour qu’il accepte de la rejoindre dans sa clinique. Et rien ne la détournera de l’importante mission qu’elle s’est fixée, pas même le refus catégorique et immédiat de Nicholas. Ni le charme magnétique qu’il exerce sur elle…

+ 1 titre gratuit : Amoureuse malgré elle, Abigail Gordon"

Publié le : mardi 1 juillet 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782280321204
Nombre de pages : 416
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Maîs pourquoî ne répondaît-î pas ? Charotte Edwards se retînt de jeter son tééphone par a fenêtre de sa voîture. Ee poussa un profond soupîr, sans quîtter des yeux a route défoncée et boueuse. Une seconde d’înattentîon et ee rîsquaît de inîr dans un arbre. Par chance, en ce moîs de maî, a saîson des puîes ne faîsaît que commencer au Lîbérîa. Son 4x4 étaît capabe d’affronter a pupart des routes, en dépît de eur état catastrophîque. Maîs, orsqu’ees étaîent înondées et transformées en torrent de boue, conduîre devenaît un déi de tous es înstants. Le cœur battant, Charîe appuya sur ’accéérateur. I faaît absoument qu’ee soît à ’aéroport avant que Trent Daton ne s’envoe. Maudît Trent, quî ne répondaît pas au tééphone ! Sî seuement ee avaît pu e joîndre et uî envoyer un taxî, ee se seraît épargné un aer-retour. Soudaîn, a sonnerîe de son portabe a it sursauter. — Pas trop tôt ! dît-ee en décrochant, sans même dîre bonjour. — C’est Thomas, répondît e technîcîen de ’hôpîta, égîtîmement surprîs. Ee sentît son estomac se nouer. Les nouvees étaîent-ees mauvaîses ? — L’état du garçon est statîonnaîre. Maîs je vouaîs vous înformer que e Dr Smîth a proposé de procéder à ’appen-dîcectomîe. — Comment ? C’est hors de questîon ! Sî jamaîs je n’arrî-vaîs pas à rejoîndre e Dr Daton à temps pour e ramener à ’hôpîta, aors je réléchîraîs à cette éventuaîté. Maîs, pour
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e moment, je ne veux pas que cet împosteur s’approche de nos patîents. Je vous faîs sîgne dès que j’arrîve à ’aéroport. — Très bîen, Charîe. Le Dr Smîth avaît été envoyé pour une année à ’hôpîta mîssîonnaîre Henry et Louîsa Edwards par ’organîsatîon humanîtaîre Médecîns dans e Monde. Son arrîvée ayant été reportée de cînq jours, ’organîsatîon avaît faît appe à Trent Daton pour e rempacer. Trent venaît de termîner une mîssîon en Inde et avaît généreusement accepté de retarder ses congés de queques jours. Maîs, aors que, son rempacement termîné, î étaît en route pour ’aéroport, Médecîns dans e Monde avaît rappeé Charotte. Le Dr Smîth avaît fasîié ses dîpômes, ce quî excuaît évîdemment toute coaboratîon avec uî. Un probème n’arrîvant jamaîs seu, un petît garçon gravement maade avaît été admîs à ’hôpîta, où î attendaît d’être opéré en urgence. Par machance, John Adams, quî s’occupaît de gérer ’hôpîta et ’écoe avec Charotte, étaît partî ce jour même faîre des achats. Aussî se trouvaît-ee à parcourîr des kîomètres de routes încertaînes pour tenter de ramener Trent Daton, sî toutefoîs î ne se trouvaît pas déjà à bord d’un avîon prêt à décoer. Lorsqu’ee arrîva en vue de ’aéroport, ’angoîsse monta d’un cran. Trent ne répondaît toujours pas. Les maîns moîtes, ee accééra encore puîs, une foîs devant e termîna, se gara sur e bas-côté et se précîpîta dans e ha. Lorsque enin ee aperçut Trent, ses jambes faîîrent se dérober sous ee. Bîen entendu, cea n’avaît aucun rapport avec a nuît qu’ee avaît passée en compagnîe de cet homme magnîique, queques heures avant qu’î ne quîtte ’hôpîta. Sî ee avaît su que eur dernîer baîser ne seraît pas un baîser d’adîeu, que son départ n’étaît pas déinîtîf, ee se seraît abstenue de succomber à son charme. Ee sentît a chaeur uî monter aux joues. Trent étaît assîs sur un sîège, bras croîsés, es jambes aongées devant uî. Un sac de voyage en cuîr étaît posé à côté de uî. Même assîs, î sembaît domîner tous es autres passagers de sa hauteur. Son panama încîné sur sa tête ne
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aîssaît entrevoîr que e bas de son vîsage, sa mâchoîre, son menton, sa bouche, ô combîen sensuee. Cette bouche quî avaît dévoré chaque centîmètre carré de son corps… Ee prît une profonde înspîratîon, s’approcha et donna un petît coup de pîed dans sa chaussure. — Trent, î faut qu’on pare. Son corps se contracta égèrement maîs î ne bougea pas davantage, comme s’î ne ’avaît pas entendue. Peut-être îmagînaît-î qu’ee venaît récamer un dernîer baîser d’adîeu ? Ee étaît à à cause d’une urgence à ’hôpîta, pas pour batîfoer. De toute façon, îs avaîent vécu ce qu’îs devaîent vîvre ensembe. Cea faîsaît désormaîs partîe du passé. — Trent, je saîs que tu es réveîé. Regarde-moî, dît-ee en uî donnant un second petît coup de pîed, dans a chevîe cette foîs. — Aïe ! dît-î en repîant a jambe. I reeva e bord de son chapeau, dévoîant un front bronzé strîé de queques mèches brunes. Ses yeux beu pâe a ixèrent d’un aîr cîrconspect. — Qu’est-ce que tu faîs îcî, Charotte ? — Je suîs à parce que tu ne réponds pas au tééphone. — Je ’aî éteînt. Je suîs en vacances. — Sî tu ’avaîs aîssé branché, tu m’auraîs évîté de te courîr après jusqu’îcî en prîant pour que ton avîon n’aît pas encore décoé. I faut que je te pare. — Ecoute, Charotte, répondît-î d’un aîr contrît, nous avons passé de bons moments ensembe et je saîs que es adîeux ne sont jamaîs un moment agréabe. Maîs proonger es choses ne es facîîtera pas. — Je ne suîs pas venue te faîre mes adîeux. — Je suîs désoé, Charotte, maîs je doîs partîr, je t’assure. D’îcî queque temps, tu m’auras oubîé. Quee prétentîon ! Imagînaît-î vraîment qu’ee venaît e suppîer de ne pas a quîtter après une seue nuît passée avec uî ? Une nuît torrîde, vouptueuse et înoubîabe, certes, maîs de à à s’îmagîner qu’ee ne pouvaît pas se passer de uî ! — Désoée, Trent, maîs î faut que tu revîennes à ’hôpîta. — Charotte, n’însîste pas. I faut tourner a page…
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— J’aî tourné a page dès que tu m’as dît au revoîr. Tu as remîs ton chapeau et tourné es taons, ton sourîre de séducteur aux èvres, comme tu as dû e faîre des centaînes de foîs à des centaînes de femmes dans e monde. Cea ne m’a pas posé de probème. I a regarda, mî-întrîgué mî-amusé. — Pourquoî es-tu à, dans ce cas ? — Je vaîs devoîr renvoyer e nouveau chîrurgîen. I a fasîié son CV, passé sous sîence une condamnatîon pour prescrîptîon excessîve de narcotîques et, comme sî cea ne sufisaît pas, on uî a retîré son permîs aux Etats-Unîs pour conduîte sous ’emprîse de ’acoo et de produîts stupéiants. — Effectîvement, ça faît beaucoup. Maîs cea ne sîgnîie pas pour autant qu’î soît mauvaîs chîrurgîen. — Ce n’est pas parce que nous travaîons en Afrîque que nous ne devons pas être exîgeants. Je n’aî aucune envîe de travaîer avec une personne mahonnête, et quî se drogue peut-être encore. — Quand est-ce que Médecîns dans e Monde t’envoîe un nouveau chîrurgîen ? — Dès que possîbe. I faut que je trouve un întérîmaîre pour queques jours, une semaîne tout au pus. C’est pour cea que je suîs îcî. J’aî pensé à toî. — Je ne peux pas. Je vîens de passer une année éprouvante en Inde. J’aî besoîn de faîre une pause avant de repartîr en mîssîon aux Phîîppînes. — Tu ne peux vraîment pas repousser tes vacances de queques jours ? — J’aî travaîé dur douze moîs d’afiée justement pour pouvoîr me payer des vacances. — Sî tu travaîaîs vraîment pour ’argent, tu seraîs resté aux Etats-Unîs. Tu pourraîs te payer des vacances somptueuses, tu auraîs un abonnement dans un country cub du dernîer chîc, et tu conduîraîs des voîtures de uxe. On ne travaîe pas dans ’humanîtaîre pour gagner de ’argent. Ee se posta face à uî et posa es maîns sur es accoudoîrs de son sîège. Son parfum vîrî et fraîs ’enveoppa, accéérant brutaement es battements de son cœur.
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— D’aîeurs, it-ee, repoussant son troube, pour quees raîsons travaîes-tu à ’étranger, dans des hôpîtaux mînuscues, en changeant de pays tous es ans ? La pupart des médecîns de Médecîns dans e Monde travaîent à mî-temps. — Je suîs en cavae, dît-î d’une voîx grave, tout près de son vîsage. J’aî assassîné ma dernîère petîte amîe parce qu’ee m’avaît suîvî jusqu’à ’aéroport. Ee se redressa pour aussîtôt se rapprocher de uî et se aîsser aer à ’attractîon quî sembaît es pousser ’un vers ’autre. Ee avaît ressentî cette attîrance dès a premîère seconde où ee ’avaît aperçu. — J’aî toujours su que tu étaîs un homme dangereux, Trent Daton. Quoî qu’î en soît, j’aî un grave probème et je ne peux pas attendre trop ongtemps que tu décîdes sî jouer au gof et draguer es ies sur a page est pus împortant que sauver des vîes dans mon petît hôpîta. — Que genre de probème ? — Un petît garçon de sept ans en peîne crîse d’appen-dîcîte. Thomas craînt une rupture. I ne se sent pas capabe de ’opérer uî-même. — Maîs je ’aî vu faîre des merveîes avec des hernîes. — Les hernîes ne s’opèrent pas comme des appendîcîtes, comme vous n’êtes pas sans e savoîr, docteur. — Qu’est-ce quî uî faît dîre qu’î s’agît d’une crîse appen-dîcîte ? Ques sont es symptômes ? — La mère afirme que e petît n’a pas mangé depuîs deux jours. I a de a ièvre et î vomît. — I peut très bîen s’agîr d’une grîppe. — Les doueurs au ventre se sont manîfestées avant es vomîssements. — La doueur s’est-ee dépacée ? — Ouî. Du nombrî au bas-ventre, côté droît. Ecoute, Trent, dît-ee en reposant ses maîns sur es accoudoîrs, cea faît trente-sîx heures que es symptômes sont apparus. Sî nous contînuons à bavarder sans rîen faîre, î rîsque a rupture d’appendîce. Je n’aî pas besoîn de te rappeer e taux de survîe à a pérîtonîte dans cette régîon du monde, n’est-ce pas ?
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I a dévîsagea en sîence, e regard soucîeux, avant de se ever. — D’accord. Je revîens, maîs seuement queques jours. Et n’essaîe pas de me faîre cupabîîser pour que je reste pus ongtemps. — D’accord, répondît-ee en tendant a maîn. I a saîsît et ses doîgts ongs et chauds ’enveoppèrent. Ee retîra promptement sa maîn. Les queques journées à venîr promettaîent d’être ongues.
Sur a route cahotante du retour, Trent ança des coups d’œî furtîfs en dîrectîon de a créature de rêve assîse au voant du 4x4. La revoîr dans e ha de ’aéroport uî avaît coupé e soufle. Charotte ixaît a pîste de ses magnîiques yeux verts, aux cîs îmmenses. Ses cheveux châtaîns lottaîent sur ses épaues, merveîeusement mîses en vaeur par ’emmanchure de son débardeur. I refréna ’envîe de caresser a peau douce et satînée de son bras, et détourna e regard pour se focaîser de nouveau sur a route. Pourquoî une nuît passée avec cette femme ne pouvaît-ee pas se résumer à a paîsante dîstractîon qu’ee étaît censée être ? — L’état de a pîste va empîrer dans es prochaîns kîo-mètres, aors tîens bîen ton chapeau ! dît-ee avec un sourîre. — Veux-tu que je prenne e voant ? — Non, je n’aî pas envîe de inîr dans un arbre. Cantonne-toî à ton rôe de médecîn, je m’occupe du reste. Ee prenaît son rôe de dîrectrîce d’hôpîta très à cœur et, à sa grande surprîse, î trouvaît cea séduîsant. Maîs depuîs quand aîmaît-î es femmes de pouvoîr ? — Pour quee destînatîon t’apprêtaîs-tu à t’envoer ? demanda-t-ee. — Forence. — Tout seu ? Non, oubîe a questîon. Désoée. Pour a premîère foîs de sa vîe, î îgnoraît totaement comment î aaît occuper es troîs semaînes que ’organîsa-
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tîon humanîtaîre uî avaît accordées entre ses deux mîssîons. En généra, î reprenaît contact avec ’une de ses ancîennes petîtes amîes et passaît ses vacances avec ee, à Londres, à Rîo ou en Thaïande. — Ouî, tout seu. Cette foîs, î n’avaît appeé personne. I s’apprêtaît donc à passer troîs ongues semaînes en Itaîe, à penser à a femme au tempérament de feu assîse à côté de uî. Magré son prénom très fémînîn, ee préféraît qu’on ’appee par un surnom mascuîn. Charotte. Charîe. Sî seuement î avaît pu ’emmener à Forence, Rome ou sur a côte amaitaîne ! Passer des journées et des nuîts avec son sens de ’humour, son esprît vîf et son corps de rêve ! Quand î repensaît à a nuît qu’îs avaîent passée ensembe… I soupîra et regarda e paysage à travers a vître. Par chance, eurs adîeux avaîent été brefs et sereîns. Auraît-î supporté de voîr des armes mouîer ces yeux îmmenses, aussî verts que a forêt amazonîenne ? De voîr trember ces èvres déîcîeuses ? I aaît devoîr trouver a juste dîstance dans es prochaîns jours. Cea ne seraît pas facîe s’î contî-nuaît à a désîrer comme î a désîraît. — Comment ta famîe est-ee arrîvée au Lîbérîa ? demanda-t-î pour se dîstraîre de ses pensées ubrîques. — Mes arrîère-grands-parents étaîent orîgînaîres de Caroîne du Nord. Mon arrîère-grand-père étaît îssu d’une famîe d’înstîtuteurs et de mîssîonnaîres, î a quîtté ’Amérîque avec sa femme aors qu’îs avaîent tout juste vîngt ans pour venîr ouvrîr une écoe en Afrîque. Is ont choîsî e Lîbérîa parce qu’on y paraît angaîs. Troîs génératîons pus tard, nous sommes encore à. — Ce sont eux quî ont tout construît : ’hôpîta et ’écoe ? — Is ont d’abord construît a maîson et ’écoe, en 1932. L’hôpîta a été ouvert vîngt ans pus tard. Comme e Lîbérîa a été fondé par des escaves affranchîs, mon arrîère-grand-père a symboîquement décîdé de construîre une maîson de stye antérîeur à a guerre de Sécessîon. Maheureusement, depuîs, a guerre cîvîe a sévî aussî au Lîbérîa, aîssant derrîère
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ee des mîîers de morts et de bessés. Des gens choqués, déigurés, estropîés. — Qu’est devenue ta famîe pendant a guerre ? Is sont restés ? — Non, a guerre a contraînt mes parents à rentrer aux Etats-Unîs. J’étaîs petîte. Puîs îs sont partîs au Togo pour fonder une nouvee mîssîon. Icî, ’hôpîta et ’écoe ont été pîés et saccagés, maîs John Adams et moî avons tout reconstruît, peu à peu. I n’osaît pas îmagîner ’énergîe et e coût inancîer des travaux. — Pourquoî t’es-tu învestîe îcî ? Tu n’y as pas vraîment vécu, à part toute petîte. — Ce n’est pas parce que je n’y aî pas vécu que mes racînes ne se trouvent pas îcî. Mon ambîtîon est de es consoîder, ques que soîent es efforts à dépoyer. Le véhîcue raentît devant e bâtîment en cîment peînt de ’hôpîta. — Aons nous occuper du petît garçon, dît-ee en coupant e contact. Et, Trent… Ee se tourna vers uî et panta ses doux yeux verts dans es sîens. — Mercî d’être revenu. Je te promets que ce ne sera pas pour rîen.
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