Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Lire un extrait Achetez pour : 5,49 €

Téléchargement

Format(s) : EPUB

sans DRM

Partagez cette publication

Vous aimerez aussi

Loretta Chase
Devenue la reine incontestée de la romance de type Régence dans les pays anglophones, elle a rencontré un succès sans précédent avecLe prince des débauchés, véritable phénomène éditorial. Surnommée la Jane Austen des temps modernes, passionnée d’histoire, elle e situe ses récits au début duXIXsiècle. Elle a renouvelé la romance avec des héroïnes déterminées et des héros forts, à la psychologie fouillée. Dans un style alerte et plein d’humour, elle sait analyser avec finesse les profon-deurs de l’âme et de la passion. Elle a remporté deux RITA Awards.
Apprends-moi à aimer
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
Lady Scandale N° 9213 Ne me tente pas N° 9312 Sur la soie de ta peau N° 9967 Scandale en satin N°10246
LES CARSINGTON
1– Irrésistible Mirabel N° 8922 2 – Un insupportable gentleman N° 8985 3 – Un lord si parfait N° 9054 5 – Lady Carsington N° 9612
LES DEBAUCHES
1 – La fille du Lion N° 9621 2 – Le comte d’Esmond N° 9304 3 – Le prince des débauchés N° 8826 4 – Le dernier des débauchés N° 9831
LORETTA CHASE
LES CARSINGTON– 4 Apprends-moi à aimer
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sophie Pertus
Vous souhaitez être informé en avant-première de nos programmes, nos coups de cœur ou encore de l’actualité de notre siteJ’ai lu pour elle?
Abonnez-vous à notreNewsletteren vous connectant surwww.jailu.com
Retrouvez-nous également sur Facebook pour avoir des informations exclusives : www.facebook/jailu.pourelle
Titre original NOT QUITE A LADY Éditeur original Avon Books, an imprint of HarperCollins Publishers, New York.
© Loretta Chekani, 2007
Pour la traduction française © Éditions J’ai lu, 2009
Remerciements
Merci à : Claudia Chartrand, Margaret Evans Porter, Myretta Robens, et Sue Stewart, pour leurs vastes connaissances en matière de chevaux. Le vieux village de Sturbridge dans le Massachu setts, qui s’efforce de conserver le passé vivant, et dont le personnel si cultivé m’a été d’une grande aide. Ma famille et mes amis, et en particulier : Nancy Yoste, Mary Jo Putney, Walter, Cynthia.
Yorkshire, Angleterre, 24 mai 1812
— Je peux le voir ? demanda la jeune fille. Car elle était bien jeune, en vérité. Dixsept ans à peine. Ses immenses yeux bleus dévoraient son visage pâle marqué par la douleur et la fatigue, et qui paraissait bien trop enfantin pour être celui d’une mère. Le travail avait été long et difficile, et elle n’était pas encore hors de danger. Deux femmes s’occupaient d’elle. En dépit de sa mise simple, l’une était manifestement une dame, l’autre une domestique. Elles échangèrent un regard inquiet. La première était devenue marquise de Lithby, et la bellemère de la jeune fille, à peine un an plus tôt. Pourtant, son attitude et ses manières trahis saient l’affection et la compassion d’une mère ou d’une sœur. Elle se pencha sur la tête blonde qui reposait sur les oreillers. — Mon ange, il ne vaut mieux pas, murmura telle. Il faut te reposer, maintenant. — Il est si calme, s’inquiéta la jeune fille. Pour quoi estil aussi silencieux ? Lady Lithby lui caressa doucement le front. — Le bébé n’est pas… très vigoureux, Charlotte. — Il va mourir, n’estce pas ? Oh, s’il vous plaît, laissezmoi le voir. Rien qu’un instant. Je vous en
9
prie, Elizabeth. Je suis tellement désolée de vous donner tous ces tracas… — Ce n’est pas ta faute, l’interrompit lady Lithby. Ne crois jamais une chose pareille. — Madame a raison, renchérit la domestique. Tout est la faute de ce méchant homme. Et de cette bonne à rien qui se prétend gouvernante. C’était à elle de prendre garde aux loups déguisés en agneaux. Mais elle n’en a rien fait. Elle vous a laissée livrée à vousmême – comme si une inno cente jeune fille pouvait savoir quoi que ce soit de la méchanceté des hommes ? Depuis, le loup déguisé en agneau était mort, tué dans un duel – à propos d’une femme, naturelle ment. Lady Charlotte Hayward n’était pas, loin s’en faut, la première ni la dernière à avoir été désho norée par Geordie Blaine. En revanche, c’était sans doute la plus jeune et la mieux née de ses victimes. — Tu vois ? insista sa bellemère. Molly est de ton côté ; je suis de ton côté. Surtout n’oublie jamais cela, ma chérie. Tu peux toujours venir me trouver. Une larme roula sur l’oreiller. Si seulement elle avait suivi ce conseil l’été der nier… songea lady Charlotte amèrement. Lady Lithby ne le dit pas, mais ce regret flottait dans la pièce tel un fantôme. — Je suis désolée, murmura la jeune fille. J’ai été si bête. Je suis vraiment désolée. Mais je vous en prie, Elizabeth, puisje le voir ? Rien qu’un ins tant. Je vous en supplie. Elle parlait d’une voix hachée. Ses yeux s’empli rent de larmes. Sa poitrine se soulevait de plus en plus vite. Les deux femmes avaient beau dissimu ler leur inquiétude, elles commençaient à craindre de la perdre. — Il ne faut pas qu’elle s’agite, murmura lady Lithby à la domestique. Amenezlui l’enfant. Molly passa dans la pièce voisine où la nourrice avait pris le bébé en charge.
10