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Les Frazier (Tome 1) - Amante ou épouse ?

De
320 pages
En directrice avisée, Sheherazade Martin fait prospérer le théâtre dans lequel elle a toujours vécu. Fille illégitime d’une actrice, elle n’a jamais réalisé son rêve : fonder un foyer. Or même un mariage heureux ne saurait lui procurer la respectabilité à laquelle elle aspire. Désabusée, elle accepte d’être la maîtresse du vicomte de Blackstone. Si l’ardeur de Brandon embrase ses sens, elle sait qu’il ne l’épousera jamais. Alors quand le cousin de ce dernier lui propose de l’épouser, Sheherazade comprend qu’elle devra choisir entre devenir une femme respectable ou une amante scandaleuse.
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Jade Lee
Auteur d’une trentaine de livres, passionne par la Rgence, elle s’est spcialise dans l’criture de romances historiques et s’est galement adonne Ā l’rotique et au paranormal. Elle s’est fait connaïtre du public avec sa srieTigress, ayant pour particularit de situer son action en Chine, ce qui lui a permis de crer un univers bien Ā elle, empreint de multiculturalisme. Elle a t rcompense par de nombreux prix et a reÇu Ā deux reprises le Romantic Times. Elle crit galement sous le pseudo nyme de Kathy Lyons.
Amante ou pouse ?
Du même auteur aux Éditions J’ai lu
SecrÈtes volupts Nº 7950
JADE LEE
L E S F R A Z I E R – 1 Amante ou pouse ?
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Catherine Berthet
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Titre original WICKED SURRENDER Éditeur original The Berkley Publishing Group, published by the Penguin Group (USA) Inc., New York Katherine Ann Grill, 2010 Pour la traduction française Éditions Jai lu, 2013
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 Il nest pas là Sheherazade Martin prononça les mots à voix haute, comme pour sexhorter à cesser de chercher du regard celui quelle navait pas envie de voir. Il ne se trouvait pas dans la foule qui se pressait à lintérieur du théâtre, et de toute façon, cet homme ne lintéressait pas. Elle priait même chaque soir pour quil cesse de limportu ner, mais certains désirs étaient trop puissants pour être refoulés. Tout cela navait pas de sens. Pourquoi diable lui plaisaitil autant ? Ce nétait quun noble cherchant à satisfaire un caprice passager. Elle était actrice et aucun aristocrate ne dai gnerait lépouser, en dépit de toutes les promesses chu chotées dans lintimité. En outre, son propre désir nétait que le signe dune envie plus profonde. Certes, lord Blackstone lattirait, mais elle voulait aussi autre chose. Quelque chose dinsaisissable. Le motamourlui traversa lesprit, mais elle chassa impitoyablement cette idée. Lamour, ce nétait pas pour les femmes comme elle. Son but était de se marier, mais même cela serait impossible avec lui. Il valait donc mieux quelle cesse de chercher lord Blackstone et quelle se concentre sur sa tâche. Elle se tourna vers le 7
foyer des acteurs, dun mouvement si vif que ses jupes effleurèrent les flammes.  Enlève donc cette lampe ! ordonnatelle au nou veau machiniste, en désignant la lanterne posée sur le sol. LeThéâtre de la Taverneétait minuscule, et ne pou vait contenir quune cinquantaine de personnes debout. Une simple imprudence, et le bâtiment senflammerait du sol au plafond avant même quelle ait eu le temps de donner lalerte.  Tu veux être brûlé vif ?  Ouais, marmonna avec insolence le garçon, âgé tout au plus de dix ans. Il ne fit pas mine de bouger. Allongé sur le sol, il avait lil collé au trou du souffleur. Soudain, un jeune homme apparut et lagrippa parderrière.  Oh, arrête, Seth ! sécria le garçon en serrant les poings. Sans un mot, Seth désigna la lanterne. Bien que muet, il régnait avec efficacité sur la petite troupe de gamins, secondé par Joey, laîné de ses recrues.  Cest lady Sher qui ta parlé, crétin ! aboya Joey, surgissant de derrière le rideau. Fais ce quelle ordonne, et vite. Sinon tu vas crécher ailleurs, ajoutatil en dési gnant la porte dun geste du menton. La tension était à son comble. Le gamin sembla hési ter un instant entre se rebiffer et senfuir. La première semaine, ces gosses étaient toujours imprévisibles. Mais il considéra la silhouette massive de Seth et chan gea davis. Il se pencha et saisit la lanterne en serrant la poignée à la briser. Seth bondit sur lui, le prit par loreille et le traîna jusquà la porte. Le garçon se débat tit, mais Sher se détourna. Elle préférait ne pas savoir comment Seth parvenait à se faire obéir. Lessentiel, cétait que ça fonctionnait, et que ça valait bien mieux pour ces gosses que ce qui les attendait à lextérieur. 8
De plus, elle était en retard et navait pas le temps de discuter.  Merci de ton aide, Joey, lançatelle en se dirigeant vers le foyer. Le visage du garçon sillumina.  Oui, mdame ! Je vais tout ranger, juste comme vous voulez.  Tu es un bon garçon, ajoutatelle en franchissant un rideau pour passer dans le corridor. Celuici était sombre et étroit, mais elle le connaissait par cur et sy engagea sans la moindre appréhension. Elle était en train de rassembler ses idées quand un bras sabattit sur le sien, la repoussant violemment sur le côté. Puis on la fit pivoter et elle se retrouva face à son assaillant. Celuici donnait limpression dêtre grand. Une main large, une haute stature, un lourd manteau qui les enveloppa tous deux. Elle se trouva soudain le dos au mur, évitant de justesse de se cogner la tête contre une échelle. Le corps viril se pressa contre le sien, mais le visage de lhomme demeura caché. Elle serra les poings et sentit ses muscles se crisper. Elle avait beau être légère, elle savait se battre. Si elle criait, Seth et les garçons seraient près delle en un ins tant. Personne noserait agresser lady Sher chez elle.  Vous êtes en retard, dit lhomme dune voix qui la fit frissonner. Cétaitlui.Celui qui la caressait chaque soir avec tant daudace. Dans la réalité, pour commencer, puis ensuite dans ses rêves les plus fous. Le désir et la peur se mêlèrent soudain en elle et il lui fallut un moment pour se ressaisir et souffler. Elle leva la tête vers lui, mais il avait posé le bras contre le mur et les pans du manteau dissimulaient ses traits. Il était dans lombre, cependant elle connaissait tous les angles de son visage viril et bien sculpté. Ses jambes écartées la retenaient prisonnière, elle sentait 9
son ventre plat contre le sien, et toute lardeur de son désir. Et surtout, elle percevait son souffle mentholé. Dans un monde où les hommes sentaient généralement la bière et la sueur, la menthe était un parfum élégant et raffiné. Cependant elle avait des choses à faire, une réputa tion à maintenir, et elle le repoussa.  Je suis attendue dans le foyer. Il recula de son propre gré. Elle aurait été bien inca pable de le faire bouger, sil avait insisté. Mais cétait un gentleman, il se comportait donc comme tel. Sher réprima un soupir de regret en songeant que leurs corps nétaient séparés que par quelques centimètres.  Que se passetil ? voulutil savoir. Vous avez lair triste. La remarque lui coupa le souffle. Comment pouvaitil lire en elle aussi aisément ?  Hé là, monsieur, il ny a pas Il lui saisit le menton, dun geste si vif quelle étouffa un cri.  Ne mentez pas, lady Sher. Elle ne put articuler un mot.  Ditesmoi, chuchotatil, les lèvres contre son cou. Elle frissonna. Seigneur, il la tenait à sa merci ! Quand il se mit à lui taquiner loreille du bout de la lan gue, elle fut sur le point de céder en demandant grâce. Mais elle nen fit rien. Cétait impossible. Fille dactrice, elle avait appris très tôt à naccorder sa confiance à personne. Et surtout pas à un homme.  Je suis fatiguée, cest tout. Delilah a la migraine, ce qui la rend toujours imprévisible, et Seth a surpris un des garçons en train de faire les poches du personnel. Le gamin a été renvoyé, et vous imaginez ce que sera sa vie, à présent. Cela mattriste. Il ne répondit pas, trop occupé à lui embrasser les épaules, juste audessus du fichu qui recouvrait sa sage 10